‹ Précis élémentaire de géologieChapitre 47 sur 107 · FOSSILES. SOS · texte numérisé non relu

FOSSILES. SOS

Le gMvpe pHocéae a tant de rapports avec le groupe quaternaire qu'il reste beaucoup^ d'incertitudes sur la ligne de démarcation. La plupart des espèces se rangent encore dans des genres actuels, mais il y en a aussi beaucoup qui appartiennent à des genres qui n'existent plus ; tels sont les mastodontes, grands pachydermes voisins des éléphants; les hipparions, autres pachydermes voisins des chevaux ; les machairodes, carnassiers voisins des chats, etc.

Dans le uroope ■rioeéne le nombre de genres éteints est plus considérable, nous citerons, entre autres, les dinothères, les anthracothères, les hyénodons, les amphicyons, etc.

Dans le s>^"P« Mcèae il y a très peu de genres actuels et les manmiifères y sont principalement représentés par les paléothères, les lophiodons, les chéropotames, les anoplothères, les dichobunes et d'autres pachydermes différents de nos animaux actuels et qui ne se rapprochent que de certains genres anomaux qui restent, en quelque manière, sur la terre pour lier les temps modernes avec les temps anciens.

Les animaux inférieurs et les végétaux du groupe des mammifères subissent des modifications analogues et ceux du groupe tertiaire présentent dans les zones glaciales et tempérées des genres qui n'existent plus maintenant que dans la zone torride.

Le growpe ëes grands Miorlens, plus souvent appelé secondaire^ renferme des restes d'une nature vivante extrêmement différente de ce qui existe actuellement. H se pourrait menue qu'il ne contint point de mammifères monodelphes, car le petit nombre de débris d'animaux à sang chaud que l'on y a trouvé jusqu'à présent paraissent appartenir exclusivement aux didelphes et aux oiseaux, mais les vertébrés s'y montrent principalement sous la forme de grands sauriens, tels que les mégalosaures, les téléosaures, les ichthyosaures, les plésiosaures, les iguanodons, les ptérodactyles, dont les uns ont des dimensions si gigantesques, qu'^ dépassent tout ce que la zone torride nous offre maintenant de plus développé, et dont les autres sont doués de formes si différentes de ce que nous voyons autour de nous, que, si des squelettes presque entiers n'étaient venus confirmer les premières prévisions des anatomistes, ou croirait que des imaginations malades pouvaient seules concevoir l'exirtence de semblables êtres; ces débris de reptiles sont accompagnés d'une immense quantité de coquilles, surtout de céphalopodes, dont quelques-unes, telles que les aamonitee et les bélemnites, diffèrent tant de ce qui existe actuellement, que les naturalistes ont beaucoup de peine à être d'ac- <'ord sur la manière dont ^urs animaux les portaient. Les végétaux

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qui accompagnent ces débris d^animaux annoncent aussi un ordre de choses très différent de ce qui se passe maintenant, mais qui se rapproche beaucoup plus de ce qui a lieu sur les côtes des mers équatoriales que de ce qui existe dans nos zones tempérées.

La composition de ces débris est aussi plus changée que celle des restes compris dans les groupes supérieurs; les os et les coquilles ne présentent plus en général que des matières minerait s, celles dites animales ayant presque entièrement disparu, et les substances végétales sont transformées en lignite et en houille, ou même remplacées par des matières terreuses.

Nous distinguons dans ce groupe trois grandes divisions ([ue nous désignons par les épithètes de crétacée^ jurassique et j^ermienne.

Le groupe erélaeé ne présente dans sa partie supérieure que peu de ces animaux extraordinaires que nous venons de signaler. mais ceux-ci deviennent plus communs à mesure que l'on s'enfonce; et Ton y trouve quelques genres très remarquables qui n'ont pas été rencontrés ailleurs : tels sont les énormes sauriens nommés mosasaure et iguanodon.

Le groupe Jurassique présente au contraire une grande ab(mdance sous le rapport des genres, des espèces et des individus de tous ces animaux extraordinaires ; c'est là que se trouvent principalement les ichthyosaures, les plésiosaures, les ptérodactyles, ainsi qu'une multitude d'ammonites et de bélemnites.

Dans le groupe permlen les sauriens sont moins abondants, moins grands et appartiennent, à peu d'exceptions près, à des genres spéciaux. On n'y a pas encore rencontré de bélenmites et les anmionites ne se montrent que dans les assises supérieurea. Ce groupe, dans l'extension que nous lui donnons (1) se partii^^e en deux divisions, très distinctes, que nous désignons par les épithètes de triasiqtie et de pénéenne.

Parmi les genres du groupe triasique, qui ne se sont pas propagés dans les groupes supérieurs, nous citerons les nothosaures, les simosaures, les mastodonsaures chez les reptiles; les célacanthes, les paléonisques, les saurichtys, les placodes chez les poissons, les cératites chez les céphalopodes.

Le groupe pénéeu renferme très peu de reptiles, lesquels appartiennent à des genres qui lui sont propres, tels que les protorosaures et les paléosaures. Quant aux animaux des autres classes,

(1) Voir, pour te qni concerne rexlension et le classemeot qoe fatlriboa ao froope permiefi. la note placée ci-après à l'article do terrain de ce nom.

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ils forment également, pour la plus grande partie, des genres spéciaux, mais il y en a aussi que se sont perpétués dans les dépôts supérieurs et d^autres qui ne se retrouvent que dans des dépôts inférieurs. Parmi ces derniers nous citerons le pygoptères et les acrolepis pour le^ poissons; les murchisonies, les productes, les chonètes et les fenestelles pour les mollusques.

Le groope ëcs trilobiles, ordinairement appelé primaire^ présente une nature organique plus différente de la nature actuelle que tous les groupes supérieurs. Les restes de reptiles y sont rares et ils appartiennent à des genres voisins des poissons, tels que les archégosaures, les terlépetons, etc. Les poissons sont des plagiostomes et des ganoïdes dans le nombre desquels il y en a de si extraordinaires que ce n'est qu'avec hésitation qu'on les a rapportés à cette classe. Les crustacés s'y distinguent, ainsi que nous l'avons déjà dit, par l'importante famille des trilobites qui s'étend dans tout le groupe. Les céphalopodes y sont aussi très abondants et présentent beaucoup de genres qui ne se sont plus retrouvés dans les autres groupes; tels sont les ascocères, les cyrtoccres, les lituites, les gyrocères, les bactrites, les clyménies. Les brachiopodes y ont un développement plus considérable que dans aucun autre groupe et beaucoup de leurs genres ne s'étendent pas au delà de celui-ci, tels sont les pentamères, les orthis, les strophommes, les stringocéphales, les uncites, les calcéoles, les oboles, etc. Les crinoïdes et les anthozoaires présentent également un immense développement dans ce groupe ; ils y appartiennent en général à des genres qui lui sont propres. Il y a aussi des genres si singuliers que l'on n'est point encore d'accord sur leur classement, tels sont les graptolites. On trouve avec ces débris d'animaux des restes d'une grande quantité de plantes qui annoncent une force de végétation bien supérieure à ce qui a maintenant lieu dans les savanes les plus chaudes de la zone torride, et qui présentent des espèces et des genres actuellement inconnus appartenant presque entièrement à la classe des cryptogames acrogènes, si peu nombreuse maintenant en comparaison des phanérogames. Rien n'annonce qu'il y ait parmi les faunes et les flores de ce groupe des différences déterminées par les latitudes, car les fossiles des contrées polaires ne diffèrent pas plus de ceux des contrées équinoxiales que ceux-ci ne diffèrent entre eux.

Les divisions de ce groupe sont moins tranchées que celles des groupes supérieurs. Nous en distinguons quatre sous les noms géognostiques de honlllére, dévonlenae, nllarleane et «ambrleane. Les reptiles n'ont été trouvés que dans les terrains

houiller et dévonien; et Ton n'a pas encore rencontré de pois sondans le terrain cambrien.

Ces corps ont en général subi une transformation complète : tantôt ils sont passés à Tétat de houille et d'anthracite, tantôt ils sont tout à fait pétrifiés, c'est à dire qu'ils ont la même composition que les pierres dans lesquelles ils sont renfermés, et que sourent l'existence des matières animales n'est plus annoncée que par une odeur fétide qui se dégage lorsqu'on brise la pierre.

Le nombre des espéees fossiles est immense et les recherche^ paléontologiques en font journellement découvrir de nouTellt'^. On peut évaluer celles qui ont été déterminées jusqu'à présent :; plus de 34,000 espèces qui se répartiraient de la manière suivante :

f Quaternaires TM

Groupe des mammifères ) t^^oî... ( EÎ-^*^!'*''! * * ?n^iî

*^ \ Tertiaires . \ miocènes . . T.WK)

( éocènes . . h.iiJO

Crélacées 5(M«)

Groupe des «raoo... «rien ^ Trore!: j-tt^-' -• «i

( peDeeDDOs. . ouu

Houillères oJXJO

^ ..LIA 1 OèvoaieDiies 3.000

Groupe des iribolites j Siluriennes . ..:... 5.0(H)

GamJDrteDDes ...... '^iOO

Total. . . 34.500

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