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tent, dans notre climat, les premiers signes de la
mensuelles cessent (1), de nouveaux besoins exige
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puberté. Alors chez le premier les testicules secrètent le fluide séminal; chez la seconde, la menstruation s'établit. Nous ne ferions ici qu’une répétition inutile en traçant le développement de la puberté, déjà décrit dans la première partie de cet ouvrage. | n à
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Lorsque les deux sexes ont éprouvé Îles modifi tions importantes qui se manifestent à cet âge, ils euvent se rapprocher et procréer. Mais ils ne sont réellement aptes à remplir cette fonction sans nuire à leur santé que lorsqu'ils ont atteint tout leur accroïs, sement. Il faut qu'ils soient à l’état parfait, que tous. leurs organesaient leur complet développement, pour qu'ils puissent communiquer une vie entière. Nous ue ferons point ici une peinture du rapprochement des sexes. C’est la fonction qui offre le plus d’attraits, qui fait éprouver les plus vives jouissances ; c’est géné: ralement celle dont on abuse le plus dans la jeunesse! Nous avons déjà parlé des dangers de la masturs bation et des excès vénériens, et nous ne pouvon | que renvoycr à ce que nous avons dit à cet égarc. Lorsque le rapprochement ou coîït a été fécondant:
et ille serait bien plus souvent s’il était moins fé quemment répété, denouvelles fonctions commenceîl pour la femme: ce sont celles dela maternité. Qu que soit la manière dont s'opère la fécondati utérus reçoit son produit , et le contient pend neuf mois. Cet organe conservateur acquiert ald plus de vie et de développement; ses évacua
de nouvelles ressources. Vers les derniers temps di grossesse, Les seins prennent un accroissement dérable : les glandes mammaires sont en activi ‘secrêtent le fait. a L'accouchement effectué, l'utérus, , 1er us ,
(4) U' est quelques femmes qui continuent d’être réglée dant leur grossesse; mais ces faits, fort peu nombreux véritables exceptions. #4 #4, 1
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var un long écoulement, connu sous le nom de lo- + ME Ta { AE À PR PRET Ne hies, de tout le sang qui gorge son tissu, et reprend
ion volume ordinaire. Les seins sont remplis de lait.
Jüi.coule facilement par le mamelon ; l'évacuation mensuelle reparaît bientôt avec sa régularité accouumée , ou bien demeure encore suspendue pendant out Îc temps de l'allaitement (1), si la femme remlit cet intéressant ministère. |
MiLe développement des organes générateurs est orlinairement accompagné de peu de fatigue et de dan-
ipporte dans ses facultés cérébrales demandent une jande prudence de la part de ceux qui l'entourent. ses désirs brülans de cet âge ne sont réellement que es premiers symptômes d’une fonction qui ne doit “exercer que plus tard. Si alors le jeune homme est age, il n’entravera le développement d'aucun deses rganes. Il deviendra vigoureux , actif, intelligent, apable de donner à son tour la vie à des enfans d’une onne santé. Mais si au contraire il se livre à des ouissances hâtives, il ruinera sa constitution, resera débile et mal portant, perdra la mémoire, la nié. -usera sa vie en peu d’instans.
“Ces résultats sont extrémement fréquens parmi us, dans nos grandes villes surtout, où des habitudissolues , des lectures propres à échauffer de jeuimaginations, les bals, les spectacles, et dans la ion ignorante de la société (2), l'absence de moret le plus dégoüûtant libertinage développent pré-
*} n effét ceci est loin d’être constant : les règles repa- Mt tantôt régulièrement, tantôt irrégulièrement, ou bien sont nulles pendant l'allaitement.
(2) La population ouvrière des grandes villes est toujours >rrompue , parce qu’elle est à la fois plus adroite, ayant à lutter vec plus de dificultés, et tout aussi ignorante sur ses droite éels et sur son intérêt bien entendu que les gens des campanes, Ces derniers paraissent meilleurs parce qu’ils sont moins ipables. Le seul moyen de rendre les hommes MOraux , C’est
int, du placenta et de son cordon, se débarrasse
ers chez l’homme. Toutefois, les changemens qu’il :
“LR SA CON nS PA P n \ # Li 7 | 226 ÉLEMENS
maturément les organes reproducteurs, et pousse aux excès et aux désordres les plus funestes. La puberté n’est pas aussi facile “chez les jeun filles, les changemens qui s'effectuent dans leur org nisation étant plus nombreux et leur tempéramel plus ixritable, Un grand n ombre d’entre elles devie: nent alors pâles et languissantes ; leurs organes loc moteurs ont besoin d’être exercés : c’est ainsi qu favorisera l’action d’une fonction long-temps pénib et incertaine. De fréquentés promenades au mili d’un air salubre, des bains, des frictions excitant sur les jambes, produiront un bon effet. La poitrin Festomac, le cerveau , peuvent alors souffrir plus d
moins sérieusement; mais de pareils désordres ne d vert pas nous occuper Ici. | | | Il est rare que les femmes altèrent leur santé pi ‘les excès vénériens. Le coït est infiniment moins fat gant pour elles que pour l’homme, elles peuvent pli impunément le répéter ; et en second lieu, bien qt l'attrait du plaisir ait beaucoup de puissance sur elle retenues qu’elles sont par une plus grande constane par des affections et des devoirs iutérieurs qu’elles 1 peuvent oublier sans se perdre, elles exercent en gt néral moins que l'homme leurs organes générateur Mais leurs passions n’en sont pas moins viveset leu effets souvent d'autant plus funestes qu’elles süi moins satisfaites : l'amour estune cause plus fréqueni de folie parmi les femmes que parmi les hommes. jeune pubère doit être entourée des soins lesplus te dres et les plus judicieux. Des impressions qu'elle r coit, des affections qu’elle éprouve, des lectures auë quelles elle se livre, dépendent peut-être et sa sai et sou bonheur à venir. PES A un âge plus avancé, d’autres précautions latte
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de fairé qu’ils entendent bien leurs intérêts durables, ca rale ne veut pas dire autre chose. Eclairez-les donc, laissez-les s'éclairer, au lieu de les tenir én enfance, ferez qu'ils soient véritablement plus heureux.
He. HONTE AV CR A - D'HYGIENE. 221
ent. Lorsqu'elle est devenue femme, elle ne doitja-
mais se livrer au coït pendant son écoulement menel et avant qu'il soit complétement terminé (1). e ne devrait pas non plus l'exercer pendant la
rOssesse, surtout au commencement et à la fin, à
Une comme à l’autre époque , pour ne point provouer l'expulsion prématurée de son produit. Enfin, risque cette fonction importante vient de s’acheér, il lui reste à se soustraire à l'influence dangeeuse des conseils de l'ignorance et du commérage, ui ne manquent pas alors de l’entourer de périls. antôt on voudra lui faire prendre, sous prétexte de éparer ses forces, des substances excitantes , ou des limens qui enflammeront des organes dont la sensiilité vient d’être éveillée par de longues souffrances bn’attend qu’une occasion pour s'exalter et déveloper les accidens ies plus formidables et les plus promn:- ‘ment mortels (2) ; tantôt, pour faire cessser ia se rétion du lait (3), lorsqu'elle ne nourrira pas son nfant, on lui donnera des purgatifs dont les mauais effets seront encore plus prompts. La nouvelle ceouchée doitêtre soumise quelque temps à une abs-
(£) L’omission de ce conseil cause quelquefois chez l’homme Sinflammations du canal de l’urèthre sur la cause desquels on xrait se méprendre. De pareils accidens ont sufh pour faire tre les inquiétudes les plus graves et les plus mal fondées.
) Assurément l’accouchement est une fonction pénible ;
Les qui lesuivent que par les désordres directs qu’il produit. sages-femmes et les garde- malades ont à se reprocher la art de ces malheureux résultats. On évite aujourd’hui par abstinence sévère et par la désuétude des purgatifs bon bmbre de péritonites et d’inflammations gastriques qui, se dé- Dppant après d’extrêmes doulenrs et au milieu des circonances les plus défavorables, sont le plus souvent mortelles. (5) Ne négligeons pas l’occasion de combattre encore une eruren crédit. Le lait a pris son cours par le bas , ne man-
he par les voies urinaires, Ce fait serait-il encore méconnu w quelques médecins ?
s’il est souvent funeste, c’est plutôt à cause des impru-
üé-t-on pas de dire lorsqu'on voit les lochies couler abondament. Le lait ne coule que par les seins, comme l'urine ne coule
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tinence sévère. Ce précepte est d'autant plus real reux que le travail a été plus pénible et que la fai: biesse est plus grande : car les alimens alors, lon de relever les forces, ne font que les diminuer, Ex augmentant le mal. La privation de nour rite encore le moyen le plus convenable de diminuer l” bondance du lait , et elle devra conséquemment et plus prolongée chez la mère qui ne nourrira pas soil enfant que cher celle qui s’acquittera de ce devoir. | Le refroidissement, toutes es impressions vives. les émanations odorantes, principalement celles dé fleurs, offrent alors beaucoup de dangers, etpeuvem supprimer les lochies. Mais ce n’est pas plus pendan neuf jours que pendantsix, ou quinze, ou vingt! que la nouvelle accouchée doit être attentivement soignée. C’est encore une erreur analogue à ë celle dé neuf jours de la brûlure. Ce terme fatal n’a aucun valeur; la durée des soins à donner en cette circonstance est variable selon les individus et les cit} constances accidentelles au milieu desquelles ils Se trouvent. Est-il utile de dire ici qu’on ne doit faire aucun cas du conseil des garde-malades dene Ge | de linge qu’au bout de ces mêmes s neufjours , «ti dé rester ainsi jusque là au milieu des émanations mal faisantes de la sueur et du sang ? Jamais, au ce traire, il ne convient de rétioéveler plus fréque ment le linge; jamais la propreté n’est plus nécessa qu’en ce moment, etsi, d’ailleurs , le meilleur moyên de se refroidir est: dé-demeurér dar bumidité ,48 voie la plus sûre pour éviter ce danger est, au co traire, de substituer souvent des Stat ES et. ( draps secs à ceux qui soutimprégués de sang:
L'usage des substances végétales fournit en gé un fait plus abondant et meilleur que celui de tières animales. Phi Si la santé de la femme a été menacée : au m où ses organes générateurs se sont dévelop} ne l’est pas moins lorsqu'elle cesse d’être p reproduction. C’est de quarante à cinquante € €
YGIÈNE. 325 foie climat que l'écoulement mensuel se supprime , rès être devenu d’abord irrégulier et moins abondant (1). Une si ancienne habitude cesse rarement sans quelques accidens qui ont besoin d’être surveillés. L'exercice, les bains, les distractions, quelques émis sions sanguines, éloigient quelquefois entièrement les dens qui pourraient alors éclater. Il est facile de conclure de ce qui précède, et des généralités que contient sur ce sujet la pr emière par tie de notre Hygiène, que l'acte générateur est commu nément exercé beaucoup trop fréquemment pour la santé des personnes qui s’y livrent , et conséquemment pour la constitution des enfans qui en résultent. Il y a, ilest vrai, de grandes variétés à cet égard, comme en toute autre chose , entre les différens individus , ét ce qui serait excès pour lun ne l'est pas toujours pour l’autre ; mais il ne faut pas regarder comme un besoin en rapport avec la constitution ce qui n’est que le résultat d’une modification nuisible. Dans la jeunesse, on se livre avec déraison, souvent avec fureur, au rapprochement des sexes : on peut développer ainsi , par cet exercice fréquemment répété, une aptitude spéciale aux dépens de toutes les autres, et on demeure ce qu’on s’est fait,
d’une grande puissance copulative et d’une grande |
faiblesse intellectuelle. Nous avons vu que de par eils accroissemens partiels pouvaient se faire au détriment Me quelques unes de nos facultés. Ici, comine ailleurs , il faut moins considérer ce qui est possible que x quiest convenable au plus grand développement t à l'exercice complet de tous nos organes. Il est des lommes qui pourraient, sans en mourir,répéter tous
4) Les nombreux amis du merveilleux n’ont pas manqué de <onsidérer cette époque comme une de leurs années climatériques, qui ne sont qu’un rêve superstiticux, L'organisme, il est | vrai, a, chez les individus de la même espèce, un mode réguer d’accroissement et de décroïssement ; mais il avest pas réglé
Le à la-puissance des nombres ; et les variétés individuelles éta—.
issent Lhorais à cet égard de nombreuses différences.
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204 ÉLÉMENS 4 Li les jours, et certains même plusieurs fois chaque jour, l’acté de lare production(1}; mais cette manière e vivre nuirait profondément à leur organisation 4) et si leur poumon ne s’altérait rapidement et ne teur Procurait ainsi la mort pénible et prématurée des phthisiques , au moins netarderaient-ils pas à perdre leur sagacité, leur mémoire , toute la délicatesse de leurs sentimens. De bon compte, un tel échange peut-il être avantageux '2)?
Il est encore d’autres résultats non moins fächeux. des excès vénériens. Toutes les: maladies peuvent en: étre la conséquence, et en particulier celles de la poitrine ét des organes digestifs. L’épilépsie, la paralysie’, reconnaissent souvent une pareille cause. Ainsi! que nous l’avons dit, l’acte vénérien produit beaucoup moins d’accidens chez les femmes que chez les: hommes; mais celles qui s’y livrent immodérément, etles courtisanes, par exemple, sont fréquemment atteintes de flueurs blanches, de prolapsus de Putérus, de laffection cancéreuse de cet organe, ou des accidens généraux que nous venons d'indiquer plus haut. IL est impossibie de dire d’une manière positive quel temps doit s’écouler entre chaque coït. Trop de différences primordiales existent à cet égard pour pouvoir admettre des préceptes identiques. Foutefois, si nous avons égard à la petitesse des organes secréteurs du fluide séminal, comparée au volume (4) Assurément cet acte serait rarement, peut-être même jamais » reproducteur. Il le sera d'autant plus sûrement que le coït sera plus rare. On rapporte que plusieurs hommes remarquables par leur force musculaire où par leur perfection intellectuelle on été engendrés après de longues continences, et lorsque Newton, en particulier, le fut, son père, qui revenait d’un long voyagé maritime et qui avait la passion la plus vive et la plus constante, pour sa femme, s'était abstenu du coït. pendant PIUSTE RE années, l \ nt:
{2} On peut citer, il est vrai, quelques exceptions à cette règle : ce sont des organisations anomales dont il serait dangereux de chercher à imiter la puissance. me ci
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à. © D'HYGIÈNE. 225.
tutres appareils dont usage est et doit étre jour- : lier , et en même temps aux nombreux exemples smalheureux résultats de l’incontinence, nous pouns dire ‘que plusieurs jours doivent communément passer avant le renouvellement de Pacte générain, chez beaucoup de personnes une semaine en- " chez quelques unes un mois ; il en est d’autres fin qui doivent s’en abstenir tout-à-fail : ce sont
les auxquelles une constitution délicate ne permet,
vivre que sous condition de privationsnombreuses. Le ra pprochement des sexes ne peut indifféremnt avoir lieu à quelque moment que ce soit. La racité de ses impressions peut troubler les travaux ganiques en action : ainsi il conviendrait mal de Mivrer immédiatement : après le repas. Le moment plus favorable paraît être celui qui précède Île mmeil, le repos de la nuit étant très-propre à rérer la dépense de sensibilité inséparable de pareils. insports. Nous venons de signaler les’ résultats de l’abus du tte fonction. Bou inaction produit aussi parfois elques ficheux effets; mais ils sont peu comfhuns ms notre manière de vivre. Les sujets jeunes et vireux ressentent, après quelque temps de contince, une chaleur contiuuelle, un excès de vie in. node, et qui devient insupportable s'ils ne se lien éme temps à de travail intellectuel assidu. eux exercices se SUPP éent par faitement, et il est ue les désirs amoureux soient fréquens lorsqu? on e fortement la pensée. Toutefois, une conti.
absolue ne manquerait pas d’être funeste aux imes bien portans, et l’histoire des communautés uses , où tant kel malheureux insensés menaient e si peu en rapport avec les besoins de l’ organition humaine, nous laisse la tradition d’une foule.
4 du cerveau ou des autres viscères, qu’on
Iimputer en grande partie à la privation és rap: ts sexuels. Les maladies de l’utér us étaient extréément fr équentes dans les couvéns. L’inaction et
l'exercice immodéré de cet organe produiraieut-i des résultats analogues? Cela n'aurait rien d’éte nant, et serait conforme à ME à d autres ; à nomènes organiques. . 65 24 x
La fonction de la reproduction, qui ne commenc qu'au moment où l'organisation estsur le point d’é 1 parfaite, doit finir lorsqu'elle décroit. Cette époqu est indiquée chez les femmes par la cessation di règles; mais l’usage pr olongé du coit est moius da gereux chez elles que chez l’homme. Les vieil! doivent y renoncer absolument, sous peine d’ avanc le terme de leur existence. D’ autr es besoins vienne alors heureusement se faire plus vivement sentir 4 4 désir d’accumuler et de conserver , les plaisirs ded table, les occupent tout entiers, et nE laissent que. pe d’ énergie aux passions d’un autre { âges. 1 ni