‹ Précis élémentaire de physique expérimentaleChapitre 2 sur 181 · VU · texte numérisé non relu

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permettait l’état actuel de l’éducation élémentaire pour les sciences physiques; et cette conviction , jointe aux sollicitations d’un grand nombre de personnes, m’a décidé à publier cet abrégé de mon Traité, que je n’avais d’abord rédigé que pour me servir de guide dans mes leçons.

On y trouvera, dans l’optique, plusieurs choses nouvelles , parmi lesquelles oh remarquera sans doute un procédé aussi simple qu’ingénieux que M. Arago m’a communiqué pour mesurer les grossissemens de tous les instrumens d’optique. Parmi ces instrumens , le plus parfait, le plus admirable, c’est l’organe de la vision : j’ai tâché d’en décrire la construction et les usages avec autant de soin que j’en avais mis, dans mon Traité, à la description des organes de l’ouïe et de la voix. J’ai trouvé pour cela les plus utiles secours dans les communications bienveillantes de MM. Magendie et de Blainvilîe; et surtout dans la complaisance extrême avec laquelle M. Cuvier a bien voulu m’expliquer lui-même les belles préparations de sa magnifique collection d’anatomie , et m’éclairer par sa conversation, autant que par ses ouvrages, sur les détails précis dont j’avais besoin. Je suis persuadé que les instrumens de la physique et les opérations de la chimie pourraient recevoir plusieurs perfeciionnemens très-im porta ns de l’étude approfondie de la construction des êtres organisés et des combinaisons si variées qui s’opèrent en eux. C’est la conservation des couleurs des objets dans la vision qui a fait deviner à Euler la possibilité des lunettes achromatiques. On verra , dans ce Précis, que l’œil de l’homme n’est pas moins bien pourvu sous le rapport de l’aberration de sphéricité; car la situation de la pupille dans l’intérieur du premier milieu réfringent est parfaitement appropriée à cet usage; tellement que si l’on eût fait attention aux conséquences de cette disposition, on aurait été conduit directement à celte construction de loupes que l’ingénieux M. Wollaston a imaginées , et qu’il a si justement appelées périscopiques , à cause de la grande étendue de champ quelles permettent

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d’embrasser. Les modifications si multipliées de l’œil dans les animaux, et ses particularités dans l’homme même, ne peuvent-elles pas , étant plus étudiées , donner de même un jour des indications importantes pour agrandir le champ de nos télescopes , ou compenser plus habilement leurs aberrations de sphéricité?çL’admirable construction du labyrinthe de l’oreille , le mécanisme inexpliqué des osselets, n’aurait-il rien à nous apprendre sur la manière de propager et de recueillir les sons ? La construction si délicat© de la trachée des oiseaux chanteurs , la forme si soigné© de leur glotte et de leur double larinx , ne renferme-t-ell© pas le modèle inaperçu de quelques instrumens harmonieux? L’organe électrique de la torpille, si semblable aux appareils voltaïques, ne peut-il pas nous révéler quelque moyen nouveau pour augmenter la force de ces instrumens déjà si énergiques , et dont l’action décomposante est si utile à la chimie ? Enfin , les combinaisons si variées qui s’opèrent sous l’influence de la vie, n’offrent-elles pas à nos recherches les corps vivans comme autant d’appareils chimiques admirablement disposés pour réaliser tous les modes d’action dont les molécules matérielles sont suscep-' tibles ? Et quel avantage n’y a-t-il pas à les étudier sous ce point de vue, à présent, surtout, que les combinaisons stables étant vraisemblablement pour la plupart réalisées, la chimie s’étudie à former , entre les substances , ces alliances passagères, qui, par leur mobilité même, semblent les plus propres à dévoiler les caractères les plus délicats , les plus secrets des affinités. Certes , si de telles applications sont possibles , elles ouvrent un vaste champ aux travaux des chimistes, des physiciens, des anatomistes, des zoologistes, des physiologistes et des médecins. Mais pour que ce champ devienne fertile, il faut qu’il soit cultivé en commun; il faut que les procédés exacts de la chimie , de la physique , et leur philosophie sévère, déjà introduites par des esprits supérieurs dans une grande partie de l’histoire naturelle de l'anatomie comparée et de la physiologie , soient accueillies

AVANT-PROPOS

et pratiquées par les personnes auxquelles ieur état mems donne des occasions continuelles d’observer les diverses forces et les effets variés de la vie. L’ouvrage que j’offre ici aux étudians remplira toutes mes espérances, s’il peut contribuer à cet heureux résultat.

Fautes indispensables à corriger.

Page oSy, ajoutez sur la ligne de ut2 un point au milieu de chaque espace , pour marquer les milieux des vibrations du son ut2.

Page 5iq? ligne 8 en remontant ?>/%. 47 , lisez fig. 38.

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