NEUVIÈME LEÇON
Fig. 40.
Nous avons expliqué, dans notre préface, comment on gravait à l’eau-forte; nous avons parlé des origines de cet art, et nous avons montré quelle providence il est pour les peintres, auxquels il offre un moyen rapide de traduction.
Nous n’y reviendrons pas; le but de cette leçon étant de faire connaître à l’apprenti graveur, les différentes manières de faire mordre une planche, soit dans un récipient en porcelaine, comme l’indique
GRAVURE A L’EAU-FORTE
la ligure 40, soit à plat, avec l’eau-forte de départ, soit enfin partiellement.
Matériel.
La figure 40 montre les ustensiles nécessaires pour la gravure à l’eau-forte : 1 0 un récipient ou bassin où l’on verse l’acide et au fond duquel on place la plaque de cuivre enduite préalablement sur le revers et les bords d’un vernis solide ; (on aura soin de disposer sous cette plaque un petit cordon, dépassant à ses deux extrémités afin de pouvoir, en le soulevant, retirer facilement le cuivre du bain, l’opération terminée).
20 Une plume dont les barbes passées sur la plaque de cuivre feront disparaître les bulles produites par la morsure de l’acide.
3° Trois flacons, l’un contenant de l’acide nitrique pur, l’autre de l’acide étendu d’eau, et le troisième du vernis liquide. On retire de temps en temps l’eau-forte pour couvrir, avec ce vernis, les endroits que Ton juge assez ou trop mordus.
40 Une éprouvette dans laquelle on verse l’eauforte pour s’assurer, au moyen d’un pèse-acide plongé dedans, du degré de force du liquide.
5° Une coquille et un petit pinceau pour délayer le vernis ou le noir de fumée.
Il est de la plus grande importance, lorsqu’on fait mordre une planche, d’avoir à portée de la main tous les ustensiles que nous énumérons cidessus. On devra y joindre une grosse éponge,