DES LIQUIDES
liquides observés. J’ai donné dans le Traité général toutes les formules nécessaires pour cet objet.
Au lieu de faire enfoncer l’aréomètre jusqu’à une marque fixe T , à l’aide de poids additionnels , on peut conclure les densités des liquides par l’observation des volumes variables qu’il déplace dans chacun d’eux , quand on le laisse s’enfoncer uniquement par son propre poids. Car , connaissant le poids et le volume de la partie plongée , on en conclura aussitôt , par une simple proportion , le poids d’un meme volume fixe. Par exemple , si le volume ainsi submergé est, dans un liquide 16 centimètres cubiques, etdansun autre 3a , il est clair que 3a centimètres cubes de celui-ci pèsent autant que 16 de l’autre. En général , dans cette manière d’opérer sous des poids égaux , les densités seront réciproquement proportionnelles aux volumes déplacés par l’aréomètre. Pveste donc à le graduer de manière qu’on puisse connaître ces volumes. Pour cela donnez-lui une tige bien cylindrique , pesez-le, et marquez exactement le point T de la tige auquel il s affleure quand il s’enfonce par son propre poids dans l’eau , à la température du maximum de condensation. Alors son poids exprimé en grammes vous donnera le volume de la partie plongée exprimée en centimètres cubiques. Cela fait , ajoutez des poids sur le chapeau ou sur le haut de la tige , de sorte que l’instrument enfonce davantage et s’affleure à un autre point que vous marquerez également. Le poids additionnel ajouté au poids propre de l’instrument vous donnera encore le volume de la partie plongée, dans cette nouvelle circonstance • et , en le retranchant du premier , vous connaîtrez le volume de la portion de la tige comprise entre les deux points d’affleurement. Conséquemment, si elle peut être censée cylindrique , vous n’aurez qu’à diviser cet intervalle en un nombre quelconque de parties égales qui répondront à autant de portions d’égale volume dont vous connaîtrez la proportion au volume primitifpris pourpointde départ. Supposons , par exemple , que chaque division en. soit — Vô 7 aî°rs si vous représentez par 1 000 le volume de la partie qui plonge quand l’instrument s’enfonce , par son propre
V E S A N T EUR SPECIFIQUE
poids , jusqu’au trait T, dans l’eau distillée, lorsqu’ensuitê dans un autre liquide il s’enfoncera jusqu’au second trait T7, ou au troisième T", ou au quatrième Tm , yous saurez que les yol urnes déplaces sont : 1001 , 1002 ou ioo3 , et ainsi du reste 3 d’où vous conclurez que la densité du liquide , comparativement à l’eau, est en raison inverse, c’est-à-dire 7—7, ou , ou 7777. Yous pourriez même , par un artifice fort simple, vous épargner la réduction définitive de ces fractions , et trouver tout de suite la densité en millièmes. Pour cela il faudra faire les divisions de la tige inégales , marquer la première T7 , à une distance de T, qui comprenne non pas — , mais 777 du volume primitif, la seconde T" à 777 , la troisième T7" à 777 , et ainsi de 'suite , toujours en partant du point de départ T ; puis vous écrirez à côté de chacune le nombre 999, 998, 997 , qui a servi de diviseur pour la tracer. Car, par ce moyen , à quelque point Tf, T", Tm de la tige que l’aréomètre s’enfonce, le volume total de la partie plongée se trouvera exprimé exactement par 1000; et le volume primitif, borné au traitT, le sera par le nombre marqué au point d’affleurement ) ainsi la densité sera exprimée par —j-f , 7Ü7 , t||| , toujours avec un dénominateur égal à 1000. On peut faire ainsi des collections d’aréomètre dont les divisions se suivent depuis les densités les plus petites jusqu’aux plus grandes que l’on ait occasion d’observer.