‹ Précis élémentaire des maladies réputées chirurgicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 24 sur 49 · XVI. ^Des Fractures du pied · texte numérisé non relu

XVI. ^Des Fractures du pied

Nous ne répéterons pas ici tout ce que nous avons dit toucbant les fractures de la main : les os du pied ayant la même structure et presque lamême conformation, nous nous contenterons d'observer que lous-Jes préceptes que. nous avons-établis à celte occasion , s'appliquent aux cas de .fracture des os du pied ; mais nous traiterons séparément de la fracture du calcanéum , parce qu'elle présente des circonstances qui lui sont propres.

Une chute sur la pointe du pied, pendant Tcx- Causes

CnAr..m. tension de cette partie et celle de tout le membre Dissolutions inférieur, est la cause la plus commune de celte

de continuité ' r

pairuptnre. solution de continuité, qui a toujours lieu immé-

Dans les par- ' + >

des dures. diatement derrière la surface articulaire du calca- , néum. Une violence extérieure peut produire le même effet , mais il est bien difficile qu'alors la fracture soit simple. Du reste , les deux espèces sont très-rares, ce qui vient sans doute de la brièveté de l'o», de sa forme , et de ce que tout, l'ëffort d'une chute peut porter sur le tendon d'Achille et le rompre.

Analogie On ne peut qu'être frappé" des analogies que ce

avec les frac- . . , ,

tares de îv cas présente avec ceux de la fracture de 1 apophyse rotuiee'et e<iu olécrane , de celle de la rotule, et de celle du grand chanter. U°~ trochanter : on trouve de même ici des fragmens que l'action de muscles puissans tend à éloigner-, un tissu fibreux épais qui les assujélit, qui doit borner leur déplacement, et qui peut contribuer à leur réunion : seulement , dans ce dernier cas, au lieu d'être exposés à un écarteraient direct , les fragmens doivent être déplacés de manière que le postérieur s'incline en haut, attendu que le tendon d'Achille forme un angle droit avec sa partie supérieure. De plus, la substance fibreuse capable de borner le déplacement , ne forme pas seulement une enveloppe immédiate; mais il faut joindre à la résistance d'un périoste épais et dense, celle que peuvent encore former l'aponévrose plantaire , et tous les mnscle& propres à la plante du pied qui s'insèrent sur ce même os-

Ces considérations sont propres à faire concevoir Ca/cV- u-

17 i /> /. ' Dessolution*

pourquoi, dans les cas -ou cette iracture a ele decoutjnnit(; observée , on a eu de la peine à distinguer le dé-* p^™'«U/arplacement des fragmens et l'intervalle que l'on ttes durescherchait entre eux, et pourquoi on Va guère pu Diagnostic, constater la fracture que par la mobilité latérale de la partie postérieure de l'os-: ce dernier phénomène.est presque le seul signe exclusivement propre à la faire reconnaître. •

On s'est donné beaucoup de soins pour trouver Traitement, un procédé propre à maintenir réduits les fragmens de la fracture dont il s'agit : maintenir la flexion de la jambe et l'extension du pied, comprimer les muscles extenseurs et par-là borner leur action, agir sur le fragment. postérieur et le tenir chassé en bas , telles étaient les conditions que l'on s'efforçait de remplir.

La. pantoufle que Petit employa pour la rupture du tendon d'Achille, est te plus défectueux de tous ces procédés , parce que cet appareil agit 6ur le fragment postérieur, précisément dans un sens opposé à celui qui conviendrait. Tous les autres ont l'inconvénient dé. comprimer circulai rement le bas de la jambe , et de raccourcir le tendon d'Achille en le poussant en devant. Si ces appareils , quand ils ont été mis en usage , avaient été employés de manière à exercer une action quelconque , ils auraient agi dans un sens propre à nuire à la coaptalion : leur innocuité démontre leur inutilité. Les indications nous paraissent bien

ties dures.

2<)S section II r.

CHAP.m. plus simples : le déplacement est presque nul:

Dessolutions î .• 'n , ^

de continuité le "ralliement exerce sur les parties- molles qui P^™r;^/maintiennent *es fragmens, dépend de la tension des muscles du mollet; le tissu fibreux qui enveloppe immédiatement les fragmens, doit être susceptible d'une augmentation de densité par l'inflammation dont il va devenir le siège; il est probable qu'on n'a obtenu qu'une réunion -de celle nature, du moins dans le* premier moment, et l'analogie et l'expérience s'accordent pour prouver qw'elle a dû être suffisante. Il est naturel dé conclure qu'il suffit de placer la jambe dans la flexion • de la maintenir dans un long repos, et de combattre l'inflammation dont la fracture est le principe. II. faut laisser à la nature le temps de donner à la réunion , quels qu'en soient les moyens , la solî:

dij^ nécessaire , ^u égard à la forme de l'os fracturé et à la nature de ses usages.

CEfAPITRE IV.

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