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CHAPITRE XV

Des mouvemens des fluides aériformes.

Nous avons appelé fluides aériformes compressibles , ceux dont les particules sont écartées les unes des autres à d’assez grandes distances , et par un pouvoir répulsif assez énergique , pour que , sans violer les lois de l’impénétrabilité , et même sans modifier en rien leur constitution gazeuse, nous puissions leur faire subir de très-grandes condensations. Comme tous les fluides de ce genre réagissent contre les forces qui les compriment , il en résulte que le moindre ébranlement excité dans un seul point de leur masse, se propage de proche en proche à la masse entière. Nous verrons par la suite que ce sont des ébranlemens ainsi propagés dans l’éfcir , qui, venant choquer notre oreille , excitent en nous la sensation du son. Mais cette belle application des lois des mouvemens ne peut être solidement établie qu’après que l’on a déterminé , par l’expérience , les propriétés physiques de l’air et des autres substances gazeuses , ainsi que le mode suivant lequel ces substances résistent à la compression.

Les fluides aériformes opposent aussi au mouvement des corps une résistance qui naît de leur inertie , de leur réaction élastique et de leur viscosité qui , pour petite qu’elle soit , n’est peut-être pas absolument nulle. C’est pourquoi les corps pesans qui y tombent ou qui s’y élèvent , acquièrent après un certain temps une vitesse constante. On en voit l’exemple dans la descente lente et paisible des personnes qui se laissent tomber en parachute , d’une grande hauteur.

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