‹ Précis élémentaire de physiologie (volume 4)Chapitre 18 sur 39 · PROPRIÉTÉS VITALES · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS VITALES

Outre les propriétés physiques et chimiques que propriétés présentent les solides et les fluides de l'économie, '* ** ^*' plusieurs phénomènes dont on n observe aucune trace dans les corps inertes, s'y laissent aisénient remarquer et forment les caractères essentiels de la vie. Il eût été sage d'étudier isolément chacun de ces phénomènes , et d'acquérir ainsi une notion exacte des attributs spéciaux des corps vivant»; mais pour obtenir un pareil résultat; qui aurait été la source d'une infinité d'utiles applications , il aurait fallu que l'on eût séparé avec soin dans l'être vivant ce qui est physique ou chimique., de ce qui est purement vital; or, cette distinction n'a jamais pu être faîte, en raison de l'imperfection des moyens d'analyse physique ; et même aujourd'hui que ces moyens ont acquis une certitude et une précision plus grandes qu'à aucune autre époque, cette distinction serait encore d'une très-grande difficulté, et demanderait , pour être exécutée, un esprit doué d'un génie particulier. Cette marche n'a donc pas été suivie : on a établi ou plutôt imaginé des propriétés vitales^ et on n'a rien moins qu'affirmé qu'au moyen de ces propriétés les corps vivants étaient en lutte perpétuelle avec les lois gé^

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Roman des moitié dcs phénouiènes expliqués ; il fallait qu'elles

propriétés , ri' ^1

vitales. pusseut s'çn emparer. La difficulté a été levée en inventant la contractilité insensible. Au moyen de cette seconde propriété , la molécule complète sa nutrition, bien qu'il ne soit pas facile de comprendre par quels genres de mouvement une molécule peut saisir des éléments nutritifs.

Qui ne voit dans cette petite histoire une simple métaphore de l'histoire d'un animal ou de l'homme lui-même. C'est l'anthropomorphisme des philosophes appliqué aux molécules : le plus curieux, c'est que l'esprit puisse se contenter de semblable mystification.

Ce n'est pas tout, le roman va plus loin : il faut expliquer les maladies , qui ne sont que Vexaltation des propriétés vitales ou leur affaiblisr sèment ou leur perturbation; de là la thérapeutique , qui a pour objet de ramener tes propriétés vitales à leur type normal. Et voila sur quels fondements repbsef la médecine systénicitique. Les jeunes gens appelés par leur génie à perfectionner la science ne sauraient trop, en débutant dans les études, se garantir de pareilles erreurs. 11 fautqu'ils s'accoutument de bonne heure à savoir se dire à eux-m^e8,y> ne sais pas : c'est le premier pas de la plupart des découvertes.

Propriétés Lcs dutrcs propriétés vitales sont particulières à *"**" ^^' quelques animaux, et même seulement à quelquesunes de leurs parties : telle est la contractilité orga^

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nique sensible^ qui se voit au cœur, au canal intestinal, à la vessie, etc., mais qui ne s'observe point dans d'autres parties de l'économie.

La sensibilité cérébrale ou animale, comme disait Bichat, ainsi que la contractilité volontaire y n'ont été comptées au nombre des propriétés vitales que par un abus de mots ; il est évident que ce sont des fonctions Ou des résultats de l'action de plusieurs organes , qui ont , en agissant , un but commun.

Nous ne disons rien de la force de résistance vi-^ taie, de situation fixe, de Vafpnité vitale^, de la caloricité^ parce que ces prétendues propriétés, quoique proposées par des hommes de mérite, n'ont point excité l'attention des physiologistes , et qu elles n'ont pas d'ailleurs plus de réalité que la plupart de celles dont nous venons de parler.

On n'a point heureusement appliqué aux fluides Propriétés la doctrine des propriétés vitales, et cependant on des^llaidCT. est d'accord maintenant pour les considérer comme vivants. Mais on a été beaucoup plus sage pour les fluides que pour les solides; car on n'a établi qu'ils étaient doués de la vie , que sur les phénomènes sensibles qu'ils présentent. Ainsi, la fluidité qu'ils conservent tant qu'ils font partie du corps de l'animal ; la manière dont quelques-uns s'organisent aussitôt qu'on les extrait des vaisseaux; la faculté dtî produire de la chaleur, etc. : tels sont les principaux phénomènes qui, suivant les physiologistes

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modernes , dénotent que les fluides sont vivants. 11 faut ajouter que tous les fluides animaux n'offrent point ces caractères. Le sang , le chyle , la lymphe, et quelques autres fluides destinés à la nutrition , sont les seuls qui les présentent. Les fluides excrémentiliels , tels que la bile , l'urine , rhumeur de la transpiration cutanée, etc. , ne présentent rien d'analogue; aussi tout ce qu'oadit de la vie des fluides ne doit pas s'entendre de ces derniers.

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