VIBRATIONS DES CORPS, ETC
un plan comme celles qui forment les tambours de toute espèce. Mais on a jusqu’ici obtenu peu de résultats certains sur cet objet. La difficulté est de mesurer exactement la tension , de la rendre égale dans tous les sens, et d’ébranler la membrane de la même manière. Il faut remarquer qu’alors Féîasticité agit, sur les fibres de la membrane, par extensibilité et non par ressort, c’est-à-dire qu’elle agit dans le sens de la surface pour la contracter ou l’étendre , et 1104 dans le sens de sa courbure pour la redresser ou l’infléchir.
Si Fon n’a. pas encore été plus loin dans la théorie des vibrations des surfaces planes, on conçoit qu’à plus forte raison , on ne sait point déterminer théoriquement les vibrations des corps élastiques de forme plus composée. Tout ce que Fon connaît jusqu’à présent sur cet objet, se réduit aux conditions de symétrie que nous avons établies au commencement de ce chapitre. Dans cette multitude de phénomènes aussi divers que le sont les formes des corps qui les produisent, on peut distinguer les vibrations des vases dont les surfaces intérieures et extérieures sont de révolution autour d’un même axe, parce que ce genre de vibration est employé dans les cloches et dans l’instrument de musique nommé .harmonica. J’ai expose les détails de ce dernier, dans le Traité général.
Tous les corps vihrans font entendre àr*la fois , outre leurs sons fondamentaux , une série infinie de sons d’une intensité graduellement décroissante. Ce phénomène est pareil à celui dessous harmoniques des cordes , mais la loi de la série des harmoniques est différente pour les différentes formes de corps. Ne serait-ce pas cette différence qui produirait le caractère particulier du son produit p>ar chaque forme de corps , ce que Fon appelle le timbre , et qui fait , par exemple , que le son d’une corde et celui d’un vase ne produisent pas en nous la même sensation ? Ne serait-ce pas la dégradation d’intensité des harmoniques de chaque série , qui nous y ferait trouver agréables des accords que nous ne supporterions pas s’ils étaient produits par des sons égaux* et le timbre particulier de chaque substance du bois et du me-
tal , par exemple , ne viendrait-il pas de l’excès d’intensité donné à tel ou tel harmonique?