‹ Précis élémentaire d'hygièneChapitre 96 sur 105 · LS · texte numérisé non relu

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ilvine a mettre la plus grande * régularité dans l'exercice de ces fonctions. Le besoin d’uriner est plus vif alors , €t plus promptement suivi de douleur, que dans les circonstances ordinaires : aussi doit-on le satisfaire dès qu’on l’éprouve. Quant à la Constipation , qui est ordinaire aux femmes enceintes, on devra la prévenir en s’habituant dès les Premiers mois à effectuer l’évacuation alvine à des D. régulières, et la combattre par des lavemens. 1 IL n’est pas nécessaire de nous occuper ici du régime convenable aux femmes en couches : ce soin appartient plus spécialement à l’accoucheur.

Du Régime convenable à l'époque de la cessation des règles.

NTI serait trop long d’énumérer toutes les maladies auxquelles les femmes sont sujettes à la cessation des règles. Forcés de choisir, nous nous bornerons à arler de celles qui soubles plus communes, Au reste, É même régime peut en prévenir le plus grand nombre. Cette époque est plus orageuse chez les femmes qui ont usé du coït avant la puberté, et après elle avec excès; chez celles qui ont eu de fréquens Avortemens, des flueurs blanches, des affections siphylitiques, une menstruation irrégulière; chez les femmes des villes que chez les femmes des campanes. C’est bien réellement l’âge critique, celui où on rouve la punition de tous les déréglemens : car il est are qu'après une vie régulière et laborieuse “il arive de grands accidens, Les maladies les plus à raindre sont les pertes utérines, des flueurs blanches enaces, l’inflammation de la matrice, le cancer des namelles et de l'utérus. Ajoutons à cela que les im- * rudences sont plüs redoutables que jamais , et conluisent à toutes les grandes inflammations viscéra

les.

«es, affectiôns ordinaires à cette époque sont plus

ésagréables et plus douloureuses que redoutables: elles sont lhystérie, la goutte, le rhumatisme aux

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épaules et aux cuisses , les hémorroïdes, l’œdème, les éruptions cutanées , etc. ù MA LUS

Examinons l'influence des moyens'hygiéniquésdans leur rapport avec la production de ces diverses affections morbides. JR HG: SE

__ Les règles ne disparaissent pas subitement, ä moins d’une métastase funeste. D'abord elles apparaissent avec moins d’abondance, puis elles rétardent, puis elles sont irrègulières, enfin elles cessent complétement. Pendant cette décroissance successive de la menstruation, il y a des dérangemens de la santé, des incommodités variées. Il y a quelquefois des douleurs dans le ventre, des coliques, des tranchées. Un régimealimentairéadoucissant et sobre, dés boissons rafraîchissantes, des lavemens, des bains, un exercice modéré, sont propresà tempérer ces accidens. L'usage desubstancestoniques et excitantes, les abus, les'excès detoute espèce, lesexaspèrent;lespurgatifssontsurtout àcraindre. Siles signes de la pléthore se montrent, une saignée au bras les fera disparaître. Il faut surtout se garder dé chercher à rappeler les règles dans leur première abondance, parle coït, par des boissons excitantes, par des purgaïifs, des pédiluves, des sangsues à la vulve,, étc. Cette pratique, malheureusement trèsordinaire, a les résultats les plus funestes : ses suites communes sont de prime abord des hémorrhagies, des flueurs blanches, et par là suite le cancer. De même , si, lorsque cés tranchées existent, on s’expüse à une suppression de la transpiration, on doit éräindre linvasion d’une maladie de poitrine. En général rien ne seconde‘ mieux les efforts de la nature que l'exercice proportionné, l’absence des sensations mo: rales vives, la sobriété, la régularité dans l’exerci des fonctions. L'abus du coït augmente la sensibili de la matrice, la dispose à l’irritation. La compre sion dés seins, de l’éstomac, cause des maladies di ces organes. L'usage du poisson, des viandes salé ‘ét fumées , de la chair de porc, des épices, du fr mage, des mets de haut goût, la malpropreté, fav

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