‹ Précis élémentaire de minéralogie contenant des notions générales sur la minéralogie et la description de toutes les espèces employées dans les arts et particulièrement la médecineChapitre 32 sur 84 · IV. Les serpentines sont des matières compactes, assez · texte numérisé non relu

IV. Les serpentines sont des matières compactes, assez

tendres, douces au toucher, à cassure écailleuse, généralement d’un vert foncé , qui paraissent être composées de silicate etd’hydrate de magnésie. Elles sont infusibles au chalumeau. -s

V. Sous le nom d’AMPHiaotE sont renfermées trois espèces minérales distinctes. Leurs formes cristallines dérivent toutes d’un prisme oblique à base rhombe. Elles sont assez dures pour rayer le verre, présentant deux clivages très-éclatans , formant entre eux un angle dé i a 5°. Elles se fondent avec facilité au chalumeau, et forment un verre diversement coloré. Ces trois espèces que l’on désigne sous les noms de trémolite ou grammatite , d’àctinote et de hornblende , sont des silicates dé chaux , de

magnésie ou de protoxide' de fer, trois bases qui sont isomorphes.

i° Là trbmolitb ou gramniatite est sous la forme de cristaux prismatiques alongés , ou en masses fibreuses et souvent soyeuses, généralement blanches. C’est à cette espèce que l’on rapporte , en général , 1* amiante. C’est un silicate de chaux et de magnésie.

. a° L’ACTiNOTsest verte, translucide, en baguettes ou en aiguilles souvent rayonnées. Elle contient de plus que la précédente de l’oxide de fer qui la colore en vert.

3° La hornblende est compacte , à cassure écailleuse , d’.un vert noirâtre. Elle forme quelquefois à elle seule des roches très - étendues , nommées communément amphibolites. Sa composition, encore assez mal connue , paraît être à peu près la même que celle de l’actinote.

VI. Les diallages sont des matières assez tendres, en masses laminaires et brillantes, n’offrant qu’une seule face de clivage très-brillante. Ce sont des silicates d’alumine , de chaux et de protoxide de fer.

VII. L’aügite est en cristaux presque noirs, clivable suivant les pans d’un prisme rhomboïdal. C’est un silicate de magnésie, de chaux, de protoxide de fer, de manganèse et d’alumine. On le trouve surtout dans les roches volcaniques.

VIII. Le calcaire ou carbonate de chaux rhomboédrique, est vulgairement désigné sous le nom de piepre à chaux. C’est, sans contredit, l’une des substances les plus abondantes dans la nature. Elle est aussi facile à distinguer par ses- caractères chimiques que par ses caractères

physiques ; mais il est peu de substances qui , sous ce dernier rapport, varient autant que le calcaire.

On peut trouver le calcaire cristallisé ou en masse

amorphe. '

Cristallisé . Il est facilement clivable en rhomboèdre, qui est sa forme primitive et dont le grand angle est de io5° 5'. Il porte sous cette forme le nom de spath d’Islande , et jouit entre autres propriétés d’une double réfraction très-prononcée; cette espèoe est sans contredit celle dont les variétés de formes cristallines sont les plus nombreuses. Nous indiquerons simplement ici les variétés non cristallisées qui existent assez abondamment dans la nature pour former des roches.

i° Caleaire saccharolde. C’est le marbre blanc statuaire de Carare et des Pyrénées. Il est en masses grenues et brillantes , et d’un beau blanc.

a 0 Le calcaire compacte fin. Il est diversement coloré , et constitue tous nos marbres calcaires.

3° Le calcaire oolitkique , formant des masses composées de globules compactes , et à couches concentriques.

4“ La craie , matière terreuse compacte, blanche, friable , tachant en blanc.

5° Le calcaire grossier , pierre à chaux ou pierre à bâlir, jaunâtre, assez tendre, à grain grossier, non susceptible d être poli, contenant souvent un très -grand nombre de coquilles fossiles.

6° Le calcaire siliceux, plus dur que le calcaire commun, et laissant un résidu de silice quand on le traite par l’acide nitrique.

7° Le calcaire argileux ou la marne calcaire , mélange

terreux d'argile , c’est-à-dire de silicate d’alumine et de calcaire.

IX. Le gtpse ou la piene a plâtre est le sulfate de chaux hydraté. La montagne de Montmartre, près Paris, en est presque entièrement composée. C’est une matière très-tendre , que l’ongle peut rayer , se laissant très-facilement séparer, en un seul sens, en lames extrêmement minces, qui blanchissent immédiatement par l’action de la chaleur, en dégageant l’eau quelles contiennent. Il cristallise dans le système du prisme oblique à base rectangulaire. Il est incolore ou jaunâtre , tantôt cristallisé, tantôt en masses amorphes. Le gypse grossier ou la pierre à plâtre de Montmartre, l'albâtre gypseuse blanche, dont on fait les vases et les pendules , sont les formes principales sous lesquelles le gypse peut se présente» en grandes masses.

. Principales hoches des divers terrains.

Première période. — TERRAINS PRIMITIFS.

Les roches principales du terrain primitif sont les suivantes; " ■

r° Le granit :

Roche grenue composée d’orthose , de quarz et de mica mélangés intimement, et dans laquelle le quarz est en général dominant. Le granit est tantôt blanchâtre , et à points noirs, tantôt gris ou rose. On distingue encore des granits à gros grains et à grains fins. Cette roche se

montre dans les assises les plus profondes du globe, et semble servir de base à toutes les autres roches qui lur sont superposées; mais on le rencontre aussi à diflérens étages des terrains primitifs.

a 0 Le protogyne.

Roche grenue ressemblant beaucoup au granit, dont f elle diffère seulement parce que le mica y est remplacé par du talc ou diverses autres matières confondues sous le nom de chlorite. Le piotogyne est tantôt rosé , tantôt d’un gris blanchâtre. G’est le feld-spath qui en constitue généralement la partie dominante. Il porte encore les noms de granit vert , ou alpin , parce qu’il constitue presqu a lui seul les plus hauts sommets des Alpes.

3° Le gneiss.

G’est une roche composée des mêmes matériaux qué le granit; mais formant des espèces de lames ou de feuillets plus ou moins étendus. De là, le nom de granit feuilleté sous lequel on le désigne quelquefois. Le gneiss se montre, en général , au-dessus du granit massif, avec lequel il constitue des couches alternantes avant de former seul des dépôts considérables.

4° Le eeptinitb est un gneiss, c’est-à-dire, un granit schisteux, composé seulement d ! ofthose et de mica, et dans lequel , par conséquent , le quarz manque* Oft ïè trouve fréquemment interposé entre le granit etlè gneiss.

5° LE PEGSfÀTITE.

G’est un granit dans lequel le mica manque. On le nomme encore granit graphique , parce que dans les morceaux polis les fragtnens de quarz se déssinent comme des caractères hébraïques. - ' ■

I Le peginatite constitue- une formation indépendante et remarquable, placée au-dessus du gneiss indépendant.

II contient souvent un grand nombre de substances disséminées.

6° Le micaschiste.

Roche schisteuse composée de quarz et de mica. Cette dernière substance, tantôt en feuillets continus, tantôt en petites paillettes, est de beaucoup la plus abondante , à tel point que le quarz finit presque par disparaître.

Le micaschiste forme des dépôt? considérables audessus du granit et du gneiss indépendant. On le retrouve encpre plu? haut avec les schistes argileux et jusque dans les terrains intermédiaires.

7 0 Le schiste argileux

N’est que le micaschiste dont le quarz a entièrement disparu. Il se compose donc de paillettes de mica disposées par feuillets. Après s’être montré en couches subor données au milieu du gneiss et du micaschiste, il constitue plus haut une formation séparée qui souvent termine la série des terrains primitifs.

8° La sibnitb se compose de feld-spath orthose lamellaire et d’actinote, le premier prédominant dans la masse. Elle est granulaire, de couleur grise ôu verdâtre. Elle se montre quelquefois très-profondément , en même temps que le granit massif; d’autre fois, et plus fréquemment, elle forme la liaisoh entre les terrains primitifs et les intermédiaires.

9 0 Lb DioRitB offre la même composition quelasiénite, mais sa structure est généralement compacte. C’est une

roche le plus souvent subordonnée, et qu’on trouve à

tous les étages du terrain primitif.

io° Enfin indépendamment des roches précédentes, on trouve encore dans les terrains primitifs du calcaire , le plus souvent grenu ou saccharoïde , et du quarz également grenu.

- Cés différentes roches qui composent les terrains primitifs se groupent ensemble de manière à former les quatre séries suivantes, dans chacune desquelles il y a toujours une roche prédominante et caractéristique.

A. Terrain de granit massif.

C’est l’assise la plus inférieure de toutes celles que nous ayons découvertes. Elle se compose de granit, particulièrement à grains fins, et de siénite ordinaire , formant des masses sans stratifications indiquées.

B. Terrain de gneiss ou de granit feuilleté. Il contient en outre du gneiss, qui en est la roche dominante, du granit, du leptinite ou gneiss sans quarz, du quarz grenu et du calcaire grenu.

G. Terrdin de micaschiste. %

On y trouve du quarz mélangé de mica , constituant la roche nommée Hyalomicte ou Greisen, du quarz schisteux ou grenu, et du calcaire saccharoïde. Ce terrain est ordinairement séparé de celui de gneiss par des dépôts de pegmatite.

D. Le terrain des schistes talqueux et argileux.

lise compose de protogyne ou granit talqueux, des diverses sortes de schistes, de quarz et de calcaire grenus.

Les terrains primitifs, particulièrement la partie supérieure, qui se compose des schistes micacés ou talqueux f

sont en général très-riches en substances métalliques. C’est dans ces terrains que se trouvent la plupart des exploitations de mines métallifères.

Généralement c’est des terrains primitifs et particulièrement du granit que sortent les eaux minérales thermales et surtout les eaux sulfureuses.

Deuxieme période. — TERRAINS INTERMÉDIAIRES.

Ils portent aussi le nom de terrains de transition.

Ils sont contigus aux roches qui terminent la période primitive, et se composent de roches stratifiées alternant avec des grès ou matières arénacées, et contiennent quelques débris d’animaux et de plantes d’une organisation très-simple. Parmi les animaux fossiles on remarque des Zoophytes, Crustacés ou Mollusques, dont il n’existe plus de représentans parmi les espèces vivantes : tels sont les encrines, les trilobites, les orthocératites, les productus. Au nombre des végétaux , se trouvent principalement des Cryptogames appartenant aux familles des Equisétacées et des Fougères. Ce qui ne caractérise pas moins bien cette seconde période, ce sont les dépôts d’anthracite, c’est-à-dire de houille sèche, -qui sont sans contredit les vestiges de la végétation primitive du globe.

Parmi les roches des terrains de transition se trouvent plusieurs de celles que nous avons vues dans la première période , telles que des granits et des siénites, du calcaire et de plus des phyllades et des grès.

Les phyllades sont une roche schisteuse, grise ou noirâtre, susceptible de former des feuillets ou des

lames plus ou moins minces , mais dont la cassure est cdnstarament mate, caractère qui distingue cette roche des schistes argileux et talqueux dont la cassure est brillante. Les ardoises, les pierres à rasoirs, etc., sont des exemptes de phyllades.

Le ghès des terrains intermédiaires est désigné sous le nom de Grauwacke. Il se compose de grains de quarz et de phyllade , renfermant quelquefois des pafc elles de mica réunis mécaniquement par une matière, siliceuse. Tantôt la grauwacke est à gros grains et en forme de poudingues, tantôt elle est à grains fins et à texture schisteuse. Les terrains intermédiaires sont également trèsriches en gîtes métallifères.

Troisième période. — TERRAINS SECONDAIRES.

On désigne sous ce nom la série des terrains qui , placés au-dessus des intermédiaires , s’étendent, depuis le grès rouge ou bigarré jusques et y Compris les grands dépôts de craie. ; - • . t.

Dans la partie inférieure de cette période, les roches sont plus particulièrement formées de grès ou d’autres matières arénacées qui paraissent être des fragmens des roches sur lesquelles elles sont placées. Mais à mesure qu’on s’élève, les dépôts calcaires deviennent plus abo&dans et plus puissans, et la stratification plus apparente. Aussi les assises du terrain secondaire sont-elles en général parallèles entre elles et offrent une position hbrizontale dans les plaines. Cependant faa s’approchant des montagnes elles sont plus, ou moins redressées, inclinées et quelquefois rompues et bouleversées en différons sens,

MINERAI. OGIE.

Ces boùleversemens sont évidemment produits par des soulèvemens intérieurs qui ont ainsi donné naissance à des chaînes de montagnes plus ou moins étendues.

Les fossiles sont plus abondans que dans la période de transition, Ce sont encore des polypiers, des mollusques et quelques vertébrés à sang froid, comme des poissons et des reptiles; mais pas d’animaux à sang chaud. Parmi les végétaux, ce sont en général des cryptogames ou des monocolylédones , mais peu ou point de dicotylédones. On peut diviser les terrains secondaires en trois séries distinctes.

x* Série houilliére.

Cette première série , réunie par quelques géologues aux terrains de transition, est surtout caractérisée par la présence de la houille ou charbon de terre qui y forme des amas très-puissans , mais en général renfermés dans des espèces de bassins peu étendus.

Elle se compose de couches de grès quarzeux nommé Grès houille r , le plus souvent grisâtre, mélangé de couches de houille souvent brisées en zig-zags.

On y trouve aussi du calcaire compacte, contenant des fossiles* tels que des trilohites, orthocératites et même quelquefois des empreintes de poissons.

a* Série secondaire inférieure .

Elle est formée de grès, de calcaires et de schistes marneux.

Les grès en occupent la partie inférieure. Leur couleur variable, tantôt rouge, grise ou blanche ou même mélangée, leur a fait donner le nom de Grès bigarrés. Ils sont mélangés de marnes schisteuses et compactes , éga-

leraent très-nuancées, et qu’on nomme Marnes irisées.

Les calcaires de celte période se divisent en deux grandes formations, connues sous les noms de lias et de calcaire jurassique. ' ' ,

i° On appelle Lias ou calcaire alpin un calcaire compacte gris ou presque noir, rarement grenu , traversé de veines blanches. Ce calcaire contient un grand nombre de coquilles fossiles, parmi lesquelles quelques-unes servent à le caractériser, telles sont la gryphée drcquêe , les bélemnites et le peigne èquivalve.

Le lias contient des couches de marnes schisteuses de

couleur foncée, ou presque noire.

a 0 Le Calcaire Jurassique constitue une formation très-distincte que caractérisent le grand nombre d’oolithesqu’ony observe, de là son nom de calcaire oolithique. Cette formation contient aussi des calcaires compactes , des marnes compactes ou schisteuses.

Parmi les fossiles, on voit paraître des poissons, une énorme quantité de reptiles qui ont dû habiter le voisinage des mers, comme les ichtbiosaures et les plésiosaures géosaures, mégalosaures , etc., des tortues, des crocodiles , et des cpquilles également marines.

3* Terrain crétacé.

La présence de la eraie forme le caractère distinctif des terrains secondaires supérieurs. Généralement ils forment des plateaux élevés ou des monticules à pente raide. Les parties inférieures se composent de grès mélangé de grains verts de silicate de fer, de là le nom de grès vert qu’on lui donne.

Au-dessus se trouve la craie d’abord grisâtre, grossière,

sablonneuse , et formant la craie tu/au , puis blanche , terreuse ou compacte.

On trouve dans ces terrains beaucoup de fossiles , tant mollusques ou zoophytes, que poissons et reptiles; mais pas encore d’animaux à sang chaud.

4 * Période. — terrains tertiaires.

Immédiatement au-dessus de la craie commence la série des terrains tertiaires. Ce qui les caractérise essentiellement, c’est la grande quantité d’ossemcns fossiles appartenant aux oiseaux et aux mammifères qu’ils renferment. Dans les terrains secondaires, au contraire, nous avons vu que les animaux à sang chaud étaient à peine représentés par quelques débris épars. Le nombre des coquilles est également très-grand , et à mesure qu’on s’élève dans la série des formations tertiaires, les coquilles fossiles ressemblent de plus en plus à Celles qui vivent encore dans nos mers et nos ruisseaux.

Ce qui n’est pas moins remarquable, c'est que dans ces terrains , il existe une sorte d’alternance de dépôts occasionnés par les eaux douces, avec les formations marines, ce que l’on reconnaît facilement à la nature des coquilles qui y sont renfermées. En général, ces terrains sont assez limités , et occupent des bassins circonscrits ; souvent leurs couches sont horizontales, et lorsqu’ils sont coupées par des vallées, il y a correspondance exacte entre les couches des plateaux que séparent ces vallées. C’est ce que l’on remarque si bien , par* exemple, dans les collines du nord de Paris, Montmartre et Ménilmontant, dont les couches sont de même nature et

g4 • M1NÈHAL0GIK.

dans la même position, malgré lenonne vallée qui les

sépare.

Lesplantes dicotylédones si rares jusqu’à présent , sont au contraire extrêmement abondantes dans les terrains tertiaires, - ■

Dans les couches les plus inférieures, on trouve d’abord des baleines, des dauphins, des lamantins, des phoques , en un mot , des mammifères marins. Ce n’est que plus haut que se montrent les mammifères terrestres, et parmi ceux-ci , ce sont plus particulièrement des animaux herbivores, appartenant soit à des genres d’espèces encore actuellement vivantes, soit à des genres entièrement perdus comme les paléothérium , etc.

Le terrain tertiaire se compose, en général, de roches peu dures, et à structure grossière. Ce sont des calcaires grossiers, souvent mélangés de silice, des sables, des marnes , des grès et du gypse.

La partie la plus inférieure de ce terrain est formée par un calcaire coquiller impur, qui porte le nom de calcaire à écrites . , à cause du grand nombre de coquilles de ce genre qu’il contient. C’est la pierre avec laquelle sont bâtis tous les monumens de Paris. Il est impur et jaunâtre , et sa dureté est plus ou moins grande. Au milieu de ce calcaire sont intercallées quelques couches de marnes calcaires contenant des coquilles d’eau douce et des os de mammifères terrestres.

Au-dessus viennent descouches.de marne, de calcaire siliceux et de gypse. C’est dans le gypse de Montmartre que l’on a trouvé la plupart de ces nombreux ossemens d’animaux terrestres décrits dans le bel ou-

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vrage de Cuvier. Il contient aussi beaucoup de coquilles, mais qui toutes paraissent être fluviatiles.

Enfin , dans les assises supérieures, on" trouve des sables et des grès (à Fontainebleau), que surmontent des couches d’un calcaire contenant des coquilles d’eau douce, mélangées dans certaines localités de pierres meulières, comme aux environs de Paris, ou des coquilles marines.

Ce qui caractérise encore ces derniers dépôts du terrain tertiaire, c'est la présence des débris d’éléphans, d’hyènes et d’ours , différens des espèces actuellemént vivantes ; et ces cadavres de mammouth ou éléphant velu que l’on trouve enfouis sous les glaces de la Sibérie, avec leurs poils et même leurs chairs. Ces espèces, perdues aujourd’hui, appartenaient aux animaux qui peuplaient la surface de la terre au moment où éclata le cataclysme auquel est due la formation des terrains tertiaires.

Cinquième période. — TERRAINS DILUVIENS

ET POSTDILUVIENS.

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