Systèmes
cellulaire.
vasculaire
nerveux. .
osseux.
fibreux.
musculaire.
érectile.
muqueux.
séreux.
corné ou épidermique .
parenchymateux .
i artériel, veineux, lymphatique.
{ cérébral.
( des ganglions.
fibreux.
fibro-cartilagineux.
dermoïde.
volontaire.
involontaire.
pileux.
épidermoïde.
glandulaire.
Ces systèmes , en s’associant entre eux et avec les fluides , composent les organes ouïes instriiniens de la vie. Quand plusieurs organes tendent, par leur action, vers un but commun , on nomme leur ensemble appareil. Le nombre des appareils , leur disposition , leurs usages , établissent les principales différences qui existent entre les animaux, t
Propriétés physiques des organes.
L’examen des propriétés physiques des organes montre qu’ils possèdent la plupart de celles qui se voient dans les corps inorganiques ; les divers degrés de dureté depuis celle des silex jusqu’à la mollesse prononcée, l’élasticité, la transparence, la réfringence des couleurs et des formes extrêmement variées, etc., toutes ces propriétés jouent un rôle important durant la vie; celle-ci même, dans certains cas, repose sur leur intégrité.
Envisagé sous le même rapport , le corps de ITiomme offre plusieurs arrangemens qui ne laissent point douter de la nécessité des eonnaissances physiques pour se livrer à l’étude de la vie. On y voit une véritable lunette assez compliquée dans sa construction ; un instrument de musique; un appareil acoustique; une machine hydraulique des plus ingénieusement disposée pour mouvoir circulairement un fluide ; une mécanique admirable par la multiplicité des pièces qui la composent, sa solidité et la diversité des mouvemens quelle permet , etc.
Parmi les propriétés physiques des tissus organiques , il en est qui méritent une attention spéciale, parce qu’elles sont communes à tous les tissus , qu’elles sont continuellement enjeu durant la vie, et qu’elles président à l’exercice de plusieurs fonctions. Il est d’autant plus nécessaire de les signaler à l’étude des commençans, qu’elles sont révoquées en doute par la plupart des physiologistes actuels.
L’une des plus remarquables, et sur laquelle j’ai appelé naguère l’attention des physiologistes, est la propriété de s’imbiber opA existe dans tous les tissus de l’économie. Que l’on mette un liquide quelconque en contact avec un organe , une membrane,
nn tissu, dans un temps plus ou moins court le liquide aura passé dans les aréoles de l’organe ou du tissu, comme il aurait pénétré dans les cellules d’une éponge ou dans celles d’une pierre poreuse. 11 y aura des variations pour la durée de l’imbibition qui dépendront de la nature du liquide , de sa température , de l’espèce de tissu qui doit s’imbiber , mais dans tous les cas l’imbibition aura lieu. Sous ce rapport , il y a des tissus qui sont de véritables éponges , et qui absorbent avec une grande promptitude : tels sont les membranes séreuses et les petits vaisseaux ; d’autres tissus résistent quelque temps avant de se laisser pénétrer : par exemple, l’épiderme.
Cette propriété physique appartient non-seulement aux animaux , mais à tous les êtres organisés; elle exerce une influence évidente sur la plupart des phénomènes de la vie.
M. Dutrochet a observé un fait curieux relatif à l’imbibition : qu’une membrane soit mise en contact par ses deux faces avec deux liquides de viscosité différente , le liquide le moins visqueux passe à travers la membrane, et va se mêler avec le liquide le plus visqueux , jusqu’à ce que la viscosité de celui-ci soit très-diminuée ; alors une partie de liquide, dont la viscosité est diminuée, passe à son tour en sens inverse à travers la membrane , et les deux liquides acquièrent une viscosité égale. M. Dutrochet appelle le premier phénomène endosmose ^ et le second exosmose. Ces phénomènes ont besoin d’être soumis à de nouvelles recherches ; car l’auteur de cette découverte s’en est exagéré l’importance, et s’est engagé dans des suppositions qui l’ont détourné de la marche expérimentale qu’il n’aurait pas dû abandonner.
M. Chevreul a fait , touchant l’imbibition , une observation intéressante : plusieurs de nos tissus doivent leurs propriétés physiques à l’eau qu’ils retiennent, c’est-à-dire à l’eau dont ils sont imbibés. Si cette eau leur est enlevée , ils changent , et deviennent impropres aux usages qu’ils remplissent durant la vie. Ils récupèrent aussitôt leurs propriétés dès qu’ils sont mis en contact avec de l’eau , et qu’ils s’en pénètrent. Ils peuvent ainsi perdre et reprendre un grand nombre de fois leurs propriétés physiques.
Une autre propriété à laquelle les physiologistes ont donné peu ou point d’attention, appartient aux membranes. Les lamelles qui les composent sont tellement disposées que les gaz les traversent sans éprouver beaucoup d’obstacle. Si vous prenez une vessie , et que vous la remplissiez de gaz hydrogène pur , et qu’ensuite vous la laissiez en contact avec l’atmosphère , au bout de très -peu de temps l’hydrogène aura perdu sa pureté , et sera mêlé d’air atmosphérique qui aura pénétré dans la vessie. Ce phénomène est d’autant plus rapide , que la membrane est plus mince et moins dense. Il préside à l’un des actes les plus utiles de la vie : la respiration. Il persiste après la mort.
Il est encore une propriété physique que nos tissus et notre corps tout entier partagent avec les corps qui ne sont pas doués de la vie. Je veux parler de l’évaporation de la partie liquide de nos organes: dès que nous nous trouvons dans les circonstances favorables à l’évaporation , aussitôt ce phénomène se montre comme cela arriverait à tout composé solide et liquide; l’eau de nos humeurs est réduite en vapeur, et la perte que nous faisons de cette manière est d’autant plus forte , que les conditions physiques environnantes sont plus favorables à l’évaporation. Cet effet tout physique a une telle influence sur la vie de certains animaux , qu’ils meurent en quelques instans si l’évaporation de leurs liquides se fait avec trop de rapidité.
De quelle manière nos tissus se comportent-ils relativement au magnétisme, à l’électricité et à la chaleur? Sont-ils bons ou mauvais conducteurs de ces principes, et à quels degrés? Comment se fait la distribution de ces corps impondérables dans nos divers parenchymes? Ce sont autant de questions à résoudre, et qui méritent l’attention des physiciens et des physiologistes instruits .
Propriétés chimiques des organes.
Examiné sous le point tle vue cliimique, notre corps offre une foule de pliéno- ;i mènes où l’on ne peut méconnaître ce caractère ; ici , comme dans les organes digest; tifs , c’est un arrangement qui est presqu’en tout semblable à ces appareils que l’on 1 monte dans les laboratoires de cliimie pour obtenir certains produits. Là, comme I dans les poumons , c’est un appareil de combustion , un véritable fourneau, où, par I un artifice très -simple , le combustible est brûlé lentement de manière à produire I une chaleur uniforme et constante; ailleurs, ce sont des productions variées decom- ; posés, utiles, soit comme réactifs , soit comme résidus devant être expulsés, etc., etc.
Si nous envisageons la composition chimique de notre corps , nous remarquerons I qu’il est formé d’élémens qui forment par leurs diverses combinaisons tantôt des composés semblables à ceux de la nature inorganique, tels que l’eau, l’acide carbonique, les chlorures de sodium et de calcium , etc., et tantôt des composés qui ne se rencontrent que dans les corps organisés.
Elémcns cpd entrent dans la composition chimique des organes.
Seize corps simples ou élémens ont seuls la propriété d’entrer dans la composition des ! animaux. Les autres élémens, dans certaines circonstances , peuvent bien traverser l’orj ganisation animale, mais ils ne s’y arrêtent point, ou y deviennent bientôt nuisibles.
Elémens solides.
Phosphore, soufre, carbone, fer, manganèse, silicium , magnésium , calcium , alumii nium, potassium , sodium, iode.
Elémens gazeux.
Oxigène , hydrogène , azote, chlore.
Elémens incoercibles,
La calorique, la lumière, les fluides électrique et magnétique.
Ces divers élémens , combinés entre eux trois à trois , quatre à quatre , etc. , suii! vant des lois encore ignorées , forment ce qu’on nomme les principes immédiats des I animaux.
Principes immédiats du corps de V homme.
I Les matériaux ou principes immédiats sont distingués en azotés et non azotés.
’ Les principes azotés sont : l’albumine, la fibrine, la gélatine, le mucus, le caséum,
! l’urée, l’acide urique, l’osmazôme, le principe colorant rouge du sang, le principe I colorant jaune.
Les principes non azotés sont: l’oléine , la stéarine, la matière grasse du cerveau 1 et des nerfs, l’acide acétique, l’acide benzoïque, l’acide lactique, l’acide oxalique, l’a- I eide rosacique , le sucre de lait, le sucre des diabètes , le picromel, la cholesterine , j| les principes colorans de la bile, et des autres liquides ou solides qui deviennent co- |l lorés accidentellement.
j Les principes immédiats organiques sont en général formés de trois ou quatre éléj mens, l’oxigène, l’azote, l’hydrogène, le carbone. Les trois premiers, étant gazeux à l’état libre , tendent continuellement à abandonner la forme solide, et cette tendance est encore augmentée par la température propre au corps vivant , et par l’affinité
qui sollicite l’hydrogène et l’oxigène à s’unir pour former de l’eau, Toxigène et le carbone, pour former de l’acide carbonique, et l’azote et l’hydrogène , pour produire de l’ammoniaque. D’un autre côté , le carbone et l’hydrogène , ne trouvant pas dans l’organisation assez d’oxigène pour se convertir en acide carbonique, ces corps ont une tendance évidente à absorber l’oxigène de l’atmosphère, et cette disposition s’accroît ennore par l’élévation de température du corps, et par le contact de l’eau, qui diminue la cohésion des composés et favorise ainsi leurs nouvelles combinaisons. De ces diverses causes résulte ce fait, connu depuis long-temps, que le cadavre des anU maux a une grande disposition à se décomposer, par l’effort continuel que font ses élémens pour reprendre l’état qui leur est départi d’après les lois générales de la nature.