‹ Précis élémentaire de l'histoire d'AngleterreChapitre 81 sur 140 · PEnShXI TION CONTRE LES PROTESTANTS. — DdHS · texte numérisé non relu

PEnShXI TION CONTRE LES PROTESTANTS. — DdHS

ces temps malheureux, tous, catholiques ou protestants, regardaient comme un devoir d'attaquer par la force ceux qui professaient des doctrines qu'ilsjugeaient erronées. Henri Vlil avait persécuté les protestants et les catholiques, qui refusaient d'adhérer à son schisme. Edouard VI s'était armé contre les catholiques, et avait fait brûler les anabaptistes. Sans doute, après avoir déclaré le catholicisme, religion de l'État, Marie eût mieux fait de laisser à ses sujets une entière liberté de conscience. Mais les idées de son temps triomphèrent de sa douceur naturelle.

T. RÉCLAMATIONS CONTRE LES PERSÉCUTIONS. — Cependant les premiers coups ne portèrent que sur des hommes souillés qui méritaient l'échafaud par leurs crimes. Quand lapersécutiondevint purement religieuse, il y eut des catholiques qui réclamèrent contre ces violents procédés. Alphonse de Castro, moine espagnol et confesseur de Philippe II luimême, dit publiquement en chaire que ce n'était pas ainsi que l'on devait travailler à étendre le règnede l'Évangile. Ces réclamations ébranlèrent un instant la reine et son conseil; mais lesréformés, parleurs excèSjObligèrentle pouvoir cà de nouvelles rigueurs. Ils ne cessaient de publier les plus violentes diatribes contre le gouvernement, les éveques et l'Église romaine. Ils demandaient au ciel la mort de la reine, attentaient à la vie des prêtres catholiques,

et excitaient partout des séditions contre l'autorité établie. Si cette insubordination n'excuse pas la sévérité de Marie, du moins elle l'explique, etnous porte à réfléchir avant de la condamner.

8. Affaires extérieures (looo-l 558). — La politique que Marie suivit à l'extérieur fut celle de Philippe II, son époux. Ce prince, qui venait de recevoir une partie des vastes États de son père, avait hérité de ses guerres avec la France. Marie, par pur dévouement, prit part à la querelle, et donna 10,000 hommes, contrairement aux avis de son conseil. Ces troupes aidèrent Philippe à remporter la brillante victoire de Saint-Quentin (j 557). Cette journée pouvait réduire la France àla dernière extrémité. La lenteur des vainqueurs et l'activité du duc de Guise la tirèrent de celte diffîculté.L'aniiée suivante, ce grand capitaine prit Calais aux Anglais. Cet événement remplit de deuil Marie, qui déjà souffrait beaucoup desinquiéludes quelui donnait Elisabeth, dont la foi lui semblait suspecte. Qu'o?i ouvre mon cœur trouvera Calais et ÉliS( mords lui causèrent une fièvre violente, qui remporta le 24 novembre 1558. Ses vertus lui ont mérité les éloges des protestants eux-mêmes.

Questionnaire. — 1. Comment la nation anglaise interpréta-t-elle le testament d'Edouard VI? Que fit Marie? De quelle manière triompha-t-elle de ses ennemis? 2. Comment se conduisit elle envers ses ennemis? Qui condamna-t-elle à mort ? A qui fit-elle grâce? 3. Qui avait-elle choisi pour conseiller? Pourquoi épousa-t-elle Philippe H? Quel effet ce mariage prodaisit-il sur la nation? -i. Quelles révoltes éclatèrent? quelle part prit Elisabeth h cette conspiration? Pourquoi Marie fit-elle périr Jeanne Gray? 5. Que fit-elle

pouvle rt'tablissement de la religion catholique en Angleterre? Quel moyen employa-t-elle pour faire reconnaître la primauté dupape?G. Persécuta-t-elle les hérétiques? Pourquoi fut elle sous ce rapport induite en erreur? 7. Quelles furent les premières victimes de la persécution ? N'y eut il pas des catholiques qui protestèrent au nom de la tolérance? Les réformés n'eurent-ils pas aussi destorts? 8. Quelle fut la politique de Marie à l'extérieur? Pourquoi prit-elle part aux guerres de Philippe II contre la France? A quel chagrin fut-elle en proie ? Quel jugement ont porté sur cette princesse les protestants eux-mêmes?

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