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des liquides, ayant continuellement une tendance
à s’abandonner, doivent présenter plus de résistance à l’action des organes de la déglutition ; mais l'expérience dément chaque jour cette asser tion.
Chacun peut avoir sur lui-même Ia preuve qu'il est plus aisé d’avaler les liquides que des aliments solides , même quand ils sont suffisamment atténués et imprégnés de salive (1).
On appelle gorgée la portion de liquide avalée dans chaque mouvement de déglutition. Les gor-
gées varient beaucoup pour le volume ; mais, quelque volumineuses qu'elles soient, comme elles s’accommodent à la forme du pharynx et de l’œsophage, il est rare qu’elles produisent la disten- | sion douloureuse dans ces conduits, comme on le voit pour les aliments solides.
Dans la manière la plus ordinaire de boire, la déglutition des liquides présente les trois temps que | nous avons décrits ; mais quand on sable où qu'on | boit à la régalade, le liquide étant directement porté | dans le pharynx les deux derniers temps seuls s'ef- | fectuent.
(1) On n’alléguera point, sans doute, la manière dont la déglutition s'exerce dans les maladies; car, pour peu qu'il | ÿ ait une inflammation intense de la gorge, les malades ne | peuvent avaler que des liquides. |
Accumulation des boissons dans
KL
Accumulation et durée du séjour des boissons dans
l'estomac.
La manière dont se fait l’accu