PREMIÈRE PARTIE DE LA TERRE. — EUROPE
Position antronoiiilqne. — La portion continentale de l'Europe est située entre les 35* et IV degrés de latitude boréale, et entre le 13* degré de longitude occidentale et le 64* degré de longitude orientale du méridien de Paris (1); mais, en y comprenant les îles qui en dépendent, cette partie de la terre s'étend jusqu'au 81* degré de latitude boréale et au 34* degré de longitude occidentale.
EJfliites. — L'Europe est baignée, au nord, par l'océan Arctique; à l'ouest, par l'océan Atlantique; au midi, par la Méditerranée; elle est bornée, à l'est, par une ligne sinueuse qui traverse la mer de Candie, la mer Egée, le détroit des Dardanelles, la mer de Marmara, le détroit de Gonstantinople, la mer Noire, la mer d'Azof jusqu'à l'embouchure de l'Iéia, et une ligne tirée de cette embouchure à celle de Kouma (2). Les limites suivent ensuite les
(t) Comme presque loates les cartes modernes écrites en français sont établies d*aprés le méridien de Paris, je erois dOToir m*en servir dans cet oavrage, quoique je tronre qa*il eût été préférable do cootinoer à compter d*aprés le méridien de l'Ile de Fer.
(S) Les géographes donnent ordinairement le faite dn Cancaseponr limite de l'Europe; mais il ne parait préférable de suivre l'usage des chancelleries russes qui comprennent les gonyornements de Slavropol, dn Kouban et du Daghestan dans leurs possessions d'Asie, ce qui a l'avantage de ne pli morceler le Caucase.
côtes de la mer Caspienne jusqu'à rembouchure de Tlaîk on fleuve Oural, puis, le cours de ce fleuve, le faîte de la chaîne de rOural, la rivière de Eara et la mer du même nom.
Ei^étendne de TEurope n'est que de 101 160 myriamètres carrés > et sa portion continentale fornie une grande péninsule, attachée à TAsie du côté de Torient. Un de ses caractères les plus remarquables, et qui a sans doute exercé une grande influence sur sa civilisation, est la quantité de mers intérieures qu'elle renferme, aiasî qu'on a pu le voir à l'article précédent.
Ces diverses mers ou bras de mer y déterminent l'existence d'an grand nombre d'iles et de presqu'îles. Parmi ces dernières, il y est a quatre très considérables, savoir : la péninsule Scandinave au novA^Xe^ péninsules Hispanique^ Italique et Slatogreeque au midi. Dans le nombre de celles de moindre grandeur, nous citerons le Jutland^ entre la mer du Nord et la mer Baltique, la Bretagne^ entre la Manche et le golfe de Gascogne, la Crimée, dans la mer Noire.
Parmi les Iles, le groupe le plus important est celui de îles Britanniques, dans lesquelles se trouvent la Gfrande-Bretaçne et Vlr^ lande, les deux plus grandes îles de l'Europe. On y distingue aussi beaucoup d'autres îles moins considérables; les unes, comme celles de Wight, à'^Anglesey, de Man, S*Arran, dVlla, de Mull, de Skye, etc. , sont placées d'une manière plus ou moins isolée le long des côtes de la Grande-Bretagne; les autres sont réunies en groupes qui ont des noms généraux; telles sont les Hébrides, au nord-ouest, les Shetland et les Orcades ou Orkney au nord de la Grande-Bretagne.
Après les îles Britanniques, les îles les plus remarquables de l'Europe sont celles à^ Italie, dans la Méditerranée, où se trouvent les trois grandes îles de Sicile, de Sardaigne et de Corse, ainsi que d'autres petites îles, parmi lesquelles on distingue ïîle de Malte ^ Vile éCElbe, les îles Éoliôwnes.
Les îles de la Slavogrèce sont aussi très importantes ; on y distingue principalement la grande île de Candie, entre la mer de ce nom et la Méditerranée ; les nombreuses îles de Varehipel Grec, dans la mer Egée; les îles Ioniennes, dans la mer dn même nom; et les îles de Dalmatie, dans la mer Adriatique.
Nous citerons encore, dans la Méditerranée, les îles Baléares y dépendantes de l'Espagne.
La mer Baltique renferme aussi beaucoup d'îles ; les plus importantes sont les îles de Danemark, dont les principales sont Seeland^ Fionie, et Laaland; on y remarque également Vîle de Xugen, près
des côtes d'Allemagne; celle de Bomholm^ Œland^ Cothland et Varehipel de StocXholm^ composé d'une grande quantité de très petites lies, près des côtes de Suède, Tile à^Aland^ Varehipel d'Aèo^ rile à^Œsel^ et celle de Daço près des côtes de Russie.
Dans Focéan Arctique se trouve l'île de Vaigatz^ la Nouvelle^ Zemble^ terres peu connues au nord de la Russie, qui forment on archipel plutôt qu'une île unique, le Spitzherg^ autre archipel situé entre les 77* et 81* degrés de latitude et les îlee qui bordent les côtes^/aiVorp^«,dontlesprincipalesportentlenom AHles Lofoden,
Enfin nous citerons encore les îles Feroe^ petit archipel dans l'Atlantique, au nord des Hes Britanniques, et les Açores^ qui sont entre l'Europe et l'Amérique.
Le rell^ de l'Europe présente un caractère important, c'est Texistence d'une vaste i^alne qui traverse à peu près le nillea de eette partie de la terre de l'ouest à l'est depuis la mer du Nord jusqu'à la mer Caspienne, oii elle s'abaisse de manière que son altitude y descend à environ 20 mètres en dessous de l'Océan. Cette plaine est surtout très développée dans sa partie orientale, où elle s'étend de l'océan Arctique à la mer CasfHenne, et il s'en détache des espèces de rameaux qui s'avancent, comme des golfes, soit au milieu des contrées plus élevées, soit entre celles-ci et les mers. Les plus importants de ces golfes terrestres sont la partie de la France souvent nommée bassin de Paris et la plainte de Valachie, Le sol de la grande plaine est loin d'être parfaitement horizontal dans toote son étendue; il présente au contraire, quelquefois des collines ou des plateaux sillonnés par des vallons plus ou moins prononcés. On remarque, notamment parmi ces petites élévations, les collines ou plateau du Valdaï, au milieu de la Russie, que l'on décore souvent du nom de montagnes, parce que c'est le point de départ de graads cours d'eaux qui s'écoulent respectivement dans quatre mers différentes, mais leur altitude paraît être moindre de 350 mètres. Nous citerons également les élévations qu'on a nommées monts de Finlamde^ monts Maanselka et monts îVOlonetz^ qui constituent, dans le nord-ouest de la Russie, un massif dont l'altitude ne parait pas dépasser 400 mètres; et deux petites chaînes, dans le nord^stde la même région, lesquelles peuvent être considérées comme des dépendances de l'Oural et s'avancent dans la plaine en suivant la direction du nord-ouest. L'une, désignée par le nom de monts Timans^ s'étend des sources de la Petchora au cap Kanin sur l'océan Atlantique, l'autre est le Pae-Choi qui part du GS"" degré de latitude et se prolonge dans l'île de Vaigatz, probablement même dans la Nouvelle-Zemble.
Les parties nontaciuies de l'Europe peuvent, jusqu'à un certain point, être divisées en seize groupes ou chaînes que, nous distinguons par les dénominations suivantes : Les montagnes des îles AçoreSj celles des îles Feroe^ celles du Spitzherg^ les Dofrin^s^ les montagnes des îles Britanniques^ le plateau central de la France^ les montagnes Hispaniques^ les montagnes Sardoc&rses celles de Sicile^ les Apennins^ les Alpes ^ les monts Hercyniens^ les Karpathes^ les montagnes Slatogrecques^ celles de Crimée et VOural, Nous allons indiquer les principaux traits des quinze premières de ces divisions, en laissant la dernière pour l'article suivant, parce qu'elle appartient plus à l'Asie qu'à l'Europe (1).
Les Açores, les iles Feroe et le Hpilmberç, sont, conmie on Fa vu ci-dessus, trois petits archipels éloignés du continent. Leur sol est trèsmontueux : Vile Pico, dans le premier de ces groupes, atteint l'altitude de 2 412 mètres, Vile Oesteroe, dans le second, celle de 851, la Pointe-Noire^ dans le troisième, celle de 1 372. Il est inutile d'ajouter que, vu sa latitude élevée, leSpitzberg est en grande partie couvert de glaces et de neiges perpétuelles.
Les Dofrines, ou montagnes de Scandinavie^ forment ujie4ongue chaîne, dirigée du nord-ouest au sud-ouest, qui commence au Nord- Kin^ l'extrémité la plus septentrionale du continent européen, pour se terminer au Skager-Rak. Elles présentent le long de la mer du Nord une côte escarpée découpée par une multitude de bras de mer et de golfes étroits, nommés Fiords^ qui s'avancent quelquefois comme des rivières dans l'intérieur des terres et déterminent l'existence d'une foule d'îles, de petites péninsules et de caps.
Le versant oriental se compose, au contraire, de pentes très douces qui se perdent dans les plaines qui bordent le golfe de Botnie. Il résulte de cette disposition que les parties les plus élevées sont rarement au milieu de la chaîne, mais qu'elles sont souvent voisines de la mer du Nord et quelquefois même dans les îles qui bordent la côte. Ces montagnes se composent d'une série de plateaux ondulés, surmontés par des pics ou des crêtes et sillonnés par des vallées le plus communément transversales et quelquefois longitudinales; celles-ci sont les plus étendues.
La partie septentrionale des Dofrines a une largeur ordinaire de 10 à 14 myriamètres, mais la chaîne s'élargit au sud du 63** degré
(1) La claiBiflcalion des montagnes est ane chose d*aatant pla» difficilei que Ton est Kénéral»-
ment tenté de combiner arec les considérations orographiqaes proprement dites, celles hydrogra-
pbiqoes, gèognostiqaes et géogéniqoes ; aassi règne-it beaucoup de divergence dans les dîTîsions
•>% les dénominations employées par les aotears. Obligé de choisir entre ces diverses méthodes et
ie croyant pas les conoaissaocos nécessaires pour créer ose bonne elasslGcation drs montagnes,
ris ponr régie de me conformer, anlant que possible, à Tosage le plus ordinaire.
de latitude où se trouvent les cimes les plus élevées, notamment VTmesfield^ sous le 61* degré, haut de 2 605 mètres.
Les neiges perpétuelles sont très conmiunes dans les Dofrines, surtout dans le milieu de la chaîne. L. de Buch y fixait leurs limites inférieures à l'altitude d'environ 1 600 mètres sous le 61* degré de latitude, à environ 1 200 mètres sous le 67' degré, à environ 1 000 mètres sous le 70* et à 700 sous le 71*. On y voit aussi des glaciers, et il en existe un, au pied du Kunnen, sous le G7* degré, dont les glaces sont baignées par les eaux de la mer.
Les montagnes Britanniques couvrent la partie septentrionale et occidentale des îles de ce nom. Leur direction a beaucoup de rapport avec les Dofrines; elles s'abaissent aussi en pentes douces vers l'est, tandis que, du côté de l'ouest, elles forment des côtes escarpées et découpées par une multitude de golfes, de canaux et de bras de mer qui y déterminent un grand nombre d'îles et de presqu'îles. Leurs diverses parties sont désignées par un grand nombre de dénominations pjuticulières. On y distingue notamment les monts Grampians^ qui occupent la partie septentrionale de l'Ecosse, et les monts Chefnots^ qui forment en partie la séparation de cette contrée et de l'Angleterre. Du reste, ce système n'atteint pas une grande élévation, et le sommet que L'on considère comme le plus haut de toutes les îles Britanniques est le Ben-Nms^ dans les Grampians, haut de 1 344 mètres.
Les petites montagnes ou collines de la presqu'île de Bretagne^ dont l'altitude atteint tout au plus 300 mètres, forment un intermédiaire entre les îles Britanniques et le plateau central de Franee. Elles ne sont, en effet, séparées des premières que par la Manche, et du second que par une petite dépression du sol dans laquelle coule le Glain, et qui établit en quelque manière la communication du bassin de Paris avec la plaine de Gascogne.
La partie nord-ouest du plateau central est assez unie et d'une hauteur moyenne de 750. mètres; celle du nord-est, est, au contraire, fort entamée par des plaines : l'une des plus remarquables est la riche Limagne éP Auvergne^ séparée, par les montagnes du ForeZy des plaines de Monthrison et Roanne^ traversées par la Loire, et qui, en se réunissant à la Limagne, forment Isi plaine du Bourbonnais^ qui se lie à la partie sud-est du bassin de Paris. Entre ces plaines et celles où coulent le RMne et la Saône ^ s'étendent les mant<ignes du Lyonnais^ du Beaujolais^ du Morvan et de la Cûte-XOr^ dont l'altitude va successivement en s'abaissant, et que l'on peut considérer comme séparées des dépendances des monts Hercyniens par les cours de l'Aube et de la Yingeanne.
La partie sud-est du plateau présente des chaînes plus éleyées connues sous les noms de mo7itagnes ÎAuvergaie et de Cévennes.
On distingue dans les premières trois groupes principaux : les monts Dores ^ dont le sommet le plus élevé, nommé le Pwy^deSaiÊ€^^ atteint la hauteur de 1 886 mètres ; le Cantal^ grosse masse oontque, dont l'élévation est de 1 857 mètres, et les moîUs Donies^ q[«i forment une chaîne de montagnes coniques, dont le point coliixinant est le Puy-de-Dôme^ haut de 1 467 mètres.
Les Cévennes^ qui forment la chuta du plateau central vers le golfe de Lyon et le cours du Rhône, se présentent en général sous la forme de plateaux terminés par des escarpements plus ou moias prononcés et surmontés dans la partie orientale par quelques chaînes ou sommités plus élevées. Leur point culminant est le mont Mézin près des sources de la Loire, qui atteint l'altitude de 1 766 mètres. La chaîne de la Margeride^ qui lie les Cévennes avec les montagnes d'Auvergne, s'élève à 1 500 mètres. Le prolongemeiit oriental des Cévennes, ou chaîne du Pilas^ atteint l'altitude de 1 072 mètres et se rattache aux montagnes du Lyonnais, dont il est séparé par le cours du Gier. Le prolongement occidental, domt le point culminant est le j^ic Nore^ haut de 1 256 mètres, porte le nom de montagne Noire et se perd dans la plaine de Gascogne.
Au sud de cette plaine s'élèvent les moatagaes Hlspaai^aes, vaste plateau d'une hauteur moyenne de 700 à 900 mètres qui occupe toute la péninsule Hispanique, et sur lequel s'élèvent des dmes plus élevées que l'on peut diviser en six systèmes que nous désignons par les noms de Pyrénéen^ de (xuadarama^ de Tolède^ de Morena^ de Nevada et ^Ibérique,
Les cinq premiers de ces systèmes sont dirigés de l'ouest à l'est et respectivement séparés, dans la partie occidentale de la péninsule, par les cours du Duero, du Tage, de la Guadiana et du Guadalquivir.
Le système Pyrénéen^ qui est le plus étendu et le mieux prononcé, se compose de deux chaînes principales, les Pyrénées à l'est, et les monts Cantahres à l'ouest.
Les Pyrénées^ qui s'étendent du golfe de Lyon au golfe de Gascogne, forment une chaîne très remarquable, dont le versant septentrional se détache nettement dans sa partie occidentale de la la plaine de Gascogne, mais qui, dans sa partie orientale, a des contre-forts dont une portion est connue sous le nom de Co^rUèrsi^ et n'est séparée des Cévennes que par la dépression dans laqudje on a construit le canal de Languedoc. Le versant méridional, limité par la grande dépression où coule TÊbre, est beaucoup plus déve-
loppé et s'étend sur presque toute la Catalogne. Les Pyrénées sont sillonnées par un grand nombre de vallées transversales, qui, en général, prennent naissance au faîte de la chaîne ; les vallées longitudinales y sont peu étendues. On y voit beaucoup de cirques ; Tan des plus remarquables par l'élévation et l'escarpement de ses bords, ainsi que par la beauté de la cascade qu'y forme le gave de Pau, est YOuîe de Gavarnie^ ainsi nommé parce qu'il ressemble à une immense chaudière. Ces montagnes ne présentent en général que des crêtes étroites et des pics qui atteignent, dans le milieu de la chaîne, une hauteur considérable ; tels sont le pic de Néthcm^ haut de 3 404 mètres, et le Mont^Perdu^ de 3 351. Les cols ou, comme disent les habitants des Pyrénées, les ports ^ par où l'on peut franchir cette partie de la chaîne, sont aussi très élevés; tels sont le port de la Paz, haut de 3 298 mètres ; celui d'Oo, 3 002; celui de Gavarnie, 3 333, etc.; mais la chaîne s'abaisse vers ses deux extrémités, et le col de Gorrity, que l'on considère comme formant la limite entre les Pyrénées et les monts Cantabres, ne paraît pas avoir plus de 1 000 mètres de hauteur ; néanmoins on trouve, dans la partie orientale, le Canigou^ qui atteint encore une élévation de 2 785 mètres, quoiqu'il ne soit qu'à 7 myriamètres du point où la chaîne se termine, et le moTU Serrât^ en Catalogne, qui a 1 218 mètres d'altitude.
Les hautes cimes des Pyr^ées présentent des neiges perpétuelles, dont la limite inférieure est, d'après Ramond, à environ 2 700 mètres, du moins sur les pentes septentrionales, car il est rare que les neiges des pentes méridionales ne fondent pas entièrement pendant rété. Il existe aussi quelques glaciers dans le milieu de la chaîne, mais ils sont restreints aux grandes hauteurs, et ne descendent pas dans les vallées profondes.
Les moiUs Cantabres forment la côte que borde le golfe de Gascogne au midi; leurs principales parties sont désignées par les noms de monts d'Âralar^ Sierra de Arazazu^ monts d'Âltube, Sierra ie Salvada^ Sierra Angana^ Sierra Sejos^ Sierra Covadonga^ Sierra Peharamela^ Sierra Constantina^ Sierra de Meyra^ Sierra de Tronr cedo^ Sierra de Quadramon^ Sierra de Teeyra^ etc. Le faîte de cette chaîne étant peu éloigné de la mer, son versant septentrional n'a pas beaucoup d'étendue, mais son versant méridional présente des lanteaux plus ou moins prolongés. La cime la plus élevée parait être la Pefia de Penaranda^ haute de 3 262 mètres.
Le Système qui porte, dans le centre de la péninsule, le nom de Sierra de Cruadarama^ aussi nommé monts Carpétaniqucs^ se prolonge à l'ouest sous diverses dénominations, notamment : Sierra
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