ACTION CÉRÉBRALE
EEE RENE.
Nous avons vu dés appareils agir sur les corps4 leur sont confiés, les modifier et y puiser notre ; pre substance. Un organe aussi FI bQs tant agit.a
vu tôt reçoit he action , sans qu'il y ait de Le ou en lui, ou d’eux à LE , de mouvementoù de Ç binaison sensible : c’est le cerveau. Différens a] reils organiques, susceptibles chacun d’un gen citation spécial, le mettent en rapport avec tou corps ambians. L’excitation qu éprouvent < ces à reils appelés sens, et sa transmission à l’orgar
- sant, sont si rapides, qu ’ellessemblent se con ne constituer qu’un même phénomène, conuu !
nom de sensation. Cette sensation, pr emier ! al cérébral, est la source de toute autre opération intel
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éctuelle. C’est d'elle que procède toute notion , tout jugement; c'est par l’action seule des sens que lotgane producteur de la pensée acquiert la conviction, de l'existence des objets, de leur forme, de leurs propriétés, de leurs rapports, etc. |
» La perfection des sens n’est pourtant ni la conditiou nécessaire, ni conséquemment Ja condition exélasive d’un bon travail intellectuel. Ils peuvent êlre très-bien développés et l'intelligence imparfaite , et réciproquement , les sens peu exquis et l'intelligence remarquable. Cependant, il'estinfiniment plus avautageux que les agens explorateurs et l'organe qui élabore leur travail aient une bonne conformation. Dans cet état, Les données étant plus justes, Paction Cérébrale sera ordinairement plus facile et meilleure. Nul doute que la perfection des sens n'ait beaucoup MW'influence sur celle de l'intelligence. Certains abimaux ont quelques sens plus exquis que l’homme ; mais cest chez lui sans contredit que leur ensemble a le plus de développement.On en distingue cinq, sur lesquels nous allons jeter successivement un coup d'œil rapide. Ce sont la vue (1), lPouïe, le goût, Podorat, le toucher. Certains physiologistes ont fait de la faim et du sentiment vénérien deux nouveaux
. sens; plusieurs ont voulu les réduire tous à un seul,
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let ont essayé de présenter le toucher comme sens général, dont les autres ne seraient que des modifica- “ions. Nous ne nous arréterons pas à ces opinions.
De la Vue.
… L'organe qui préside à cette faculté est protégé par
: la lumière quand elle est trop vive, par les cils et
(1) Ces désignations expriment réellement la sensation : le
* sens n’est qu'un appareil organisé pour recevoir l’action immédiate des corps; ce premier phénomène est inséparable du sesond, qui en est la conscience.
des saillies osseuses, par les sourcils, qui affaiblissent
ILÉMENS
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225 ; + é: MAR par deux membranes mobiles qui s'ouvrent et se ferment à volonté, Nous regreitons que la description de la composition de l'œil ne puisse trouver ici sa place. Cet admirable instrument d'optique, dont l’ae= tion n’est pas encore suffisamment expliquée, est sans contredit le siége du sens le pius précieux (1)..On ne saurait trop veiller à sa conservation et écarter ave@ trop de soin tout ce qui peut lui nuire. ie
Tous les organes sont fatigués par l’excès du tra=t vail. Si le mode d'action de l'appareil locomoteur consiste dans le simple mouvement, celui de l’œil est constitué par l'impression de la lumière. Cette impression doit être modérée. Trop vive, elle fatigue l’orvane qui la perçoit, épuise sa sensibilité. Sous cette influence, ils’euflamme, quelquefois se paralyse, ou se cataracte, Les personnes que leur profession
oblige à fixer leurs regards sur des objets fortement éclairés, sur les métaux incandescens ou sur d’autres Corps brillans, sur le feu, sont fréquemment attein-. tes de ces sortes de maladies, L’éclat du soleil, la réflexion de la lumière sur la neige, dans les pays qui en sont constamment couverts, ou sur un sable blanc. dans les pays chauds, les éclairs, surtout ceux qui | brillent au milieu de la nuit, et font ainsi succéder ! une vive lumière à une profonde obscurité, produi- 4 Sent queiquefuis les mêmes résultats. 11
Un bou moyeu de soustraire les yeux à l’action w
d'une lumière trop excitante, comme l’est celle des.
(1) On à voulu regarder le sens de la vue comme moins pré- Cieux que celui de l’ouïe, et on a apporté en preuve la tristesse | des sourds et la gaîté des aveugles. Mais on n’a pas pensé qu’on . jugeait les uns et les autres dans des situations différentes, au sein À des réunions où l’ayeugle prend part à la conversation, et où le " sourd est afligé de ne rien entendre. I] n’est pas étonnant que … dans cette situation particulière celui qui converse soit moins triste que celui qui se trouve isolé au milieu du monde. On raisonnerait tout aussi peu rigoureusement si on les comparait . en présence d’un tableau, dont un seul ES goûter les beau- | tés. Assurément |il n’est personne qui f'aimät mieux perdre l’ouïe que la vue. | na
A EE GÉRANTS Se cut ES LNSR CR AUS LP) : LU vi ('s H a CARE PE es MU D'ANGIGNE..
pays méridionaux, consiste à les couvr out les verres colorés nt les rayons solaires. Si les côtés sont, en outre, mnis de taffetas de la même teinte, l'œil est tout-àlait à abri de son excit a poussière. On ne saurait trop recommander cette Wécaution aux personnes qui exercent beaucoup leurs eux, dès qu’elles se sentent fatiguées par la vivaité de la lumière, Les voiles que portent les femmes, iniout ceux qui sont colorés, produisent un effet nalogue, mais moins prononcé.
Une lumière trop faible fatigue ég lon s'applique à distinguer des ne ténuité, à cause de la peine qu'’éprouve l'œil à Saisir, et les mêmes maladies, c’est-à-dire l’inflamtion, ou la perte de l'organe de la vue, peuvent 1e la suite de pareils efforts.
Les couleurs éclatantes produisent les mêrnes éffets lune lumière trop vive. Le blanc (1) fatigue beau up la vue : nous avons déjà dit que l'aspect constant : la neige produisait souvent la cécité, Le rouge cite encore plus vivement l'œil : cette riche couleur pourrait sans danger lui être offerte pendant longnps ; les tentures et les vêtemens entièrement rouges dangereux. Le jaune, le bleu et le vert sont des urs beaucoup plus douces : on doit les préférer les ameublemens.
bpposition des couleurs , et surtout de certaines les, est extrémement fatigante, Cette cause prodes maladies d’yeux chez les Peintres. Le noir . le blanc est pénible à cause de la grande diffé- + c’est cependant cette opposition que perçoiconstamment les yeux des gens studieux. Beau-
ir de lunettes en bleu ou en vert affaiblis-
objets d’une cer-
Le blanc ni le noir ne sont des couleurs :
# paraissent blancs sont ceux qui réfléchissent tous les rayons lneux; les corps qui nous semblen
t noirs sont ceux qui les rbént complétement, Nous ne voulons ici qu’éviter une phrase.
les corps qui
ant naturel et de l’action de
alement les yeux
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230 ÉLEMENS À coup de personnes affaiblissent leur vue par un pa“ reil exercice. On avait proposé, pour obvier à cel inconvénient, d'imprimer en jaune sur du papiet
| vert, ou sur du papier bleu foncé avec des lettre} | blanches (1). Si nos livres étaient imprimés,sur ur | (
apiér légèrement coloré en vert, le travail en sera plus facile. Certaines oppositions de couleur sont tel lement fatigantes, qu’elles éblouissent et forcent à el détourner la vue. Ce sont principalement les nuance] | entremélées et les petits dessins qu'on remarque soul ' vent sur les vêtemens des femmes. F | | Si l’homme n’écoutait que le désir d’une longu | existence, peut-être proscrirait-il la lumière artifl cielle; mais il a un cerveau trop actif pour n’accol
à der communément à son exercice que le tem] compris entre le lever et le coucher du soleil. | Les substances employées pour produire la lumiël] artificielle sont le suif, l'huile, la cire et le gaz h drogène. Le suif est incommode par son odeur; lumière est vacillante. Le suif et l'huile de mauvai nature vicientl’air qu'on respire; provoquent la toi!
ou les congestions à la tête. Mais l'huile bien épur,
n’a pas ces inconvéniens ; sa lumière est immobil
gaz hydrogène est vive et pure; peut-être fatigl t-elle en imprimant aux objets une blanchi inusitée , et par son oscillation continuelle. On d! en tenir le foyer à un certain éloignement & vue. Elle est accompagnée de beaucoup de ch
TT Ne doremi éteinte
(4) Rostan, Cours d'hygiène.
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PR D'HYGIENE. 251 ce qui peut alternativement offrir avantage et inconvénient dans les saisons chaude ou froide Gide Il serait désirable que ce moyen économique fût employé pour l'éclairage public. Au reste, pour être à l’abri du blâme, le gaz hydrogène doit être bien préparé. Il ne l’est pas toujours ; il y a même une différence marquée à cet égard entre plusieurs quartiers de Paris. Les habitans de quelques rues se plaignent de l'odeur désagréable qu'il dégage. Il selait d'un intérêt bien entendu que tous Les entrepremeurs apportassent les plus grands soins à sa confection.
La lumière artificielle trop vive a encore plus d’in- Convéniens que la lumière naturelle à ce degré, à fause de la proximité du foyer. Trop faible, elle offre aussi les mêmes désavantages, si l’on s’en sert pour quelque travail qui-exige l’action constante des yeux. Îl faut éviter avec soin les foyers de lumière trop ardens,, et on se trouve fort bien de les recouvrir d’un verre dépoli, d’une gaze, ou même d’un corps tout-à-fait opaque. Les personnes qui se livrent à une Occupalion quelconque à la lumière artificielleobtiennent encore un résultat plus marqué en se couvrant les yeux d’une sorte de visière de taffetas vert appelée garde-vue. A lumière égale, ces organes se fatiguent beaucoup moins lorsque le foyer est éloigné de objet sur lequel ils se fixent que lorsqu'il en est fort approché, et il serait assurément préférable qu’on eût derrière soi lorsqu'on travaille.
AT Nous venons d’examiner rapidement les agens irects de la vue. Nous devons dire quelques mots
autres modificateurs moins immédiats. L'usage des boissons fortes, des liqueurs alcoholiques, a une action
(1) On peut utiliser cette chaleur : un. pharmacien de ma
‘Connaissance ne se sert pas, le soir, pour ses préparations , d’auire combustible que le gaz hydrogène. À cet effet, il a fait faire au-dessus d’un de ses becs d'éclairage un cercle de fer propre à recevoir toutes sortes de vases, Ainsi exposé, le liquide entre en
ébullition avec une promptitude étonnante.
> MT A At ait à SE PE
bien marquée sur les yenx, les excite, les enflamme en appelant le sang à la tête. Fest rare que les ivro: gnes aient de bons yeux, et ce u'est pas sans raison | qu’on dit communément que l'usage de leau rend. la vue claire. L'air, selon qu’il estschaud ou froid! pur ou chargé de corps étrangers, exerce aussi diffé-" rens modes d'action sur la vue. L'air très-chaud dessèche et irrite l'œil, en vaporisant trop vite les! larmes qui lhumectent et le-lubrifient. L'air humide fatigue beaucoup la vue. Elle est obligée à de continuels efforts lorsqu'un brouillard épais embarrasse l'atmosphère. Ce brouillard est quelquefois piquant, et lon voit alors survenir tout à coup un grand nombre d’ophtalmies. Les vents occasionent le même vrésultat, principalement en Égypte et en Arabie: il est probable que le sable fin dont ils sont chargés y contribue puissamment. HR L'abstinence, en affaiblissant tous les organes, modifie aussi la vüe d’une manière remarquable. Les émissions sanguines abondantes ont le mème effet, quoique les craintes populaires soient à cet égard grandement exagérées. IL est certain que quelques personnes ont cessé d’avoir de bons yeux après des hémorragies abondantes; mais cet accident, qui n’est jamais la suite des saignées modérées, ne doit pas empêcher de recourir aux avantages des émi:sions sanguines lorsque la conservation de la santé les commande. tag . L'exercice trop fréquent des organes générateurs affaiblit la vue d’une manière remaruuable, très-probablement par la vive impression qu’il détermin! sur l’innervation. HET Plusieurs substances ont un effet désavantageux bien prononcé sur les yeux. Le seigle ergoté les a plu sieurs fois affaiblis, et a même causé la paralysie du nerf optique. La belladone et la jusquiame dilatent considérablement Ia pupille dans un temps trèscourt ; leur usage trouble promptement la vision : Où ‘doit les employer l'une et l’autre à petite dose et avec
ne MA RES AU RU MZ ‘. * D'HNGIÈNE, 233
aucoup. de circouspection. Les gaz méphitiques,
ix des fosses d’aisances, certaines vapeurs, telles
ecelles de plomb et de mercure, donnent lieu à des htalmies très-vives. Des commotions électriques pduites par la foudre ou par l’art ont altéré ou t perdre la vue. Le AE
De sens précieux doit être exercé modérément. La (AS luse, le repos trop prolongé lui est défaanie,