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SÉCRÉTIONS FOLLICULAIRES

On appelle follicules de petits organes creux logés dans l’épaisseur de la peau où des membranes

Usages de la transpiration cutanée.

Sécrétions folliculaires.

Sécrétion folliculaire.

muqueuse.

Sécrétion folliculaire cutanée,

450 PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE muqueuses, et que, pour cela, on distingue en muqueux et en cutanés.

Les follicules sont en outre distingués en simples eten composés.

Sécrétions fotliculaires muqueuses.

Les follicules muqueux simples se voient sur presque toute l'étendue des membranes muqueuses , où ils sont plus ou moins abondants ; il existe cependant des points assez étendus de ces membranes où on n’en aperçoit point.

Les corps qui portent le nom de papilles ion gueuses de la langue, les amygdales, les glandes du cardia , les prostates, etc. sont considérés par les anatomistes comme des amas de follicules simples : peut-être cette opinion n'est-elle pas suflisamment fondée. |

On connaît peu le fluide qu'ils‘sécrètent ; il paraît être analogue au mucus et avoir les mêmes usages.

Sécrétions folliculaires cutanées.

Dans presque tous les points de la peau il existe de petites ouvertures qui sont les orifices de petits organes creux, à parois membraneuses, habituellement remplis d’une matière albumineuse et grasse, dont la consistänce, la couleur, l’odeur, et même la saveur, varient suivant les diverses parties

DE PHYSIOLOGIE. | | 159 du corps , et qui se répand continuellement à à la surface de la peau.

Ces petits organes sont appelés les follicules de | la peau; il en existe au moins un à la base de chaque poil, et, le plus souvent , les poils tra- | versent la cavité d’un follicule fur | se Portes au dehors. wii Ce sont les follicules qui font | micacée et grasse qui se voit à et à celle du pavillon de l'oreille ; follicules qui sécrètent le cérum | duit auditif; c’est dans des folli ést con-

F cète nm atière

| l’on fait sortir, sous la forme de P | peau du visage en la comprimant; | matiere qui , par sa surf, noircit et produit les? te {| voient à la figure de quelqu {lièrement aux ailes du nez | I paraît aussi que ce s&

ême Sécrétion 4% T5 folliculaire :

se | air j cutanée,

| renouvelle continuelleme ls \ties génitales externes.

En se répandant à la surface de Le cheveux, des poils , etc. , k e les licules lentretient la souplesse et l’ élasticité détces rend leur surface lisse et polie, favorise les elisse-

ments qu di exercent les unes sur les autres :

Sécrétions

glandulaires.

Sécrétion des larmes.

Nature

des larmes.

498 PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE à raison de sa nature onctueuse, elle les rend moins perméables à l'humidité, etc.

Sécrétions glandulatres.

On nomme glande un organe sécréteur qui verse le fluide qu'il forme à la surface d’une membrane muqueuse ; ou de la peau, par un ou plusieurs canaux excréteurs. … |

Le nombre des glandes est assez considérable ; 3 | l’action de chacune porte le nom de sécrétion glandulaire. 1 sept sécrétions de ce genre : celle des larmes, € Il de la salive, celle de la bile, celle du fluide pancréatique , celle de l'urine, celle du sperme, et enfin celle du lait; on peut y joindre l’action des ere RUAUEUEES et celle des glandes

en "dbo : ie l'œil fie est cornppsée tte wéi: grains réunis par du tissu celluleux; ses canaux s, P tits et très multiples, s'ouvrent derrière de. côté. externe de la paupière supérieure ; elle reçoit une petite artère, branche de loph-

excréteur

talmique , et un nerf, division de la cinquième paire.

Dans l’état de santé, les larmes sont peu abon-

DE PHYSIOLOGIE. di 499 dantes ; le liquide qui les forme est limpide, sans odeur, d’une saveur salée. MM. Fourcroy et Vauquelin , qui l’ont analysé, l'ont trouvé composé de beaucoup d’eau, de quelques centièmes de mueus, de muriate et de phosphate de soude, d'un peu de soude et de chaux pure. Ce qu’on appelle larmes n’est point cependant le fluide sécrété en entier par la glande lacrymale ; c'est un mélange de ce fluide avec la matière sécrétée par la conjonctive, et probablement avec celle des glandes de Meibomius.

Les larmes forment une couche au devant de la conjonctive oculaire , et la défendent du contact de l’air; elles facilitent les frottements des paupières sur l'œil, favorisent l'expulsion des corps

étrangers, et s'opposent à l’action des corps irritants sur la conjonctive ; dans ce cas, leur quantité | augmente promptement. Elles sont aussi un moyen d'expression des passions: le chagrin , la douleur, Ja, joie et le plaisir font couler les larmes ; leur

ticulière par le système nerveux. Cette influence à lieu probablement au moyen du nerf qu’envoie à la glande lacrymale la cinquième paire des nerfs cérébraux (1).

(1) Voyez, pour les autres usages des larmes, tome [*, article Vision.

Usages

des larmes.

sécrétion est donc influencée d’une manière par-

Sécrétion de la salive,

Compôsition chimique de la salive.

60 40 PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE Sécrétion de la salive.

Les glandes salivaires sont , 1° les deux parotides , situées au devant de l'oreille et derrière le col et la branche de la mâchoire ; 2° les sousmaxillaires , situées au-dessous et à la face du. corps de cet os; 3° enfin les sublinguales , pl : cées immédiatement au-dessous de la langue : les parotides et les, sous-maxillaires n'ont chacune qu'un canal excréteur ; Îles sublinguales en à plusieurs. Toutes ces glandes sont formées pa la réunion de granulations de forme et de vo lume différents ; elles reçoivent des artères considérables relativement à leur masse; plusieurs nerfs provenants du cerveau ou de la moelle épiniere s’y distribuent. É

La salive que sécrètent ces SLHAEE coule con tinuellement dans la bouche et va en occupé la partie inférieure ; elle se place d’abord entr la partie antérieure et latérale de la langue et Ja: mâchoire , et lorsque l’espace est rempli, ell se loge entre la lèvre inférieure, la joue et le côté externe de la mâchoire ; en se déposant aussi dans la bouche , elle se mêle avec les fluides sécrétés par la membrane et les follicules muqueux. |

Jamais on n’a analysé directement le liquide qui sort d’une glande salivaire ; c’est toujours Îe

fluide qui se trouve dans la bouche et qui > à la vérité , est composé presque entièrement de salive. Il a été trouvé limpide , visqueux, sans couleur ni odeur, d’une saveur douce, un peu plus pesant que l’eau. M. Berzelius le dit ainsi formé : eau , 992,9; matière animale particulière , 2,9; mucus, 1,4; muriate de potasse et de soude , 0,7; tartrate de

soude et matière animale , 0,9 ; soude, 0,2. Il est

probable que cette composition de la salive varie, car dans certaines circonstances elle est sensiblement acide.

La salive est un des fluides digestifs les plus

utiles, elle favorise le broiement et la division des aliments, elle aide leur déglutition et leur

transformation en chyme, elle rend aussi plus

faciles les mouvements de la langue dans la parole

et le chant. La plus grande partie du fluide est

portée dans l'estomac par les mouvements de dé-

glutition , une autre partie doit se vaporiser et sortir avec l’air expiré quand celui-ci traverse la

bouche.

Secrétion du suc pancréatique.

Le pancréas est situé transversalement dans l’ab-

domen, derrière l’estomac; il a un canal excréteur qui s'ouvre dans le duodénum à côté de celui du

foie : la structure granuleuse de cette glande l’a fait considérer comme une glande salivaire ; mais

Usages de la salive,

Sécrétion du suc pancréatique,

Moyen d'obtenir le suc pancréatique.

Proprittes du suc pancréatique.

en chimie. De cette manière, je suis parvenu à!

elle en diffère par la petitesse des artères qu’elle! reçoit, et en ce qu’elle ne paraît recevoir aucun nerf cérébral.

De Graaf, anatomiste hollandais, à donné au trefois un procédé pour recueillir du suc pan créatique ; il consiste à introduire dans le canal excréteur du pancréas, par son extrémité intesz tinale, un petit tuyau de plume qui irait se rendre: dans une petite bouteille attachée sous le ventre de l'animal. J'ai essayé plusieurs fois ce procédé, je” le crois impraticable. Le tuyau de plume ou tout autre tube déchire la membrane muqueuse interne du canal, le sang coule, et le tube est bientôt bouché. Je me «sers d’un moyen beaucoup plus simple : je mets l’orifice du canal à nu! sur un chien, j'essuie avec un linge fin la membrane muqueuse circonvoisine , et j'attends qu'il! sorte une goutte de liquide ; sitôt qu’elle paraît, je l’aspire avec une pipette, instrument employé:

recueillir quelques gouttes de suc pancréatique, | mais Jamais assez pour pouvoir.en faire une ana-. lyse en règle. J'y ai reconnu une couleur légère-. ment jaunâtre, une saveur salée, point d’odeur ;. j'ai vu qu'il était alcalin, et qu'il était en partie. coagulable par la chaleur (1). Ce qui m'a le plus!

° °1 r. JE 1 | (1) Dans les oiseaux, où il ÿ a deux pancréas, j’ai remarqué que les canaux excréteurs sont doués d’un mouvement |

Fan EE

L) DE PHYSIOLOGIE. de 405

frappé , en cherchant à me procurer du suc pancréatique , c’est la petite quantité qui s’en forme; le plus souvent à peine en sort-il une goutte en une demi-heure , et quelquefois j'ai attendu plus longtemps avant d'en voir paraître. L’écoulement n’en paraît pas plus rapide pendant la digestion ; au contraire , peut-être est-il à cét instant plus lent. En général, je le crois plus abondant dans les animaux très jeunes.

Il est impossible de dire aujourd'hui à quoi peui

servir le liquide du pancréas.

Sécrétion de la bile.

La plus grosse de toutes les glandes est le foie ; elle se distingue encore par la circonstance, unique parmi les organes sécréteurs, qu’elle ést habituelle-

ment traversée par une très grande quantité de sang

veineux , indépendamment du sang artériel qui y arrive comme partout ailleurs. Son parenchyme

ne ressemble en rien à celui des autres glandes ,

et le fluide qu’elle forme ne diffère pas moins des autres fluides glandulaires.

Le canal excréteur du foie se rend au dupdénum; près de s’y engager, il communique avec

péristaltique presque continu; le suc Pancréatique est aussi

beaucoup plus abondant : il est presque entièrement albumi-

neux, du moiñs il durcit comme l’albumine par la chaleur.

Sécrétion de la bile,

Propriétés physiques et chimiques

de la bile.

k é une poche membraneuse qui se nomme vsésicule du fil; la communication est établie au moyen d'un petit canal nommé eystique, qui est garni à l’intérieur par une petite valvule spiroïde récemment découverte par M. Amussat. La vésicule du fel est presque toujours remplie par la bile. |

Peu de fluides sont aussi composés et aussi différents du sang que la bile. La couieur en est verdâtre, la saveur très amère ; elle est visqueuse, filante , tantôt limpide et tantôt trouble. Elle contient de l’eau, dé l’albumine, une matière que quelques chimistes nomment résineuse , un principe colorant jaune (1), de la soude, des sels; savoir, du muriate, du sulfate, du phosphate de soude, du phosphate de chaux, et de l’oxide de fer. Ces propriétés appartiennent à la bile contenue dans la vésicule du fiel; celle qui sort directement du foie , et qu'on nomme bile hépatique, n’a jamais été analysée ; elle est en général moins foncée en couleur, moins visqueuse et, dit-on, moins amèere que la bile cystique.

La formation de la bile paraît continue. Quelles que soient les circonstances dans lesquelles se trouve un animal , si l’orifice du canal cholédoque est mis à découvert, on voit ce liquide couler goutte à goutte à la surface de l’intestin. Il paraît

(1) ILest probable que la matière jaune de la bile est ausst : celle qui colore le sérum du sang, l'urine, et.

DE PHYSIOLOGIE. 165 que la vésicule se remplit plus particulièrement quand l'estomac se vide, et que la pression abdo- | minale est moindre. Il m’a toujours semblé qu’elle | était plus distendue à cet instant ; mais elle ne se vide pas entierement dans la distension de l’esto- {mac. La cause qui contribue le plus à en expulser | la bile est le vomissement. Je l’ai souvent trouvée | vide et flasquesur des animaux morts parl’effet d’un poison vomitif ; mais dans aucun cas je n’ai apercu ide traces de contractilité, soit dans la vésicule, Isoit dans les conduits hépatiques ou cystiques; ce- {pendant j'ai essayé sur ces parties tous les excitants Iqui mettent en jeu les contractions intestinales , lvésicales , etc. (1). | | Quant à la raison pour laquelle la bile qui sort jdu foie chemine vers la vésicule et finit par la distendre en s’y accumulant , il paraît que cela tient À la disposition du canal cholédoque , qui se rétrébit beaucoup au moment qu'il perce les parois iniestinales ; ia bile éprouvant ainsi quelque diffiulté à couler dans le duodénum , reflue vers le banal cystique, qui offre moins de résistance. Cet Wet se produit encore sur le cadavre quand on Ibousse doucement une injection par le canal hébatique, c'est-à-dire que le liquide passe en partie flans l’intestin et en partie dans la vésicule. Proba-

al (1) Dans les oiseaux la vésicule et les conduits biliaires Mont contractiles.

blement que la valvule spiroïde dont nous avons parlé joue un rôle de quelque importance, soit} pour l'entrée de la bile dans la vésicule, soit pour! sa sortie de ce réservoir.

Excrétionde Le foie recevant en même temps du sang vei= SA par la veine porte, et du sang artériel pa DRE A l'artère hépatique , les physiologistes se sont fort de la bile. jnquiétés pour savoir quel est celui de ces deu

sangs qui sert'à la formation de la bile. Plusieur ont dit que le sang de la veine porte, plus car boné et plus hydrogéné que celui de l'artère hépatique, était plus propre à fournir les éléments de la bile. Bichat a combattu avec avantage cet opinion; il a montré que la quantité du sang af tériel qui arrive au foie était plus en rapport avec la quantité de bile formée que celle du san veineux ; que le volume du canal hépatique n’étai point en proportion avec la veine porte; que 14 graisse, fluide très hydrogéné , était sécrétée aux dépens du sang artériel, etc. : il aurait pu ajoute que rien ne prouve que le sang de la veine port ait plus d’analogie avec la bile que le sang artériel Nous ne prendrons point parti dans cette discus sion : les deux opinions sont également dénuée de preuve. D'ailleurs, rien n’éloigne l'idée que les deux sangs servent à la sécrétion; l'anatomi

semble même l'indiquer ; car les injections mon | trent que tous les vaisseaux du foie, artérielss

DE PHYSIOLOGIE. 467 veineux, lymphatiques et excréteurs, communiquent ensemble. |

La bile concourt à la digestion d’une manière très utile, mais dont le mode est inconnu. Dans l'ignorance où nous sommes relativement aux causes des maladies, nous attribuons à la bile des

| propriétés malfaisantes que probablement elle est loin d’avoir.

Wécrétion de l’urine.

La sécrétion dont nous allons nous occuper diffère à plus d’un égard des précédentes: le liquide qui en est le résultat est beaucoup plus abondant que celui d'aucune autre glande; au | lieu de servir à quelques usages intérieurs, il doit | être expulsé ; sa rétention aurait les suites les plus { fâcheuses. Nous sommes avertis de la nécessité de {Son expulsion par un sentiment particulier, qui, semblable aux phénomènes instinctifs de ce genre, | devient très vif et douloureux, s’il n’est point assez Ipromptement satisfait.

* Peu d'appareils de sécrétion sont aussi compliqués que celui de l'urine; il est composé des deux freins , des calices , des bassinets, des uretères, de (la vessie et de l’urètre: en outre , les muscles ab- Idominaux concourent à l'action de ces diverses parties, parmi lesquelles les reins seuls forment Lo. 30.

Sécrétion de Purine,

Organes qui sécrètent l’urine,

Des reins.

Quantité de sang qui

va au rein,

l'urine ; les autres servent à son transport et à son! expulsion.

Situés dans l'abdomen, sur les côtés de la co lonne vertébrale. au-devant des dernières fausses côtes et du muscle carré des lombes, les reins sont peu volumineux relativement à la quantité de fluid qu’ils sécrètent. Ils sont ordinairement entourés de beaucoup de graisse; leur parenchyme est composé de deux substances, l’une extérieure, vasculaire ou corticale: l'autre, nommée tubuleuse. disposée en un certain nombre de cônes dont 1 base correspond à la surface de l'organe, et dont les sommets se réunissent dans la cavité membra neuse appelée bassinet. Ces cônes paraissent for més par une grande quantité de petites fibre creuses, qui sont des canaux excréteurs d'un genr particulier, et qui sont habituellement remplies d'urine.

Aucun organe ne reçoit, en ayant égard à son volume, autant de sang que le rein. L'artère qui s’y porte est grosse, courte, et naît immédiatement de l'aorte; elle a des communications très faciles avec les veines et avec la substance tubuleuse , comme on peut s'en assurer au moyen des injections les plus grossières, qui, poussées dans l'artère rénale, passent dans les veines et dans: le bassinet, après avoir rempli la substance corticale,

. Les filets du grand sympathique sont les seuls qui se distribuent au rein.

* Les calices, le bassinet, l’uretère, forment ensemble un canal qui part du rein, où il embrasse Je sommet des mamelons, et va se rendre, placé sur les côtés de la colonne vertébrale, dans le fond du bassin , à la vessie, où il se termine. Ce dernier organe est une poche extensible et contractile, destinée à être remplie par le fluide que sécrète le rein, et qui communique avec l'extérieur par un canal assez long chez l'homme, très éourt chez la femme, nommé l’uretre.

L’extrémité postérieure de l'urètre est, chez homme seulement , entourée par la glande prosdate, que certains anatomistes considérent comme un ainas de follicules muqueuses. Deux petites glandes, placées au-devant de l'anus, versent un fluide particulier dans ce canal. Deux muscles, qui descendent du pubis vers le rectum , passent sur les côtés de la partie de la vessie qui s’abouche à l’urètre , se rapprochent l’un de l’autre en arrière, et forment ainsi une arcade qui embrasse le col de la vessie, et le porte plus ou moins en

haut.

Si l’on incise le bassinet sur un animal vivant,

on voit l'urine suinter leutement par le sommet des cônes excréteurs. Ce liquide se dépose dans la cavité des calices, puis dans celle du bassinet,

Can

al

excréteur du rein.

Le ja vessie

et

de l’urètre,

Prosta

te et

glandes de Cowper.

Expéri

encé

sur la sortie

ne des AS

Causes qui produisent l’accumulation de l'urine dans la vessie,

430 PRÉGIS ÉLÉMENTAIRE et peu à peu s'engage dans l'urètre, qu'il parcourt dans toute sa longueur. Il arrive ainsi jusque dans la vessie, où il pénètre par un suinte= ment continuel, comme il est facile de l’observert chez les personnes affectées du vice de conformation nommé rétroversion de la vessie, où la face interne de cet organe est accessible à la vue.

Une légère compression sur les cônes uriniféres en fait sortir l’urine en quantité assez considé rable: mais, au lieu d’être limpide comme lors qu’elle sort naturellement , elle est trouble et épaisse. Elle paraît donc être filtrée par les fibres creuses de la substance tubuleuse.

Le bassinet ni l’uretère n'étant pas contractiles, il est probable que la force qui y détermine l& marche de l'urine est, d’une part, celle par laquelle elle est versée dans le bassinet (1), et d l’autre, la pression des muscles abdominaux, à quoi peut se joindre, quand on est debout, la pesanteur du liquide. Sous l'influence de ces causes , l'urine s’'introduit dans la vessie, et peu à pe distend cet organe, quelquefois à un degré con

(1) Puisqu'il est prouvé que le cœur et le resserrement

des artères ont une influence marquée sur le cours du sang

dans les capillaires et dans les veines, pourquoi ces mêmes! causes n’agiraient-elles pas sur le mouvement des fluides dans les canaux excréteursP à

de à Fr a |

ei 2 - DE PHYSIOLOGIE. Ha fsidérable , l’extensibilité des diverses membranes permettant cette accumulation (1).

| . Comment l'urine s’accumule-t-elle dans la vessie? pourquoi ne coule-t-elle pas immédiatement par l’urètre? et pourquoi ne reflue-t-elle point dans les uretères ? La réponse est facile pour les

(1) Depuis long-temps les physiologistes comparent l’introduction de l’urine dans la vessie à celle d’un liquide dans une cavité à paroïs résistantes, par un canal étroit, ver D tical et inflexible; mais la comparaison n’est point exacte. ! Dans le canal supposé, le liquide coule, et presse continuellement le liquide contenu dans le vase qui le reçoit. L’urine ne coule point dans l’uretère ; elle y suinte, et, sous ce rapport , son influence sur la distension de la vessie ne peut être comparée à celle que produirait le poids d’un liquide. La pression abdominale doit avoir une grande part dans la dilatation de la vessie par l’urine. Si la vessie et les ureières sont également pressés, cette cause suflit pour que l'urine s’introduise dans la vessie. En supposant la pression égale dans tous les points de l'abdomen, si la surface du bassinet et des artères est supérieure à celle de la vessie ; l'urine doit entrer encore plus facilement dans cette dernière ; mais la pression abdominale paraîtêtre beaucoup plus faible dans le bassin que dans l’abdomen proprement dit ; en sorte

qu’il est facile de concevoir comment l'urine passe des uretères dans la vessie,

Cependant la distension de la vessie par l’abord de l'urine a des bornes. Quand elle est portée au point que l'organe contient un litre et plus d'urine, la distension s’arrête, et les uretères se dilatent à leur tour de la partie inférieure vers la supérieure.

pe

# , pi + # ” à 45b PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE #0, uretères : ces conduits font un trajetsassez long! dans l'épaisseur des parois de la vessie. À mesure que l'urine distend cet organe , elle aplatitles uretères, et les ferme d'autant plus exactement qu'elle est plus abondante. Cet effet a lieu sur le cadavre comme sur le vivant; aussi un liquide , ou même de l'air, poussé avec force dans la vessie par l’u-. rètre, ne peut jamais s'introduire dans les uretères. C’est donc par un mécanisme analogue à celui de certaines soupapes que l'urine ne re; monte pas vers les reins.

Il n'est pas aussi facile d'expliquer pourquoi: l'urine ne coule pas par l’urètre ; plusieurs causes! paraissent y concourir : les parois de ce canal, surtout vers la vessie, tendent continuellement à! revenir sur elles-mêmes et à effacer sa cavités: M Amussat vient de démontrer, par des recher-. ches anatomiques et physiologiques fort curieuses, | que la partie de l’urètre que l'on nomme mem-. braneuse est formée à l'extérieur par des fibres musculaires , et que ces fibres sont douces d'une: contractilité très énergique. Je me suis assuré de! l'exactitude de ces faits.

Mais la cause qui doit être la plus efficace pour: retenir l'urine dans la vessie, c’est la contrac-: tion des muscles releveurs de l’anus (1), qui, soit.

(1) Je comprends dans le releveur de l'anus le faisceau!

BAL # DE PHYSIOLOGIE. 475 par la disposition des fibres musculeuses à se rac- Courcir, soit par leur contraction sous l'influence cérébrale , pressent du bas en haut l’urètre, appliquent avec plus ou moins de force contre ellesmêmes ses parois, et ferment ainsi son orifice postérieur.

Excrétion de l’urine.

Dès que l’urine est accumulée en certaine quantité dans la vessie, nous éprouvons le besoin de nous en débarrasser. Le mécanisme de cette expulsion mérite une attention particulière, et n’a pas été toujours bien compris.

Si l'urine n’est pas plus fréquemment expulsée , il ne faut pas l’attribuer à la vessie, car cet or- gane tend toujours, plus ou moins, à se rétrécir ; mais, par l'influence des causes qui viennent d’être indiquées, l’orifice interne de l’urètre résiste avec une force que la contraction habituelle de la vessie ne saurait surmonter : la volonté amène ce résultat, 1° en ajoutant à la contraction de la vessie celle des muscles abdominaux; 2° en relâchant les releveurs de l'anus qui fermaient l’u- * rètre. Une fois la résistance de ce canal vaincue ,

la contraction de la vessie suffit pour l'expulsion

complète de l'urine qu’elle contenait; mais l’ac- Lu:

musculaire qui embrasse directement l’urètre, et qui, dans

ces derniers temps, a été nommé muscle de Wilson.

Expulsion de

lPurine.

/ ” he... 6:

474 PRÉGIS ÉLÉMENTAIRE +" tion des muscles abdominaux peut s’y ajouter, et. alors le jet de l'urine est beaucoup plus considérable. Nous pouvons aussi arrêter tout-à-coup l'écoulement de l’urine, en faisant contracter les releveurs de l’anus.

Gortaction La contraction de la vessie n’est point volontaire, quoique nous puissions , en agissant sur les muscles abdominaux et les releveurs de l’anus, la produire quand nous voulons.

Cette contraction suffit pour expulser l'urine. J'ai vu souvent des chiens uriner l’abdomen ou vert et la vessie hors de la portée d'action des muscles abdominaux. Si même on détache sur un chien mâle la vessie avec la prostate et une petite portion de la partie de l’urètre dite membraneuse, après quelques instants, la vessie se contracte et lance l'urine avec un jet prononcé jusqu’à ce que le liquide soit entièrement expulsé.

Ce qui reste d'urine dans l’urètre quand la vessie cessé d'y en pousser est expulsé par la contraction des muscles du périnée, et particu= liérement par celle des bulbo-caverneux.

ends Quoique la quantité d'urine soit très abon-. dante, et que ce fluide contienne plusieurs prin- ! cipes immédiats qui ne se trouvent pas dans le sang, et que par conséquent il se passe une action | chimique dans le rein , la sécrétion de l'urine est | cependant très rapide. |

" DE PHYSIOLOGIE. 455 Dans l’état de santé, l’urine à une couleur jaune plus ou moins foncée; sa saveur est salée et un peu âcre; son odeur lui est particulière. Elle est composée d’eau, de mucus provenant probablement de la membrane muqueuse des voies urinaires, d'une autre matière animale, d’acide urique , d'acide phosphorique , d’acide lactique, de muriate de soude et d’ammoniaque, de phosphate de soude ; d’ammoniaque, de chaux, de magnésie, de sulfate de potasse, de lactate d’ammoniaque , et de silice. Ses principales propriétés sont dues à l’urée , matière très azotée et putréfiable à un très haut degré.

Les propriétés physiques de l’urine sont sujettes

Propriétés

à de grandes variations. Si l'en a fait usage de pose rhubarbe ou de garance, elle devient jaune très foncé ou rouge sanguin; si l’on à respiré un air chargé de vapeurs d'essence de térébenthine, ou si l'on à avalé un peu de résine, elle prend une odeur de violette : chacun connaît l’odeur dés-

agréable qu'elle acquiert par l'usage des asperges. Sa composition chimique n’est pas moins va- jpodifications des

riable. Plus on fait usage de boissons aqueuses , et nées plus la quantité totale et la portion d’eau deviennent Physiques ou chimiques considérables ; le contraire arrive si l’on boit peu. de Furine. * L’acide urique devient plus abondant quand le ré- \ gime est trés substantiel et l'exercice peu considé-

rable ; cet acide diminue et peut même dispa

Passage des boissons de l’estomac à la vessie,

Expériences sur la sécrétion de l'urine.

raître totalement par l'usage soutenu et exclusif d'aliments non azotés, tels que le sucre, la gomme, le beurre, l'huile, etc. Certains sels portés dans l'estomac, même en petite quantité, sont retrouvés au bout de très peu de temps dans l'urine.

La promptitude extrême avec laquelle se fait ce transport a donné lieu de croire qu’il existait une voie directe de communication de l'estomac à la vessie ; aujourd'hui même cette opinion compte un assez grand nombre de partisans.

I n’y à pas long-temps encore qu'on supposait l'existence d’un canal qui irait de l’estomac à la vessie, mais ce canal n'existe point; d’autres ont pensé, mais sans en donner aucune preuve, que le passage s’effectuait par le tissu cellulaire, par les anastomoses des vaisseaux lymphatiques, etc.

Darwin, ayant fait prendre à un de ses amis quelques grains de nitrate de potasse, récueillit son urine au bout d’une demi-heure, et le fit saigner : le sel fut reconnu dans l'urine «et ne put l'être dans le sang. M. Brande a fait des observations analogues avec du prussiate de potasse ; il en conclut que la circulation n’est pas la seule voie de communication entre l'estomac et les organes urinaires , sans s'expliquer sur le moyen qui pour-

rait exister. M. Everard Home est aussi de ce sen-

timent.

J'ai fait des expériences dans la vue d’éclaircir cette importante question, et j'ai reconnu , 1° que toutes les fois que l’on injecte du prussiate de potasse dans les veines, ou qu'on le fait absorber

dans le canal intestinal ou dans une membrane

séreuse, il passe bientôt dans la vessie, où il est facile de le reconnaître mêlé à l'urine; 2° que si la quantité de prussiate injecté est trés considérable , les réactifs peuvent le démontrer dans le sang ; mais que si la quantité est petite , il est impossible d'y reconnaître sa présence par les moyens usités; 35° que la même chose a lieu en mélangeant dans un vase du prussiate etdu sang; 4° que l'on reconnaît le sel en toute proportion dans l’urine. n'y a donc rien d’extraordinaire que Dar-

win et M. Brande n'aient point retrouvé dans le

sang la substance qu'ils apercevaient distinctement

dans l’urine.

Quant aux organes qui transportent les liquides

de l’estomac et des intestins dans le système cir-

culatoire , d’après ce que nous avons dit en parlant des vaisseaux chylifères et de l'absorption des veines, il est évident que ce sont les veines qui absorbent directement les liquides, et qui les transportent aussitôt au foie et au cœur ; en sorte

que la route que suivent ces liquides pour arriver aux reins est beaucoup plus courte et plus di-

cte qu'on ne le pensait, c’est-à-dire les vaisseaux

478 .. PRÉCGIS ÉLÉMENTAIRE lymphatiques, les glandes mésentériques et le. canal thoracique.

L'expérience a donné relativement à la sécrétion de l'urine plusieurs résultats que je ne dois : pas passer sous silence.

L’extraction d’un rein sur un chien n'’altère pas

la santé de l’animal , il semble seulement que la sécrétion de l’urine est augmentée et qu'elle se fait avec plus de promptitude.

La soustraction des deux reins fait périr immanquablement les animaux dans l’espace de 2, 3, 4 ou 5 jours; j'ai remarqué il y à fort long- La temps que dans ce cas la sécrétion de la bile aug-

mente dans une proportion vraiment extraordi-

naire, l'estomac et les intestins en sont remplis.

Un fait de la plus haute importance qui vient

> d’être découvert par MM. Prévost et Dumas, c'est qu'après l'extraction des deux reins on trouve une.

quantité notable d'urée dans le sang, de sorte que

les reins ne sont pas les organes créateurs de cette.

substance, comme on le croyait généralement, mais

qu'ils la séparent simplement du sang où elle se

forme. Ge fait a été vérifié récemment par MM. Vau-

quelin et Ségalas ; ce dernier a de plus observé que

l'introduction de l’urée dans le sang excite la sécrétion de l'urine, au point qu'il regarde l'urée R comme un excellent diurétique. .

C’est pour expliquer les sécrétions clandulatteMil

DE PHYSIOLOGIE. 479 | que les phÿsiologistes ont donné toute liberté à Explicatious | leur imagination. Les glandes ont été successi- "ect ne yement envisagées commé des cribles, des filtres, 8*"dulaires. des foyers de fomentation. Bordeu , et plus ré- ” cemment Bichat, ont attribué à leurs molécules une sensibilité et un mouvement particulier ; par lesquels elles choisissent dans le sang qui les traverse les particules propres à entrer dans les fluides qu’elles sécrètent (1). On leur a donné des atmosphères , des départements ; on les a crues susceptibles d’érection , de sommeil , etc. Malgré Supposons les efforts d’un grand nombre d'hommes de mé-- "tives rite, la vérité est qu'on ignore tout-à-fait ce qui à se passe dans une glande quand elle agit. Il s’y développe nécessairement des phénomènes chimiques. Plusieurs fluides sécrétés sont acides , tandis que le sang est alcalin; la plupart con- . S tiennent des principes immédiats qui n'existent pas dans le sang , et qui sont formés dans les glandes : mais le mode particulier de ces combinaisons est inconnu.

Ne confondons pas cependant parmi ces hypothèses sur l’action des glandes une conjecture ingénieuse de M. Wolaston. Cet illustre savant soupçonne que l'électricité, même très faible , peut avoir une influence marquée sur les sécré-

M. (1) Bordeu convient que ces idées ne sont que des méta- ‘ phores. — Voyez Recherches sur les glandes.

PR. vote

Expériences sur les sécrétions” glandulaires,

480 PRÉGIS ÉLÉMENTAIRE

tions ; ils appuie sur une expérience curieuse que À nous allons rapporter. | M. Wolaston prit un tube de verre, haut de; deux pouces, et de trois quarts de pouce de dia-| mètre ; il en ferma une extrémité avec un mor>| ceau de vessie. Il versa dans le tube un peu d’eau; avec 1/240° de son poids de muriate de soude ; il mouilla la vessie en dehors, et la posa sur une: pièce d'argent; il courba ensuite un fil de zinc de manière qu’une de ses extrémités touchait la! pièce de métal et l’autre pénétrait dans le liquide; à la profondeur d’un pouce. Au même instant la face externe de la vessie indiqua la présence de la soude pure ; en sorte que, sous cette influence électrique très faible , il y eut décomposition du sel marin, et passage de la soude, séparée de l'acide, à travers la vessie, M. Wolaston pense qu'il n 'est pas impossible que quelque chose d’analogue arrive

dans les sécrétions; on sent que, pour admettre

cette idée, il faudrait beaucoup d’autres preuves (1).

Plusieurs organes , tels que la thyroïde, le thymus, la rate, les capsules surrénales, ont été nommés glandes par beaucoup d’anatomistes.

M. le professeur Chaussier a substitué à cette dénomination celle de ganglions glandiformes. On

(1) Pour la sécrétion du sperme et pour celle du laiton

voyez Génération, a

ignore entiérement les usages de ces parties. Comme elles sont en général plus volumineuses = chez le fœtus, on pense qu'elles y ont quelques fonctions importantes, mais il n’en existe aucune

preuve. Les ouvrages de physiologie contiennent

un grand nombre d’hypothèses faites dans la vue d'expliquer leurs fonctions.

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