EFFETS CHIMIQUES, ETC
tout-à-l’heure , produit une véritable combustion clu fer. Ce phénomène réussit plus sûrement , lorsqu’on arme l’extrémité d’un des fils de fer avec une légère feuille d’or battu. Cette feuille est. consumée à l’endroit ou l’étincelle s’élance. On peut enflammer du gaz tonnant avec cette étincelle , et même du phosphore et du soufre , comme avec celles que donnent nos machines électriques ordinaires.
Nous ne parlons ici que des effets produits avec des piles les plus communes , dont les disques ont à peu près la largeur d’une pièce de 5 francs. Mais on conçoit qu’ils doivent devenir beaucoup plus considérables , si l’on emploie des plaques qui aient plus de surface , et qui soient assemblées en même nombre. Car dans des piles où le nombre des élémens et la nature des conducteurs humides sont les mêmes , l’épaisseur de la couche électrique libre sur chaque plaque de rang égal , est aussi la même , comme la théorie l’indique, et comme l’expérience nous l’a montré plus haut 7 d’où il suit que les quantités totales d’électricités que ces piles possèdent dans l’état d’équilibre , ou qu’elles donnent dans l’état de mouvement , sont exactement et constamment proportionnelles aux surfaces des plaques , quelles que soient d’ailleurs les modifications qui puissent y survenir dans le cours de l’expérience , par suite de l’action de la pile même. Aussi MM. Gay-Lussac et Thénard ont-ils trouvé que les quantités de g,az dégagées en un temps donné , sont proportionnelles aux surfaces des plaques que l’on compare , ou , ce qui revient au même , aux quantités totales d’électricité. Le même accroissement s’observe dans tous les autres effets chimiques. Une pile à larges plaques , même composée d’un petit nombre de couples,, j^eut enflammer plusieurs centimètres de fil de fer ; et si , à la largeur des plaques se joint aussi l’augmentation de force qui résulte de leur nombre , alors l’énergie devient extrême. Ces phénomènes ont été observés pour la première fois par MM. Hachette et Thénard,