‹ Précis élémentaire de gravure sur cuivreChapitre 25 sur 30 · GRAVURE EN LETTRES · texte numérisé non relu

GRAVURE EN LETTRES

pointe, soit avec un outil de ce nom, dans l’intérieur desquelles est comprise la hauteur des caractères que l’on veut graver.

Cette préparation faite, la planche posée sur un coussin, on dessine par un simple trait de pointe pour les déliés, par un double trait pour les pleins, les lettres qu’on a l’intention de faire, en commençant par la droite de la planche au rebours de l’écriture. Ensuite on ébauche avec une échoppe proportionnée tous les pleins de ces lettres dessinées, ce qui se fait à deux reprises, c’est-àdire en coupant les pleins de bas en haut, et ensuite en rentrant de haut en bas, en retournant la planche ; après quoi on liaisonne la lettre de même par le bas et par le haut, ce qui s’opère avec le burin en reprenant délicatement le simple trait du dessin qu’a tracé la pointe, en le conduisant au commencement de l’ébauche, en y rentrant plusieurs fois, afin de former la gradation et la dégradation des pleins dont la figure est plus ou moins arrondie, et cela sans passer au delà des parallèles, ce qui est très important pour la régularité. Cela fait, on se sert d’un ébarboir pour enlever les barbes qu’y a laissées en coupant le cuivre, l’échoppe ou le burin. On talonne alors au burin à deux fois, c’est-à-dire du haut et ensuite du bas toutes les lettres qui ont besoin d’être talonnées. Pour cet effet on fait rentrer le burin dans le trait de chaque parallèle, à la terminaison des lettres à têtes, à jambages ou à queue, afin d’en justifier nettement la coupe et lui donner l’obliquité que rend naturelle-

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