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1 entrecroisement des nerfs optiques qui a lieu nerf*
. - , . . . , optiques.
chez les poissons , pouvait lever tous les doutes ; ce fait fournit tout au plus quelque probabilité. Mais l'expérience directe est péremptoirc : j'ai coupé sur un lapin le nerf optique droit derrière l'entrecroisement, la vue s'est perdue de l'œil gauche. J'ai coupé le nerf gauche, la vue a été totalement abolie. Sur un autre animal j'ai séparé en deux portions égales l'entrecroisement sur la ligne médiane, l'animal a immédiatement perdu !a vue : l'entrecroisement est donc total et non
partiel (1), comme l'avait supposé le savant Wollaston. Ici, comme dans nombre d'autres circonstances, la physiologie expérimentale parle un langage clair et positif, quand l'anatomie la plus minutieuse ne peut élever que des doutes.
Le nerf optique n'est point formé d'une enve- sirucimc
du net!
loppe fibreuse et d une pulpe centrale, comme les opiiquv. anciens le croyaient; il est composé de filets trèslins, placés les uns à côté des autres, et communi-
(1) Sur des oiseaux le fait de l'entrecroisement se prouve d'une autre manière. Je vide l'œil d'un pigeon; quinze jours après j'examine l'appareil optique, et je trouve la matière nerveuse disparue et le nerf atrophié en avant de l'entrecroisement du côté de l'œil vide, et du côté opposé derrière l'entrecroisement. L'atrophie se prolonge jusqu'au tubercule optique, point où le nerf optique prend son origine.
Digiti^èd by CjOOQle
quant entre eux à la manière des autres nerfs. Cette disposition est surtout apparente dans la portion du nerf qui s'étend de la selle turcique à l'œil.
Mécanisme de la vision.
Mécanisme La lumière qui arrive sur la cornée peut seule dt la vision. serv j r ^ j a YUe . ce ]j e q U j t 0Tn j) e sur ] e blanc de
l'œil, les cils, les paupières, ne peut y contribuer ; elle est réfléchie ou absorbée par ces parties , suivant leur couleur. La cornée ellemême ne reçoit pas la lumière dans toute son étendue, car elle est ordinairement recouverte en haut et en bas par le bord libre des paupières.
Pour faciliter l'étude de la marche de la lumière dans l'œil , supposons un seul cône lumineux partant d'un point placé dans la prolongation de l'axe antéro-postérieur de l'œil :
Usages de la cornée.
Usage* ^a f° rme convexe-concave de la cornée indique de la comée. n n fi U ence quelle doit avoir sur la lumière qui entre dans l'œil : elle rapproche les rayons de l'axe du faisceau avec d'autant plus d'efficacité qu'il y a une plus grande différence entre son pouvoir réfringent et celui de l'air. Pour cette raison, la comée contribue puissamment à la réfraction de l'œil; en d'autres termes , elle accroît l'intensité
DE PUYSlOLOdlK. 75
de la lumière qui va pénétrer dans la chambre antérieure.
La cornée étant très-polie à sa surface, la lumière qui y arrive est en partie réfléchie et concourt à former le brillant de l'œil. Cette même lumière réfléchie, produit les images qui se for* ment derrière la cornée. Dans ce cas, la cornée remplit l'office de miroir convexe (1).
Usages de l'humeur aqueuse.
En traversant la cornée, les rayons ont passé u*ag<*
de l'humeur
d'un milieu plus rare dans un milieu plus dense; aqueu«c. par conséquent ils ont dù.se rapprocher de la perpendiculaire au point de contact. Si, en entrant dans la chambre antérieure, ils la trouvaient remplie d'air, ils s'écarteraient autant de la perpendiculaire qu'ils s'en étaient rapprochés : par conséquent ils reprendraient leur première divergence ; mais ils entrent dans l'humeur aqueuse, milieu plus réfringent que l'air ; ils s'écartent à peine de la perpendiculaire, et par conséquent divergent beaucoup moins que s'ils avaient passé de nouveau dans l'air.
De toute la lumière qui est entrée dans la chambre antérieure, celle qui traverse la pupille sert
(1) J'ai trouvé, par l'expérience, que les propriétés physiques de la cornée dépendent de l'intégrité de la cinquième paire. Cette membrane devient opaque et s'ulcère après la section de ce nerf. {Voyez Nutrition, t. II.)
seule à la vision ; le surplus est réfléchi, repasse à travers la cornée, et va faire connaître au dehors la couleur et l'aspect de l'iris.
En traversant la chambre postérieure, la lumière ne subit aucune nouvelle réfraction, puisqu'elle marche toujours dans le même milieu (l'humeur aqueuse).
Usages du cristallin.
Usages En passant à travers le cristallin la lumière subit
du cristallin. 1t T , . .
une nouvelle modification. Les physiciens comparent l'action de ce coqis à celle d'une lentille qui aurait pour usage de rassembler tous les rayons d'un cône quelconque de lumière sur un certain point de la rétine. Mais, ainsi que nous l'avons dit plus haut, il s'en faut de beaucoup que le cristallin soit une lentille. En outre, quand même cet organe en aurait toutes les propriétés, il ne pourrait en remplir les fonctions, ou du moins -ne pourrait-on en comparer l'effet à celui des lentilles qui sont employées dans l'air; car son pouvoir réfringent est à peu près semblable à celui de l'humeur aqueuse et de l'humeur vitrée (1). Tout
MM. Brewster et Gordon donnent les résultat? suivants sur les pouvoirs réfringents des humeurs de l'œil. L'eau
étant 1,5358*
Humeur aqueuse 1,3365.
vitrée »,33<)$.
Couches extérieures du cristallin. . .