‹ Précis élémentaire de géologieChapitre 11 sur 107 · IK · texte numérisé non relu

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nord, celui-ci tend fortement vers le sud. Il prend un grand développement dans sa partie méridionale, où l'on peut le considérer comme s'étendant des bouches de l'Èbre à Tembouchure du Jucar. Parmi les diverses parties de ce système, nous citerons la Sierra de Ocay la Sierra de Mancayo qui atteint l'altitude de 2 340 mètres, la Sierra de Molina^ la Sierra de Camarena^ la Sierra de Fspadan.

On peut aussi citer à la suite des montagnes de la péninsule hispanique les Ues Baléares^ où se trouve, entre autres, le puig de Torcella dans Tîle de Majorque dont l'altitude est de 1 463 mètres.

La Sardaigve et la Corse sont deux îles qui forment, dans la Méditerranée, une petite chaîne de montagnes, dirigée du sud au nord, interrompue par le détroit de Boniface, et dont il se détache des rameaux transversaux. Le point culminant paraît en être le Monte-Rotondo en Corse, haut de 2 672 mètres.

La Sicile est aussi une île montueuse, séparée de la chaîne des Apennins par le phare où détroit de Messine. Son point le plus élevé est VEtna^ grosse montagne isolée, de forme conique, dont l'altitude est de 3 237 mètres.

Les Apenniaa sont une grande chaîne de montagnes qui se dé« tache des Alpes maritimes, vers le cours de la Roïa, en se dirigeant d'abord de l'ouest à l'est, à peu près parallèlement aux Alpes pennines et lépontiennes dont ils sont séparés par une plaine ou grande vallée arrosée par le Po, laquelle est, en quelque manière, le prolongement de la mer Adriatique. Les Apennins se recourbent ensuite vers le sud en traversant la péninsule italique dans le sens de sa longueur. Leur point culminant est le Cfran Sasso d^Italia^ dans l'Abruzze, haut de 2 925 mètres, mais la chaîne est en général beaucoup moins élevée, et se présente le plus ordinairement sous la forme de croupes arrondies ; cependant le versant méridional de la partie qui longe le golfe de Gênes se compose d'escarpements qui s'élèvent brusquement le long de la mer.

On considère habituellement les Apennins comme se bifurquant vers l'extrémité de la péninsule, de manière que les deux branches embrassent le golfe de Tarente; mais M. Ponzi (1) voit dans ces deux branches des portions de deux chaînes latérales plus ou moins interrompues qui s'étendent des deux côtés de la chaîne principale; toutefois celle du versant septentrional ne serait représentée que par les montagnes éCApulie et par le mont [Gargano qui forme une espèce de cap dans la mer Adriatique, mais celle du versant méridional se composerait de toutes les montagnes qui bordent la côte

(t) BuU. de la Société géoL de France, 1880, VII, 46k

36 GÉOGn.U'Hiïi.

(le la p(.'iiiii>ule le Ioii^î:,^ de la nier TviThv'iiirinie et qui ne sont, en (iu< ^:ue m.uiièi'c^, int^M'rnni]vi(.'s (jur' -j).-!!- les ])clites ^y(^^///^r.? (|ui se Irr'ivoiit ànx embouchures <le> ])riiu'i|>.aix cours d'eau tels que l\L-no. le y'ihrc et le V<l(r.ru(', r.-.'Lii le- ^u:-r>)U])e.s de cette chaîne nous citerons : les 'moiihujiivii AitvcnnH, celles d.e Pht\ celles du i fini i^ihjlc^<\ le monte Amlnin en TesCiine (^mt riillitude est de 1 770 mètres, les monU Cnni/ies (t les }/(<)iifs (fAJhdn't ww ^'uvirons de llome, le^ monta f/jics (le (Jitife. le ]'e.^fn-,> jn-rs do X;i|)les, les Oiiniitn>/nes (te Sorente^ eelh^s (tr Cotai, rc (jui se l'ecouj'o^ nt v-o's celles (le Sîeite dont elles ne sont sépai'érs qiie j-ar le pliare de ]\IeNsiue. On [)eut aussi considérer conmie d:'|)eii(]nnces de cett ' eli.iîiie les îles (|ui Ixn'dent la côte, telles que Tile d'Elht^ Tîle d;- (^i"glio, File l*onza, l'ile (riscliia, ^'te.

Les /ilpom st-nt les montiiirnes 1rs pliisremai'quahles de l'Europe. t;nit sous le rajjport de leur élévutioîi (qne sons celui de l«'iir étendue; elles forment une chaîne qui se prolojig" du golle de Lyon aux plaines dr la llcmgiie, en se dirigeant d'ahoi'd du sud w.w nord, et eijsuite <lc l'ora'st à l'est.

Il y a diverses nuniièi'es de divi'-er les Alpes et de nonnuer leurs divisions. La jiaitie occi(l(uitnl«', c'i st à dire celle (pu se dirige du îsud a)i no)*d est souvent divisée en Alpes 'marltunes, qui s't'tendeut de l;i mer au mont Viso, ])rrs d<'S sources du Po; en Al^e^ cutiî-'ji.ies, qui se jn-olongeiit de ce point au mont CiMiis : (n Aljtcs fjraies, i\m se tei'minent avec le M«>nt-BL'i]ic. La partie ori.'iitale, c'est à C\v:(' celle qui S(* dirige de l'ouest à Test devenant ])lus large, on V disti-:i:ue ordinairement la série des chaînons se]>tenti'ionaux de kl séiie des chaînons méridioiuiux. Celle-ci se c«nnpose des Atjtes pe, nulles^ qui s'étendent du ilont-Llanc au MonMiose; des Atpes lepontleiines ^ qui se [)rolong<Mit jusqu'au jMont-]>ernardin, pj"ès des sources du Khin supérieur; des Alpes rliétiqves, qui se terminent au Moiite-Croce, i)rès des sources de laPiave; des Alpes camiques , qui tinis>ent au Mont-Terglou pi'ès d»'S sources de risonzo et des Karan'anlicn que Ton i)ourrait considérei- coninn* se prolongeant jus([u'à la partie^ inférieui-e du cours de; la Mur, (]ui les séparerait des moatagnes de Bakony^ où Ton peut aus.^i voir une dépendance des Alpes, séparée des Karpathes par le cours du Danube (1). Dans la série des ehaînons septentrionaux se trouvent

(1) On considêrfi ordinairement comme des dépendances des Alpes el on appelle A'pt'< jnliennes cl A peà dinanenn»>s les montagnes qui se (Jélachent des Alpes caruiques el .Ic^ k,ir.iw.iiik.en en se dirij;»'aDt au sud-est; mais il me paraît préférahle de les comprendre dans le ^Toupe que j'appelle slavo^rec parce qu'elles ont une direclion différenle de celles des Alpes et qu'elles se lient plus intimemeal avec les autres montagnes de la Siavogrèee.

les Alpes bernoises, au nord de la vallée du Rhône; les Alpes de Saint'GaJl, au nord-ouest de la vallée du Rhin, et les Alpes nonques, que l'on peut considérer comme s'étendant du lac de Constance au Kahlenberg, près de Vienne. On distingue aussi, entre les Alpes noriques et camiques, sous le nom à^ Alpes styriennes^ un chaînon intermédiaire commençant vers les sources de la Mur et se rattachant au LeythageUrge, qui se prolonge entre la plaine de Vienne et celle de Raab, en Hongrie, jusqu'au Danube, qui le sépare des Karpathes.

D'autres fois on désigne simplement les portions des Alpes par les noms des contrées qu'elles traversent ; c'est ainsi que l'on dit : les Alpes piémontaises, les Alpes dauphinoises, etc. ; mais cette nomenclature a souvent l'inconvénient de séparer les deux versants d'un même chaînon.

Le Mont-Blanc, dont l'altitude est de 4 810 mètres, est la cime la plus élevée des Alpes et de l'Europe entière, lorsque Ton considère le Caucase comme appartenant entièrement à l'Asie. Parmi les antres cimes nous citerons ]& Mont-Rose, 4 636 mètres ; le Finsteraarhom, dans les Alpes bernoises, 4 362 ; le mont Viso, 4 214 ; YOrtler dans les Alpes rhétiques, 3 908; le Cross-Glockner, dans les Alpes noriques, près des sources de la Salzach, 3 791 ; le Terglou, dans les Alpes camiques, près des sources de la Save, 3 019 ; VEisenhut, dans les Alpes styriennes, 2 493. Dans le nombre des passages les plus fréquentés des Alpes, nous citerons le col de Tende, dans les Alpes maritimes, élevé de 1 795 mètres ; le mont Genèore, dans les Alpes cottiennes, 3 592 ; le mont Cenis, 2 066 ; le grand SaifU-Ber^ nard, dans les Alpes pennines, 2 491 ; le Simplon, dans les mêmes Alpes, 2 005 ; le Saint-Gotkard, dans les Alpes lépontiennes, 2 075 ; le Splilgen, dans les Alpes rhétiques, 1 925; le Brenner, dans les mêmes Alpes, 1 430 ; le Terglou, 2 840 ; le Loiblberg, dans le Karawanken, 1 309; le Semmering, dans les Alpes noriques, 1 413.

Les parties les plus élevées des Alpes sont couvertes de neiges perpétuelles, qui commencent vers l'altitude de 2 700 mètres. On y Toit aussi, surtout dans les environs du Mont-Blanc, des glaciers très étendus. En général, les Alpes par leur élévation, leurs escarpements, les pics décharnés qui forment plusieurs de leurs cimes, les neiges et les glaces qui en décorent d'autres, les eaux qui se précipitent en cascades de leurs sommets, les forêts et les pâturages qui recouvrent leurs flancs, présentent les effets les plus imposants et les vues les plus pittoresques de l'Europe. On y remarque beaucoup de vallées longitudinales plus ou moins étendues, mais généralement barrées à leurs extrémités et communi(|uant

38 GEOGRAPUIE.

par (]es iléilK's transversaux, commuiu'mciit fort rtroits, et dont les lianes sont ordinairement plus c>ear})és (jue eenx des vallées lon;,^itudinales.

Le ver>ant sud-est des Alpes oecidentalc^s. après s'ûtrc séparu des A[)cnnin>, présente des pentes al)ru])tes nettement détaeliées delà plaine du Po; mais à j)artir du lac de (iarde, les eontre-fî^rts .^V-largissent et se rattachent à deux])etits £rrou])esdemonta^Miesconi(iuos nommées Monll-Berlci et moals Evjjanfxm et ensuite aux montagnes Slavogreeques.

Le versant oj)posé comprend dans sa ])ortion méridionale de ])uissants contre-forts qui recouvrent la jikis gi*ande partie de la l'rovenee et du Danphiné. et dans le n()nd)re des(juels nous citerons, en allant du sud au nord, les Macres, VEstvrcL le Lcheroa^ le r/i'jnt Vcntuux.. Il s'en détache ensuit(\ au nord du Rhône, nn grand ehaînnn ou chaîne ])articnlière. nommée Jura, qni va se rattacher aux monts Hercyniens, dont elle est sépaii'e par le Tihin et ])ar la dépression où passe le canal (pii cominnni<|ue de ce ileuve à la Saône. Le Jura atteint, au /r'^r('//r/,raltitn(h'de 1 717 métrés et est sillonné à ses extiémités par nn grand nomln'e de vallées longitudïjiales dirigées, comme la chaîne, du sud-ouest au nord-ouest.

Entre le Jura et la continuation des Alpes s'ouvre nue contrée plus basse ou plalue inégale qui se pi'olonge le long des Al})es au ti'avei's de la tSuisse, (Je la Hovahe et de ht ]>(irlr,u\ jus(pie vers le confluent de Tlums avec le Danube, où les Al[)es ne sont j)lus sé- ])art'es des monts Hercyniens que par le cours d(î ce dernier Ileuve.

Nous entendons par montai Hercyniens rcMisemble des jKiys inontueux qui s'étendent du ])assin de Paris aux jdaines de Pologne. Ce système forme un grand nondjre de chaînes et de groui)es })ortant des noms particuliers. La ]>artie occidentale est dirigée du bud-ouest au nord-est, de même (pie le grand nombre des chaînes c[ui la composent, et, quoique cetti^ direction se* retrouve encore dans ])lusieuj's des chaînes de la. partie orientale, celle-ci peut être considérée comme ayant une direction générale du nord-ou(îst au hud-ouest, de soj'te que rensend)le du système présente la forme d'un arc de cercle, du moins du côté méridional ou interne; car, du côté externe ou septentrional il se détache une longue chaîne dirigée vers le nord-ouest que Ton j)eut considérer comme le prolongement ou plutôt comme le commencement du massif oricMital.

La partie nn^ridionale du massif (x^cidental est partagée, ])ar la 2)1 aine où coule le lihin de Bdle à Mni/enre, en deux grou[)es que Ton envisage sou\ent conune deux chaînes dirigées du sud au nord.

Celle de Touest se compose des Vosges^ au sud de la Zorn ; de la Hardt ou lasses Vosges^ au sud de la Primm; et des montagnes de la Naht^ au sud de la rivière de ce nom. Les Vosges sont un groupe de montagnes coniques qui atteignent, au lallon de Sulz^ Taltitude de 1 430 mètres. La Hardt se compose d'une série de plateaux moins clevés, sillonnés par des vallées à flancs escarpés, semblables à des murs flanqués de grosses tours. Les montagnes de la Nahe présentent, comme les Vosges, des élévations coniques, dont l'une, le Donnersberg^ atteint l'altitude de 679 mètres. L'ensemble de cette chaîne se dessine par des pentes rapides du côté de la plaine, mais sur le versant opposé elle s'abaisse lentement vers le bassin de Paris par l'intermédiaire des plateaux de la Lorraine occidentale et se rattache par les monts Faucilles et le plateau de Langres au plateau central de la France.

De l'autre côté de la plaine d'entre Bâle et Mayence se trouve, en face des Vosges, le Schwarzwald ou forêt Noire ^ montagnes qui ont beaucoup de ressemblance avec les Vosges et dont le point culminant est le Feldberg^ haut de 1 493 mètres. Il se détache de la partie sud-est de ce groupe une chaîne étroite que l'on appelle Bauhe Alb ou Alpe de Soudbe ou Jura allemand^ parce qu'elle forme le prolongement du Jura. Elle atteint l'altitude de 1 020 mètres au Hokenberg^ près de Kotweil.

Une dépression que le sol éprouve vers le cours de la Prints, au nord du Schwarzwald, sépare ce groupe de YOdemvald et du Spessart^ autres groupes placés dans la même direction, et dont les points culminants sont le Katzenbuckel et le Geiersberg^ hauts de 625 et 617 mètres.

La partie septentrionale du massif occidental des monts Hercyniens commence par un vaste plateau qui s'étend des sources de l'Oise à celles de la Diemel, et qui n'est coupé que par des vallées étroites. La portion de ce plateau comprise entre les sources de l'Oise et celles de la Kyll porte le nom à^Ârdenne et atteint, aux hautes Fagnes, près de Malmedy, l'altitude de 695 mètres. Entre l'Ardenne et le Rhin se trouve VF^fel^ où le plateau est surmonté par des élévations coniques, dont l'une, leHohe-Acht^ près d'Adenau, a 760 mètres. La Moselle sépare l'Eifel du ffundsriick^ qui se lie aux montagnes de la Nahe et dont une des crêtes, VFrbsenkop/^ s'élève à 758 mètres. On peut également distinguer dans la partie du plateau situé sur la rive droite du Rhin, trois parties principales, savoir : le Taunus ou Hœhe^ entre le Mein et la Lahn, lequel atteint, au Gross-Feldberg ^ l'altitude de 880 mètres. Le Westerwaldj entre la Lahn et la Sieg, et le Sauerland au nord, dont l'ai-

titude ne paraît pas surpasser 563 mètres, qui est celle du Hein^ herg près Friedenwald.

A Test de ce grand plateau, le sol éprouve des dépressions plus ou moins étendues et qui séparent divers groupes de montagnes parmi lesquelles nous citerons le Vogelsgehirge^ le Rœhngehirge et VRalicMswald^ qui se distinguent par une grande quantité de sommets coniques et qui atteignent, au Dammersfeld^ dans le Rœhngebirge, l'altitude de 923 mètres.

Le massif oriental, prolongé comme nous l'avons indiqué cidessus, a la forme d'un triangle allongé, dont le sommet s'élève au milieu de la grande plaine vers le confluent de TOI ire avec l'Ems, et commence par une longue chaîne fort basse que l'on peut envisager comme formée de trois chaînons parallèles : le principal, aa sud-ouest, est le Teutohnrgencald ou Egge; le second, au milieu, qui est à peu près aussi étendu, est quelquefois désigné par la dénomination de montag7ies du Weser ou de chaîne de la Porta Westphalica^ du nom d'une coupure traversée par le Wcser ; le troisième, au nord, n'est qu'un petit chaînon, entre Minden et Hanovre, appelé Deister. A la suite des montagnes du W( ser s'élève le Harz^ groupe à peu près isolé qui atteint, au Brochen^ l'altitude de 1 140 mètres. Le Harz est séparé, par \q plateau de la Thuringe^ du Thu^ ringencald^ chaîne qui se trouve sur le même alignement que le Teutohurgerwald et dont le point culminant est le Gross-Beerhergy élevé de 1 046 mètres. En continuant la même direction, on trouve le Frankemrald^ puis le Fichtelgehirge^ et enfin la grande chaîne du Bœkmerwald^ qui, comme nous l'avons dit, n'est séparée des contre-forts des Alpes noriques, que par le cours du Danube, et qui atteint, au Racket^ l'altitude de 1 451 mètres.

Du côté nord-est du triangle, une espèce de golfe de la grande plaùie interrompt, aux environs de Leipzig^ la continuation du Harz avec les montagnes de la Lusace^ qui sont suivies par le RiescTir gehirge ou montagnes des Créants^ et ensuite par les Sudêtes^ lesquels ne sont séparés des Karpathes que par le cours de TOder. Le point le plus élevé de cette chaîne, et en même temps de tous les monts Hercyniens est le Schneekoppe dans le Riesengebirge, haut de 1 608 mètres. Cette chaîne est liée avec la chaîne occidentale par deux chaînons dirigés du nord-est au sud-ouest : l'un, au midi, lie les Sudètes au Bœhmenvald, c'est le Mœkrischegehirge ou monts Moraves^ séparés des Karpathes par la Marsch, et qui atteint, au Fleckenstein^ l'altitude de 1 340 mètres ; l'autre, plus au nord, est VErzgelirge ou monts Métalliques^ dont le point culminant est le Keilherg^ haut de 1 241 mètres et qui lie les montagnes de Lusace

EUnOPE. 41

avec le Fichtelgebirge. Cette espèce de parallélogramme renferme un sol moins élevé, que l'on appelle souvent la Plaine de Bohême^ quoiqu'il soit d'ailleurs fort inégal.

Les Karpalhes ou monts Krapachs forment, comme on a d6jà pu le voir, le prolongement des Alpes et des mont Hercyniens dont elles ne sont séparées que par les cours du Danube, do la Marsch et de l'Oder. Elles décrivent, entre les 14« et 24^ degrés de longitude orientale, un arc de cercle dirigé de l'ouest à l'est, dont la convexité est tournée vers le nord. La partie occidentale se divise ordinairement en deux portions : les petites Karpathes ou montagnes de Pœsing^ qui sont peu élevées et s'étendent entre la plaine de Moravie à l'ouest et celle de Raah^ en Hongrie, à l'est; les BesUdes ou monts de Jallunka qui se lient à l'ouest avec les Sudètes. Le reste de la chaîne est ensuite borné au nord et à l'est par la grande plaine d'Europe, dont elle se détache d'une manière uniforme et nette, en présentant néanmoins des pentes assez douces. Mais le versant intérieur ou méridional est plus compliqué, et il s'en détache de puissants rameaux, ou plutôt la chaîne forme des renflements considérables qui s'avancent dans la plaine. Il y a notamment, vers le milieu de la chaîne, entre le Vaag et la Theiss, un massif considérable dont le groupe principal porte le nom de Tatra^ dans laquelle se trouve la pointe de Lomnitz^ haute de 2 701 mètres. Ce massif se prolonge jusqu'au Danube, qui le sépare des montagnes de Bakony. Un autre massif, dans lequel se trouvent les montagnes de Bihar^ sépare la plaine de la Theiss de celle ie Transylvanie^ à l'est de laquelle la chaîne extérieure des Karpathes parait atteindre sa plus grande élévation, au Budosch-IIegy ou montagne puante^ haute de 2 924 mètres. Un peu au sud de cette eime, la chaîne se perd dans la plaine, ou plutôt elle se recourbe presque à angle droit pour former un grand chaînon, souvent appelé montagnes de Fagaras ^ et quelquefois Alpes hastarniques^ lequel est dirigé de l'est à l'ouest en se rattachant aux montagnes de Bihar, qui ne sont séparées de celles du Servie que par le cours du Danube.

Les montagnes que nous désignons par l'épithète de dlavogrecques s'étendent sur presque toute la vaste région comprise entre la mer Adriatique et l'Asie. Elles se rattachent au nord-ouest aux Alpes camiques, aux Karawanken et aux montagnes de Fagaras, et ne sont séparées des montagnes du milieu de l'Asie, à l'est, que par des bras de mer plus ou moins étroits. Ces montagnes sont compliquées et peu connues, de sorte qu'il est difficile d'en donner une idée générale. Peut-être qu'il y a lieu d'y distin-

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