VENTE ET COMMERCE DÉ LA SOIE
Le fléau qui pèse depuis vingt ans sur la sëricicul* ture européenne a sensiblement modifié les conditions du marché. Le fléau se calme , mais n*a point encore disparu. Nous ne pouvons prévoir la situation que fera l'avenir à cette riche industrie ; force nous sera donc de nous renseigner sur le passé dont les valeurs devront être accrues proportionnellement à Taugmentation' de la main-d'œuvre, du combustible, des instruments, des loyers, etc.
g ier. .^ VbNTB Dfi LA SOtB.
Dans quelques contrées séricicoles encore privées de filatures centrales , l'éducateur est presque toujours obligé de faire filer lui-même ses cocons. II peut alors filer aussitôt après le déramage et avant l'éclosion qui aurait infailliblement lieu de dix à vingt jours après l'achèvement du cocon , suivant le climat. Mais faute d'instruments perfectionnés et d'ouvrières suffisamment exercées, il n'obtient presque toujours qu'un produit plus faible en poids,
moins régulier de finesse , d'une valeur, en un mot, moins élevée.
Là où Findustrie est depuis longtemps organisée, Téleveur a plus d'avantages à vendre ses cocons bruts après simple débourrage ; il vend alors soit ensemble, soit isolément, au même ou à différents industriels et les cocons et la bourre. Les ventes peuvent se faire à livrer à époque fixe ou indéterminée, au cours actuel ou à celui de la livraison, ou en livrant au cours actuel ou à tout autre prix débattu. Maïs il faut se rappeler que les cocons , à partir du déramage, perdent en poids près de 1 pour 100 par jour, et il en ressort l'avantage le plus favorable à une vente immédiate. A moins de crise industrielle, d'ailleurs , le filateur y trouve de son côté ce profil qu'il peut ainsi échelonner ses achats et ses payements, éviter l'encombrement et commencer plus tôt sa campagne.
Vers l'époque où se terminent les éducations d'une contrée , il s'y établit sur les principaux marchés un cours que dominent les proportions entre les besoins et la récolte, l'ofi're et la demande. Ces cours s'établissent, bien entendu, pour les diverses qualités mises en vente. Les ventes se font d'ordinaire sur échantillon de cocons débourrés et triés provisoirement. Le transport des cocons par chemins de fer est aujourd'hui beaucoup moins coûteux , et donne lieu à beaucoup moins de pertes que celui d'autrefois par roulage ou par diligences.
VENTE ET GOIIIISRGE
§2. — Du PRIX MOTSII DE VBNTB DES COC0hSy^:^ik$' (ïtXj/^tf