‹ Précis élémentaire de physique expérimentaleChapitre 85 sur 181 · DES LIQUIDES · texte numérisé non relu

DES LIQUIDES

liquides observés. J’ai donné dans le Traité général toutes les formules nécessaires pour cet objet.

Au lieu de faire enfoncer l’aréomètre jusqu’à une marque fixe T , à l’aide de poids additionnels , on peut conclure les densités des liquides par l’observation des volumes variables qu’il déplace dans chacun d’eux , quand on le laisse s’enfoncer uniquement par son propre poids. Car , connaissant le poids et le volume de la partie plongée , on en conclura aussitôt , par une simple proportion , le poids d’un meme volume fixe. Par exemple , si le volume ainsi submergé est, dans un liquide 16 centimètres cubiques, etdansun autre 3a , il est clair que 3a centimètres cubes de celui-ci pèsent autant que 16 de l’autre. En général , dans cette manière d’opérer sous des poids égaux , les densités seront réciproquement proportionnelles aux volumes déplacés par l’aréomètre. Pveste donc à le graduer de manière qu’on puisse connaître ces volumes. Pour cela donnez-lui une tige bien cylindrique , pesez-le, et marquez exactement le point T de la tige auquel il s affleure quand il s’enfonce par son propre poids dans l’eau , à la température du maximum de condensation. Alors son poids exprimé en grammes vous donnera le volume de la partie plongée exprimée en centimètres cubiques. Cela fait , ajoutez des poids sur le chapeau ou sur le haut de la tige , de sorte que l’instrument enfonce davantage et s’affleure à un autre point que vous marquerez également. Le poids additionnel ajouté au poids propre de l’instrument vous donnera encore le volume de la partie plongée, dans cette nouvelle circonstance • et , en le retranchant du premier , vous connaîtrez le volume de la portion de la tige comprise entre les deux points d’affleurement. Conséquemment, si elle peut être censée cylindrique , vous n’aurez qu’à diviser cet intervalle en un nombre quelconque de parties égales qui répondront à autant de portions d’égale volume dont vous connaîtrez la proportion au volume primitifpris pourpointde départ. Supposons , par exemple , que chaque division en. soit — Vô 7 aî°rs si vous représentez par 1 000 le volume de la partie qui plonge quand l’instrument s’enfonce , par son propre

V E S A N T EUR SPECIFIQUE

poids , jusqu’au trait T, dans l’eau distillée, lorsqu’ensuitê dans un autre liquide il s’enfoncera jusqu’au second trait T7, ou au troisième T", ou au quatrième Tm , yous saurez que les yol urnes déplaces sont : 1001 , 1002 ou ioo3 , et ainsi du reste 3 d’où vous conclurez que la densité du liquide , comparativement à l’eau, est en raison inverse, c’est-à-dire 7—7, ou , ou 7777. Yous pourriez même , par un artifice fort simple, vous épargner la réduction définitive de ces fractions , et trouver tout de suite la densité en millièmes. Pour cela il faudra faire les divisions de la tige inégales , marquer la première T7 , à une distance de T, qui comprenne non pas — , mais 777 du volume primitif, la seconde T" à 777 , la troisième T7" à 777 , et ainsi de 'suite , toujours en partant du point de départ T ; puis vous écrirez à côté de chacune le nombre 999, 998, 997 , qui a servi de diviseur pour la tracer. Car, par ce moyen , à quelque point Tf, T", Tm de la tige que l’aréomètre s’enfonce, le volume total de la partie plongée se trouvera exprimé exactement par 1000; et le volume primitif, borné au traitT, le sera par le nombre marqué au point d’affleurement ) ainsi la densité sera exprimée par —j-f , 7Ü7 , t||| , toujours avec un dénominateur égal à 1000. On peut faire ainsi des collections d’aréomètre dont les divisions se suivent depuis les densités les plus petites jusqu’aux plus grandes que l’on ait occasion d’observer.

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