‹ Précis élémentaire de géologieChapitre 48 sur 107 · DE LA CLASSIFICATION DES TERRAINS · texte numérisé non relu

DE LA CLASSIFICATION DES TERRAINS

DéllnItloB ëes t«rralas. — Leâ matériaux qui composent récoroe du globe terrestre, et que l'on désigne d'une manière générale par le nom de dépôts (1), se divisent en roches^ lorsqu'on les envisage sous le rapport de leur nature, ainsi qu'on l'a vu dans la minéralogie; mais ils se divisent en terrains (2) lorsqu'on les considère sous le rapport de la position qu'ils occupent et de la manière dont ils s'associent entre eux, circonstances qui résultent du mode et defépoque de leur formation.

IJaU^b ëes terrains. — La série des terrains, oonmie toutes les autres séries de corps naturels, présentant beaucoup de liaisons entre ses diverses parties, les nombreux rapports de leurs termes s'établissant en manière de réseau plutôt qu'en série unique, et les différences n'étant en général bien tranchées qu'autant que l'on compare des termes éloignés, on conçoit qu'il y a plusieurs manières de classer les terrains selon les divers points de vue d'où partent les personnes qui s'occupent de cette étude, laquelle d'ailleurs est encore fort nouvelle.

(f> Qatlqaas yéologtMis rMlreigneot la nom de dépôt aox maiièrei qui ont été dépoêéeg par les eau, et peatent qa*il db pent être appliqoé i celles qai ont été pousêéet de rintérieur; mais, dans ortte maaiére de ▼oir, on D*a pas de nom poar dèstgoer les parties de Técorce terrestre dont Je ■ode de formation n*est pas conna ou qui &e composent de matières qni se rattachent aoz deox modes de formation, ce qai est nn grana inçon? énient.

(S) Je considère le mot terrain comme s*appliqnant a«x divisions de divers rangs, et je crois qneeeite marche ne mérite pas le reproche qn'on lai a fait en ressimilanl à celle qui donnerait fgslement le litre de classe, d*ordre on de genre, à des divisions de valeors di0erentes, poisqne je n*aflBCte pas de rang déterminé an nom de terrain. Il me semble qu'il n*y a aucun incooTènieni A ce que je dise, par exemple, terrain jurassique, quoique j'aie dit terrains secondaires, ni êerrainoxfordien, quoique j'aie dit letrains secondaires et terrain jurassique. Cette marche ■st plos simple et plus conforme i l'usage que celle qui force i dire chaque fois, sons-ordre crétacé, étage osfordien, ete., car outre qu'il y a quelque chose de prétentieux A répéter trop sonveot h$ ternes didactiques qui servent d'échafaudage aux classifications scientifiques. Il en résulterait qnelfwfois de la confusion, parce que les géologues sont loin d'être d'accord sur la valeur à donner 4 cea dénominations ; c'est ainsi, par exemple, que le mot systènie, qui pour les uns exprime on des éeminrs degrés de la claskificatioo, répond pour d'autres à l'un des termes les plus élevés. ^ QaMi an mot formaiion, qui a été «ouveut employé dans le sens que je donne à terrain, il me pecnlItMveoable de le réserver pour son vériubie «ttu», c'e^i a dire pour ce qai a rapport au de la formation et non i ses piodui:s.

Le tableau suivant fait connaître la classIflcatloB que aou salvrons dans cet oavrage (1).

(i) Je ne répéterai point ici toat re que j'ai dit dans des éditions aDtérienres ponr expliqaeret justifier la rla>i^itiraiion et la notncncialure que j'ai adoplées, d'autant plus qo*ane partie d^c«s considéra(ion.s est devenue mainteoant sans objet, du moins eu ce qui concerne la classiiicaU.->n, mais je croi^ devoir dire quelques mois sur la nomenclature.

Il y a encore, parmi les f;éolotrues, deux itr^nds $.y»lèmes de nomenclature en présence : ee!ai qai se sort de dénomioations minèralottiques arrompaKnèes d'indications tirées, soit de la poMU<>D stratigraphique, soit de fossilet: caractéristiques, soit d'une localité typique; l'autre qui donne ioi diverses divisions des noms spéciaux, créés sons formes adjectives, mais qui s'emploient aavq comme substantifs.

Ces deux modes ont leurs avantages et leurs inconvénients.

Le premier eiait très bon lor.'-que l'on croyait, avec Werner, que chaque période chronoIOj:iqii<» aTait donné nai.^^sanct^ à des dépôts de nature particulière; mais depuis qu'il est reconnu qufdes dépôts faits à une même époque et de la même manière peuvent être de nature compléteroeDi ilifférente, selon les lieux, ce système de ooraenrialure conduit à des idées fausses ; car, si je ûif,\>iT exemple, qu'un des plus pui!»sanls depuis du Maine appartient à la craie chloritée, on ne se <1uqtora pat» que je veux indiquer des sables et des poudingue» ferrugineux.

Le second sysième a, au contraire, l'avanlaK^' de n'employer que des noms donnant ridéi> qt» l'on attribue aux objets dont on parle ; ainsi, dan<i l'exemple cité ci-dessus, lorsque je dis qu'il y a dans le Maine un puissant dépôt do sables et de poudingues de l'étage crétacé moyen, on C'^iÇ >it à l'instant qu'il s'ngll de sable:» et de poudinj^nes, et qu'eu outre ces sables et ces poudiugues e&l clé dépo>és pendant la i)ériode que j'appelle crètaeee moyenne.

Toutefois, quels que soient les avantages do ce système, il a des inconvénients lorsqu'on le pousse trop tuin. On sait en ettet qu'une série de dépôts, qui se distinguent nettement par des caractères particuliers dans une contrée, i^eut êlre représentée ailleurs par an dépôt dans lequel ou ne retruuve pas les disliuclions que l'on a reconnues dans la contrée plus favorisée. Je yanit donc que l'un dotl être très réservé dans l'adoption de ces divisions à noms spéciaux, et qoe l'on doit se borner à indiquer leurs subdivisions par des noms minéralogiques combines avec la localité. C'est aïoifi, par exemple, que, au lieu d'admettre plusieurs noms systématiques, tels que turonieo, céuomanien, albien, aptien, etc., pour désigner les diverses parties de ce que j'appelle étage crétacé moyen, je dirai que, dans le bassin de Paris, les membres principaux ae c«l cUi* sont : le tutleau de Touraine, les sables du Maine, la marne argileuse du Perlhois et Tes satnei verts de Munlietamey. Celle marche, qui fait mieux connaître ce dont il s'agit, a antsi TavanlJiff d'éviter des contuMOos lorsqu'il y a divergence ou chaugcmeot dans la classification, Si, pir exemple, j'avais décrit, dans mes anciennes éditions, le calcaire de Purbeck {Purheck LitMMuhe en le désignant uniqurmenl sous le nom de calcaire veldien, celle description serait nne au^ d'erreur maiulenanl que l'on a reconnu que ce calcaire doit être rangé dans le terrain jurassique, maie, comme je l'ai décril sous le nom de calcaire de Furbeck, la descriplion peut loujoars sernr, et l'on verra laci!eiu»'ul, en consultant un ouvrage plus nouveau, que le changement introdoii .^ borne i faire passer la ligne qui sépare le terrain crétacé du terrain jurassiqne «ntre raruik du Weald el le calcaire de Purbeck, au lieu de la faire passer entre celui-ci et le calcaire dePorlland.

Parmi les auteurs qui ont créé des noms systématiques Tun des plus heureux a été Alcide d'Orl>igny, car beaucoup de géologues ont adopté les noms, en grande partie nonveaux, qu'il a donaét aux vingt-six éta»:e^ qu'il disiinguail dans Técorce du globe terrestre. Je n'ai pas cru devoir suivre la même marche. D'abord parce que, au lieu d'adopter des noms nouveaux, je crois qu*ii est pics convenable de se servir, autant que possible, des noms antérieurs, lors même que l'on en moditie l'acception, de même que preisque tous les naturalistes ont conservé les noms de genres de Linoeas, tout en donnant d'antres limites à ces genres. Je crois, d'un autre côté, que, au lieu de mnllipiier les noms systématiques, il est préférable, lorsque les circonstances s'y prêtent, de ne dislini,'a3r les divisions d'un étage que par les épithètes de supérieur, moyen el inférieur. On évite de ceiia manière de créer des noms nouveaux ou de donner à des anciens noms une acception différente de celle qu'ils avaient reçue originairement.

On fait aussi usage d'un mode de subdivision en zones paléontologiques désignées par lenoio d'un fossile que Ton considère comme caractérisant la zone, mais ce mode de division, qui est excellent pour le classement dans une même contrée, ne parait pas pouvoir être app'iqoé d'uoe manière générale, parce que le fossile qui caractérise une zone dans certaine contrées peut mioqner dans les dépôts correspondants d'une autre contrée. Il paraît même que le fossile qoi caractérise nne zone dans quelques contrées peut se trouver dans une région éloignée à on niveau géognostiqne un peu plus haut ou uo peu plus bas.

CLiSSIFIGATIOK DES TERRAINS. C<

Tableau aynoptlque dea terrains.

OaDlîES, SOliS-OIlRRKS, ÉTAGES. SYSTÈMES oo MÏMBKES

/ Terre Tégelate.

1 Terri'i vierges.

TerTiindétritiquo 1 Sïblas niouïanls.

^ . Sables lulifcros.

/ Ebuulis.

Terrain allnvica i

I Terrain lafacé .

ni B madréporiquc I T<miii loarbcui , .

BoDC de Œ

AncienDei morïJDM.

Bloci erra li quel.

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