‹ Précis élémentaire de physiologie (volume 4)Chapitre 12 sur 39 · J fibreux ] fibro-cartilagineux · texte numérisé non relu

J fibreux ] fibro-cartilagineux

. il- ( YOlontaire.

érectile.

muqueux.

séreux.

,0. 1 corné ou épidermique .... [ ^p^cUrinoïde. 11. \ parenchymateux glandulaire.

Ces systèmes, en s'associant entre eux et avec Organes

*f ' et appareils.

les fluides , composent les organes ou les instru- meniê de la vie. Quand plusieurs organes tendent, par leur action, vers un but commun, on nomme leur ensemble appareil. Le nombre des appareils , leur disposition, leurs usages, établissent les principales différences qui existent entre les aniniaux.

Propriétés physiques des organes.

L'examen desjpropriétés physiques des organes Propriété» montre qu'ils possèdent la plupart de celles qui se des organes. voient dans les corps inorganiques : les divers degrés de dureté depuis celle des silex jusqu'à la mollesse prononcée , l'élasticité , la transparence ,

la PRÉCIS ÉliMENTAIRE

la réfringence des couleurs et des formes extrême-' ment variées, etc. , toutes ces propriétés jouent un rôle important durant la vie ; celle-ci même, dans certains cas, repose sur leur intégrité.

Envisagé sous le même rapport , le corps de rhomme offre plusieurs arrangements qui ne lais<sent point douter de la nécessité des connaissance s physiques pour se livrer à l'étude de la vie. On y voit une véritable lunette assez compliquée dans sa construction ; un instrument de musique ; u» appareil acoustique ; une machine hydraulique des plus ingénieusement disposée pour mouvoir circu lairement un fluide ; une mécanique admirable par la multiplicité des pièces qui la composent, sa solidité et la diversité des mouvements qu'elle permet, etc.

Parmi les propriétés physiques des tissus organiques, il en est qui méritent une attention spéciale, parce qu'elles sont communes à tous les tissus, qu'elles sont continuellement en jeu durant la vie, et qu'elles président à l'exercice de plusieurs fonctions. Il est d'autant plus nécessaire de les signaler à l'étude des commençants, qu'elles sont révoquées en doute par la plupart des physiologistes actuels, imbibition, L'une dcs plus remarquables, et sur laquelle j'ai cummuDe appelé naguère l'attention des physiologistes, est tissus la propriété de s'imbiber qui existe dans tous les tissus de l'économie. Que l'on mette un liquide quelconque en contact avec un organe, une mem-

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brane , un tissu ^ dans un temps plus ou moins court le liquide aura passé dans les aréoles de l'organe ou du tissu , comme il aurait pénétré dans les cellules d'une éponge ou dans celles d'une pierre poreuse. Il y aura dcs^ variations pour la durée de Timbibition qui dépendront de la na- ture du liquide , de sa température , de l'espèce de tissu qur doit s'imbiber, mais dans tous les cas l'imbibition aura lieu. Sous ce rapport, il y a de3 tissus qui sont de véritables éponges, et qui absorbent avec une grande promptitude : tels sont les membranes séreuses et les petits vaisseaux ; d'autres tissus résistent quelque temps avant de se laisser pénétrer, par exemple, l'épiderme.

Cette propriété physique appartient non-seulement aux animaux, mais à tous les êtres organisés ; elle exerce une influence évidente sur la plupart des phénomènes de la vie.

M. Etutrochet a observé un fait curieux relatif à l'imbibition : qu'une membrane soit mise en contact par ses deux faces avec deux liquides de viscosité différente , le liquide le moins visqueux passe à travers la membrane, et va se mêler avec le liquide le plus visqueux , jusqu'à ce que la viscosité de celui-ci soit très-diminujée ; alors une partie de liquide, dont la viscosité est diminuée, passe à son tour en sens inverse à travers la membrane , et les deux liquides acquièrent une viscosité égale. M. Dutrochet appelle le pre-

j4 précis éléuentaire

mier phénomène endoêmosêj et le second exoÈmoie. Ces phénomènes ont besoin d'être soumis à de nouvelles recherches ; car l'auteur de cette découverte s'en est exagéré l'importance, et s'est engagé dans des suppositions qui l'ont détourné de la marche expérimentale qu'il n'aurait pas dû abandonner.

inQucncé M.^ Chevrcul a fait, touchant l'imbibition, une ob-

de l'eau sur . . , , , , . , .

les propiiéiés scrvatiou lutercssante : plusieurs de nos tissus doides or'ga^Ts. vcntlcurs propriétés physiques à l'eau qu'ils retiennent, c'est-à-dire à l'eau dont ils sont imbibés. Si cette eau leur est enlevée, ils changent, et deviennent impropres aux usages qu'ils remplissent durant la vie. Ils récupèrent aussitôt leurs propriétés dès qu'ils sont mis en contact avec de l'eau, et qu'ils s'en pénètrent. Ils peuvent ainsi perdre et reprendre un grand nombre de fois leurs propriétés physiques.

PerinéabiUté Une dutre propriété à laquelle les physiologistes ont donné peu ou point d'attention, appartient aux membranes. Les lamelles qui les composent sont tellement disposées que les gaz les traversent sans éprouver beaucoup d^obstacle. Si yous prenez une vessie, et que vous la remplissiez de gaz hydrogène pur, et qu'ensuite vous la laissiez en contact avec l'atmosphère ^ au bout de très-peu de temps l'hydrogène aura perdu sa pureté, et sera mêlé d'air atmosphérique qui aura pénétré dans la vessie. Ce phénomène est d'autant plus rapide, que la

aux gaz.

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membrane est plus mince et moins dense. Il préside à l'un des actes les plus utiles de la vie : la respiration. Il persiste après la mort.

Il est encore une propriété physique que nos ^J*Ç?7iide" tissus et notre corps tout entier partagent avec dcfii»"*. les corps qui ne sont pas doués de la vie. Je veux parler de l'évaporation de la partie liquide de nos organes : dès que nous nous trouvons dans les circonstances favorables à Tévaporation, aussitôt ce phénomène se montre comme cela arriverait à tout composé solide et liquide; Teau de nos humeurs est réduite en vapeur, et la perte que nous faisons de cette manière est d'autant plus forte, que les conditions physiques environnantes • sont plus favorables à Tévaporation. Cet effet tout physique a une telle influence sur lavie de certains animaux , qu'ils meurent en quelques instants si révaporation de leurs liquides se fait avec trop de rapidité.

De quelle manière nos tissus se comportent-'ils relativement au magnétisme, à l'électricité et à la chaleur? Sont-ils bons ou mauvais conducteurs de ces principes, et à quels degrés ? Comment se fait la distribution de ces corps impondérables dans nos divers parenchymes 9 Ce sont autant de questions à résoudre, et qui méritent l'attention de» physiciens et "^des physiologistes instruits.

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Propriétés chimiquei des organes.

Examiné sous le point de vue chimique, notre corps ofi&e une foule de phénomènes où Ton ne peut méconnaître ce caractère ; ici, comme dans les organes digestifs, c'est un arrangement qui est presqu'en tout semblable à ces appareils que Ton monte dans les laboratoires de chimie pour obtenir certains produits. Là, comme dans les poumons, c'est un appareil de combustion, un véritable fourneau, où, par un artifice très-simple, le combustible est brûlé lentement de manière à produire une chaleur uniforme et constante ; ailleurs, ce sont des, productions variées de composés, utiles, soit comme réactifs, soit comme résidus devant être expulsés, etc., etc.

Propriétés Si uous cnvisagcous la composition chimique de

chimiques

des organes, notrc corps, uous remarquerons qu'il est formé d'éléments qui forment par leurs diverses combinaisons tantôt des composés semblables à ceux de la nature inorganique , tels que l'eau, Tacide carbonique, les chlorures de sodium et de calcium, etc. , et tantôt des composés qui ne se rencontrent que dans les corps organisés.

Éléments' ^ui entrent dans la composition chimique

des organes.

Seize corps simples ou éléments ont seuls la Corps propriété d'entrer dans la composition des ani- foTmeni?«l maux. Les autres éléments , dans certaines cîrcon- . ^'^8'°®*stances, peuvent bien traverser l'organisation animale , mais ils ne s'y arrêtent point , ou y deviennent bientôt nuisibles.

Éléments solides.

Phosphore, soufre, carbone, fer, manganèse, silicium , magnésium , calcium , aluminium , potassium , sodium , iode.

Éléments gazeuœ,

Oxîgène , hydrogène , azote, chlore.

Éléments incoercibles.

Le calorique , la lumière , les fluides électrique Éléments

' . i^. incoercibles.

et magnétique»

Ces divers éléments ^ combinés eqtre eux trois à trois , quatre à quatre , etc. , suivant des lois encore ignorées , forment ce qu'on nomme les principes immédiats des animaux.

rniiClS laEMKNTAlKE

Principes immédiats du corps de l'homme.

Vrincipcs

immédiats

du corps de

riioomie.

Priocipes azotés.

Principes non azotés.

Composition chimique

des principes immédiats.

Les matériaux ou principes immédiats sont distingués eu azotés et non azotés

Lesprincipes azotés sont : l'albumine, la fibrine, la gélatine , le mucus , le caséum , Turée , Tacide urique , Tosmazôme , le principe colorant rouge du sang, le principe colorant jaune

Les principes non azotés sont : Toléine, la stéarine, la matière grasse du cerveau et des nerfs, Tacide acétique, Tacide benzoïqu-e, Tacîde lactique, l'acide oxalique, l'acide rosacique , le sucre de lait, le sucre des diabètes, Je picromel, la cho- Icsterine, les principes colorants de la bile, et des autres liquides ou solides qui deviennent colorés accidentellement.

Les principes immédiats organiques sont en général formés de trois ou quatre éléments, loxigène, l'azote, l'hydrogène, le carbone. Les trois premiers, étant gazeux à l'état libre, tendent continuellement à abandonner la forme solide, et cette tendance est encore augmentée par la température propre au corps vivant, et par l'affinité qui sollicite l'hydrogène et l'oxigène à s'unir pour fofmer • de l'eau , l'oxigène et le carbone, pour form<*r de l'acide carbonique^ et l'azote et l'hydrogène, pour prodiu're de l'ammoniaque. D'un autre c<Mé , le carbone et Tliydrogène, ne trouvant p.'is dans l'or-

ganisatioD assez d'oxigèoe pour se convertir en Tendance à

• 11. aaJ /.la décomposi-

acide carbonique , ces corps ont une tendance évi- tion. dente à absorber Toxigène de l'atmosphère , et cette disposition s'accroît encore par rélçvation de température du corps, etpar le contact de l'eau, qui diminue la cohésion des composés et favorise ainsi leurs nouvelles combinaisons. De ces diverses causes résulte ce fait , connu depuis long-temps , que le cadavre des animaux a une grande disposition à se décomposer, par l'effort continuel que font ses éléments pour reprendre l'état qui leur est départi d'après les lois générales de la nature.

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