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CHAPITRE IV

Division. — Nous réunissons sous la dénomination de météores lumineux une série de phénomènes qui ont pour caractère commun de manifester de la lumière, mais qui sont de nature très différente, les uns étant des fhéwymènes électriques : ce sont h, foudre^ les feux SaiiU'Elme et les aurores, boréales; les autres, des pMnomènes purement optiques : ce sont Varc-en-ciel^ les couronnes^ les halos j les anthélies, lesparhélies^ les parasélênes et le mirage; d'autres enfin étant des phénomènes dont la véritable nature est à peu près inconnue; ce sont les feux follets^ les bolides et les étoiles filantes. Mais il est à remarquer que, parmi ces derniers phénomènes, il en est qui, se passant en dehors des limites de Tatmos* phère, n'appartiennent pas à la météorologie, et que, si nou» en faisons mention ici, c'est que, comme il est impossible, dans l'état actuel de nos connaissances, de leur assigner une place convenable, il nous a paru préférable de les laisser figurer à côté des météores lumineux avec lesquels on les a souvent rangés, plutôt que d'adopter ou de proposer des divisions particulières qui ne reposeraient que sur des hypothèses plus ou moins hasardées.

La foa4r« se compose de deux phénomènes principaux : l'un, que Ton nomme éclair^ consiste dans une lumière vive qui paraît instantanément dans Pair en décrivant une ligne, . souvent en zigzag, et qui est quelquefois très étendue, car on dit avoir vu des éclairs qui avaient plus de 5 kilomètres de longueur. L'autre phénomène, que Ton appelle tonnerre^ est un bruit, quelquefois instantané, comme celui de la décharge simultanée d'une douzaine do

fflàCU M tftOLOAIB. t^

pièces de canon ; d'autres fois il forme une espèce de roulement semblable à une suite d'écbos. Il paraît que le même coup de tonnerre peut être instantané pour l'observateur voisin, et composa de roulements pour celui qui est le plus éloigné. Lorsque la foudre éclate près de nous, nous apercevons l'éclair et nous entendons le tonnerre au même instant; mais, lorsque l'explosion a lieu dans l'éloignement, nous apercevons l'éclair plus ou moins longtenif)^ avant d'entendre le tonnerre, ce qui provient de ce que la lumiènse propage beaucoup plus rapidement que le son.

La foudre éclate ordinairement dans les nuages; mais quel<inefois elle semble tomber sur la terre, et alors elle y produit ticeffets plus ou moins violents, tels que de tuer les hommes et lt-> animaux, de fendre, tordre ou renverser des arbres, de briser et de parcourir des édifices, de mettre le feu aux matières combustibles, de fondre les matières métalliques et pierreuses, etc.

Nous dirons à cette occasion que l'on trouve quelquefois, diins les sables, des espèces de tubes composés d'une substance quartzeuse qui paraît être du sable agglutiné, plus ou moins vitrifié. Le? dimensions de ces tubes sont très variables ; mais on en a cité qxà avaient près de 10 mètres de long sur un diamètre extérieur île 5 centimètres. On croit que ces tubes ont été formés par la foudre, d'où on les sq^i^élle fulçurites ou Mes fulmùiaires.

Dans les zones tempérées la foudre est très rare en hiver; il no paraît pas qu'elle ait Ueu dans les zones glaciales. Cependant elle peut éclater sous une température très basse, puisqu'elle est IKn commune sur le sommet des hautes montagnes où régnent d^.^ neiges perpétuelles. Quelquefois la foudre paraît éclater dans un air dépourvu de nuages, mais alors il se foime subitement ud nuage considérable; en général, on remarque beaucoup d'agitation dans les nuages où éclate la foudre, et ce phénomène est accompagné ou suivi de fortes pluies et de grêle. Cet ensemble forme ce que l'on appelle un orage.

L'observation a prouvé que les phénomènes de la foudre sont dus à l'électricité, et, si cette connaissance n'en explique pas la cof^sroriginaire^ puisque l'on ne sait pas ce que c'est que la force que les physiciens nomment électricité, elle suffit pour rendre raison de ces phénomènes. En effet, il est facile alors de voir dans PécLnr le même phénomène que l'étincelle que l'on produit dans les cabinets de physique, lorsque Ton approche deux corps dans lesquels on a accumulé les électricités différentes. Le tonnerre n'est que la répétition du bruit qui accompagne l'étincelle, bruit qui s'augmente en raison de la quantité d'électricité accumulée. Enfin les

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effets de la foudre sur la terre se produisent également dans les cabinets, lorsque l'on donne des commotions avec la bouteille de Leyde, ou bien, lorsque, au moyen de l'étincelle électrique, on allume des matières combustibles, on fond des fils métalliques, on perce des cartes, du. verre, etc. Il y a, à la vérité, dans les phénomènes de la foudre, quelques détails qui ne peuvent pas s'expliquer exactement par ce qui se passe dans nos cabinets ; mais ces petites différences ne doivent pas étonner, lorsque l'on fait attention aux grandes différences qui existent dans les dimensions et dans la nature des corps sur lesquels l'électricité se développe dans l'atmosphère. Mais, en général, on trouve dans l'électricité les moyens d'expliquer ceux des phénomènes qui paraissent les phis extraordinaires aux personnes qui ne connaissent pas cette branche de physique. Ainsi, par exemple, on ne voit qu'un effet de la facilité avec laquelle l'influence électrique accumule l'électricité dans les corps conducteurs, lorsque la foudre, en parcourant un édifice, a eu assez d'intensité pour fondre des barres métalliques, tandis que les corps moins conducteurs n'ont pas été sensiblement altérés. On reconnaît de même les effets de la propriété plus ou moins isolante des corps , dans l'espèce de discernement avec lequel la foudre va chercher ses victimes lorsqu'elle tombe dans une enceinte qui réunit plusieurs personnes. On conçoit aussi facilemmt pourquoi la foudre tombe de préférence sur les objets éiwés qui sont conducteurs de l'électricité, puisque l'influence d'un image âectrisé détermine, dans ces objets, l'accumulation d'une grande quantité d'électricité opposée à celle du nuage, et, si ces deux électricités tendent ensuite à s'imir, il en résultera un choc, c'est à dire la foudre, à moins que le nuage ne soit poussé aupara» ?Bnt hors de la sphère d'activité de l'objet en question, ou que la décharge de l'électricité du nuage ne se fasse par le choc avec l'électricité aoctmiulée dans un autre objet. Dans ce dernier cas, l'électricité accumulée dans le premier objet retournera subitement dans ee que les physiciens appellent le régertoir commun^ c'est à dire dans rinfcérieur de la terre; et, lorsque l'accumulation d'électricité est considérable, ce retour peut amener une commotion suffisante pour tuer un homme. Ce c^oc en retour explique comment il se fait que ia foudre tombant directement sur un objet, un homme placé à une distance considérable soit renversé ou tué, tandis que tons les objets* placés dans l'intervalle n'en ressentiront aucun effet. Du reste, le choc en retour ne consiste que dans une commo*»* tion plus ou moins forte; mais il n'est jamais dans le cas de brûler ou de fondre un objet.

Quant aux sources de Vélectricité de Vatmosphère on la rapporte ordinairement à l'évapo ration, et il n'y a pas de doute que les Tapeurs qui s'élèvent des parties liquides et solides du globe ne soient le véhicule qui amène l'électricité dans l'atmosphère ; mais M. de la Rive pense (1) qu'il faut une cause plts générale et plus constante pour charger en même temps la terre d'électricité négative et son atmosphère d'électricité positive. Il voit en conséquence cette cause dans l'action chimique continue qui a lieu au point Je contact de l'écorce solide et de son noyau liquide.

Le rapprochement des phénomènes de la foudre avec ceux dl'électricité a donné lieu à l'une des plus belles applications de h science au bien-être de la société, c'est à dire à l'invention d'appareils qui préservent des effets désastreux de ce terrible météore. Ces appareils, que l'on nomme paratonnerres^ consistent en une verge de fer, d'environ 9 mètres d'élévation, terminée par une :iiguiÛe de platine, et que l'on place sur les édifices en la faisant communiquer avec le sol au moyen de barres ou d'une chaîne de fer que l'on fait courir le long de l'édifice sans le toucher immédiatement, et qui s'enfonce en terre dans un puits creusé au pied de l'édifice. Or, d'après ce que l'on sait du pouvoir des pointes sur l'électricité, on conçoit que la pointe du paratonnerre est dans le cas de décharger sans explosion l'électricité qui anime les nuages passant dans sa sphère d'activité, et l'on a lieu de croire que ce: effet s'étend à une dizaine de mètres autour de la pointe, de sorte que, en plaçant les paratonnerres à 20 mètres les uns des autres, les grands édifices se trouvent suffisamment garantis de la foudre. Si ces appareils étaient plus rapprochés, ils se nuiraient mutuellement.

On conçoit facilement, d'après ce qui a été dit ci-dessus, que l'on doit éviter, en temps d'orage, de se mettre à l'abri sous do> arbres ou de se tenir debout si l'on se trouve sur une hauteur ou dans une plaine dégarnie d'arbres, puisque les objets les plus élevés sont ceux où s'accumule la plus grande quantité d'électricité opposée à celle qui anime les nuages, et, par conséquent, ceux où il y aura le plus de motifs pour que l'étincelle électrique y éclate, ou, en d'autres termes, pour que la foudre y tombe. Si Ton est dans un édifice, on doit s'éloigner des portes, des croisées, des murailles, surtout des objets en métal, et chercher à se placer sur des corps non conducteurs de l'électricité, tels, par exemple, que des matelas.

(!) Trailé d'électricilé , t. III, pag. «9i.

La foudre se manifeste quelquefois sous une forme sphéroïdale. Ce phénomène, que l'on a aussi nommé éclairs en houles^ consiste dans des globes de feu qui se dirigent vers la terre, qui parfois rebondissent dans Pair, et dont la marche est beaucoup moins rapide que celle des éclairs ordinaires. H est probablement dû à un état particulier de condensation de l'électricité (1).

On nonune éclairs de chaleur des lueurs intermittentes qui paraissent après le coucher du soleil dans les parties inférieures du ciel et qui ne sont pas accompagnées de tonnerre. Beaucoup de physiciens pensent que ce phénomène est dû à des éclairs ordinaires qui se produisent à une trop grande distance pour que Ton entende le bruit du tonnerre, tandis que la lumière se manifeste au loin par layoie de réflexion. Il y a tout lieu de croire que les choses se passent quelquefois ainsi ; car on apprend parfois qu'il y a eu des orages dans le moment et dans la direction oii Ton a observé des éclairs de chaleur; mais d'autres physiciens croient que cette explication ne peut s'appliquer à tous les cas et ils admettent que, dans certaines circonstances, surtout lorsque la température est élevée, le dégagement de Télectricité peut se faire avec manifestation de lumière sans qu'il se produise du bruit (2).

On donne le nom de fco SalBl-Elme, anciennement Castor et Polluw^ à des aigrettes lumineuses qui, dans les temps orageux, paraissent à l'extrémité des mâts et des vergues des vaisseaux, ou d'autres corps terminés en pointe. Or, d'après ce que nous venons de dire de l'électricité de l'atmosphère, et ce que l'on sait du pouvoir des pointes, on sent que ce phénomène est dû à l'électricité qui s'échappe par l'extrémité des corps dont il s'agit.

Les aorores boréales, qu'il est plus exact de nommer aurores polaires^ puisqu'on en a aussi observé du côté du pôle austral, consistent dans une lumière qui, dans nos contrées, parait ordinairement vers le pôle boréal trois ou quatre heures après le coucher du soleil. Ces phénomènes présentent beaucoup de variations dans leurs détails ; cependant ils commencent, en général, par l'apparition d'une partie obscure plus ou moins étendue en forme de segment dont l'horizon serait la corde et dont le point culminant se trouve ordinairement dans le méridien magnétique. Ce segment est bordé par un arc lumineux d'un blanc brillant, quelquefois un peu bleuâtre, jaunâtre ou verdâtre. Le bord inférieur est bien limité, mais le bord supérieur s'efface à mesure que l'arc s'élargit;

(!) PlanUmoar {Bib. univ, de Genève, !8i9, t. XI et IH). Vwj {Ann. de la Soc. météorolo^ gigue, I8S5, t. III. pag . S9i).

(2) Voy. Ifl mémoire de M. Poey {Ann, météoroL, 1855, l. UI, pag. 317).

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il arrive un moment où il se confond avec la clarté du ciel, et alors son éclat est très vif. On voit quelquefois, quand l'aurore est très brillante, un ou plusieurs autres arcs concentriques au premier. L'arc reste souvent visible pendant plusieurs heures ; toutefois il n'est pas immobile, mais dans un mouvement perpétuel, s'élève, s'abaisse, s'étend, se rompt çà et là et lance des jets de lumière qui s'élancent avec rapidité jusqu'au milieu de la voûte du ciel en se divisant en plusieurs rayons. Quand ces rayons sont très nombreux et que ces lueurs palpitantes s'élèvent jusqu'au zénith, elles y forment une espèce de couronne dont le centre est sur le prolongement de l'aiguille d'inclinaison. Cette couronne forme la plus belle partie du phénomène. Tout le ciel semble une coupole en feu, portée par des colonnes de lumière diversement coloréts. Lorsque les rayons sont dardés moins vivement, la couronne disparaît d'abord ; çà et là on observe encore une pâle lueur qui augmente par moments, puis s'éteint, ainsi que l'arc lumineux.

Il est très rare de voir des aurores polaires dans les latitudes pou élevées ; mais elles deviennent plus fréquentes à mesure que Ton s'approche des régions polaires. Il paraît aussi qu'elles sont beaucoup plus fréquentes à l'époque des équinoxes que dans les autres parties de l'année.

On n'a pas de notions positives sur l'altitude à laquelle se passent ces phénomènes. Mairan croyait qu'elle pouvait bien atteincke 150 myriamètres; on est porto maintenant à la réduire à une moyenne de 150 kilomètres, et il y a des observateurs qui pensent avoir vu des aurores boréales qui se passent à moins de 1 500 mètres d'altitude.

On a eu aussi beaucoup d'incertitude sur la cause de ces phénomènes, mais les rapports qui existent, ainsi qu'on l'a vu ci-dessus, entre la position des diverses parties des aurores boréales et le méridien magnétique, de même que les perturbations qu'éprouvent l'aiguille aimantée et les appareils télégraphiques, lorsque le pliénoniène se passe, ne permettent plus de douter que celui-ci ne soit dû au magnétisme et à l'électricité. M. de La Rive explique notamment son origine par la théorie suivante : les vapeurs qui s'élèvent constamment des mers, et principalement des mer? équatoriales, emportent avec elles une quantité considérable d'électricité positive à laquelle elles servent de véhicules, laissant dans la partie solide du globe l'électricité négative. Ces vapeurs sont chassées vers les pôles par les vents alizés qui régnent constamment de l'équateur aux pôles dans les parties de l'atmosphère les plus éloignées de la terre. Elles y portent avec elles leur élec-

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tricité positive et constituent ainsi toute Patmosphère dans un état électrique digèrent de celui de la terre. Ces deux électricités, ont une tendance continuelle à se. neutraliser, et cette neutralisation s^opère, soit pendant le transport à travers la couche d'air, soit aux deux pôles où viennent converger et se condenser les courants de vapeurs entrainés par les vents. Ce dernier mode donne naissance aux aurores, tandis que le premier, qui est plus ou moins actif suivant le degré plus ou moins grand de Thumidité. de Tair, se manifeste souvent sous la forme d'orage par la chute de la foudre. Ce qui explique pourquoi les aurores sont plus fréquentes à la suite des saisons sèches.

L'are^cB-elel ou /m se compose d'un oi; de plusieurs arcs présentant sept bandes respectivement colorées par chacune des sept couleurs du spectre solaire, et que Ton aperçoit sur des nuages qui se résolvent en pluie, lorsque ces nuages sont exposés au soleil venant du côté où se trouve Fobservateur. L'arc-en-ciel est. est ordinairement composé de deux arcs concentriques qui peuvent former le demi-cercle lorsque le soleil est à l'horizon, mais qui décroissent successivement à mesure que le soleil se trouve plus élevé, de manière que Ton ne voit plus qu'un arc lorsque le soleil est à 42° au dessus de l'horizon, et que l'on n'en aper^t, plus brsque le soleil est au dessus de ôé"". Un observateur placé sur une hauteur peut voir des portions d'arcs plus grandes que le demi-cercle. Il peut même, s'il est suffisamment élevé et dans certaines circonstances favorables, voir le cercle entier. U peut aussi voir des arcs quand le soleil est plus bas que l'horizon.

La largeur de l'arc intérieur correspond à un diamètre apparent d'environ 2° 15', ceUe de l'arc extérieur est de 3** 40', et celle de Tespace qui les sépare de S"" 25'.

Les couleurs de l'arc intérieur sont disposées dans l'ordre suivant de bas en h^ut. : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, ?ouge ; celles de l'arc extérieur sont en sens inverse, c'est à dire que c'est le violet qui se trouve en dehors; elles sont toujours moins vives que celles de l'arc intérieur. I|lais, en général, les couleurs des arcs ne présentent tout leur éclat qu'autan^ que les nuages sur lesquels elles se projettent sont épais, par conséquent, d'une teinte foncée.

Les phénomènes de l'arc-en-ciel sont dus à la décomposition des rayons du soleil qui traversent les gouttes d'eau disséminées dans l'atmosphère, et l'optique donne les moyens d'expliquer, de la m£^nière la plus satisfaisante, toutes les circonstances de ces phénomènes, et de les soumettre au calcul. Nous nous dispenserons de

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reproduire ici ces explications qui se trouvent dans les ouvrages Je physique, et qui, quoique reposant sur les règles les plus simples de l'optique, exigeraient des détails que ne comporte pas le plm de cet abrégé. Nous nous bornerons à dire que, quand les rayons lumineux tombent sur les gouttes d'eau, dont la forme est sensiblement sphérique, et dont la densité est beaucoup plus considérable que celle de Pair, ils y subissent d'abord une réfraction. Quelquesuns de ces rayons ne traversant pas entièrement la goutte d'eau, sont réfléchis par son enveloppe, et éprouvent, en rentrant Auta l'air, une nouvelle réfraction qui sépare les différentes couleurs selon l'ordre de leur réfrangibilité; ce qui forme l'arc intérieur. Les rayons qui donnent naissance à l'arc extérieur éprouvent dans l'intérieur des gouttes de pluie deux réflexions consécutives, et l'effet de la seconde est de faire paraître les couleurs dans un ordre inverse. On peut de même concevoir l'apparition d'un troisième d d'un quatrième arc, en supposant que les rayons solaires subissent dans les gouttes de pluie trois ou quatre réflexions successives; mais ces arcs devront paraître du même côté que le soleil, paiv? que, après trois ou quatre réflexions, les rayons sortant des globules d'eau du côté opposé à celui où ils sont entrés. Ces arcs sont fort peu visibles à cause de l'extrême affaiblissement de la lumière dans ces diverses réflexions. Aussi est-il excessivement rare que l'on voie plus de deux arcs.

On voit quelquefois pendant la nuit des arcs-en-ciel dus à la lumière de la lune, mais ils sont généralement peu colorés.

M. Ksemtz donne le nom d'aDthéiie à un phénomène au>?i nommé auréole terrestre, gloire, nebelhild, et qui consiste dans ce que l'ombre d'un observateur qui se projette sur un nuage, sur d i brouillard ou sur un champ couvert de rosée se trouve quelquefois entourée, surtout autour de la tête, d'une auréole lumineus^j formée de cercle concentriques plus ou moins nuancés des couleurs de l'arc-en-ciel. Ce phénomène, qui s'observe assez rarement, tt seulement lorsque le soleil est peu élevé sur l'horizon, est attribué à la diffraction de la lumière à travers les vapeurs visibles.

Les eouroDBes, que l'on a souvent confondues avec les halos sous les noms de petits halos, consistent, comme les anthélies, dans des auréoles lumineuses, mais qui se manifestent autour du soleil et de la lune lorsqu'il y a entre ces astres et l'observateur, dts nuages qui ne sont pas assez épais pour empêcher la vue de Tastro. On remarque particulièrement les couronnes autour de la lune parce que l'éclat des rayons du soleil empêche ordinairement de les apercevoir autour du soleil. Elles sont peu étendues ; leur iiité-

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rieur, c'est à dire Tespace qui avoisine le disque de la lune ou du soleil, est ordinairement d'un blanc qui devient rougeâtre sur les bords et présente quelquefois, surtout dans les couronnes solaires, des nuances de l'arc-en-ciel disposées par anneaux concentriques, mais jamais très vives. Fraunhofer a reconnu que ce phénomène était aussi le résultat de la diffraction de la lumière entre les vapeurs qui composent les nuages.

Les halos proprement dits ou grands halos sont des phénomènes très compliqués qui font voir dans le voisinage du soleil ou de la hine des cercles plus ou moins incomplets, mais très étendus, puis* quMls embrassent quelquefois un espace de 45 degrés ; parmi ces cercles dont le nombre est plus ou moins considérable selon les circonstances, il y en a qui ont le soleil pour centre, d'autres qui passent par le centre du disque de cet astre, et d'autres qui sont tangents aux premiers. Ces arcs de cercles sont quelquefois simplement blanchâtres ; d'autres fois ils sont plus ou moins nuancés des couleurs de l'aro-en-ciel. Ces phénomènes, qui ne s'observent que quand le ciel est couvert de cirrus, sont considérés conmie annonçant la pluie et paraissent être dus à la réflexion de la lumière sur les cristaux de neige qui composent les cirrus.

Quelquefois il se forme, sur quelques-uns des points où se croisent les cercles des halos, des images qui ressemblent à des soleils; c'est ce que l'on appelle parhélles ovl faux soleils. Ce phénomène est extrêmement rare et parait être dû à la même cause que l'apparition des halos.

D'autres fois c'est l'image de la lune qui se trouve multipliée, et alors le phénomène prend le nom de paraMléne; toutefois il semble qu'il y a deux sortes de parasélènes : l'une , qui est aussi extrêmement rare, a lieu lorsque la lune est assez élevée à l'horizon, et est probablement due à la même cause que les parhélies ; l'autre, qui a lieu lorsque la lune se lève pendant l'après-midi d'une journée chaude. Dans ce dernier cas, qui est dû au phénomène du mirage, on ne voit que deux images de la lune, l'une vraie, l'autre fausse.

Ce phénomène du nlrage consiste dans une illusion d'optique qui fait voir, dans certaines circonstances, de doubles images des objets. Ce phénomène a, entre autres, été souvent observé dans les plaines de la basse Egypte. Le soir et le matin on ne voit dans ces plaines que la terre autour de soi, et les villages ou les arbres qui s'offrent à la vue ne présentent autour d'eux rien de particulier; mais, lorsque la surface du sol est échauffée par les rayons du soleil, le terrain parait terminé, à une distance d'environ 4 kilo*

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mètres, par une inondation générale. Les villages qui se trouTcnt au delà semblent être des îles situées au milieu d'un graud lac ; et sous chaque objet on voit son image renversée, telle qu'on le verrait s'il y avait effectivement une surface d'eau réfléchissante. Mais, à mesure que Ton s'en approche, les bords de l'inondatioa semblent reculer, et le mirage se reproduit pour les objets situés plus loin.

Ce phénomène s'explique aussi par les lois de la réfraction de la lumière : au milieu du jour, le sol étant très échauffé, la couche d'air qui est en contact avec lui acquiert une température très élevée ; elle se dilate et se trouve à une densité plus faible que les couches qui reposent sur elle : or les rayons lumineux qui tombent Qur cette couche dilatée sont réfléchis à sa siiM*face comme sur ua miroir; ils vont porter à l'œil de l'observateur l'image renversée des parties basses du ciel que l'on voit alors sur le prolongement des irayons qu'on a reçus, et, par conséquent, en dessous de l'horizou réel. Dans ce cas, si rien n'avertit de l'erreur, on juge seulement les limites de l'horizon plus basses et plus proches qu'elles ne le sont réellement. Mais, si quelque objet, tel que des villages, des arbres, etc., avertissent l'observateur que les limites de l'horizoa sont plus reculées, et que le ciel ne s'abaisse pas à la profondeur où il le jugeait, l'image réfléchie du ciel paraît comme une surface réfléchissante sur laquelle les villages et les arbres envoient dea rayons qui sont réfléchis comme l'auraient été les rayons veAUs de la partie du ciel intercepté par eux. Ces rayons donnent lieu à une image renversée au dessous des objets que l'on voit par les rayons directs. La limite à laquelle les rayons luQiineuz commen- €ent à se réfléchir étant constante, et les rayons qui font le plus grand angle avec l'horizon devant paraître veuir du point le plus \oisin auquel conmxence le phénomène, ce point doit être ^ une distance constante de l'observateur; de sorte que, si celui-ci s'avance, le bord paraîtra s'éloigner, comme on l'observe effectivement.

Quelquefois le mirage s'opère latéralement; tel est le Çjas observé par Jurine, sur le lac de Genève, d'un bateau qui présentait deux images placées à une certaine distance, dirigées dans le même sens, et qui s'avançaient en même temps sur la surface de l'eau. Ce phénomène était produit par réchauffement de l'air sur la pente des montagnes qui bordent cette partie du lac.

Parmi les autres phénomènes auxquels le mirage donue lieu, neus citerons celui d'objets qui, dans l'état ordinaire, sont invisibles d'un lieu, parce que leur vue est interceptée par une colline ou un

autre obstacle, et que Ton aperçoit de ce même lieu par une jouméo chande.

Les fen tMmtm sont une lumière semblable à des flammes légères qui voltigent dans Tair, à une petite distance du sol. Cette légèreté des feux follets est cause qu^ils sont entraînés par le moindre courant d'air ; d'où Ton sent: que les personnes qui veulent les atteindre les poussent devant elles, et qu'ils sont, au contraire, attirés par les personnes qui veulent s'en éloigner, de même que nous voyons quelquefois sur les eaux des objets légers qui suivent un navire, œ qui a fktt dire que les feux follets poursuivaient les personnes qui en avaient peur, et fuyaient celles qui les poursuis valent.

On a cru remarquer que ce phénomène pari^ do préférence dana les endroits marécageux et dans les cimetières, ce qui a fait sup<i poser qu'il était dû à des émanations de gaz hydrogène phosphore» Du reste, on doit éviter de confondre les feux follets avec les fonn taines ardentes, dont il sera parlé dans le livre suivant, et qui sont dues à la combustion du grisou.

On donne le nom de bolMes ou çlobeê de feu à des corps qui pa-v raissent enflammés, qui se meuvent dans le ciel avec une extrême rapidité, et qui ont une grandeur apparente assez considérable pour ne point être confondue avec celle des étoiles ; souvent on cohh pare leur grandeur avec celle de la lune. On croit avoir reconnu^ que les bolides paraissent quelquefois à des distances beaucoup, plus éloignées que les limites que l'on suppose à l'atmosphère, oe* pendant M. Airy dit que presque tous ceux dont on a déterminé l'altitude se sont trouvés à une hauteur d'environ 65 kilomètres^ Dans leurs mouvements, ils semblait lancer des étinceUes, et laisn sent quelquefois derrière eux une queue brillante qui parait èixe de la flamme retenue par la résistance de Pair. Souv^[it le bolide disparait sans que l'on ait remarqué d'autres phénomènes; maiq quelquefois on entend une ou plusieurs fortes détonations pareilles à celles de coups de canon de gros calibre; ces détonations sont suivies d'un roulement très fort, semblable à celui de plusieurs voitures roulant sur le pavé, et qui se prolonge pendant quelques minutes en suivant la direction qu'avait le bolide. Enfin, si l'on est suffisamment près du lieu où se passe le phénomène, on entend des sifflements et des bruits analogues à ceux que produit la chute des corps pesants, et on voit tomber des pierres en plus ou moins graiule quantité ; car quelquefois il n^en tombe qu'une ou deux; et, dans la chute qui a eu lieu à l'Aigle, en Normandie, le 26 avril 1803, on estime qu'il en est tombé plus de trois mille sur un espace long

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de plus de 2 myriamètres et large de près de 5 kilomètres. Ces pierres que Ton nomme météorites ou aérolites ont, au moment de leur chute, une température ordinairement très élevée, quelquefois très froide, elles s'enfoncent plus ou moins dans le sol. Leur volume est très variable ; il y en a de très petites, Bowdich rapporte que celle qui est tombée, le 14 décembre 1807, près de Wiston en Connecticut, avait plusieurs mètres de longueur. Leurs formes sont irrégulières et ne présentent aucun caractère particuliers, sauf que leurs angles sont arrondis.

Elles sont généralement couvertes à l'extérieur d'une croûte noire, conmiunément luisante, conmie vernie, quelquefois terne. L'intérieur est ordinairement d'un gris plus ou moins foncé, rarement uni, souvent veiné ou tacheté de différentes teintes. La texture est grenue à grains quelquefois très adhérents et comme fondus ensemble, d'autres fois distincts et se séparant difficilement.

Leur composition est très compliquée et variable, mais dans le grand nombre d'éléments que l'on y a reconnus il n'existe aucun autre corps simple que ceux que l'étude des matières terrestres a fait connaître aux chimistes.

M. Daubrée (1) distingue trois groupes principaux dans ces météorites, savoir : les plus communes qui sont principalement composées de silicates de magnésie et de silicates d'oxydes ferreux. Elles renferment quelquefois des cristaux, de péridot et d'enstatite ; d'autre fois des grains de fer natif. Elles contiennent ordinairement du nickel, du chrome et d'autres substances. Le second groupe contient du carbone, telle est la météorite tombée en 18G4, à Orgueil en Quercy, qui avait un aspect noirâtre et que la présence de combinaisons solubles, notamment de chlorydrate d'ammoniaque rendait susceptible de se désagréger et de se réduire en poussière par le contact de Feau. Le troisième se compose des météorites contenant du silicate d'alumine dans lesquelles on distingue quelquefois des cristaux d'anorthite et de pyroxène. H est à remarquer que Ton n'a trouvé dans les météorites rien qui ressemble aux roches neptuniennes ni au granité.

On a fait beaucoup d'hypothèses pour expliquer l'origine des météorites, mais la seule qui paraît maintenant admissible est celle qui les considère conme des corps étrangers à notre atmosphère, que des circonstances accidentelles auraient amenés dans des points où ils auraient subi l'action attractive delà terre; soit

(i) C. R, de VAcad. des sciences de l'Jnst. de France, 1866.

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que ces corps représentent des fragments de planètes qui auraient été brisées, soit qu'ils résultent directement de matières élémentaires disséminées dans Fespace qui se seraient réunies par un phénomène analogue à celui qui a donné naissance aux astres. Les rapports qui existent entre la composition des météorites et celle de certains minéraux que les volcans amènent de Tintérieur de la terre, ainsi que les belles expériences par lesquelles M. Daubrée a pu produire par la synthèse des corps semblables aux météorites, ont porté ce savant à supposer que les planètes dont elles proviennent ont été formées dans des circonstances où Toxygène et Thydrogène étaient plus rares que pour notre globe terrestre.

Quant à la lumière que manifestent les bolides en traversant Tatmosphère et à Tespèce de vitrification éprouvée par Fécorce des météorites, M. Haidinger l'explique par le dégagement de chaleur et de lumière résultant de la compression de l'air déterminée par l'excessive rapidité avec laquelle les météorites tombent sur la terre, et il voit dans les détonations qui accompagnent leur chute, un effet du choc de l'air ambiant, qui prend la place du vide laissé par le passage du bolide, c'est à dire de la masse solide et de l'auréole d'air comprimé qui l'entoure.

Indépendamment des météorites pierreuses dont on a souvent observé la chute sur la terre, on trouve à la surface de celle-ci, ou à de très petites profondeurs, des blocs de fer plus ou moins volumineux, que l'on a appelés météorites ferrugineuses ou fer météorique parce qu'on leur suppose la même origine qu'aux météorites pierreuses. Cependant leur chute n'a pas été constatée par des observations aussi positives ; mais, outre les rapprochements tirés de la nature de ces blocs et de leurs positions, il est à remarquer que beaucoup de relations historiques parlent de blocs de fer tombés du ciel. Ces blocs présentent aussi trois modifications principales, savoir : ceux sans mélange de matières terreuses, ceux qui renferment des globules de péridot que l'on a appelé /<?r ds Pailas et ceux qui sont mélangés de divers silicates magnésiens lesquels forment un passage aux météorites pierreuses (1).

Nous ne croyons pas devoir quitter le sujet des météorites sans dire quelques mots des phénomènes dont il est souvent parlé sous les noms de pluie rooge, pluie de sang^ pluie de cendres^ pluie de

(I) M. Daobréa {Acad. de» teience» de Pkris, 8 jaillat 1867) a propoié ooe claMificatioo des BéCéoritM ra deox elauat, lavoIr les sidérites qoi eoDtieDoeot do fer i l'éUt méUliiqae et les attidérite» qui n*ra eonilanoeot |)&i. Las preinières m sobdiTiMot en trois groopes ; les hoUaU dèrtê qai oa ranfarmeot pas de matières piarrentes, les tiêêidères od le fer fonne ooe masse eontiooe eootenant des matières pierreoses, et les sporoêidères oa le fer le prèseote ea graios dissi-

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fitanne^ etc. Dans le nombre des phénomènes qu'on a désignés de cette manière, il en est qui sont visiblement le résultat du transport, par les rents, de matières pulvérulentes, inorganiques ou organiques, lancées dansTair parles volcans, ou enlevées soit da sol, soit des végétaux qui les ont produites. On a aussi ccmsidéré comme des pluies de sang des taches rouges formées sur les miirs par la li(|deur que rejettent certains papillons lorsqu'ils passent de rétat de nymphe à celui d'insecte parfait; mais on rapporte dans les documents historiques tant d'exemples de pluies et de neiçes rouges tombées avec des circonstances particulières, et notamment avec de grandes détonations, qu'il parait que ce phéno- Inène tient à quelques circonstances particulières, et si l'on rapproche de cette considération que l'analyse de la matière solide contenue dans une de ces pluies rouges, tombée, le 14 mars 1813, à Gerace, en Calabre, a présenté à M. Sementini une composition qui a beaucoup de ressemblance avec celle des météorites, on est porté à croire qu'une de ces pierres pourrait aroir été désagrégée en traversant des nuages électrisés.

Les documents historiques parlent aussi de chutes de corps mous et visqueux ; mais aucun de ces corps n'a été suffisamment examiné pour que l'on puisse rapporter quelque chose de positif à leur sujet. Nous dirons seulement que l'on a souvent pris des plantes visqueuses , notanmient du nostoch , pour des produits atmos- /phériques.

On donne le nom d'étoiles illaBies ou à^étoiles tombantes à des lumières qui se meuvent dans le ciel avec une extrême vitesse, et qui présentent, soit un point ou plutôt un trait lumineux, soit un diamètre apparent assez petit pour être encore comparé aux étoiles. Dans ce dernier cas, le corps principal laisse derrière lui, comme les bolides, une traînée lumineuse qui se dissipe plus lentement que la lumière principale. Ce phénomène ne dore ordinairement que quelques secondes ; mais on cite des exemples où il a duré plusieurs minutes. Il se passe, à ce qu'il parait, à des distances très différentes, et MM. Brandes et Benzenberg, qui ont fait des recherches à ce sujet, en tâchant de déterminer l'instant où une même lumière était aperçue de deux points éloignés, croient avoir observé qu'il y en avait à moins d'un m3rriamètre, et d'aotres à plus de 50 myriamètres de la surface de la terre, de sorte que ce phénomène aurait tantôt lieu dans les limites et tantôt hors des limites que l'on assigne à l'atmosphère.

n y a des nuits où le nombre des étoiles filantes est extrêmement considérable, et l'on a remarqué que leur plus grande abondance

se reproduit périodiquement vers le 10 août et le 12 novembre, dates où l'on en a quelquefois compte plus de cent en une heure. Comme on ne possède jusqu^à présent aucune observation qui nous fasse connaître d'une manière positive quelle est la nature des étoiles filantes, nous ne pouvons faire à ce sujet que des hypothèses plus ou moins hasardées. Celle qui parait aujourd'hui la plus probable suppose que ces phénomènes sont dus à de petits corps qui circulent dans l'espace et que, quand ces corps atteignent une portion de notre atmosphère, ils s'y enflamment ainsi que nous l'avons dit des bolides, lesquels ne seraient que des étoiles filantes qui, s'étant plus rapprochées de la terre, auraient été attirées sur cette planète. On conçoit dans cette hypothèse que la périodicité des grands nombres d'étoiles filantes peut s'expliquer par la supposition qu'un groupe ou un anneau de ces petits corps décrirait un orbite qui s'approcherait périodiquement de la terre ; de sorte que ces phénomènes seraient plutôt du domaine de l'astronomie, que de celui de la météorologie.

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