H PRÉFACE
Ce fut aussi celle des hommes de génie qui, dans le siècle dernier, anéantirent l'antique doctrine des quatre éléments et la remplacèrent par la théorie pneumatique.
Ce même esprit anime aujourd'hui les physiciens et les chimistes de tous les pays , les guide dans leurs ingénieuses et utiles recherches , et forme entre eiix un nouveau lien social à jamais indissoluble.
Gloire donc à Galilée! En démontrant
par des exemples mémorables les immenses avantages de l'observation et de Texpérîence ; en détournant Tcsprît humain de la fausse direction où ses forces s'épuisaient en vain depuis tant de siècles , il a réellement jeté les fondements des sciences physiques^ de ces sciences qtiL relèvent la dignité de l'homme , accroissent sans cesse sa puissance , assurent la richesse et le bonheur des nations , placent notre civilisation au-dessus de toutes celles des temps passés, et préparent aux générations un brillant avenir.
Je voudma pouvoir «dire quç la pflrsib- LOGiB^ cette 9ciénee de nous-- mêmes , selon l'expressionde Bacon , a piîs le même essor et subi la même métamorphose qite.Ies sciences physiques. Malheureusement il n^en est pas ainsi ; la physiologie est encore, dans beaucoup d'esprits et dans plus d'un ou* vrage , une œuvre d'imagination ; elle a ses croyances diverses, ses sectes opposées et militantes; on y admet des êtres chimériques qui , semblables aux dieux du paganisme, président aux phénomènes vitaux ; on y invoque l'autorité d* auteurs soi-disant infaillibles, enfin où dirait le cadre d'une religion bizarremetit rempli par des termes scientifiques*.
A diverses reprises cependant il s^sst montré des hommes qui ont appliqué avec succès la méthode expérimentale à l'étude de ia vie ; de grandes découvertes ont été le fruit de ces efforts; la science is'cst enrichie» étendue, mais sa forme générale, sa méthode d'investigation » est restée la même ; et à côté des phénomènes de la circulation DU SANG» delà respiration, de la gon-