PRODUCTION, CONSOMMATION
soumit à nos ouvraisons , d^où elles sortirent, imparfaites d'abord, puis meilleures, enfin appropriées à un travail courant. Aucune révolution n'a marché plus vite et n'a plus pleinement réussi. Il est peu de fabricants qui aujourd'hui n'emploient, au moins en mélange, des soies de Bengale ou de Chine, et n'aient à se féliciter de cette opération. On peut dire, sans exagérer, qu'elles entrent pour deux tiers dans le total de la fabrication lyonnaise. » (L. Reynaud.) Tandis que, de 1810 à 1849, l'importation totale des soies grèges en France. ne s'était élevée par an-* née moyenne qu'à 728,800 kilogr., voici quel a été le mouvement d'importation nette ( exportation déduite ) de cet article de 1850 à 1864 :
ANNÉES
IMPORTATION NBTTE
IMPORTATION NBTTE
DU OIUIOBS.
ANNÉES
DE GRéGBS.
kilos.
Uloa.
Moyenne. .
Avant 1852, les soies grèges que nous importions provenaient surtout de Tltalie (.Sardaigne, Piémont, Lombardie), de l'Espagne et de la Turquie. Depuis lors, on a dû s'adresser successivement à la Turquie, à la Chine , au Japon , au Bengale, etc. L'importation totale, durant la période ci-dessus, a été
de 2,387,700 kilogr. par année moyenne , et l^exportation totale de 907,333 kilogr.
§ 4. — Lbs soiks moulinées.
Les soies moolinëes pour trames ou organsins importées en France, en 1836, ne s'élevaient qu^à 364,549 kilogr. , valant, à 75 fr. Yun , 27,300,000 fr. L*exportation par contre n'en montaitqu*à 4,538kil., qui , à 80 fr. Tun, valaient 300,000 fr. L'excédant à l'importation était donc de 360,011 kilogr., valant 27,000,000 fr. La moyenne des importations nettes, de 1810 à 1849, atteignait à peine 500,000 kilogr. 'par an, valant 40 millions de francs. A partir de 1850 inclus, le mouvement d'importation nette a suivi la progression suivante :
IMPORTATION NBTTB
IMPOBTATION NBTTK
ANNÉES
Dl 80IU KOOLINÉSS.
ANNÉES
DB 80IB8MOUUNÉB8.
kUoi.
kilos.
Moyenne. . .
Pendant ce même laps de temps , l'importation totale s'élevait en moyenne à 1,063,533 kilogr. el Texportation totale à 296,933 kilogr.
PRODUCTION, GONSOMUATION. 241
§ 5. — BODRRES DB SOIB.
La bourre de soie, composée des déchets du cocon de la filature, du moulinage, etc*, et employée dans la fabrication de certains produits à bas prix, soit pure , soit en mélange, a acquis plus d*importance et de valeur depuis Tapparition de la maladie. Son importation en France ne montait, par année moyenne, de 1827 à 1836, qu*à 88,298 kilogr., et de 1837 à 1846, qu'à 157,088 kilogr.; voici le développement qu'elle a pris dans les années postérieures :
IHPOBTATION N9TT£
IMPORTATION NKTTB