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CHAPITRE IV

De la définition, des caractères et des portraits.

1. De LA DÉFINITION EN GÉNÉRAL. — La définition se rapporte à la description. Elle a aussi pour objet de faire connaître les choses en énumérant leurs effets et leurs propriétés. La grande différence que nous établissons ici entre la définition et la description, c'est que cette dernière s'applique aux choses physiques et l'autre aux choses morales ou abstraites. On décrit une statue et on définit une vertu ; on décrit la physionomie de tel ou tel individu, et on définit la nature de Thomme en général. Par là même que ces deux choses ne différent que dans l'application, elles sont soumises aux mêmes règles. Ainsi, dans la définition comme dans la description, on ne doit considérer les objets que par leurs côtés les plus saillants et négliger ce qui n'est qu'accessoire. Il faut prendre garde de descendre dans des détails inutiles, de dire des choses triviales et communes. Toutefois, il y a entre la définition et la description cette autre différence, c'est que toute description doit être un tableau, tandis qu'une définition n'a pas besoin de faire image. Il suffît qu'elle fasse connaître son objet.

!8. De la définition oratoire. — Néanmoins, il ne faut pas confondre la définition oratoire avec la définition philosophique. Celle-ci n'admet aucun développement ; elle se contente d'exprimer clairement la nature de la chose qu'on veut définir. Ainsi

demandez à un pliilosophe, qu'est-ce que riiomme? il vous répondra que c'est un animal raisonnable. Adressez la même question à un orateur comme Bossuet, et il s'écriera :

0 Dieu, qu'est-ce que l'homme? est-ce un prodige, estce un composé monstrueux de choses incompatibles? ou bien est-ce une énigme déplorable? Non, nous avons expliqué l'énigme. Ce qu'il y a de si grand dans l'homme est un reste de sa première institution ; ce qu'il y a de si bas, et qui paraît si mal assorti avec ses premiers nrincipes. c'est le malheureux efTet de sa chute. Il ressemble à un édifice ruiné, qui dans ses masures renversées conserve encore quelque chose de la beauté et de la grandeur de son premier plan. Fondé dans son origine sur la connaissance de Dieu et sur son amour, par sa volonté dépravée il est tombé en ruine; le comble s'est abattu sur les murailles, et les murailles sur le fondement; mais qu'on remue ces ruines, on trouvera dans les restes de ce bâtiment renversé et les traces des fondations, et l'idée du premier dessein , et la marque de l'architecte. L'impression de Dieu reste encore en l'homme si forte qu'il ne peut la perdre, et tout ensemble si faible qu'il ne peut la suivre.

La définition oratoire a toujours pour but de contribuer à la persuasion. H faut donc lui donner toujours un caractère démonstratif en rapport avec l'idée qu'on a l'intention de prouver. Ainsi, Flécliier voulant faire ressortir, dans son Oraison funèbre de Turenne, toute la difficulté des devoirs d'un bon général, appuie toutes ses réflexions sur la définition d'une armée :

Qu'est-ce qu'une armée? dit-il, c'est un corps animé de passions différentes, qu'un habile homme fait mouvoir pour la défense de la patrie; c'est une troupe d'hommes armés qui suivent aveuglément les ordres d'un chef dont ils ne savent pas les intentions; c'est une muliilude d'âmes pour

la plupart viles et mercenaires, <:iii, sans songer à leur propre réputation, travaillent à celle des rois et des conquérants; c'est un assemblage confus de libertins qu'il l'aut assujettir à l'obéissance, de lâches qu'il l'aut mener au combat, de téméraires qu'il faut retenir, d'impatients qu'il faut accoutumer à la constance. Quelle prudence ne faut-il pas pour conduire et réunir au seul intérêt public tant de vues et de volontés différenies? Comment se faire craindre sans se metti'een danger d'être haï et bien souvent abandonné? Comment se faire aimer sans perdre un peu de l'autorité et relâcher de la discipline nécessaire?

Quelquefois on dit d'abord ce qu'une chose n'est pas, puis, après avoir çcarté les caractères qui ne lui conviennent pas, on dit ce qu'elle est. C'est un moyen de prévenir toute espèce d'erreur ou de confusion dans l'esprit de ses lecteurs. Ainsi, Bourdaloue voulant définir le pécheur impénitent, dit :

Je ne parle pas de ce qui peut arriver et de ce qui arrive en effet quelquefois par uue impénitence affectée, lorsque le pécheur, se voyant forcé de (quitter la vie, ne veut pas reconnaître celui dont il l'a reçue, et qui lui en va demander compte, et que, prêt à paraître devant le tribunal de Dieu, il est encore en révolte contre Dieu même en disant, comme ce peuple infidèle, non serviam^ non, je ne m'humilierai point. Car, quoique nous en ayons des exemples, et que ceux ,qui passent pour athées et qui le sont au moins de moeurs et de conduite, soient sujets à mourir de la sorte, ces exemples, dit judicieusement saint Chrysostome, sont si monstrueux qu'ils inspirent par eux-mêmes de l'horreur, et qu'un ministre de l'Evangile, pour ne pas blesser la piété de ses auditeurs, doit plutôt les ometfre que d'entreprendre de les combattre. Ainsi mourut Julien l'Apostat, vomissant mille blasphèmes contre le ciel, tandis qu'il vomissait avec son sang son âme impure et sacrilège. Ainsi sont morts tant d'ennemis de Dieu dont la fin, aussi funeste qu'impie, a tant de

fois malgré eux rendu témoignage au souverain pouvoir et à la divinité de ce |)remier être qu'ils avaient méconnu, ou plus vraisemblablement (|n'iis avaient tâché, mais en vain, à méconnaître. Ainsi Ions les jours meuient au milieu de nous je ne sais combien de mondains qni sont encore, après avoir vécu sans loi, sans loi, sans religion, sans conscience, assez téméraires et assez emportés pour vouloir couronner l'œuvre par une persévérance diabolique dans leur libeitinage. Mais, encoie une fois, ce sont des monstres dans l'ordre de la grâce, sur qui nous ne devons jeter les yeux qu'autant qu'il est nécessaire pour les détester et les avoir en exécration.

Ce n'est donc pas par de semblables exemples que je veux vérifier l'oracle de J.-C. Mais je parle seulement de tant d'autres pécheurs en qni cet état d'impénilence, tel que je l'ai remarqué, est aussi souvent un elïet de la faiblesse que de la malice de leur cœur, ou plutôt est un effet tout ensemble de l'un et de l'autre...

Je parle d'un homme qui, rempli de fiel et d'amertume , après avoir passé sa vie dans des haines et des inimitiés scandaleuses, meurt sans jamais vouloir se réconcilier...

Je parle d'un homme qui, se trouvant chargé à la mort de biens injustement acquis dont il s'est fait un état et une fortune, ne veut pas même alors les restituer...

Je parle d'un homme qui, tyrannisé de sa passion, la porte jusqu'au tombeau, et meurt idolâtre d'un objet dont rien ne peut le décider à se détacher...

Enfin je paile d'un homme qui, depuis longtemps rebelle à Dieu, après avoir vécu sans crainte de ses jugements, meurt sans rien espérer de sa miséricorde...

Quand il s'agit de définir une passion, on ne se contente pas de dire que c'est un entraînement vers tel ou tel objet, mais on a soin d'énumërer les eftets funestes qui en sont les suites. Massillon démontre ainsi toutes les conséquences de la volupté :

Que peut-on refuser à la volupté, lorsqu'une fois elle s'est rendue maîtresse du cœur et qu'on en est devenu l'esclave? L'honneur, la raison, l'équité, notre gloire, notre intérêt même ont beau se révolter contre ce qu'elle exige , ce sont de faibles moniteurs : rien n'est écouté. Demandez à un homme public une grâce injuste, onéreuse au peuple , et dommageable à l'Etat : en vain sa place, sa conscience, sa réputation l'en détourneront ; si c'est la volupté qui demande, tout cède, et vous êtes sûr d'obtenir. Sollicitez auprès d'un grand la disgrâce, la perte d'un rival innocent et dont le mérite fait tout le crime auprès de vous : en vain le public va se récrier contre cette injustice; dès que la volupté le demande, vous êtes bientôt exaucé. Qu'un homme en place ait le malheur de déplaire à un autre individu : en vain ses talents, ses services, sa probité parlent pour lui ; en vain l'Etat souffrira de son éloignement ; c'est la volupté qui le demande, il faut qu'il soit sacrifié ; et le prince aimera mieux s'attirer le mépris et l'indignation publique en sacrifiant un serviteur fidèle et utile à l'Etat, que contrister un moment l'objet honteux de sa passion. Mais, d'un autre côté, proposez-lui un sujet indigne, sans vertus, sans talents , que l'honneur même d'une nation rougirait de voir en place, et dont l'incapacité blesserait la bienséance publique ; il devient capable des emplois les plus hauts et les plus importants dès que la volupté le désigne. Que l'Etat. périsse entre ses mains, que le gouvernement en soit déshonoré, que les étrangers s'en moquent, que les sujets en murmurent, la volupté le portera au faîte des honneurs, et ne craindra point d'augmenter, par la singularité et l'injustice de ce choix, l'éclat et le scandale du vice. O passion injuste et cruelle ! que faudrait-il pour t'arracher du cœur des hommes ?

3. Des caractères.— Si en sortant des réflexions abstraites, on personnifie la ;passion et qu'on la montre dominant le cœur de Thomme dans toutes ses actions, on produit ce qu'on appelle un carac-

tère. C'est ainsi qu'on définit l'avare , le glorieux, Tégoiste. Parmi les philosophes anciens, Théophraste s'est spécialement illuslré en ce genre de composition. Il traite de la manière suivante le caractère du fâcheux ou de Tliomme importun :

Ce qu'on appelle un fâcheux est celui qui, sans faire à quelqu'un un fort grand tort, ne laisse pas de l'embarrasser beaucoup; qui, entrant dans la cbambie de sou ami qui commence à s'endormir, le réveille pour l'entretenir de vains discours ; qui, se trouvant sur le bord de la mer, sur le point qu'un homme est prêt de partir et de munttr sur son vaisseau, l'arrête sans nul besoin, l'engage insensiblement à se promener avec lui sur le livage ; qui, arrachant un petit enfant du sein de sa nourrice pendant qu'il tette, lui fait avaler quelque chose qu'il a mâché, bat des mains devant lui, le caresse et lui parle d'une voix contrefaite ; qui choisit le temps du repas et que le potage est sur la table pour dire qu'il a pris médecine depuis deux jours, et quelles en ont été les suites ; qui devant une assemblée s'avise de demander à sa mère quel jour elle l'a mis au monde; qui, ne sachant que dire, appiend que l'eau de sa citerne est fraîche ; qu'il croit dans son jardin de bons légumes, ou que sa maison est ouverte à tout le monde comme une hôtellerie ; qui s'empresse de faire connaître à ses hôtes uu parasite qu'il a chez lui, qui l'invite à table à se mettre en boune humeur et à réjouir la compagnie.

Pour tracer ainsi un caractère en général, il faut avoir un esprit observateur et s\*tre appliqué à étudier les mœurs de chaque individu. Cette étude est le seul moyen de trouver des traits expressifs qui rendent parfaitement la physionomie de la passion ou des vices qu'on veut décrire. Mais on prend souvent le mot caractère dans un sens plus particulier et plus restreint. On entend ordinairement par ca-

ractère ou portrait les vertus ou les vices, les qualités ou les défauts d'une personne. Ainsi Thistorien est souvent obligé de peindre le caractère des personnages qui ont eu de Tinfluence sur les événements qu'il raconte. Il doit toujours consulter uniquement la vérité, et son principal mérite consiste dans la ressemblance qui existe entre le portrait et rindividu qu'il représente. Plutarque fait le portrait suivant de Caton d'Utique :

Caton, dès son enfance, montra dans le son de sa voix, dans les traits de son visage et jusque dans ses yeux, un caractère ferme, une àme constante et inflexible. 11 se portait à tout ce qu'il voulait faire avec une ardeur au-dessus de son âge. Roide et revèche envers ceux qui le flattaient, il se raidissait encore davantage contre ceux qui cherchaient à l'intimider. 11 était diflîcile de l'émouvoir assez pour le faire rire, et rarement la gwieté même du sourire paraissait sur son visage. 11 n'était ni colère ni prompt à s'emporter, mais une fois irrité il s'apaisait difficilement.

Quelquefois on rapproche Tun de Tautre deux personnages qui ont eu quelque ressemblance de caractère et de position, et on les compare. Ce rapproment produit ce qu'on appelle un parallèle. Le président Hénault a comparé avec assez de justesse Richelieu et Mazarin.

Le cardinal Mazarin était aussi doux que le cardinal de Richelieu était violent. 11 y avait dans Richelieu quelque chose de plus grand, de plus vaste et de moins concerté; et dans Mazarin plus d'adresse, plus de mesure et moins d'écarts : on haïssait l'un, et l'on se moquait de l'autre; mais tous deux furent les maîtres de l'Etat.

On voit par ce parallèle que pour comparer ensemble deux personnages il n'est pas nécessaire

qu'ils se ressemblent complètement. Il suffit qu'ils aient eu le môme genre de gloire, qu'ils aient occupé les mêmes positions. Le parallèle alors a surtout pour effet de faire ressortir la différence des moyens qu'ils ont employés pour arriver au môme but. Massillon et Bourdaloue furent de très-grands orateurs l'un et l'autre ; on peut donc à ce titre les mettre en parallèle, mais au lieu de faire ressortir leur ressemblance on a bien plutôt à mettre en relief leur contraste. Ainsi Bourdaloue s'adresse à Tintelligence, Massillon au cœur; Bourdaloue est serré et concis, Massillon est étendu et varié à l'infini; le style de Bourdaloue est froid et presque sans couleur, celui de Massillon a une harmonie enchanteresse et un charme continuel ; Bourdaloue songe rarement à frapper l'imagination, Massillon y tend sans cesse; Bourdaloue est plus théologien que moraliste, et Massillon plus moraliste que théologien ; Bourdaloue est logicien et Massillon pathétique. Ils n'ont de commun que le but et le résultat , et il y a néanmoins possibilité de les comparer.

Quand on veut tracer le portrait de quelqu'un, il faut l'étudier dans ses œuvres s'il a été littérateur, poète ou historien; il faut approfondir Thistoire s'il s'agit d'un homme d'Etat ou d'un capitaine, et quand on est parvenu à se rendre compte des vertus et des vices, de la trempe d'esprit, des penchants, des mœurs, en un mot, de tout ce qui a influé sur les actions d'un individu, alors on peut le peindre tel qu'on le comprend, et on ne manquera pas de couleurs vraies et énergiques pour le représenter.

Si l'on fait son portrait comme historien, il faut conserver le style simple et ferme qui convient à

Thistoire. Tous les exemples que nous avons cités sont du genre historique. Le genre oratoire demande plus de magnificence dans les images, plus d'animation dans les pensées, plus de forme et plus de mouvement dans le style. On peut se rendre compte de cette différence par le parallèle suivant que Bossuet établit dans une de ses Oraisons funèbres entre Turenne et Condé.

C'a été, dans notre siècle, un grand spectacle de voir, dans le même temps et dans les mêmes campagnes, ces deux hommes que la voix commune de toute l'Europe égalait aux plus grands capitaines des siècles passés, tantôt à la tête de corps séparés, tantôt unis, plus encore par le concours des mêmes pensées, que par les ordres que l'inférieur recevait de l'autre, tantôt opposés front à front, et redoublant l'un dans l'autre l'activité et la vigilance, comme si Dieu, dont souvent, selon l'Ecriture, la sagesse se joue dans l'univers, eût voulu nous les montrer en toutes formes et nous montrer ensemble tout ce qu'il peut faire des hommes. Que de campements, que de belles marches, que de hardiesse, que de précautions, que de périls, que de ressources ! Vit-on jamais en deux hommes les mêmes vertus, avec des caractères si divers, pour ne pas dire si contraires ?

L'un paraît agir par des réflexions profondes, et l'autre par de soudaines illuminations : celui-ci par conséquent plus vif, mais sans que son feu eût rien de précipité; celuilà, d'un air froid, sans avoir rien de lent, plus hardi à faire qu'à parler, résolu et déterminé au dedans, lors même qu'il paraissait embarrassé au dehors. L'un, dès qu'il parait dans les armées, donne une haute idée de sa valeur, et fait attendre quelque chose d'extraordinaire, mais toutefois s'avance par ordre, et vient comme par degrés aux prodiges qui ont fini le cours de sa vie; l'autre, comme un homme inspiré, dès sa première bataille s'égale aux maîtres les plus consommés. L'un, par de vifs et continuels efforts, emporte l'adminu ion du genre humain, et fait taire l'envie;

l'autre jette d'abord une si vive lumière, qu'elle n'osait l'attaquer. L'un enlin par la profondeur de son génie et les incroyables ressources de son courage, s'élève au-dessus des plus grands périls, et sait même profiter de toutes les infidélités de la fortune; l'autre et par l'avantage a'une si haute naissance, et par ces grandes pensées que le ciel envoie, et parune espèce d'insiinctadmirabledont les hommes ne connaissent pas le secret, semble né pour entraîner la fortune dans ses desseins, et forcer les destinées.

Et, afin que l'on vil toujours dans ces deux grands hommes de grands caractères, mais divers, l'un emporté d'un coup soudain, meurt pour son pays, comme un Judas le Machabée j l'armée le pleure comme un père, et la cour et tout le peuple gémissent; sa piété est louée comme son courage, et sa mémoire ne se fléiril point par le temps : l'autre, élevé par les armes au comble de la gloire, comme un David, comme lui meurt dans son lit, en publiant les louanges de Dieu, et instruisant sa famille, et laisse tous les cœurs remplis tant de l'éclat de sa vie que de la douceur de sa mort. Quel spectacle de voir et d'étudier ces deux hommes, et d'apprendre de chacun d'eux toute l'estime que méritait l'autre !

Comparez ce passage avec les précédents, et vous sentirez toute la distance qu'il y a entre le style oratoire et le style historique. Nous conseillerons aux jeunes gens de s'exercer d'abord dans le dernier genre et de s'y exercer longtemps avant de s'essayer dans l'autre, qui demande beaucoup plus de force dans la pensée et de richesse dans le style.

Questionnaire. — 1. Qu'est-ce que la définition.' Quelle différence y a-t- il entre une définition et une description? 2. En quoi consiste la définition oratoire? Quelle différence y a-t-il entre une définition oratoire et une définition philosophique? Citez un exemple de l'une et de l'autre. Comment définit-on les passions? 3. Qu'est-ce qu'un caractère , eu général ? Entend-on ce mot dans un sens plus restreint ?

Que signifie-l-il alors ? Qu'est-ce qu'un parallèle? Quelles connaissances faut-il avoir pour peindie le caractère de quelqu'un? Quelle différence y a-t-il sous ce rapport entre le genre philosophique et le genre oratoire? Citez un exemple.

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