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, , b.ique se trouve au milieu de l’appareil,
et le zéro ~ 1 11
a fait , il prend un prisme de savon alkalin bien sec , et il insère, dans un de ses bouts, un fil métallique qui communique au sol. S’il touche par l’autre bout l’un quelconque des pôles de la pile , ce pôle est aussitôt déchargé , la divergence de l’électroscope y devient nulle; et, au contraire , l’électroscope de l’autre pôle diverge davantage. Tout se passe comme si le pôle touché par le prisme eût communiqué avec le sol , et le savon semble faire alors l’office de conducteur pour l’une ou l’autre électricité indifféremment.
Maintenant la pile restant toujours isolée , et les forces répulsives de ses pôles étant rétablies , faites communiquer ces pôles ensemble par l’intermédiaire du même savon , en insérant , dans les deux bouts du prisme , des fils métalliques qui se rendent à chaque pôle. Malgré cette communication, les deux électroscopes continueront à diverger comme auparavant , de sorte que le savon semble alors faire l’office d’un corps non conducteur.
Mais, lorsque cet isolement est bien reconnu, touchez un instant le savon avec un fil de métal qui communique au sol; aussitôt le pôle résineux sera neutralisé, et la force répulsive du pôle vitré atteindra son maximum. Ainsi le savon reprend de nouveau sa faculté conductrice, mais seulement pour laisser écouler l’électricité résineuse, et c’est toujours celle-ci qu’il transmet de préférence, même quand on le touche tout auprès du fil qui se rend au pôle vitré de la pile. Ce pôle n’en reste pas moins isolé.
La flamme de l’alcool présenta à M. Erra an n des effets parqils, mais la disposition conductrice était eu faveur de l’électricité vitrée. Tout ceci doit s’entendre seulement des degrés d’électricité très-faibles, tels que les donne l’appareil électromoteur. Car la flamme de l’alcool et le savon conduiraient imparfaitement à la vérité , mais d’une manière sensiblement égale , des électricités plus énergiques.
En répétant ces expériences , l’éther sulfurique m’a pré-
ÏNéGü--
^ANSMISSION, ETC.
sente une propriété qui complété ,, , -, ,
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M. Errnann. Ce liquide , interposé entre les uc- », -, ,
11 ^ y mes de la
pile, semble les isoler comme le savon et l’alcool. Si l’on p±^ dans le cercle un appareil pour la décomposition de l’eau, il ne se dégage point de bulles; enfin tous les signes de l’isolement des deux pôles sont complets. Mais si on touche un seul instant l’éther avec un fil métallique , pour le faire communiquer avec le sol , en appliquant en même temps un condensateur à l’un quelconque des pôles de la pile, ce condensateur se charge complètement , comme si l’éther était devenu tout à coup conducteur de l’espèce d’électricité qui appartient au pôle oh le condensateur est appliqué. En rendant compte de ces expériences, j’ai dit que le deux pôles de la pile semblaient isolés par l’interposition d’un prisme de savon alcalin. C’est qu’en effet l’isolement n’est que partiel. Le mouvement de l’électricité, dans le prisme de savon, n’est pas absolument nul; il est seulement beaucoup plus lent que dans la pile même , ce qui permet à celle-ci de se recharger sensiblement , et d’acquérir une tension à ses pôles pendant que le savon la décharge. La preuve en est que le même prisme de savon conduit absolument toute l’électricité d’une pile moins conductrice , telle que la pile à la colle ; car il ôte absolument toute tension à ses pôles , de sorte que le condensateur ne se charge plus du tout en les touchant. La flamme d’alcool interposée entre les pôles de cette même pile, ne la décharge pas si complètement. Elle laisse subsister une tension , et l’on peut y répéter les expériences de M. Errnann. Cette flamme conduit donc l’électricité moins bien que le savon alcalin. J’ai donné le détail de ces expériences dans le Bulletin des Sciences, ptuir 1816, page io3.