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doivent pas être trop. prolongés, il ne doivent pas
270 __ | ÉLÉMENS ANS MAN. : | paré les forces; le cerveau, libre des occupations de la veille qui le trouklaient,en sensdivers ,: peutassu- | mer à lui tout ce dont ila besoin, sahs nuire à au-| cun deses congénères : jamais la pensée.n’est plus li-| bre et plus hardie, jamais on n'est plûs sutisfait: de son produit (1. $i les momens consacrés l’étudeme
non plus être trop courts, car il faut'au cervéat comme à plusieurs autres organes, mn eéftain tem d'action pour retrouver toute son aptitude. ‘Aus n'est-il pas de plus mauvais travail que celui qu'on interrompt fréquemment. Ce n’est qu'après unetats tention plus ou moins prolongée qu’il devientifaaile; et alors si on en est distrait, on le.quitte. à regret , ét avec le sentiment qu’on l’abandonne au moment.où
il allait devenir meilleur, É
Affections et Passions. — (Animi pathemata.)." + 4 " 4 + \e
ï- D . . 1 L Ne Comme tous les animaux, mais plus qu’eux et d’un
manière plus étendue et plus variée, lhomme a de
aptitudes qui tendent à sa conservation, Elles sont u |
effet de son organisation et l'application de la sensi bilité à tous les corps qui l’entourent : elles ont dont leur siége dans les organes du sentiment. Soumises à certaines lois fondamentales dont elles ne s’écantent pas (2), elles sont cependant très-variables dans leur / 3 A
(4) Cette habitude est le seul moyen de faire marcher de fr des occupations extérieures aveë «les travaux de cabinet. Dan une situation pareille, il ne peut rester tout au plus de disponibles que le matin et le soir : l’étude du soir ruine les organe digestifs ; il vaut beaucoup mieux que de s’exposer à pareil résultat , se coucher de fort bonne heure, se lever de même, € consacrer de longues matiuées au travail. ) Las
Î NPA (2) Nous sommes encore entraînés ici par la force du langag et par la difliculté de nous faire comprendre autrement, Nou voudrions, au lieu de nous servir du mot aptitude, parler tou jours du siége organique de cette manière de sentir. On a voulu eaucoup de personnes, convaincues ou non, veulent encor considérer les passions comme cause et non comme eflet, Les ad
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( he D'HYGIÈNE. ! 271 - combinaisons et dans leurs divers degrés. De même que leshommes de tous les lieux ont cinq sens, deux bras et deux jambes, ils ont aussi les mêmes aptitu- “des générales auxquellesile climat, le sexe, l’indivi- “dualité apportent de grandes modifications. Il n’est « assurément pas dans le monde deux imdividus parfai- “tement identiques à cet égard.
… Il sera toujours bien difficile et il est encore impos. W sible de déterminer, dans l’état actuel, quelles sont * toutes ces aptitudes primitives, à cause du danger “de confondre ce qui est vraiment élémentaire avec ce qui n’est que composé et combinaison, ou de pren- . dre au positif des facultés purement négatives, par “ exemple Ja pusillanimité, qui n’est réellement que » l’absence du courage. | “Ces aptitudes tendent continuellement à rapprof cher l’homme de ce qui lui est utile , à l’éloigner de - ce qui peut lui nuire. Qu’on les nomme affections,
‘goûts ou pénchans, elles résultent d’une sorte d’affinité plus ou moins forte pour les modificateurs qui - nous entourent, et sont très-probablement le produit d’une manière d’être du cerveau ou de chaque partie
de cet organe. L’exercice'de l’intelligence est insépa- . rable de l’application de ces penchans : on ne con- . çoit pas, en effet, l’action des uns sans l'intervention . de l’autre, ou plutôt le plus simple desir est lui-même . un phénomène toutintellectuel.
L . Ges aptitudes et ces manières d’être sont plus ou … moins prononcées, rencontrent plus ou moins d’ob- . stacles dans leurs tendances, déploient plus ou moins de force pour en triompher. Elles ont reçu le nom de
… mettant alors de toutes pièces, et sans un plus mûr examen,
» ainsi que les propriétés vitales, la fièvre, etc., il n’est pas éton-
pant qu’on ait fixé tour à tour ces êtres mystérieux au cœur,
au centre épigastrique , etc. Nous ne saurions trop répéter que
nous ne reconnaissons ni propriétés vitales, ni fonctions, ni
. passions, autrement que comme résultat de l’action de nos tissus, de notre cœur, “hi notre poumon , de notre cerveau, etc,
de séparer l’une de l’autre, puisque la différence”
le vouloir de ce qui plaît, la crainte de ce [ est désagréable constituent la passion. L’affectio en a été distinguée en ce qu’elle est moins vive," mais on sent aisément qu’il est souvent très-dificilén
n'est que-dans le degré. On a donné principa-" lement le nom d’affection à la joie, la tendresse des: proches, l’amitié, la philantropie, et celui de pas-w “ion à l’amour, la jalousie, la haine, la colère, Vam-\ bition, l’avarice, l'envie, l'amour du jeu. Cette dis-\ tinction est loin d’être. exacte; les affections les plus! douces pouvant dans quelques-circonstances revétire les formes de la plus violente passion. | F’impression sera plus ou moins forte, selon Paptitude de l'individu à sentir en général, ou à perce: voir en particulier l’action qui vient l’atteindre Toutefois, bien qu'il nous semble raisonnable def placer le siége des passions au cerveau, et d'en: faire une dépendance de Paction intellectuelle, no souwmes loin de récuser la grande influence des au— tres mouvemens organiques sur celui-ci, Rien n’est# isolé dans l’économie : tout s’y tient et s’y enchaï-. ne. Un homme vigoureux et dont les tissus sont abreuvés par un sang aussi riche qu’abondant, sere plus impressionnable, et surtout plus irascible que lindividu faible et languissant qui n’a qu’un sang pâle et décoloré. Mais n’en est-il pas de même d tous les organes, et ceux d’un sujet énergique et san guin ne sont-ils pas plus disposés à ressentir l'action d’un modificateur quelconque, que ne peuvent l'être» des tissus dépourvus d’une pareille vigueur. Vaine=… ment le poumon sera bien organisé si l'appareil cir=. culatoire seconde mal ses fonctions ; vainement aussi
LEONA : fs > " : D'HYGIÈNE. ; 275 un cerveau heureusement développé sera-t-il plein d'aptitude # percevoir les impressions de tous les agens extérieurs , si son action est contrariée, ebconstamment modifiée dans un même sens par la gêneet par l’état particulier de quelque appareil. L’homme bien portant éprouvera fréquemment de la joie, tandis que celui qu’une mauvaise santé tourmente habituellement sera plus disposé à la tristesse et aux passions sombres. Il faut donc distinguer dans tout mouvement organique, avant.tout, l'organe producteur, et, en second lieu, les influences généralest que les autres exercent sur lui. Cette influence est très-remarquable dans .différens états. physiologiques comparés ; celui de la maladie, par. exemple, opposé à celui de la santé, Mais les facultés cérébrales ont par fois, dans quelques uns de leurs attributs, un tel degré de développement, qu’elles résistent à toutes les influences, et que ni la gêne, ni la souffrance, ni lamaladie, ne peuvent leur imprimer de couleur particulière.Telle personne pleine de vigueur et de santé sera d’une lâcheté misérable, et telle autre, toute chétive et languissante, aura un courage à toute épreuve.
Plusieurs réflexions peuvent être communes aux passions et à l'intelligence. Comme toutes les actions. organiques , elles peuvent être développées ou affaiblies par l'éducation, par les circonstances au milieu desquelles on se trouve habituellement. L'homme est à la fois le résultat de son organisation primitive et
de l'éducation qui la modifie. | SR . Ce n’est pas une chose de peu d'importance que * d'étudier de bonne ‘heure quels sont les goûts de l’enfant, afin de développer ceux qui peuvent s’accorder avec l'intérêt de ses semblables, et conséquemment le rendre heureux, et de réprimer, au contaire, moins par la contrainte, qu’en évitant l’occasion de les exercer, tous ceux qui ne pourraient que le rendre incommode aux autres, et le faire
viendra quelquefois à faire acquérir une! certainé
» cheux. Si on ne peut être assez heureux pour répri
haine, la colère, la jalousie ? Nous regrettons de nës
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cultive avec soin ne manquent pasde s’accroître à ses |
de l’organisation , chercher à donner à des org imparfaits ce qui leurémanque, et à soustratré
pectables , sans être dignes de blâme, l’amour de
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