GRAVURE EN GÉOGRAPHIE
ment le trait de la plume dans l’écriture. Le tout fini, l’on ébarbe encore l’ouvrage, pour lui donner son dernier point de perfection.
Cette manière de toucher la lettre, à sept reprises, n’est pas généralement employée par la plupart des artistes en ce genre, qui sont dans la malheureuse nécessité d’accélérer un ouvrage qui a souvent pour but plutôt l’intérêt de l’entrepreneur, que la perfection et la gloire de l’artiste qui y travaille.
Gravure en géographie et en topographie.
La géographie et la topographie se gravent sur des plaques de cuivre planées ou brunies, comme il a été dit pour la gravure en taille-douce. Le cuivre doit être verni de même et la manière de calquer ou de transmettre le dessin sur la planche vernie est exactement la même aussi. On se sert des mêmes pointes pour graver à l’eau-forte, et les burins sont semblables.
Quant à la manière de graver, voici la plus en usage et celle qui fait le mieux. On trace à la pointe sur le vernis tout ce qui est trait, comme murs d’enclos, chemins, plans de villes, de bourgs, de hameaux. On ne trace seulement que les contours des rivières, des mers, des lacs, des étangs. Les bois, les bruyères, les vignes, les terres labourées, les prairies, les marais et les chemins plantés d’arbres doivent être faits entièrement à l’eau-forte. Les positions, soit fermes, moulins, etc.., doivent être tracées ou ombrées à la pointe sur le vernis.