‹ Précis élémentaire de sériculture pratique. Mûriers et vers à soie; production, industrie, commerce de la soieChapitre 13 sur 38 · ÉDUCATION · texte numérisé non relu

ÉDUCATION

ÉOUGATIOV

séCBB.

BUHIDE.

ÉDUCATION NORHALB.

Poids moyen des cocons. U^ 8 Cocons obtenus sur 1,000

vers , . . . . 662

Vers perdus sur 1,000. . 338

On voit qu*ici les conditions les plus favorables se sont rencontrées dans la magnanerie sèche , tant au point de vue du poids des cocons , ce qui parait bien invraisemblable, qu'à Tégard de la mortalité, ce qu'il est logique d'admettre. Pour nous, le problème nous parait consister expressément à établir l'équilibre parfait entre la quantité d'eau absorbée avec la nourriture, et son exhalation par la peau, l'expiration et les excréments.

Aux vers à soie, comme à tous les animaux, il faut fournir en abondance de l'air pur, pour que la respiration s'accomplisse favorablement. On calcule qu'il faut accorder en moyenne 5 mètres cubes (passages et autres vides de l'atelier compris) aux 2,700 vers provenant de 2 grammes de graine, soit 2'",50 cubes par grammes, et consëquemment 77", 50 par once de 31 grammes, qui se compose d'environ 40,000 vers. Mais il ne faut pas perdre de vue que la magnanerie renferme de nombreuses causes de yiciation de l'^ir ; d'abord la respiration des vers et

des personnes employées à leur service , puis la fermentation des litières , mélange de feuilles et d'excréments; qu'une partie de cet air est usée etTautre viciée : usée par la respiration des êtres vivants , viciée par la fermentation des litières, le dégagement d'acide carbonique par les feuilles piBndant la nuit , par Tévaporation de leur eau , par le dégagement de leur odeur, etc. Or, il ne suffit pas d'accorder aux vers un cube d'air suffisant et déterminé, il faut surtout renouveler, revivifier cet air d'une manière continue, tantôt en plus grande quantité, tantôt en quantité moindre , et pouvoir le modiBer suivant les besoins en le faisant chaud , frais , sec ou humide. De là la nécessité de la ventilation.

Nous avons recommandé de soustraire la magnanerie aux causes qui peuvent développer les miasmes et les effluves. Nous recommanderons de même de la préserver à l'intérieur de toutes odeurs agréables ou désagréables , bonnes ou mauvaises , aussi bien celle du genièvre que celle du tabac, celle de la créosote que celle de l'ammoniaque. Quant au bruit, nous pensons qu'il doit avoir fort peu d'influence sur nos insectes.

Il n'en est pas de même de l'électricité , cet agent indéfini et qui, se combinant avec la baisse delà pression atmosphérique , produit la touffe sèche, pendant laquelle la chaleur est jaccablante , la transpiration suspendue, la mortalité subite et souvent considérable , et à laquelle on remédie par un abondant renouvellement d'air humide, en ventilant et arrosant partout. Çest à l'approche des oragea qu'elle

se produit surtout. La touffe humide, an contraire, provient d'une trop grande humidité de Pair; elle précède parfois aussi certains orages , et on y remédie en desséchant Fair au moyen dés calorifères et en le renouvelant activement. Dans la touffe sèche , la ventilation doit se faire du haut en bas , et dans la touffe humide, du bas en haut. Dans les deux cas» on donne de la feuille mouillée.

La lumière est indispensable , dans nne certaine mesure, aux vers à soie, originairement destinés à vivre en plein air, sur les arbres , et bien quMls appartiennent aux lépidoptères nocturnes. Mais ce qu'il leur faut , ce n'est pas une lumière trop vive » Faction directe des rayons solaires , mais bien la lumière diffuse, intermédiaire entre la lumière solaire et Fobscurité ; aussi toutes les fenêtres doivent-elles être garnies de persiennes, de volets^ ou du moins de rideaux , de façon qu'on puisse régler à volonté le degré d'éclairage de la magnanerie. Pour la nuit , l'éclairage est indispensable à la surveillance^ mais dangereux ; aussi doit-il se faire avec de petites lampes à huile, à mèches plates, renfermées dans des lanternes munies de verres de trois côtés, et d'un réflecteur en fer-blanc poli dans le fond.

La nécessité de l'espacement des vers résulte de ce que nous avons dit de Fimportance de l'aération , c'est-à-dire de Furgence de fournir aux vers une quantité suffisante d'air pur et constamment renouvelé. Il est évident que la quantité d'air à fournir par mètre cube , par mètre carré ou par nombre de vers , varie selon Fencombretnent de la magnane*

rie , et s'accroît en raison directe de cet encombrement. La respiration des vers, Taccumulation des litières vicient Tair d'autant plus vite que dans un cube on sur une superficie donnée , vers et litières sont plus abondants. Mais il est évident aussi que la superficie et le cube nécessaire dépendront de Tactivitè avec laquelle s'opérera le renouvellement de rair.

Les cbifires suivants , relatifs à la superficie occupée parles vers qui proviennent d'une once (25 grammes dans le Midi, 31 grammes dans le Centre) de graine, lorsqu'ils sont adultes, n'ont par conséquent qu'une signification relative.

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