‹ Précis élémentaire de géologieChapitre 51 sur 107 · SYSTÈMES OD MEMBRES · texte numérisé non relu

SYSTÈMES OD MEMBRES

PUS POUE TTPBS.

supérieur

Terrain silarien .

inférieur.

Terrains

primaires

{êuite).

Terrain cambrien

Terrain cristallophylUen

Terrain granitique Terrains ) Terrain porphynque agalysiens. } Terrain ophiolitique Terrain trappéen .

Psammites de Ludiow.

Calcaire d'Aymestry.

Schiste de Ludiow.

Calcaire de Wenlock.

Psammites de Llandovery.

Psammites de Caradoc.

Phyilades de Llandeilo.

Système de festiniog.

Système de Longmind.

Stéaschistes.

Micaschistes.

Gneiss.

Granités, etc.

Porphyres, etc.

Ophiolites, etc.

Trapps, etc.

Terrains pyroïdes.

. . , ^, ( massif et cristallin.

Terrain Irachytique ) congloméré et meuble.

„ . . ,^. ( massif et cristallin.

Terrain basaltique | congloméré et meuble.

Terrain volcanique

Laves.

congloméré et meuble.

Avant de passer en revue les principaux caractères de ces diverses divisions, nous croyons devoir donner quelques notions sur d^antres elassIfleattoBiiy tant pour mettre à même de comprendre les ouvrages qui suivent ces classifications qu'afin de pouvoir employer, dans certaines circonstances, des dénominations permettant d'indiquer, d^une manière plus concise, des rapports qui groupent les dépôts dWe autre façon que la méthode que nous avons adoptée.

Nous dirons en premier lieu que Ton ajoute souvent aux deux classes indiquées dans notre tableau une troisième classe intermédiaire nommée terrains métamorphiques et composée de terrains neptuniens que Ton suppose avoir été modifiés par des émanations gazeuses ou par le voisinage de roches plutoniennes qui n^étaient pas encore refroidies. Mais, quelque importante que soit cette catégorie de dépôts, il nous semble qu'elle ne doit pas être séparée des terrains neptuniens, d'autant plus que la ligne de démarcation

1K1« GBOGNOSIE.

entre les dépôts qui ont subi l'action métamorphique et ceux qui ne l'ont pas éprouvée est à peu près impossible à tirer.

D'un autre côté, Dumont a proposé (1) d'établir, sous la dénomination de terrains geiserienê (2), une classe particulière composée des matières qui forment les filons cristallins et partie des filons meubles, matières qui en effet ne peuvent se ranger convenaljlement dans les terrains plutoniens et métamorphiques. Mais, comme ces matières ne forment qu'une minime partie de l'écorce terrestre en comparaison des autres classes et qu'elles sont disséminées dans celles-ci, nous nous bornerons à les indiquer en parlant des masses dans lesquelles elles sont intercalées.

D'autres géologues établissent trois grandes divisions soûs 1p> noms de néozoïques^ paléozoîques et azoïques c'est à dire qui recèlent des débris d'animaux, soit nouveaux, soit anciens ou qui n'en recèlent pas; mais cette marche a l'inconvénient d'établir uDt division principale sur un caractère négatif dont l'application rigoureuse conduit à des résultats inexacts, puisqu'il est reconnu maintenant, ainsi qu'on le verra dans la Géogénie, que le métamorphisme fait disparaître les traces des corps organisés qui existaient dans les roches.

On divise aussi l'écorce du globe en terrains de sédiments et terrains de cristallisation^ classification qui s'écarte très peu de celle que nous avons suivie, car presque tous les terrains de sédiment-) sont compris dans les terrains neptunieus et presque tous les terrains plutoniens sont compris dans les terrains de cristallisation Mais il est à remarquer qu'une partie des terrains neptuniens qui ont subi l'action métamorphique doit aussi se ranger dans les terrains de cristallisation (3).

On a employé pendant longtemps des classifications uniquement fondées sur l'époque de formation et qui divisaient les terrains ci) primitifs et secondaires^ c'est à dire antérieurs ou postérieurs à

(I) Builetxn de l'Académie royale de Belgique, t85S, t. XIX, ptg. 18.

(1) Le nom de geiêerien est tiré de la lappositioD que les filons oui èié formée pir des soarcei minéralei de la même manière qoe les dépdls des geysers d*Islandc.

(3) Oo a blâmé les dénominalions mythologiqaes de terraios neptuniens et platonieos, dooi \'ii'.' ATait été donnée par Al. Brongniart, et on leur préfère ponr les premiers celles de terrains or sédiments on aque^ix ei poor les seconds celles de terrains érujHifs oo ignés. Je coavieQ> ?a< ces dernières dénominations ont nne apparence moins préteoiienses qne lei premières et qo'il f^* «ooTent plus commode de s>n aervir» mais il me paraît qu'elles couTienneot moina poor oo* Bomenclatore scientifique parce qa*elles manquent de précision. C'est ainsi qae le mol o^t^f u^ signifie plotdt quelque chose qai contient de l'ean, que qne'qne chose qui a été formé dans l'eia . qoe la qualité de sédiment se conrient pas an dépiMs faits par crislallisation os par la soadification d'une solution ; que le mot igné annonce une combustion analogoe à ca qai se pa>5e dam DOS foyers, ce qni n'a pas lien dans rinlérieor du globe : qa*eofia il est loin d'être dérnooirc que le mot éruptif poisse a'appliqaer i loai lea granités.

CUSSIFIGATION DES TERRAINS. i)8

Texistence des corps organisés ; mais les difficultés d^application ont fait ajouter à cette division binaire, une troisième classe intermédiaire sous le nom de terrain de transitùm^ qui comprenait des terrains postérieurs à l'existence des êtres organisés, mais qui avaient beaucoup de ressemblance avec ceux nonmiés primitifs. Du reste, conmie nous employons Pépithète de secondaire pour désigner un ordre de nos terrains neptuniens, nous nous servirons des dénominations de terrains pimordiaux et de terrains secondiaux lorsque nous voudrons désigner Tensemble des terrains tant neptmiiens que plutoniens considérés uniquement d'après leur époque de formation, en comprenant dans la première de ces classes les dépôts de rage des terrains primaires, et dans la seconde ceux de l'âge de nos terrains secondaires, tertiaires, quaternaires et modernes. On peut dire que, distribués de cette manière, les terrains primordiaux sont principalement composés de roches à texture cristalline, qu'ils sont souvent traversés par de nombreux filons, que quand ils sont stratifiés, leurs couches sont fréquemment inclinées ou repliées, et que leurs fossiles, quand ils en contiennent, appartiennent exclusivement au groupe que nous avons indiqué ci-dessus comme caractérisé par la présence des trilobites. D'un autre côté, la partie neptunienne des terrains secondiaux renferme les fossiles des autres groupes, sa stratification est plus souvent horizontale ; ses roches sont généralement calcareuses , quartzeuses et argileuses. La partie plutonienne est principalement composée de roches feldspathiques et pyroxéniques, disposées en dfkes, en culots et en coulées.

On a quelquefois divisé l'écorce du globe en terrains cohérents et en terrains meulles^ ou en terrains en place et en terrains de transport. Les deux premières de ces dénominations n'expriment à la rigueur que des modifications de texture ; mais comme la partie la plus extérieure de l'écorce du globe est ordinairement formée d'une espèce de pellicule, composée de dépôts meubles, appartenant à divers modes et à diverses époques de formation, on est assez généralement dans l'habitude de désigner ces dépôts par la dénominar tien générique de terrains meubles superficiels. Quant aux mots de terrains en place et de terrains de transport^ ils se rapportent à l'idée qu'une partie de l'écorce du globe est composée de roches demeurées à la place où elles ont été formées, tandis qu'une autre partie est composée de fragments et de débris transportés d'un antre lieu (1).

(t) Les déoofflîoatioos de terrains oa de roche» en placer et de terraim on de roche» d$ trantport, rapportées ci-deuai, et qui ont joaé de grands rôles dans la géologie, sont extréni#>

215 GE()(iNi>SlE.

ment vicieu>t's. La promiôre IVst sous le rapport ;jrammalical aussi bien quo sous It* rapporl coi logique; car les rorp^ IrausporU-s d'uo lieu dans un autre se Irouveol dans la place qui leur a ete donnée par des phénomènes naturel, au^si bien que reux qui sonl demeurés dans la jflat c où i!s ont été (ormes. D'un autre côlé, les rorhes qne l'on appelle m plnrf >onl rarement dans leur ; '-n-t o/'îyiîJ(i//v?;car,ainsi (ju'on le verra danslaGùot'énie, la plupart de ees roelies, notainmenl loules celle.> en eouehes inclinées, ne sont pas demeurées d ms la Jjlace où «'Iles ont clé con>oliJoes ; ^ans complerque les éléments qui composent louies les t')i-fn\s dile> cii jihirr o'on? pas éU- forme* fur la place où se trouvent ces ritclies, mais qn'j!> y ont élé frnnsptirft's d«' distant es pin? nij moins cloi^rnées; de sorte qu'à la ri^rueur toute la ditlérence qu'il y a entre les mchf's dile>'rn plarf el les ({ejjùls ^Uls ifti (rans/io/i, c'eA qtto Wi- inA\irrci> qui composent ces derniers ont él* Iransportées en fra|j;ments assez volumineux pour que l'on recoonais-e leurs formes anléneiiri'> tandis que les autres oui été tr.msporlees dans un éial de division qui ne permet plus de ri .oanailre ces formes anîéneures. Or, comme, «Mitre IVtal de.N molécules en ilusoUitii'U compleie ei celui de gros l)loi's de roches cohérentes, il y a une inlinité de modiliiations iniermédiaire-, U disliDcliou eutre les terrains en place el les lerraius de transport est sou\enl d'uue appiitaliou impossible.

Du r»'sle, quels que soient les défauts des expres-ions de rnrhrs en jilni-c ou r/c trtinsj>iift, i esl quel(]uefoij) impossible de se di>penjer d"y recourir; car m r<'.\pii'ssion de rof/ns m nuisit ■> tK^uivaut souvent a celle de l'ucht's en plnct' [»our cclh'v qui forini'nt dis masses, il n'en es! , .is li»' même pour les roches en fratmenls, puisipie nous n'avons pas d'autres dénoniinatious pour lairu sentir la différence qu'il y a entre uo rognon qui se liouvt- dans la pltmou du moins dans li Ttuijiiie où il a été forme, cl celui qui, enlevé de cell»- masse, a éle Iraiisporté ,îans un dépoi p-'strieur; mais il est à remarquer qu'il ne s'a;:it dans ces rapports que de consi léralions pur<Miii>iit gèoifèiiiques, qui, d'après ce que nous a\0Qs déjà dit, doivent demeurer étraugéres à la it;rtviiO>i.'.

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