‹ Précis élémentaire d'hygièneChapitre 76 sur 105 · VD 7 PLUME VA 14 RTE · texte numérisé non relu

VD 7 PLUME VA 14 RTE

Ms, jusqu'à célle de lui faire perdre dix ans à apprendre imparfaitement une langue morte qui ne lui est d'aucune utilité. êu (ER

…. Nous avons déjà dit que dans l'intérêt bien entendu de læ santé, un organe ne devait jamais être exercé de manière à mettre les autres èn souffrance. | C’est ce qui ne manque pas d'arriver lorsque le cer- Veau devient le siége d’un travail trop actif. Les excès de ce viscère exercent la plus fâcheuse inflaence sur l'économie. Sa prédominance seule sur les autres organes est une prédisposition morbide Les animaux Sont d'autant plus maladifs qu’ilssont un cerveau plus développé; c’est tout simple, chaque degré | de perfectionnement étant une chance de plus pour Je trouble des autres fonctions, à cause de la soli-

dif que celui des campagnes, parce qu’il éprouve beaucoup plus d'impressions morales, L'exercice trop fréquent de la pensée développe une constitution particulière. Le système nerveux acquiert une sensi-

bilité fâcheuse. Les gens vivement adonnés à l’étude

EN AN EE REVUE à lmoyens les plus simples. Pour eux ,un amusement n’était qu’un |'changement d'occupation, ou plutôt tout n’était qu'amusement ; ils se livraient avec un égal plaisir au calcul, aux langues, au dessin, à la musique, à l'exercice musculaire qu’on était loin de négliger , et auquel on doit en eflet donner beaucoup d’aitention dans un bon système d’éducation. Chez M. Phiquepal (c’est le nom de ce sage institutenr), les enfans acquéraient à la fois et ‘sans fatigue , une foule de notionsgénérales que de grands jeunes gens sont loin d’avoir en sortant des colléges. [ls composaient et onibéssient des nombres, des poids, des mesures en s’amusant avec des boules, et apprenaient l'anatomie en jouant ayec des os. De petits marmwots dé huit ans étonnaient quiconque leur |prétait attention, par leur activité intellectuelle, leur savoir, Heur pénétration; par leur adresse à stier une planche, à {a tailder; par leur agilité à sauter, à gravir. M. Phiquépal né reçut jaucun encouragement, il était facile de le prévoir : notre public est tellement indifférent à ce qui devrait lintéresser le plus vi- Denent, qu’il n'eut aucune connaissance de cet établissement ltile, “+

'darité qui les lie. L'homme des villes est plus mala-

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ë xd ñ A à | ; \ + 4 A 0e L Ca FU 266 ÉLÉMENS # deviennent irritables, tristes, mélancoliques. Ils sont. extrêmement disposés aux congestions à la tête ‘a l'a liénation{r); chez eux la pluslégère indisposition revêt les formes les plus graves, la sensibilité étant si exquise, qu’une piqûre d’épingle la met en émoi. Un, érysipèle à la face, ordinairement péu fâcheux chez, un campagnard, les foudroie rapidement à cause dé l’'inflammation facile d’un cerveau continuellemen occupé, et tout voisin des parties envahies par la! maladie. Cet organe a chez eux une si vive sensibi-. lité, queson repos n’est réellementqu’une diminution à de travail. Leur sommeil est si léger que le moindre. bruit l’iaterrompt: il est troublé par des rêves. Leurs fonctions digestives languissent , leur estomac et. leurs intestins deviennent le siége d’inflammations. chroniques , ou de désordres organiques auxquels ils. ne peuvent se soustraire qu'en agissant quand il en. est temps encore, et en modifiant en sens contraire. par un changement de vie, une constitution déjà mo-. difiée d’une manière fâcheuse. Les organes respira-. toires et ceux de la circulation ne s’altèrent pas

moins; le poumon gêné dans ses fonctions devient

le siége de tubercules ; beaucoupd’hommes de lettres, meurent phtysiques. Le cœur , dont les contractions sont fréquemment troublées par des impressions trop vives, est souvent frappé d’anévrysme. L'abus de l’action cérébrale exerce aussi sur les organes répro-.

x PA:

(1) I arrive assez souvent que l’exercice immodéré de la.

pensée émousse l’action des sens, les altère plus où moinsprofon:.

‘dément ou les détruit. 11 en est un surtout dont les lésions sont”

trés-fréquentes chez les penseurs ; c’est la vue, soit que le nerf. optique étant très-voisin des portions du cerveau principalement exercées chez eux, son volume ét sa contisuité l’exposent à de plus grands dangers, soit que l’exercice trop répété des yeux suflise pour amener ce résultat. Nous sommes loin d’ajouter beaucoup de foi à ce dernier motif, à cause de la comparaison facile de gens qui exercent plus leurs yeux que les gens de lettres, sans les perdre aussi fréquemment, ESS. "OS EE

“Onbp AS ANS da à ’

NA D'HYGIÈNE. \ 267 ducteurs , une influence bien marquée, mais non défovorable pour la santé générale (1). Elle diminue ou supprime même tout-à-fait leur activité. Il est peu de personnes qui éprouvent impérieusement le besoin de les exercer, en même temps qu’elles se lirent à de grands travaux d’esprit. s:

» Certains actes de la pensée paraissent avoir sur l’éonomie entière une influence plus marquée ou plus àcheuse que d’autres. En général, plus le travail est 6mplexe ou plus il stimule vivement , plus son acion est forte et profonde.

La mémoire est, de tous les travaux cérébraux À elui qui fatigue le moins: elle est grande chez l’enant, qui, en effet, a beaucoup à apprendre. On exerce constamment chez lui, souvent même on en buse, et cependant il est assez rare qu’uu pareil exès ait d’autre inconvénient que de faire de lui un ai perroquet. Il ÿ aurait bien plus de danger à la aisser inactive, et la curiosité dés enfans, d'autant plus ive qu'ils sont plus intelligens, indique suffisamment eur besoin d'apprendre. Ils recueillent en effet à cet ge pour la vie entière , et font une ample provision le ce qui doit alimenter leur cerveau (2).

mm (1) Dans les grands travaux cérébraux, C’est principalement ar Îles organes génitaux que s'établit la compensation. De là ient qu’il est très-imprudent de continuer à en faire un fréuent usage, en même temps qu’on se livre ardemment à l’éade, et qu’on peut quelquefois, au contraire, faire impuné-

ent de véritables excès de ce genre, pourvu qu'on observe une rande continence, et encore mieux, absolue.

(2) Il est remarquable que l’aliénation n’atteigne jamais l’en nce. Il est bien entendu que nous ne pouvons parler ici ni des, lots ni des épileptiques qu’un défaut primordial de conforation place en dehors des lois communes, Les enfans sont équemment atteints par des inflammations cérébrales généales, par celle des membranes de l’encéphale, mais jamais par ne lésion coutinue dès organes pensans. Faut-il, pour qu’un Ppareil puisse être altéré dans son tissû intime, qu’il ait ateint son complément d'organisation, ou bien toute la masse érébrale est-elle tellement excitable dans l'enfance ,-que la maie ne puisse jamais s’y localiser? Ce qui semblerait le prou-

des exemples frappanus de cet état vraiment extatique parmi les personnes adonnées à des travaux mathé-

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Le tr avail de la Rs est. infinimeñtiplus fatigant à cause de la fluetuation et de la contention continuelle qu’il exige. Alors, en effet, différentes idéessont pesces, examinéessous toutes leur faces, une hésitation plus où moins longue, qui arrête ou trou= ble toutes les autres fonctions Re le jugementet

]a détermination. Cette opération est. plus pénible si

elle s'applique constamment, à des objets. de même

uature que lorsque ses sujets sont variés. i ÿ . Jamais le cerveau n’est plus vivement impressionné et conséquemment ne se fatigue plus que lorsqu'il imagine, compose, cherche de nouveaux rapports. Aussi toutes les Qeeu pations qui l’exercent principale= ment de cette manière sont-ellés dangereuses. Les poètes, les musiciens , les peintres sont souvent af= fectés de maladies cérébrales (1); le travail de. quel= ques uns, Ou même leur vie tout entière est un délire. Quelques études spéciales très-sérieuses exigent une forte contention. Alors l'organe en travail domine tous les autres : l’homme ainsiappliqué devient étranger à tout ce qui.se passe autour de lui. Il n’est bruit qui l’'émeuve, l’exercice de ses sens est suspendus L'histoire nous offre, et nous trouvons de nos joursy

matiques où mécaniques. Toute leur existence est même vivement impressionnée par de pa areilles habi: tudes , et leur distraction a toujours été remarquée il est aisé de sentir quesplus les occupations céf brales sont profondes et fatigantes, plus elles exigent de repos. Un ingénieur ou un mécanicien qui, négli-

geraient ces préceptes hygiéniques ruineraient promptement leur cerveau ou les organes sur lesquels retentirait l'impression à laquelle ils se soumettraient sans relâche (2). | 3 SE

ver, c'est la facilité avec laquelle le déliré aigu survient à à cette

époque de la vie. | (1) Voyez les règles particulières de hydiènen Re, (2) Nous avons déj eu occasion de faire remarquer que &

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* Nous n’avons pu qu’indiquer sommairément diffé rensigenres d’exeréice de la pensée, devant renvoyer toutes les spécialités au chapitre des professions, mais nous ne pouvons uous dispenser de faire saillir ici une différence générale déjà indiquée entre les habins des villes et ceux des campagnes. Les premiers sont. beaucoup plus occupés , et ressententconséquemment plus d’impressions que les séconds. Ceux des srandes villes surtout, à part les oisifs, peuple fainéant , le même partout, et qui doit être mis hors de compte, sontavares de leur temps. Au milieu des rapports, des-échanges continuels qui les occupent et les nquiètent , leur cerveau n’a point de repos, leur sommeil même. est incomplet. Leur sensibilité est plus développée par un plus grand nombre d’accidens, par és spectacles ; ils ont plus de besoins ,il n’est pas surprenant qu’il y ait beaucoup plus de malades parmi ux que parmi les campagnards dont lestravaux, ou urement musculaires ou moins coustans, sont loin de gêner autant l’action générale des organes. De ce qui précède il est facile de résumer les obérvations suivantes : le cerveau en travail faisant une rrande dépense de sensibilité, il faut l'exercer modéiément et surtout varier les objets auxquels on l’apblique. La concentration dont il devient le siégé Res l’exerce, s’opposant au libre accomplisse nent desfonctions gastriques, il faut éviter de se lirer à la méditation peu de temps après le repas. Bestomac et le cerveau devenant, chacun au moient de son travail, un centre de flusionne peuvent y livrer concurremment. Le moment le meilleur pour l’étude est le matin; le repos de la nuit a ré-

est pas toujours l’organe directement impressionné qui devient malade, mais le plus sensible sur lequel limpression rctentit, quelle que soit sa nature. Une même cause , une nuit passée en plein air, par exemple déterminera des accidens différens chez 1 érses personnes. L’estomac, les intestins, la poitrine, la orge se-prendront selon que chacune de ces parties aura plus le sensibilité que les autres. 4

Pol

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