RÉTABLISSEMENT DE l'EgLISE ANGLICANE
Elisabeth succéda à Marie, l'année môme où Marie Stuart épousa en France le dauphin François II (1558). Tant que Marie vécut, Elisabeth dissimula son penchant pour la réforme. Elle assista même à la messe pendant les premiers jours de son règne, se fit couronner selon le rit de l'Eglise romaine, et ne dévoila ses sentiments qu'après avoir gagné tous les membres du parlement ; alors elle rétablit la religion de Henri Yill, et s'empara de la puissance spirituelle. Le clergé murmura, tous les évèques protestèrent; mais William Cécil, que la reine avait élevé à la dignité de secrétaire d'Etat, eut assez d'habileté pour enchaîner l'épiscopat et élouffer presque toutes les résistances du clergé inférieur.
2. Influence d'Elisabeth en Ecosse (1560). — L'Ecosse était en ce moment en pleine révolution.
i50 HISTOIRE D'ÂNGLRTERRE.
La réforme y avait fait d'effroyables progrès pendant la régence de Marie de Lorraine. Un moine apostat de Genève, appelé Jean Knox, avait soufflé son fanatisme dans le cœur de la nation, et les nobles, par pure ambition, s'étaient mis à la IcHe des insurgés, dans le désir d'arriver au pouvoir. La régente effrayée s'était en vain efforcée de réprimer les rebelles. Ils s'étaient rendus maîtres d'Edimbourg et avaient invoqué le secours de l'Angleterre. Elisabeth les encouragea dans leur rébellion , et leur donna même le conseil de déposer leur souveraine. Mais ils écbout rent, et la mort de Marie de Lorraine amena la conclusion d'un traité de paix où Marie Stuart fut nommée reine d'Ecosse (1560).
3. Triomphe DU PROTESTANTISME EN Ecosse (1561). — Pendant l'absence de Marie Stuart, l'administration du royaume fut confiée à un conseil de douze personnes.Ce conseil, dévoué aux novateurs, sr empressa d'interdire le culte de l'Eglise romaine et d'établir des peines très-sévères contre tous les papistes. Jean Knox, chargé de la formation de l'Eglise nouvelle, abolit l'épiscopat et consacra ainsi ce qu'on a appelé le presbytérianisme. Il signala ensuite tous les monuments catholiques comme des restes d'idolâtrie, et à sa voix on se précipita sur les abbayes, les cathédrales, les bibliothèques, et on alla jusqu'à troubler les morts dans leurs tombeaux.
4L. Retour de Marie Stuart (1561). — Marie Stuart, qui gémissait en France sur la mort de son royal époux, résolut, d'après les conseils du duc de Guise, de se rendre au milieu de son peuple pour en modérer la haine barbare et farouche. Elisabeth eût voulu la faire prisonnière pendant son trajet, mais elle fut assez heureuse pour traverser les croisières
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anglaises à la faveur d'une brume épaisse, sans être aperçue. La fortune ne parut lui ménager ce succès que pour l'accabler ensuite par des revers plus affreux.
5. Politique extérieure (1562-1564). — Elisabeth dissimula le regret d'avoir manqué sa proie, et adopta dus lors pour politique de soutenir les proteslants dans tous les Etats de TEurope, et de se déclarer l'ennemie des catholiques. Ainsi, pour satisfaire sa haine contre les Guises, elle envoyait de l'argent et des troupes au prince de Condé et aux calvinistes (1562). Par inimitié pour Philippe II, elle secourait également les réformés des Pays-Bas. Dans ses propres Etats, elle multipliait ses édits sanguinaires, et décrétait peine de mort contre ceux qui refusaient de croire à sa suprématie religieuse. Les exécutions devinrent même si fréquentes, que les protestants eux-mêmes s'en plaignirent, et il fallut donner ordre au bourreau de se reposer.
G. Mariage de Marie Stuart (1565). — En Ecosse, Elisabeth fomentait aussi des révoltes incessantes, au moyen de l'exaltation religieuse, mais c'était en secret. Elle entretenait même avec Marie une correspondance très-affectueuse, et s'offrait de la meilleure grâce du monde à lui trouver un époux digne de son rang. Après l'avoir longtemps amusée, elle eut la bassesse de lui proposer un de ses indignes favoris, le comte de Leicester. A ce seul nom, le noble cœur de Marie se souleva de dégoût. Elle répondit à sa bonne sœur par un refus formel, se décida pour Darnley, qui était du sang de Henri VIII, et qui descendait des rois d'Ecosse par son père le comte de Lennox.
î'.MhunTRE DE Rizio (1566). — Malheureusement
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ce seigneur n'était pas digne de la main de la reine d'Eccsse. Capricieux, bizarre et emporté, livré au vin et à la débauche, il ne méritait aucune considération, et désirait néanmoins partager avec Marie l'autorité souveraine. Les refus qu'il éprouva le portèrent aux plus sanglants outrages. Comme Marie avait donné sa confiance à unPiémontais plein d'adresse et de ruse, appelé David Rizio, Darnley fit planer sur elle les plus odieux soupçons, et s'unit à Murray et aux protestants pour massacrer ce malheureux favori. Le complot fut exécuté dans l'appartement et sous les yeux de la reine qui était enceinte et qui faillit en mourir d'effroi.
8. Duplicité d'Elisabeth. — A l'époque du mariage de Marie Stuart, Elisabeth avait provoqué une révolte en Ecosse. Mais, les rebelles n'ayant pas réussi, elle désavoua leur entreprise, chassa de Londres Jacques Murray leur chef, et lui donna en secret une pension pour le récompenser de ses services. Après le meurtre de Rizio, il y eut encore des soulèvements excités par l'argent d'Elisabeth. Marie avait arboré avec fermeté l'étendard royal sur le château de Dunbar, et s'était rendue maîtresse de tous ses ennemis; Elisabeth lui adressa des lettres de félicitation, et commanda des réjouissances publiques pour célébrer la naissance de Jacques I^"", à qui la reine d'Ecosse venait de donner le jour.
9. Meurtre DE Darnley (1567). — Jusqu'alors les Ecossais n'avaient eu qu'à se louer de la douceur et de la bonté de Marie. Sa vie pure et sainte lui avait gagné l'afTection de tous les cœurs. Mais autant elle était heureuse comme reine, autant elle éprouvait de chagrin comme épouse. Quoiqu'elle eût pardonné de grand cœur à Darnley le meurtre de Rizio, il ne
lui avait pas été possible de rendre son afïeclion à un homme qui sedégradait chaque jourpar de nouvellesinfamies. De lâches courlisanslui proposèrent le divorce, comme un moyen de délivrance : mais sa foi aima mieux attendre de la volonté de Dieu la fin de ses maux. Alors les auteurs de cette proposition, craignant à juste titre le ressentiment de Darnley, résolurent de le prévenir en conspirant sa perte.
Les circonstances les favorisèrent. Le roi étant tombé malade dans son château de Glasgow, Marie oublia toutes les injures qu'elle en avait reçues pour se rendre auprès de lui. Elle le ramena à Edimbourg dans un château situé hors de la ville, et passa souvent les jours et les nuils à le soigner. Elle le quitta la nuit du 9 février 1567 pour assister au mariage de l'une de ses femmes. Les conjurés saisirent ce moment pour faire sauter l'appartement de Darnley par l'explosion d'une mine. Le lendemain on trouva dans le jardin son cadavre et celui de son page; plusieurs autres personnes furent également ensevelies sous les décombres.
lO. Second mariage de Marie Stuart (1567). — Les chefs du parti protestant avaient été les auteurs de cette infâme conspiration, et l'innocence deMarie ne peut être mise en doute. Mais, faible et tremblante, elle se laissa circonvenir par le crédit des hommes puissants qui avaient ourdice complot, ne pressa pas assez vivement la condamnation des coupables, et les laissa même absoudre par le comte d'Argyle, grand justicier, leur complice. Le perfide Bothwel, que l'opinion publique accusait spécialement, alla beaucoup plus loin. Il mit dans ses intérêts vingt-quatre pairs du parlement, enleva la reine àson retourde Stirling,où elle était allée voir
son fils, l'intimida en lui montrant les signatures de tous les grands prêts à le soutenir, et l'obligea ainsi à l'épouser. Cet homme indigne était protestant et déjà marié. Il fit prononcer son divorce par l'une et l'autre communion, et vint à Edimbourg célébrer soleiinellement ses noces avec la reine.
11. RÉVOLTE CONTRE Marie. — On devrait vivement blâmer cette faiblesse de Marie Stuarl, si elle ne l'avait pas expiée par tant de malheurs. Bolhwel n'était pas aussi puissant qu'il s'en était vanté. Les nobles virent même son élévation avec jalousie, et quand on sut qu'il cherchait à s'emparer de l'héritierprésomptifdutrône,la révolte devint générale, Marie et Bothwel se mirent à la tôte de l'armée royale, mais les soldats refusèrent de combattre. Both^vel s'enfuit dans les Orcades, et alla mourir dans les prisons de la Norwége après avoir exercé iemétier de pirate. Marie fut ramenée à Edimbourg, et abreuvée d'injures et d'outrages. On l'accusait de la mort de Darnley, et on portait devant elle un étendard où était représenté le cadavre de son royal époux. Après l'avoir ainsi donnée en spectacle à la populace, les rebelles l'enfermèrent au chSteau de Lochleven,sousla garde de la mère de Murray, son implacable ennemi.
12. Fuite de Marie en Angleterre (1568). — Elisabeth n'avait rien fait pour secourir Marie contre ses ennemis. Quand elle apprit qu'elle était devenuecaplivedesinsurgés, elle protesta publiquement contre cet attentat, et envoya son ambassadeur pour en obtenir justice. Mais son zèle n'était passincère : elle laissa les ennemis de la reine d'Ecosse en pleine hberté, et quand cette princesse, délivrée de sa prisou, lui vint demander un asile hospitaher,
elle ne trouva en elle qu'une ennemie terrible. 0:iisabeth ne voulut pas môme la recevoir en sa présence,préte.\tantavecuneamère dérision qu'une reine accusée de meurtre et d'adullère ne pouvait comparaître devant une reine vierge. 'Marie comprit dés lors que sa captivité commençait.
13. Sa CAPTIVITÉ (1568-1587). — Cependant les ministres anglais, désireux de se donner un faux air de justice et d'impartialité, entendirent les accusations des ennemis de Marie, et, d'après ces allégations calomnieuses,ils osèrent solliciter son abdication. Mais elle leur répondit avec fermeté: Plutôt mourir que de laisser tomber volontairemmt de mes mains le sceptre que je tiens de mes ancêtres; il ne me quittera qu'avec la vie, et mes dernières paroles seront celles d'unereine d'Écosse.'^e pouvant lui ravir l'honneur, ses juges lui ravirent la liberté. Le pape Pie V fit consoler dans sa prison cette auguste captive. Le duc de Norfolk, les comtes de Northumberland et de Westmoreland entreprirent même de la sauver, mais le duc de Norfolk fut jeté dans la Tour, et les autres s'enfuirent en Ecosse après avoir perdu tous leurs biens.
14. État de l'Ecosse pendant sa captivité (1568- 1587). — Cependant le régent Murray, qui s'était saisi du gouvernement après l'exil de Marie, venait de périr sous la main de Jacques Hamilton, qui l'avait assassiné pour se venger d'une injure particulière qu'il en avait reçue. La régence devint, en ces temps d'anarchie, une proie offerte h toutes les ambitions. Le duc de Lennox, le comte de Mark s'en emparèrent successivement, et succombèrent sous !e poids de cette charge périlleuse. Chaque année était marquée par une révolution. Après
eux on vit paraître les ducs de Morlon, les comtes d'Arran et de Lennox, sans que l'Ecosse pût recouvrer sa tranquillité sous aucun de ces administrateurs.
15. Conduite d'Elisabeth pendant ce même temps {1568-1587). — Tous ces troubles qui désolaient l'Ecosse réjouissaient la politique d'Elisabeth, qui les attisait sans cesse. Elle nourrissait aussila guerre civile en France et dans les Pays-Bas, entretenait, à propos de son mariage, les espérances des princes dont elle avait besoin, et se plaisait par vanité à les humilier par d'outrageantes déceptions. A l'intérieur de ses États, elle affermissait son intolérable despotisme, au prix de toutes les injustices et de tous les crimes. Non contente de persécuter les catholiques à l'instar de Henri VIII, elle établit une haute cour de commùsion pour rechercher et punir les hérétiques. Jamais inquisition ne se montra aussi terrible que cette barbare institution. Ceux qui en étaient membres avaient juridiction sur tout le royaume, et pouvaient s'attaquer aux personnes de tout rang et de toute condition. Leurs arrêts étaient purement arbitraires, et quand ils soupçonnaient quelqu'un, ils lui lançaient ce qu'on appelait un serment ex offlcio^ et l'obligeaient à accuser son père, sa mère, son frère ou ses enfants. Les peines les plus sévères étaient portées contre ceux qui s'écartaient de la religion de la reine. Entendre la messe, croire à la suprématie du papa et nier celle d'Elisabeth, étaient des délits qui conduisaient à 1 echafaud. Comme on se proposait de détruire surtout les prêtres catholiques, ily avait peine de mort contre eux, et contre ceux qui les recevaient ou qui se confessaient à eux.
IG. Mort de Marie Stuart (1587). — C'est au milieu de ces excùs que le procès de Marie Stuart l'ut instruit. On supposa qu'elle était entrée dans un complot qu'un jeune seigneur nommé Babiugton avait formé contre les jours d'Elisabeth, et, bien qu'il fût impossible de prouver la vérité de cette accusation, on la condamna à mort, au mépris de toutes les règles de la procédure. Elisabeth feignit d'abord de se refuser à cette horrible exécution. Sans cesse elle appelait Marie sa chère cousine, sa bonne sœur, son aimable parente. Elle demandait, avec l'accent de la tendresse, comment elle jjourrait faire mourir Voiseau qui s'était réfugié dans son sein. Pendant ce temps, elle achetait les suffrages des puritains qui siégaient au parlement, et se faisait prier par ces fanatiques de mettre à mort sa captive. Elle échauffait l'imagination du peuple^ en lui révélant tous les jours de prétendus complots. Quand la nation abusée eut demandé le sang de Marie, Elisabeth signa, en feignant d'être poussée à un tel sacrifice par le vœu du peuple.
Le 7 février, deux commissaires vinrent annoncer à l'auguste reine que son exécution aurait lieu le lendemain. A cette nouvelle elle demanda les secours de la religion à ses bourreaux; ils lui furent refusés. Alors ellese résigna avec calme et piété, et passa la nuit en prières. Après quelques heures d'un sommeil tranquille, elle écrivit plusieurs lettres, distribuaxe qu'elle possédait à ses serviteurs, et se retira ensuite dans son oratoire, où elle communia avec une hostie que lui avait envoyée saint Pie V, afin qu'elle pût s'en servir dans le cas de nécessité. A huit heures, elle suivit les commissaires un crucifix à la main. La vue de l'échafaud
et des spectateurs n'ébranla point sa grande âme. Elle s'assit sur le tabouret de velours qu'on lui avait préparé, protesta de son innocence, repoussa la sentence de ses juges, et rappela ainsi toute sa grandeur : Je suis cousine de votre reine, je suis du sang royal de Henri Vil; j'ai été reine de France par mariage, f'ii été sacrée reine d'Ecosse. Elle fut alors interrompue par un grossier prédicant qu'on avait chargé de l'evhorter et qui ne sut qu'insulter lâchement à sa foi. Elle allait lui répondre lorsque le comte de Shrewshury lui dit qu'elle devait se contenter de prier. A ce mot la pieuse reine se jeta à genoux pour la dernière fois, et prononça ces mémorables paroles -.MonBiea^ dit-elle en levant le crucifix qu'elle tenait dans ses mains, comme vos bras s'owrirent pour s'étendre sur cette croix, ouvrez-les-moi aujourd'hui pour me recevoir dans votre miséricorde. En marchant vers le billot fatal, elle répéta plusieurs fois avec force : Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains. Au premier coup elle demeura immobile, et sa tête ne tomba qu'au troisième. Le bourreau la montra au peuple, et on s'aperçut qu'une longue suite de calamités et une prison de dix-huit années avaient rendu chauve cette pauvre reine de quarante-cinq ans.
QuESTiONNAinE. — î. A quelle époque Elisabeth monta-telle sur le trône ? Avait- elle fait connaître ses sentiments religieux sous le règne de Marie ? En quelle circonstance les dévoila-t-elle ? Quel fut son premier ministre? 2. Que se passait-il alors en Ecosse? Quelle influence y exerça Elisabeth? 3. Par qui le protestantisme fut-il établi dans ce royaume? Quellefutla conduite de Jean Knox? i. Aquelle époque Marie Stuart revint-elle en Ecosse ? Quelle tentative fitcontre elle Elisabeth ?5. Quelle fut la politique extérieure
d'Elisabeth ? Que fit-elle en France et dans les Pays-Bas en faveur des réformés ? Comment traita-t-elle les catholiques dans s';s propres États? G. Quels étaient ses rapports avec Marie Stiiart? Qui lui offrit-elle pourépoux? Pour qui se décida l'illustre reine d'Ecosse? 7. Fut-elle heureuse dans son choix? Quel complot forma son indigne époux? Quelle en fut la victime? 8. Elisabeth prit-elle parti pour Marie Stuart? Faites-nous connaître la duplicité de sa conduite. tJ. Quelle proposition fit-on à Marie Stuart touchant Darnley ? Que firent les auteurs de cette proposition pour éviter le courroux de Darnley ?Comment le mirent-ils à mort? 10. Qui épousa ensuite Marie Stuart? Comment s'y prit Buthwel pour arriver à ses fins? 11. Quelles furent les conséquences de ce mariage ? Quels traitements les révoltés firent-ils essuyer à Marie? 12. Que fit Elisabeth dans ces tristes conjonctures? Défendit-elle Marie Stuart? Comment la reçut-elle quand elle vint lui demander un asile dans son royaume? 1 3. Que demandèrent les juges d'Angleterreà MarieStuart? Où la firent-ils renfermer? Quelle consolation cette reine malheureuse eut-elle dans sa prison ? 1 1. Que devint l'Ecosse pendant sa captivité? 1 5. Que faisait pendant ce même temps Elisabeth? Quelles persécutions imagina-t-elle contre ceux (jui ne voulaient pas reconnaître la constitution de l'Eglise anglicane? 16. Comment fit-elle instruire le procès de Marie Stuart? Racontez la mort de cette reine infortunée.