‹ Précis élémentaire de géologieChapitre 55 sur 107 · TBRRAII4S SEC0I4DA1BES · texte numérisé non relu

TBRRAII4S SEC0I4DA1BES

(Grjfl») i^li, Hr<jl. («iiult. Soif.)

La limonite forme une couche puissante qui alimente les nombreux établissements métallurgiques des environs de Saiiit-Dizier. Sa texture est oolitique et elle donne du fer d'excellente qualité. Elle passe à l'ocre ainsi qu'à la sanguine et elle est accompagnée de grès et d'argile bigarrées. Le tout repose sur une puissante as- BÎse (l'argile grise passant au jaunâtre contenant des cristaux de grpse et beaucoup d'huîtres.

Le calcaire est ordinairement compacte et jaunâtre ; on l'emploie comme pierre à bâtir, notamment aux environs de VinuUuvre. Il Mt caractérisé par la présence de VSckinoipatagus cordiformit de Breynius ou Spatangm retumt de Lamark, d'où il a été appelé ftltaire à spatanguti. Il alterne, surtout dans sa partie inférieure, avec des marnes bleues.

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Los si/'/iS uni -.Diit isio/ ili uloinif '. li ms le i iniruiis de Vassy, sont onlin \inmi.i\i Jeu uijuiiiu i t |i i--'-cjit ui r^n-., ni im quVi une limoTiilt m II igincut") gtwlijiic-. tt icpi ^i nt -lu une maruc argileuse tkui ilie

Il (\ist( ius-,1 un fttand dijjut de terrain «Telnre daiii le sudcst d« I insteicrre II i n-sdiiMe lu uirou]) i C(.!ni du Itassin 'le Pans, d iiit il iiistsq^iH qui juiliMunhe t uiditi que du côté oppiisi il s i]i|) zii de mime siii îc trii un jui is-ique, ttque, dans leniilau, il rst iumum it |i ii !< m is-.if t tti luedc I oudres

On 11 > i |^L^ oliMiM. de (ii [luts luttini ii un- entte le terrain éoctiiD 1 1 11 nitic !hi it lie \/'j> neiin {iiiijiei rlmUi) qui e'it tiès bien pronoiicu Lti'iif'ini' iks>d(\ YWl io\w^i ^wrHnaie infrrkun

TERRAINS SECONDAIRES. i7t

(li^wer ckall) qni est moins pure et ne contient pas de silex. Vient ensuite la craie marjieuse {marly chalk) qui est grise, quelquefois Terdâtre, et correspond au tuflFeau de Touraine. Cette craie marnease repose sur des sables ordinairement colorés en vert par de \% chlorite, d^où on les a appelés upper greensand. On les a aussi nommés syitème du malm^ d'après le nom que Ton donne dans le pays à une variété de macigno qui les accompagne, et que Ton désigne d'autres fois par le nom de firesôone, parce qu'elle est recher« chée pour les constructions qui doivent résister au feu. Ces sables sont suivis par une marne argileuse d'un gris bleuâtre ou gris noirâtre, rude au toucher, passant à l'argile et au sable, que l'on nomme çauU ou çaltj au dessous de laquelle on trouve une nou- Telle assise sableuse nommée shankîin sand ou lofcer greemand. La partie supérieure de cette assise est ordinairement composée de sables ferrugineux renfermant de la limonite et des silex ; sa partie inférieure est principalement composée de sable vert passant à un grès verdâtre et renfermant des rognons de calcaire bleuâti*e.

Dans la partie sud-ouest du massif, des dépôts d'argile et de sable, inférieurs à ceux que nous venons d'indiquer, s'élèvent en ferme de voûte, et déterminent l'existence d'une contrée boisée connue sous le nom de JVeald,

là argile du Weald {Weald clay) est grise ou d'un bleu noirâtre, schistoîde ; elle devient sableuse dans sa partie inférieure et ren«> ferme quelquefois de petits bancs de lumachelle ; ses fossiles sont des Cypris, des paludines, des mulettes, des cyclades et d'autres coquilles d'eau douce, ainsi que des restes d'animaux vertébrés, quelques huîtres et quelques moules; elle renferme des bancs subordonnés d'un calcaire que l'on emploie sous le nom de marbre de Sunex^ et qui est remarquable par les nombreuses paludines qui se dessinent en blanc sur un fond gris foncé.

fif. 83. Uiîi stblTiitJlns. Sow. ^i- ^^- Cjclas ««dit. Sow.

Le êoible ou Hantinrs sand est ordinairement ferrugineux, d'où

«72 GÉOGNOSIB.

on l'appelle aussi iron saiid. Il passe au grès, soit ferrugineux, soit calcarifere, et renferme en outre des lits d'argiles grises ou rougos, et de marnes, ainsi que des bancs de lumachelle. Le grès est souvent appelé Tilgat^s leds^ du nom d'une forêt qui est son priDcipal gîte; les fossiles sont à peu près les mêmes que ceux du Weald clay. Les restes d'animaux vertébrés y sont plus faciles à déterminer, et Ton y a notamment reconnu les énormes reptiles nommés mégalosaure et iguanodon, ainsi que d'autres débris appartenant aux genres hiléosaure, plésiosaure, émyde, trion}i, plusieurs poissons et des végétaux.

D existe à Speeton dans TYorkshire une argile {speeton clay) de couleur foncée qui renferme des petits cristaux de gypse et qui paraît correspondre à l'argile à plicatule des Vassy, page 268.

Le lerraln crétacé est composé en Samc et en Bohéaic de deux systèmes principaux où dominent respectivement un calc^iii? nommé plœnerhalk^ et un grès nommé quadersandstdn; ce dernier est ordinairement au dessous du calcaire, mais il est quelquefois au dessus.

Le ylœiierkaïk est ordinairement de couleur blanche, a plus de ténacité que la craie et passe au calcaire compacte ; sa stratification est ordinairement horizontale, mais elle est quelquefois inclinée et irrégulière dans le voisinage des roches primordiales. Il est parfois pur, mais d'autres fois il est plus ou moins mélangé dt silice et d'alumine et passe à une roche blanche compacte ou grenue qu'à la vue on prendrait pour du calcaire, mais qui ne contient plus de carbonate calcique.

Le quadersandstcmy ou grès propre à faire des carreaux, dénomination industrielle qui a donné lieu à beaucoup de confusion et que Humbold a remplacée par celle de grès de Kœnigstein^ est ur, grès généralement blanchâtre et assez pur qui devient quelquefois un peu argileux; ses grains sont très fins, en quelques endroits il est friable et se réduit en sable ; dans d'autres il est très cohérent et donne d'excellentes pierres de taille. Cette roche est ordinairement en couches horizontales souvent très épaisses, et traversées par un grand nombre de fissures qui coupent les joints de stratification à angle droit; elle forme, le long des vallées, des escarpements semblables à des murailles, et qui donnent à la contrée uu aspect d'autant plus pittoresque que des fentes verticales font quelquefois prendre à la masse de grès l'apparence de colonnes rangées à côté les unes des autres; c'est notamment ce qui a lieu à Adersbach en Bohême, où l'on voit des colonnes de près de cent mètres s'élever comme par un effet de Part, au milieu d'une belle

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prairie. Du reste, quand on examine ces colonnes, on reconnaît qu'elles sont formées de tronçons posés borizontalement et qui correspondent aux différentes couches qui composent les massifs toisins. Ce système renferme quelquefois de petits bancs de calcaire, de marne, d'argile, de Hmonite et de lignite.

Les fossiles ne sont pas très abondants dans les dépôts crétacés de Saxe et de BoLême; on les considère comme annonçant l'étage moyen.

Le terrain crétacé dp Jura appartient exclusivement à l'étage inférieur, et c'est de là qu'est venu le nom de Néocomim, tiré de la Tille de Nenfcliâtel eu Suisse. Il y est en général resserré dans les Tallées, et quoique ses couches soient plus ou moins inclioées, ainsi que celles du terrain jurassique sur lequel il s'appuie, il n'atteint pas les hautes sommités.

M. Marcou (1) y distingue huit systèmes qu^il distribue dans trois groupes, savoir : deux dans le groupe supérieur et trois dans chacun des deux autres. Ces huit groupes sont :

1° Le calcaire Noirtaïue, qui est très cohérent, ordinairement compacte, quelquefois oolitique, de couleur blanche et qui renferme entre autres fossiles la Chanta ammonia et la Radiolitti neotomitMis ;

li|. U. Oiu imiii. Goldr.

2° Les rockti de Mauremont, qui consistent dans des marnes jaunâtres et dans un calcaire jaun e oolitique passant au bréchiforme.

174 GÉOGNOSIB.

Les fossiles y sont nombreux, on y trouve entre autres le Tf-T^i''r ecmloni, la CMma Duloisii, la Janira atava ;

V Le calcaire jaune de Nevfchâtd, qui a fourni les belles piems de taille dont cette ville est bâtie et qui forme une assise imrirtante;

4° Les roches de VÉcluse, qui sont composées d'un calcaire jiunâtre avec des taches colorées en vert par la chlorite et contenanî des rognons de silex. On y trouve la Rhynchonneîîa deprem, 1-. PecUn coîlald'mwi, etc. ;

5° Les marnes d'Hauterive qui sont d'un bleu grisâtre et qui rc:;ferme beaucoup de fossiles, notamment VÉchimspataçus corâifii-mit et VOstrea couloni;

6° La ImoKtte de MÛaMef, qui est plutôt un calcaire ferrugiu';:;ï rougeâtre qu'une véritable limonite, mais qui cependant est q'ii'lquefois exploitée comme minerai de fer et pitsse d'autres fois à 'a marne. On y trouve beaucoup de reptiles et de poissons;

7° Le calcaire de Sainte-Croix ou ^AulersoA est compacte, il'ugris clair passant au blanc et forme une puissante assise canuurisée par le Toxaster Campichei et le Stromhus SaïUieri;

8° Enfin les marnes de yUlars, qui sont d'un gris foncé, altcnitii: dans la partie supérienre avec des couches minces de calcaires irgileux et dans la partie inférieure avec quelques lits colorw v>. noir par des matières charbonneuses, on y trouve aussi quelque!' 'ide petits amas de gypse. Leurs fossiles sont des coquilles d'i^!. douce, tels que planorbes, physes, paludines, cyclades et atndontes (1).

Le terrsln cpciaeé des Alpes buIsbcb diffère beaucoup de au.^ dont nous venons de parler. Il fonne des montagnes de plu:^ île 3 000 mètres d'aititude, composées de calcaires noirs ou gris tnvereés par des veines cristallines do macigno tenace, calscbistes é d'autres roches de couleur ordinairement foncée, en couches r'Ii-

TERKAINS SECONDAIRES. i75

?ées sous tontes sortes d'angles fortement contournées et plissées. n se lie si intimement avec le terrain tertiaire d'un côté, et avec le terrain jurassique de l'autre, que la ligne de démarcation est très difficile à tirer ; toutefois nous considérons comme lui appartenant les quatre systèmes que M. Studer (1) distingue sous les noms de calcaire de S&tven^ de calcaire à hippurites^ de couches à iwcérames^ de calcaires et schistes noirs à spatangues.

Le calcaire de Sewen est très développé dans les cantons d'Âppenzell et de Schwitz, mais il parait manquer dans les contrées plus occidentales; il est principalement composé d'un calcaire compacte, quelquefois schistoïde, d'un gris tacheté de noir passant parfois au rougeâtre, renfermant des feuillets ondulés de calschiste et dépourvu de débris organiques.

Le calcaire à hippuriies en renferme au contraire beaucoup, mais qni sont en général fort altérés. M. Studer y a reconnu Vffipptr rites Blufnehbachii^ VOstrea carinata^ la Chama ammonia^ et une grande coquille voisino des tomatelles. Ce calcaire est d'un gris brunâtre, sa cassure est écailleuse et il forme d'immenses rochers crensés par des cavités dans lesquelles les eaux s'engouffrent.

Le système à inocérames est formé d'un macigno tenace à grain très fin, vert noirâtre à l'intérieur, brun rougeâbre à l'extérieur, et caractérisé par la présence d'une grande quantité de fossiles où Ton distingue, entre autres, les Inoceramus concentricus et sulcatus V Ammonites subcristatus^ la Turrilites Bergerie les Trochus Bergeri et cirroïdeSy le Cassis aoellana^ le Micraster minimus.

Enfin le système le plus inférieur est formé d'un calcaire noir ou gris foncé, en couches peu épaisses passant au calschiste et au macigno schistoïde; on y trouve beaucoup de fossiles, notamment VEchinospatagus cordiformis qui est le plus généralement répandu; On y cite aussi les Ostrea aquila^ comur-arietis^ auricularis^ carinata, etc.

2^ Sous-ordre. — Tcrmln Jurassique (2).

C^mcléres généraux. — Nous avons déjà fait connaître les caractères paléontologiques du terrain jurassique, page 204, mais

(1) Mém. de la S(te. géol. de France, t. III, ptg. 384.

(S) G« iroope est ordiaairemeot désigné dans la géognosie anglaise sous le nom é'oolite, parce ^ la Uitnre oolitique y est très commane en Angleterre. Je préfère la dénomination géographiqoe plUQsitée eo France et en Allemagne, laquelle tire son origine de ce que ce terrain jone nn r6'e inportant dani là composition da Jara.

«76 GÉOGNOSIB.

nous ne pouvons pas indiquer de caractères minéralogiques distin:tifs, car nous n'oserions donner comme tel la circonstance que T -li n'y a pas encore trouvé de craie. Du reste, on remarque dans 1teiTain jurassique, comme dans la plupart des autres terrains uc})tuniens, cette propriété que celui qui existe dans les contn' basses présente ordinairement une stratification horizontale, d calcaires grenus, des argiles délayables et des sables meubles; tandis que celui des montagnes offre plus communément des c >.:cbes inclinées ou contournées, des calcaires compactes ou sacch> roïdes, des schistes cohérents, des quartzites ou des macigLO^ tenaces.

Division en ëlages. — Nous divisons le terrain jurassi(][ue • :. cinq étages, que nous désignons par lesépithètes de portîand'''r. d'oxfordien, de bathonien^ de liasique et de rhétien qui tirent rt>pectivement leur origine de Tîle de Portland, des villes d'Oxf>^rl et de Bath en Angleterre, du nom de lias^ que les carriers anizLJ^ donnent à un système particulier de calcaire argileux et de ïiir cienneRhétie (1).

Le terrain Jurassique de rAnglelerre étant le premier qui :l:: été décrit avec soin, et ses membres ayant été généralement pri> pour termes de comparaison avec ceux des autres contrées, nouallons en donner une idée sommaire. Ce dépôt forme une bani. dirigée du nord au sud, qui s'élève de dessous le terrain crétacé, et qui s'appuie sur les terrains plus anciens qui régnent à Touest. Les quatre étages supérieurs s'y trouvent très bien prononcés, tt divisent la bande principale en quatre autres bandes à peu pi^^

(i) Les trois pri>mii*rs de ces élages correspondent aax trois dirisions qoi sooi habitael}eTiT.t désignées dans la {{éoloi^ie anglaise par les noms d'Upp^r oolite, Middle oolite et Lotofr tu ;v D'au aulrerOipf A. d'Orbigny, qui a conserTé le^ dénominations que j'arais données aox qui-' premi(>rsèlAKe<,or) .irotisi-lérablement rcalreint les limiles,de manière qne mon étage parr/am/i*. coniieril en outri» son étage kimmeridicn; mon étage oxfordien : ses étages corallien f i ' -li^vicn : mon éi4ge bathonien: son étage iajocien et mon étage liasique: ses étages tu-ir- -. et ain(^muricn.

On a aussi rree des étages féquanien et hcttançien qui correspondent : Toq à la partie icffrieiire de mon ésnge portiandien, l'autre à la partie iuréneure de mon étage liasiqoe.

Quant à Vèlofje rhëlien, dont l'établissement a été proposé en 1861 par M. Gambel, il est f^rr* de courhos de grés, de marne, de poudingues, de sables, de calcaire, dont non des pins caractc*:}tiqncs figurait depuis longtemps dans la géognosie anglaise sons le nom de Bonc bed. L^s i:--* lognes ne sont pas d'accord sar le classement de cet étage que les uns rangent dans le U^s, ,f» antres dans le trias. Toutefois M. Martin ayant fait voir (Bull, de la Soc. géoi. de Frav -, t. XXII, pag. 3G9) qne sur 53 > espèces de fossiles il y en a G3 et 50 genre:» qoi passent dans le \rri:2 jurassique et seulement 37 espèces et IS genres qui esistaient dans IVtage triasique,faicnid('<a adopter Topinion qui range Tëtage rhétien dans le terrain jurassique.

On a également dirisé le terrain jurassique en nn grand nombre de lones paléoniologiqu'* intingnées par le nom de fossiles que i'on considère comme caractéristiques; mais j*ai deji fi^i remarquer (pag. -208) que ce mode de division, qui est excellent pour le classement det dèpôu li a:4 même contrée, ne me parait pas courenir pour une application générale.

TERRAINS SECO>'DAIRES. ¥11

parallèles, et plus ou moins interrompueB. Mais l'étage rhétieu y est peu développé.

L'étage pcrllBB^ieB, tel qae nous le limitons maintenant, est composé de quatre systèmes qui correspondent aux dépôts nommés dans la géognosie anglaise Purbeci Umestone, Poriland itoiu, Portland tand, Kimmeridge clay.

Le calcaire.de Purbeck ne se trouve que dans le sud-ouest de l'Angleterre en lambeaux fort peu étendus mais fort épais; il est ordinairement gris et compacte, mais il devient parfois si coquil- Uer qu'il passe à la lumachelle. On l'emploie comme pierre à bâtir et quelquefois comme marbre; ses assises sont souvent séparées par des lits argileux. Ce système renferme beaucoup de fossiles consistant principalement en coquilles d'eau douce des genres cjpria, paludine, pbyse, lymnee, cyclade, etc., mais il a aussi des assises qui contiennent des coquilles marines. Tel est notamment le lit dit de cendres (cinder led) qui renferme une quantité à^Ostrea iittorta. Un autre lit dit de boue {dirt bed), composé d'une terre noirâtre imprégnée de lignite, est remarquable par les débris de ïégétaox qui s'y trouvent, parmi lesquels on voit des troncs et des racines qui sont encore dans lenr position originaire. Enfin ce système est remarquable parce que l'on y a découvert, en 1854, des mâchoires d'un petit mammifère insectivore auquel M. Owea a donné le nom de Spalacoihertttm et qui appartient peut-être à la sons-classe des monodelphes.

Kf. n. nju BruIiTÎi. £. Forba. 'if- ^- tiMn

Le calcaire de Portland a ordinairement la texture oolitique et une couleur de blanc jaunâtre, il donne de bonnes pierres de construction. Il est peu étendu et ne se trouve que dans le sud de l'Angleterre, de même que le table de Portland sur lequel il repose.

Celui-ci passe quelquefois au luacîgno. Parmi les fossiles deces (](-ji systèmes nous citerons la Trigonia gilboaa et le CartUmm iUsiM-U poar le calcaire et VOstrea expanta pour le sable.

ri|. 91.

L'aigle de HlMBcridffe est plus souvent une marne qu'unf argile pure, sa couleur est ordinairement grise passant quelnuifois au noir, ce qui est dû à du lignite qui l'imprègne et qui t]^ù< certaines localités devient as^ez abondant pour que la roche puisêtre employée comme combustible. Dans sa partie inférieure tl/. devient souvent siiblouse, renfeiine des bancs de calcaire argikui et se lie ainsi avec l'oolite dOxford. Elle est ordinaireni' :.; caractérisée par une grande quantité d'huîtres, surtout d"0*f-:' tirgula.

fi (Ehjtci) lirjill. Goldr.

ri). 31. DilRi dilt)idu. 50U>.

L'étage «xfardlen présente dans sa partie supérieure des assises de calcaire, dont la texture, fort variable, est quelquefois o^ili-

tique, on l'appelle alors Otcford colite, souvent fragmentaire et renfermant une immense quantité de polypiers, on le nomme alors œralntfi.

lif. K. fclCM frajuii. sow.

Ti|. 96. necMwlii iiiilirit. £iiu>. el Hat.

Le coral rag est séparé par des sables et des grès calcariferes {ctïeareous grit) d'une assise de marne argileuse, connue soua la dénomination A^Orford clay et caractérisée par la présence de VOttrea d'datata. Cette marne alterne dans sa partie inférieure iTec du calcaire argileux que l'on désigne par le nom de Keîîoroay nek.

rq. n. Silnt (itjifui) iiliKli. sow. fi] ^•

Fi], 99. Bileaulti biuiu. Btainv.

GEOGNOSIB.

LVlage balhonleo présente dans sa partie supérieure le ca-,^hrash^ petit système de calcaii'e ordinairement schistoïde, qui se lie avecle/or^^^ marhle^ autre système calcareux, souvent schistoule, qui doit son nom à un marbre très coquillier que l'on en retire. Vient ensuite le Braâford clay^ petit système argileux qui renfernit^ beaucoup d'Apiocmiites rotundus et qui est suivi par Voolite de Bath , nommée plus souvent great oolite^ parce que c'est dans cette as^i^e que l'on trouve les bancs d'oolite les plus puissants. hefuUer^ earth, système argileux que l'on emploie comme terre à fouloii, sépare l'oolite de Bath de Yhiferior oolite^ autre système ooliti<iiie, dont les couches les plus inférieures sont ordinairement ferrugineuses. Il existe aussi dans cet étage un petit système de calc.iire oolitique schistoïde, que l'on exploite à Stonefield pour faire (L-s plaques qui servent à couvrir les toits, d'où on l'appelle StontJirhU slate^ et que l'on croit une dépendance de l'oolite de Bath. Ce svtème est célèbre dans les fastes de la science, parce que Ton y a trouvé un os d'oiseau et des mâchoires de didelphes {Thyïacfifàrium et Phascolotherium) qui sont les premiers restes de mammifères qui aient été reconnus d'une manière positive dans les terrains secondaires.

Les systèmes du Bradford clay et du FuUer's earth sont remplacés dans l'Yorkshire, c'est à dire dans le nord de la bande jurassique, par des grès et des schistes passant au macigno et au calschiste, et renfermant de petits lits de charbon.

Fig. 400. Apiocrioiles rotuodas. Miller.

a. Tige et articulation de grande ar naturelle, b. Trois iodiTidas complets

à divers âges. d. CoTp<,

fig. 4 (H. Aclxoo (Cjliadrites) acnlu. Sow.

Fig. 40!. !<îerita CMtalaU. 5010.

TBBRAENS SECONDAIRES. Ul

L'clage liMlqnc est extrêmement remarquable par l'aboadance et la conservation de ses fossiles ; c'est le dépôt le plus riche en débris de grands sauriens. Cet étage est, ainsi que ceux qui le surmontent, composé d'assises argileuses, catcareuses et sableuses; mais son principal caractère minéralogique lui est donné par des marnes ordinairement bleuâtres, grisâtres et noirâtres, quelquefois jaunâtres ou même blanchâtres qui renferment souvent des rognons ou des bancs de calcaire, tantôt bleuâtre, tantôt blanchâtre, et fréquemment argileux.

Dans l'Yorkshire, l'étage liasique est divisé en trois systèmes distincts : le supérieur, upper lias ou alun thaïe, forme une vaste assise de marnes schistoïdes, voisine de l'ampélite que l'on exploite pour faire de l'alun, et qui sont traversées par un ht de rognons de calcaire argileux.

iBWDitn Wttvu. Brug.

Le système moyen est caractérisé par un macigno, nommé marlstone, quelr^oefois ferrugineux et alternant avec des marnes sableuses.

Ti|. IIS. liidli cjfiifii. Youag,

FJ|. 4M. Il

O tlMEtll4icM. Yotm}.

Le système inférieur, ou lower liât shale, est composé d'une s^ conde assise de marnes et d'argiles plus cohérentes et moins schistoïdes que celle du système supérieur.

Dans le midi, notamment aux environs de Bath, les marnes supérieures, ayant une faible épaisseur, ont longtemps été confondues, ainsi que le marlstone, avec Vin/erior oolUe, et l'on n'y codsidérait comme lias que le système inférieur, lequel s'y trouve au contraire beaucoup plus développé qne dans VYorkshire, et présente un grand nombre de bancs de calcaire intercalés dans les marnes. Ce système est surtout caractérisé par la présence de VOstrea arcuala ou Grypkaa inclina, coquille qui est pour les géologues un des points de repère le plus généralement répandu et le plus caractéristique, aussi a-t-on souvent appelé le calcaire de co Bystème calcaire à Grypkées.

TIg. 1*7. tilTti (Ei!FUi) iniiti. imK.

TEBBILNS SBCOHDAIRES.

Tif. IDS. lasHilti bligltalu. Briig.

L'èlaKC rhêlten, ainsi que nous l'avons déjà dit, est peu développé en Angleterre ; il y est composé de marnes passant au calcaire et au grès. Un de ses bancs est remarquable par la présence d'ossouests de reptiles et de poissons d'où on l'a nommé f>one lied; OQ ya même trouvé des restes de microlestes antiquus, le plus ancien des mammifères connus. Du reste, le fossile que l'on considère comme caractéristique de cet étage est VAvkula contorta.

Le terrain JaraMiqae forme aussi, anloar du bastiln er^laei deParU, une espèce de demi-ceinture, plus ou moins développée, qui sépare le terrain crétacé des dépôts plus anciens, et dont il se détache vers le sud une nouvelle ceinture qui entoure en grande partie le plateau central de la France, et une longue bande qui forme la cbaîne du Jura et du Rauhe-Alp. La demi-ceiuture qui nous occupe, de même que le terrain crétacé du bassin de Paris, set séparée par la Manclie de la bande jurassique d'Angleterre, qufi l'on peut considérer comme la bordure opposée d'un grand bassin jurassique qui s'étend probablement sur la plus grande partie de l'espace intermédiaire où il est caché par des dépôts postérieurs, sauf qu'il se relève et se montre au jour dans deux contrées voisines des côtes de la Manche, le Boulonais et le pays de Bray, qui marquent, en quelque manière, la séparation entre 1& partie française et la partie anglaise du grand bassin. Du reste, si le terrain jurassique existe dans la partie centrale du bassin de Paris, il y est très enfoncé, puisque le puits de Grenelle, demi nous avons déjà parlé, est parvenu à 540 mètres sans sortir du terrain crétacé. D'un autre côté, le terrain jurassique manque sur one partie de la bordure septentrionale du bassin de Paris, où l'on Toit, ainsi que nous l'avons déjà dit, le terrain crétacé reposer im-

médiatement sur les terrains primaires du Hainaut. Cette circonstance tient à une disposition de tous les étages secondaires qui s'appuient sur le bord méridional de l'Ardenne, et que Ton voit successivement disparaître en allant de l'est à l'ouest, de manière que, tandis qu'au nord de Luxembourg c'est le grès bigarré qui repose sur les terrains primaires, c'est le terrain crétacé qui e.t dans le même cas à l'est d'Hirson.

La demi-ceinture jurassique du bassin de Paris a beaucoup de rapport avec la bande d'Angleterre, et se compose de même d'assises où dominent alternativement le calcaire et la marne, mais où les matières quartzeuses sont quelquefois très abondantes, surtout dans le sud-ouest, où le terrain jurassique, qui, d'ailleurs, est peu développé, contient plus de silice que de carbonate calcique. Le relèvement régulier des divers systèmes vers les Vosges, l'aptitude des marnes à se délayer, et la nature plus résistante du calcaire, sont cause que les assises de ce dernier présentent dans la partie orientale des lignes d'élévation à peu près parallèles, dont les escarpements sont tournés du côté des Vosges ; mais il y a moins de régularité dans les parties méridionale et occidentale de la demi-ceinture, où le sol demeure plus bas et plus uni.

L'étage portlandien est très bien prononcé dans la partie orientale de la demi-ceinture, notamment dans le Barroi^^ où l'on voit s'élever immédiatement de dessous le terrain crétacé une belle oolite^ d'un blanc jaunâtre, qui donne de bonnes pierres détaille, et qui est suivie par un massif de calcaire compacte hlanc à cassure conchoïde , passant quelquefois à la lumachelle à cause de la quantité d^Ostrea tirgula qu'il renferme, et reposant sur une puissante assise de marne argileuse analogue à celle de Kimmeridge, Ces systèmes, surtout les deux premiers, diminuent de puissance en s'avançant vers le midi, et manquent tout à fait dans la partie sud-ouest; mais la marne, et quelquefois les lumachelles avec leurs virgules, reparaissent dans la partie nord-ouest de la demiceinture, ainsi que dans le pays de Bray et dans le Boulonais.

L'étage oxfordien se montre à peu près dans tout le parcours de la demi-ceinture ; il ressemble beaucoup, dans les deux portions septentrionales, à celui d'Angleterre, présentant de même des alternatives de systèmes calcareux et argileux. On trouve ordinairement dans le haut de l'étage un calcaire blanc jaunâtre remarquable par la présence d'un grand nombre de fossiles, notamment des polypiers^ des nérinées, des dicérates qui déterminent souvent l'existence de cavités en forme de tubulures. Ce calcaire Q^i quelquefois d'un beau blanc et propre à la sculpture, tel est

celui de Tonnerre dans le Sénonais. Nous citerons aussi comme point de repère Voolite de Lisieux en Normandie et le calcaire du Chêne dans le Rethelois. La partie inférieure de cet étage présente des calcaires argileux, de l'oolite ferrugineuse et surtout des marnes argileuses caractérisées par la présence de VOstrea dilatata. Ces marnes sont, entre autres, très développées à Dives en Normandie et dans la Woèvre en Lorraine , plus au Midi elles deviennent sableuses et sont souvent représentées par des calcaires argileux dans le Berry.

L'étage balhonlen, qui est encore plus développé, est caractérisé par l'abondance des oolites qui fournissent souvent de belles pierres de taille : telles sont celles de Caen^ de Dijon^ de MonU médy^ etc. Ces oolites, qui sont ordinairement jaunâtres, passent quelquefois à un marlre jaune et rouge ^ exploité en Bourgogne^ et leur partie superficielle se divise souvent en plaques que l'on emploie dans la même contrée, sous le nom de laves^ pour couvrir les toits. Elles sont quelquefois très siliceuses dans le Berry et passent même à la meulière qui est, entre autres, exploitée à Meillant, D'autres fois Voolite àevient/errugineuse étant fortement imprégnée de limonite, telle est celle de Baveux. Il y a même de ces oolites ou calcaire ferrugineux qui sont exploitées comme minerai de fer, mais les principales exploitations de limonites qui se trouvent dans les contrées bathoniennes sont des amas ou des filons qui remplissent des cavités dans le calcaire; telles sont les belles minières d'Aumetz dans le département de la Moselle qui donnent du fer d'excellente qualité.

L'étage liasiqae a une composition très compliquée ; sa partie supérieure est principalement caractérisée par des marnes Irunes ou noirâtres, contenant beaucoup de bélemnites et qui sont quelquefois très puissantes, noisLmmentdansrAuxois; ces marnes contiennent parfois des pyrites et du lignite ; alors on les calcine pour les employer, sous le nom de cendres^ à l'amendement des prairies ; telles sont celles de Flize dans le Rethelois. Elles renferment aussi des rognons et des bancs de calcaire argileux qui sont quelquefois exploités, notamment à Yassy dans l'Auxois, pour faire la préparation dite Ciment romain. Ce calcaire devient parfois tellement ferrugineux qu'il passe à de la limonite oolitique, telle est le minerai exploité à Hayange^ département de la Moselle (1). Ces dépôts pa-

(1) Le mioflni dUajange a figuré, dans mos édilioos anl^ienres à 18(9, comme appartenaol à l'iUge bathqnien ; j'ai cra depaic devoir adopter i'opiaion des gèologaes qui, daas ces deroiert tempe, ont le mieox étudié le sol de la Lorraine, tels que MM. Lerallois, Jacqoot, PieUe, Bavifnier, etc.

t86 6É0GN0SIE.

raissent n'être représentés dans l'Anjou que par un calcaire argileux renfermant beaucoup de hélemnites qui est, entre autres, exploité à Baugé.

La partie moyenne de l'étage liasique contient, dans le nord-est de la demi-ceinture beaucoup de silice, soit à l'état de calcaire sor lieux comme à Sapogne et à Saint-Laurent près de Mézières, soit à l'état de marnes sableuses comme sur les bords de la Seille.

La partie inférieure est ordinairement composée, dans ces mêmes contrées de marnes, de calcaire et de grès qui sont quelquefois disposés dans cet ordre, mais qui d'autres fois alterneut entre eux ou forment d'immenses amas lenticulaires, de sorte qu il s'est élevé beaucoup de discussions sur leurs positions relatives. Le calcaire^ qui alterne presque toujours avec des marnes, est ordinairement compacte, mélangé d'argile, et donne de la bonne chaux hydraulique ; tel est celui de Warcq près de Mézières. Ce calcaire fonne, ainsi que nous l'avons déjà dit, un des points de repère les plus connus des géologues qui le désignent généralement par le nom de calcaire à gryphées à cause de la quantité à'Ostren arcuata (fig. 107) qu'il renferme. Les grès et les sables, qui sont souvent calcarifères ou argilifères, sont surtout abondants dansLi portion jurassique qui s'étend au sud-est de l'Ardenne où ils ont beaucoup occupé les géologues sous les noms de grès de Luxmbourg j grès d*IIettange. Lorsque ces grès approchent du granité, comme en Bourgogne ils passent à l'arkose. Ils passent aussi à an calcaire argileux à grain fin que les carriers de TAuxois nomment /oie de veaux.

L'étage rhétien est beaucoup moins développé, il règne cependant d'une manière constante entre l'étage triasique avec lequel il a beaucoup de rapports minéralogiques, mais sa faune renl'erme plus d'espèces liasiques que triasiques. L'un de ses fossiles, que l'on considère comme le plus caractéristique, est VAvicula contorta: on y trouve aussi des ossements de reptiles et de poissons. Il est principalement composé de grès^ tel est celui de Kédange dans le pays Messin, ces grès passent au psammite, au macigno, au calcaire, à la marne, à l'arkose, au gompholite. h'^arkose, qui est notamment abondante dans VAuxois où cet étage approche du granité, est accompagnée de barytine, de fluorine, de galène, d'oligiste qui s'y trouvent en cristaux, en noyaux et en veines. Lorsque l'arkose touche au granité sa partie inférieure passe souvent à une matière incohérente que l'on nomme arène dans le pays et qui n'est en quelque manière qu'un granité désagi'égé (1).

(1) Le nom mioéralogiqae d*aikose a été qnelqaefoii pris dans aa sens géognostiqnfl, ce qui >

La demi-ceinture jurassique dont nous venons de parler constitae des contrées as^ez généralement favorables à la production des céréales ; mais la terre végétale, y étant ordinairement formée aux dépens des dépôts argileux, y est fort collante et exige l'em- ]^oi d'un grand nombre de bêtes de trait pour les travaux agricoles. Les vallées argileuses sont souvent couvertes de prairies et donnent, entre autres, naissance aux bons pâturages de la basse Normandie ; mais dans les lieux où les roches argileuses ne sont pas susceptibles d'arrosement, ou lorsqu'elles sont moins propres à la production de l'herbe, elles déterminent, ainsi que les dépôts sableux, l'existence de forêts plus ou moins étendues. Les côtes calcaires y sont très favorables à la production des vignes, qui s'y trouvent abondamment, sauf aux deux extrémités septentrionales : c'est le sol qui produit les vins de Bourgogne les plus estimés.

Comme le terrain Jurassique doit sa dénomination à son abondance dans le Jura, il convient que nous disions quelques mots de celui de cette chaîne.

Le massif jurassique du Jura se rattache au sud-est à celui des Alpes Pennines, au nord-ouest à celui de la Bourgogne, s'appuie sur le massif plus ancien des Vosges, et se prolonge en Allemagne sous le nom de Rauhe-Alp ; il est borné dans le reste de son étendue par les massifs tertiaires et quaternaires des plaines de la Bresse, de la Suisse et de l'Alsace.

Le Jura est une des chaînes où l'on voit les exemples les plus fréquents et les mieux prononcés du plissement en voûtes et en bassins. Il y a cependant un grand nombre de chaînons où la voûte n'est formée que par les couches inférieures, les couches supérieures étant séparées ; et, comme ces couches se composent en général de calcaires cohérents et de marnes susceptibles de se délayer, il arrive souvent que les premiers forment aux deux côtes de la voûte des escarpements que l'on appelle crets^ et qui sont séparés de la voûte par des espèces de vallons élevés, que l'on appelle combes. Quelquefois les couches sont renversées, c'est à dire, que leur superposition se présente d'un côté de la montagne dans un sens contraire à celui de l'autre côté; mais ce phénomène ne se remarque que dans les lieux où l'inclinaison est extrêmement forte. Les chaînons longitudinaux qui résultent de cette disposition sont quelquefois coupés par des défilés ou vallées transversales que l'on nomme cluses,

doooAUeD à beaucoup de confosioD, sortont en Boorgognet parce qu'il y a dans celte contrée des arkoiee llasîqaes, triaaiqoes et pénéennes anssi bien que rélhiennoi ; il parait même que ce sont lei arkoses pénéennes qui sont les pins abondantes.

«88 GÉOGNOSrB.

Le Jura se compose principalement de terrain jurassique; c^ pendant le terrain triasique forme quelquefois les assises inférieures, le terrain crétacé s'élève sur quelques-uns de ses croupes, les terrains tertiaires s'étendent dans quelques vallées et Ton y rencontre parfois des blocs erratiques à une hauteur considérable. La composition du Jura est cependant assez simple, et le calcaire, surtout le calcaire compacte blanc, y domine; les roches ai'gileuses et quartzeuses y sont moins développées qu'en Angleterre, les fossiles y sont moins abondants, et ceux qui s'y trouvent sont moins bien conservés. Ces diverses circonstances, jointes aux irrégularités de la stratification, sont cause que la distinction des systèmes et leur rapprochement avec ceux des autres contrées plus classiques sont très difficiles à faire d'une manière positive, aussi leur classification a-t-elle présenté beaucoup de variations.

M. Marcou, dans son dernier travail (1), y distingue 27 systèmes distribués en dix groupes que nous répartissons dans nos étages de la manière suivante :

L'étage porllandlen comprend les groupes de Salins^ de Porrentruyet de Besancon^ composés chacun de calcaire dans leur partie supérieure et de marne dans leur partie inférieure.

Le calcaire de Salins est gris-blanchâtre, quelquefois un peu magnésien, et renferme entre autres fossiles, les Nerinea salinensis, Erato et siilpyramidalis.

Fig. i09. Rerioei silineasii. d'Orb.

Les marnes de Salins sont grises, un peu jaunâtres, avec des taches blanchâtres. On y trouve YOstrea virgula (fig. 93) et la Trigonia conceiitrica.

Le calcaire de Porrentruy ou du Battue est compacte à cassure conchoïde, quelquefois bréchif orme, de couleur blanchâtre ; il renferme la Nerinea Elea et le Clypeusacutws.

Les 77iarn€sde Porrentruy ou du Ban7ié%oni sableuses, de couleur grise ou jaunâtre. On y trouve Y Ammonites gigas^ le Diaiema bruntrutana^ etc.

(1) Lettres $nr let roches de Jura, Zorich, 1857-1860.

Le calcaire de Besançon ressemble minéralogiquement à celui de Porrentruy ; il est employé dans les constructions sous le nom de pierre blanche. Ses fossiles principaux sont' : IhTrigoniageographica^ YAcrocidarisformosa^ etc.

Les marnes de Besançon ressemblent aussi à celles de Porrentruy, et sont caractérisées par VAstarte minima.

Notre élaise oxfordien comprend les trois groupes que M. Marcou nomme corallien^ argovien et oxfordien inférieur^ composés des six systèmes suivants, savoir :

VOolite de Pagnoz^ dont la couleur est le gris jaunâtre, et qui est caractérisée par une immense quantité de Nerinea bruntruiana, d'où on l'appelle calcaire à nérinées.

Fi]. HO. IleriiM bnitntiia. Thurmann.

Le calcaire à coraux de la chapelle près de Salins est un calcaire argileux, renfermant une grande quantité de polypiers.

Les argiles à chailles sont une marne sableuse, renfermant des rognons siliceux que Ton appelle chailles en Franche-Comté.

Les marnes â^Argotie sont d'un bleu grisâtre, alternent avec des couches de calcaire argileux compacte, renferment entre autres fossiles V Ammonites liplex et \Ostrea dilatata (fig. 97).

Les marnes d'Alaise sont d'un bleu passant quelquefois au noirâtre par la présence de matières charbonneuses. On distingue parmi leurs nombreux fossiles le Belemnites hastatus^ V Ammonites perarmatus^ etc. (1).

Le/er de Clucy près de Salins est un calcaire de couleur jaunâtre, renfermant des grains et des noyaux de limonite.

L'étage balhonieD comprend les systèmes suivants qui forment les étages manduhien et lœdonien de M. Marcou, savoir :

Le calcaire de Pàlente^ dont la couleur est le gris clair ; c'est une oolite à grain très fin, passant à la lumachelle d*où on Ta aussi nommé dalle nacrée.

Le calcaire de la citadelle de Besançon est compacte, à cassure Gonchoïde, d'un blanc grisâtre avec de petites taches rougeâtres.

(I) Voy. ci-desins pag. S79, flg. 98 el 99.

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