partie des fèces
matières alimentaires altérées en
beaucoup plus grand éxcès que dans aucune autre analyse, et d’un peu de mucus; insoluble dans l’acide acétique, et formant la plus grande partie des fèces.
{ C. Matière albumineuse ? C. Matière albumineuse ?
D. Principes biliaires, en partie D. Principes biliaires, plus consichangés en résine. dérables que dans les fèces de végétaux, et tout-à-fait changés en matière résineuse.
E. Gluten végétal? pas. Gontient E. Gluten végétal? pas de traces. | un principe semblable à celui Contient un principe semblable du cœcum et du colon. à celui du cœcum et du colon. F. Sels, comme ci-dessus. F. Sels, comme ci-dessus. L ÿ G. Résidu insoluble , consistant G. Résidu insoluble, consistant principalement en fibres végé- principalement en poils.
tales et en poils.
Ces analyses , faites dans le but d'éclairer le mystère de la digestion, ne peuvent nous être en ce moment que d’un faible secours ; car, pour qu’elles pussent offrir cet avantage , il faudrait les varier beaucoup, tenir compte de la nature et de la quan-
Gaz contenus dans le grosintestin.
tité des aliments. dont on a précédemment fait usage , avoir égard à la disposition individuelle, n’agir d’abord que sur des excréments provenants de substances alimentaires très simples ; mais un. travail de ce genre suppose une perfection de moyens d'analyse à laquelle la chimie animale n’est peut-être point encore parvenue.
Il existe aussi des gaz dans le gros intestin, quand il renferme des matières fécales. M. Jurine a depuis long-temps déterminé leur nature, mais il" n’a fait qu'une seule expérience satisfaisante sur ce sujet. Dans le gros intestin d’un fou, trouvé mort de froid le matin dans sa loge, et ouvert aussitôt, il a reconnu l'existence de l'azote , de l'acide carbonique , de l'hydrogène carboné et sulfure. |
Nous avons, M. Chevreul et moi, examiné avec soin les gaz qui se trouvaient dans le gros intestin des suppliciés dont j'ai parlé à l’article de l'intestin grêle.
Dans le sujet de la première expérience citée, le gros intestin contenait, sur cent parties de gaz,
DST Re DA De Re D: ID OT OU Acide ‘carbonique 2 AH MU UN, 5143500
. Hydrogène carbone et quelques traces d'hydrogène. sulfurésvass te net 04 ue be. 5,497
AZbte di. à Fi Adi ES AE RtON
Total. e e e e 0 e . 100,00
Le sujet de la seconde expérience présentait, ù dans le même intestin :
D CODE SORTE NGIRS 4
Acide carbonique. . . . : ; ‘0:00
Hydrogène pur et He sers . 11,60 à
!, 00 PERTE CREME NES REER RER APE TT d Dotai. "5 UE SONORE 700100 1
Sur le sujet de la troisième expérience, nous avons analysé séparément le gaz qui se ne dans le cœcum et celui qui se rencontrait dangile
rectum. Nous avons eu pour résultat :
% Cœcum. $
Si ERSbne, Lib roemaitlnts di taken de rm 6i00 Béide.carbonique. th. 14 ce 056 Pro SEE pur. ue Se LL Na" 26e HVArOgene Carbone, =: : 5. + >». M0 RU Om Ne D ce à ee 0
OA ei sn sur ete" 'MIdino
Rectum.
Da ea du. ls tdi Acide carbonique. . . : . : 1 42,86 Hytdrügene carbone. . . . . + NI , PR ue à le de 2 à IT DU
Æotal, 54 di nr) 00:00
Quelques traces d'hydrogène sulfuré s'étaient manifestées sur le mercure avant l'instant où ce gaz fut analysé.
mn
Origine des gaz du gros intestin,
Ces résultats, sur lesquels on peut compter, puisqu'aucun des moyens d'éloigner les erreurs n’ont été négligés , s'accordent assez bien avec ceux qu’avait obtenus depuis long-temps M. Jurine , relativement à la nature des gaz ; mais ils infirment ce qu'il avait dit à l'égard de l’acide carbonique, dont la quantité , suivant ce médecin, allait en décroissant depuis l'estomac jusqu’au rectum. On vient de voir qu'au contraire la proportion de cet acide
s'accroît d'autant plus qu’on s'éloigne de l'estomac.
Les mêmes doutes que nous avons exprimés à l’occasion de l’origine des gaz contenus dans l’intestin grêle doivent être reproduits pour ceux du gros intestin. Viennent-ils de l'intestin grêle? sontils sécrétés par la membrane muqueuse? se forment-ils aux dépens de la réaction des principes constitutifs des matières fécales ? ou bien proviennent-ils de cette triple source ? Il n’est point fa-. cile de faire cesser l'incertitude où l’on est à cet égard ; mais, d’après ce qui a été dit à l’occasion des gaz de l'intestin grêle, il est très probable qu'ils viennent en grande partie de la fermentation des matières contenues dans le gros intestin.
Remarquons cependant que ces gaz diffèrent de ceux de l'intestin grêle. Dans ces derniers , lhydrogène pur prédomine souvent, tandis qu’on n’en trouve point dans le gros intestin , mais bien de l'hydrogène carboné et sulfuré. J'ai vu d’ailleurs
plusieurs fois des gaz sortir abondamment, sous la forme d’une multitude innombrable de petites bulles, de la matière que ‘contenait le gros intestin.
“D'après ce qu'on vient de voir, on peut conclure que l'action du gros intestin est de peu d'importance dans la production du chyle. Cet organe remplit assez bien les fonctions d’un réservoir, Où vient se déposer, pour un certain
temps, le résidu de l'opération chimique diges=
tive, afin d’en être ensuite expulsé. On concoit même que la digestion pourrait s'effectuer d’une manière complète, quand même le gros intestin n'y prendrait aucune part. La nature présente cette disposition chez les individus porteurs d’un anus artificiel, où vient aboutir l'extrémité cœcale de l'intestin grêle, et par lequel s'échappent les matières qui ont servi à la formation du
chyme.
Expulsion des matières fécales.
Les principaux agents de l’excrétion des matiéres fécales sont le diaphragme et les muscles abdominaux ; le colon et le rectum y coopérent, mais d'une manière en général peu efficace.
Tant que les matières fécales ne sont point en grande quantité dans le gros intestin, et surtout tant qu'elles ne se sont pas accumulées dans le
Sentiment qui annonce la nécessité d’ expulser les matières fécales,
rectum, on n’a point la conscience de leur présence ; mais quand elles sont en proportion considérable et qu’elles distendent le rectum, alors on éprouve un sentiment vague de plénitude et de gêne dans tout l’abdomen. Ge sentiment est bientôt remplacé par un autre beaucoup plus vif qui nous avertit de la nécessité de nous débarrasser des matières fécales. Si l’on n’y satisfait pas, dans : quelques occasions, il cesse pour reparaitre au bout
d’un temps plus ou moins long ; et dans d’autres
Mécanisme de Pexpulsion des matières
fécales.
il s’accroit avec promptitude , commande imperieusement, et déterminerait, malgré tous les efforts contraires , la sortie des excréments , si l’on ne se hâtait d’y obéir.
La consistance des matières fécales modifie la vivacité de ce besoin. Il est presque impossible de résister au-delà de quelques instants quand il s’agit de l'expulsion de matières molles où presque liquides, tandis qu’il est facile de retarder beaucoup celle des matières qui ont plus de dureté.
Rien de plus aisé à comprendre que le mécanisme de l'expulsion des excréments : pour qu'elle s'effectue, il faut que les matieres accumulées dans le rectum soient poussées avec une force supérieure à la résistance que présentent les muscles de l'anus. La contraction du rectum seule ne pourrait produire un semblable efet, malgré l'épaisseur assez considérable de sa couche musculaire ;
DE PHYSIOLOGLE. ol
d'autres puissances doivent intervenir : ce sont, d'une part, le diaphragme,s qui pousse directement en bas toute la masse des viscères, et de l'autre, les muscles abdominaux , qui les resserrent et les pressent contre la colonne vertébrale. De la combinaison de ces deux forces ré- Msulte une pression considérable , qui porte sur la matière stercorale amassée dans le rectum; la résistance des sphincters se trouve surmontée ; ils cédent , la matière s'engage dans l’anus et se dijrige bientôt au-dehors.
Mais comme la cavité du rectum est beaucoup {plus spacieuse que l'ouverture de l'anus, qui d’ailleürs tend continuellement à se rétrécir, la ma-
Itière, pour en sortir, doit se mouler sur le diamètre de cette ouverture : elle passe d'autant plus aisé-
Mment, quelle a moins de consistance ; aussi,
Fa
coup plus de force. Si elle est liquide, la seule Loniraction du rectum paraît suffisante pour la
Un phénomène analogue à celui qui arrive à l'æsophage , lors de l’abord des aliments dans l’esjomac, a été observé au rectum par M. Hallé. Ce avant professeur à remarqué que, dans les efforts our aller à la garde-robe, la membrane interne le l'intestin est déplacée, poussée en bas, et qu’elle Yient former un bourrelet près de l'anus. Cet effet
orsqu'elle en à davantage, faut-il employer beau-
Expulsion des matières fécales.
Époques de l'expulsion des matières fécales.
doit, en grande partie, être produit par la con-
traction des fibres circulaires du rectum.
Le besoin de rende les matières fécales se renouvelle à des époques variables, suivant la quantité et la nature des aliments dont on fait usage,
et suivant- la disposition individuelle. Ordinaire,
ment il ne se manifeste qu'après plusieurs repass
consécutifs. Chez quelques personnes, l'évacuation
se fait une fois ou même deux fois dans vingt quatre heures ; mais il en est d’autres qui sont.
jusqu'à dix ou douze jours sans en avoir aucune,
Ex pulsion des gaz que contient le gros intestin.
et qui jouissent cependant d’une santé parfaite. L'habitude est une des causes qui ont le plus |
d'influence sur le retour régulier de l'excretion
des matières fécales : dès qu’elle est une fois cons
tractée, on peut aller à la garde-robe exactement, à la même heure. Beaucoup de personnes, surtout, les femmes , sont obligées de recourir à des moyens, particuliers , teis que des clystères, pour parvenit
à se débarrasser des matières contenues dans le: gros intestin.
Les gaz ne sont pas soumis à cette expulsion périodique et en général régulière ; ils marchent plus rapidement. Leur déplacement étant trés facile , ils arrivent promptement à l’anus par le seul effet du mouvement péristaltique du gros intestin; cependant il faut y joindre le plus souvent la conÿ
traction des parois abdominales pour en détermis
DE PHYSIOLOGIE. F0 | ner la sortie, qui alors se fait avec bruit : ce qui n'arrive que rarement quand ils sont expulsés par la seule contraction du rectum.
= Du reste, la sortie des gaz par l’anus n'a rien | de régulier ni même de constant. Beaucoup de | personnes n'en rendent jamais, ou très rarement ; { d’autres, au contraire, en chassent À chaque in- { stant. L'usage de certains aliments influe sur leur | formation et sur la nécessité de les expulser. En général, leur développement est considéré comme ! un indice de mauvais digestion. En santé, comme | en maladie, la sortie répétée des vents par l'anus {annonce le besoin prochain d'aller à la garderobe.
Par l'expulsion des matières fécales s'accomplit cette fonction si compliquée dont le but essenltiel est la formation du chyle ; mais nous n’en aurions qu'une idée fort incomplète, si, à l'exemple des auteurs les plus estimés, nous nous bor- Inions à traiter de la digestion des aliments. Un [autre genre de considération se présente à notre létude : c’est la digestion des aliments liquides ou les boissons.
a De la digestion des boissons.
de Il est assez singulier que les physiologistes , qui se sont tant occupés de La digestion des aliments solides, qui ont tant fait de systèmes pour l’ex-
Digestion des boissons,
Préhension des
boissons.
pliquer, et même tant d'expériences pour l’éclairer, n'aient jamais donné une attention spéciale à celle des boissons; cependant cette étude pré sentait moins de difficultés apparentes que la pre
mière. Les boissons sont, en général, moins com, posées que lés aliments, quoiqu'il y en ait de | très nourrissantes ,. et presque toutes se digérent | plus aisément. Cette seule circonstance, que nous digérons des liquides, aurait dû faire rejeter les systèmes de la trituration, de la macération, etc. En effet, on ne voit rien àägbroyer ni à macérer | dans les boissons , et pourtant elles satisfont a faim, réparent les forces, en un mot nourrissent.
De la préhension des boissons.
La préhension.des boissons peut s'exécuter d’une? multitude de manières différentes ; mais Petit (1)l a fait voir qu'on pouvait les rapporter toutes à deux! principales. |
Suivant la première, on verse le liquide dans a bouche; il y entre par l'effet de sa propre pesan-! teur. On doit y rapporter la facon la plus ordinaire} de boire, dans laquelle les lèvres étant en contact! avec les bords du vase, le liquide est Mrsc plus! ou moins lentement ; l'action de Sablon qui con-
# l (1) Mémoires de l'académie des sciences, annees 1719
et 1716.
CE De
| siste à projeter en une seule fois dans la bouche tout ce que contenait le verre; et l’action de botre à la régalade , dans laquelle la tête étant renversée et les mâchoires écartées , on laisse tomber d’une certaine hauteur et d’un jet continu le liquide dans la bouche. |
Suivant le second mode de préhension des boissons , On fait le vide dans cette cavité, et la pression de l'atmosphère force les liquides à y pénétrer : telles sont l’action d’aspirer, celle de humer, celle de sucer où de téter, etc.
|. Lorsqu'on aspire ou que l’on hume , la bouche
# appliquée à la surface d’un liquide ; on dilate ensuite la poitrine , de manière à diminuer la pression de l'atmosphère sur la portion de la surface | du liquide interceptée par les lèvres. Le liquide vient aussitôt remplacer l'air qui a été soustrait de la bouche.
Dans l’action de sucer ou de téter. la bouche | représente assez bien une pompe aspirante , dont l'ouverture est formée par les lèvres ; le corps par | les joues , le palais , etc. , et le piston par la langue. | Veut-on la mettre en jeu , on applique exactement les lèvres autour du corps dont on doit extraire un | liquide#” la langue elle-même sy adapte ; mais | bientôt elle se contracte, diminue de volume. se | porte en arrière , et le vide est en partie produit entre sa face supérieure et le palais : le liquide C0n-
Action de hbumer.
Action de sucer ou de téter.
Déglutition des boissons.
150 PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE tenu dans le corps que l’on suce, n'étant plus également comprimé par l'atmosphère, se déplace, et la bouche se remplit.
N'ayant besoin ni de mastication ni d'insalivation , les boissons ne séjournent point dans la bouche; elles sont avalées à mesure qu'elles y arrivent. Les changements qu’elles éprouvent en traversant cette cavité ne portent guère que sur leur température. Si cependant la saveur en est forte ou désagréable, ou bien si, la trouvant agréable, nous nous plaisons à la prolonger, il arrive que la présence de la boisson dans la bouche y détermine l’afflux d’une plus ou moins grande quantité de salive et de mucosité, qui ne manque pas de se mêler à la boisson. |
La Déglutition des boissons.
Nous avalons les liquides par le même mécanisme que les aliments solides ; mais comme les
. boissons glissent plus aisément à la surface de la
membrane muqueuse du palais, de la langue, du pharynx, etc. ; comme elles ceédent sans difficulté à la moindre pression , et qu'elles présentent toujours les qualités requises pour traverser le pharynx, elles sont , en général, avalées avec moins de diffi-
culté que les aliments solides.
Je ne sais pourquoi l'opinion contraire est géné-
ralement répandue. On établit que les molécules
2er Da