INFLUENCE DE LA LUMIÈRE
Elle n’est pas la même que celle du calorique, et souvent elle lui est opposée. Cette différence tient autant à celle de son action sur l’économie qu'aux mo- : difications qu’elle apporte dans l’état chymique des | “corps répandus dans le milieu où nous vivous ; elle | paraît en décomposer ou en moditier en effet un grand nômbre et par-là contribuer à la pureté de l'air, 1 résulte de tout cela des effets tout-à-fait remar-
|! quables. NTI | , La‘lumière modifie puissamment la surface cutanée, et d’une manière inverse à celle de la chaleur: .äinsi elle diminue l’excès de transpiration que celle-ci | tend à amener; ainsi, sous son influence, la faculté … d’absorbet les gaz et les miasmes répandus dans l’at- |: mosphèrecst réduite de beaucoup. Rien, au reste, ne | prouve mieux létendue de son action sur la péau. : que la teinte plus où moins foncée qu’elle fui imprime ainsi qu'aux cheveux. L’individu soustrait au grand jour s’étiole comme les plantes placées à l’om- |- bre;ilestpâleetblafard. Ce n’estque par cette action sur. les fonctions de la peau qu’on peut expliquer les autres modifications qu’elle produit dans la nutrition, ie et dont la connaissance est d’une si haute i mportance en hygiène. Et, en effet, ces modifications sont én
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La lumière s’oppose à la fé*mation de la graisse, à ce développement énorme du tissu cellulaire dés glandes qui constitue le tempérament lymphatique. Elle tend à faire prédominer le système circulatoire
sanguin sur le système des vaisseaux blancs : elle contribue donc à l’intégrité de la natrition. Aussi, Pin
solation est-elle un des plus puissans moyens de combattre les dispositions aux scrophules et au rachitis
chez les enfans. M. Humbold attribue avec raison à!
l'intensité de son action éprouvée par toute la surface du corps la régularité des formes et l’absence
de difformités dans les peuplades qui vivent nuesdans :
les terrains même humides de la zone torride. M. Edwards a constaté sur les animaux cette influence: ila
vu que les œufs fécondés de grenouilles avortaient
dans l’obscurité, et-que dans la même circonstance
- la transformation des téêtards en un animal parfait,
transformation qui chez les grencuiiles forme le passage à la puberté, était au moins retardée , et d'autres fois n’avait pas lieu. On sait d’ailleurs qu’ilest des animaux auxquels la présence de la lumière est nuisible, tels sont les protées.
Voyez les hommes et surtout les enfans qui ont
éte long-temps soustraits à l'influence des rayons lumineux: ils sont blafards, décolorés, chargés d’un embonpoint mollasse; leurs chairs sont flasques , leur corps souvent déformé , les extrémités articulaires des os gonflées, les glandes du col tuméfiées et ulcérées. L’ossification , la puberté, toute espèce d’accroissement est retardée, et tout atteste chez eux la langueur de la vie. 1%
La lumière est l’excitant spécifique de l’œil , et par
pas bien connue. Dansles maladies cérébrales, dans
la rage, les névroses, sa présence accroît les acci- Li . de ? 2
dens, amène souvent des accès terribles, etc. L’œil,
son intermédiaire, à ce qu’il paraît, elle exerce sur * le système nerveux une action dont la nature n’est -
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: D'HYGIÈNE. 61 au reste, est pour nous un moyen excellent d’appré- <ier son intensité. En effet, son abondance est une cause d’irritation pour cet organe, ct en amène des maladies variées. Or gelles-ci sont aussi fréquentes sur les terres couvertes de neige où de glace que dans la zone torride, sur les montagnes qué dans les plaines, toutes choses égales d’ailleurs. La couleur plus où moins foncée de la peau-est un autre moyen de juger son intensité : On trouve des hommes basanés et à cheveux bruns sous les pôles comme sous les tropiques, sur le revers méridional des montagnes de laDalécarlie comme sur le reversitalien des Alpes. Nous tirérons de là une conclusion bien identique : c'est que ,son influence est la même à toutes les élé- Vations au-dessus de la mer et à toutes les hauteurs de latitude, dans les terrains qui sont ségalement éclairés et réfléchissent également; et en. effet, dès que ces circonstances existent, le tempérament lÿymphatique n’existe Pas ou estavantageusément modifié. +