‹ Précis élémentaire des maladies réputées chirurgicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 26 sur 49 · DE QUELQUES SOLUTIONS DE CONTINUITE EN PARTICULIER · texte numérisé non relu

DE QUELQUES SOLUTIONS DE CONTINUITE EN PARTICULIER

Nous présenterons dans ce Chapitre quelques considérations sur les blessures de certaines parties, qui , à raison de leur structure , de leurs propriélés , ou de leurs fonctions , méritent une attention particulière.

ARTICLE PREMIER

Des Solutions de continuité de la tête.

À cause du cerveau et des méninges que le crâne renferme /les solutions de continuité etles percussions dont ce dernier peut être le siège, méritent une attention spéciale. Les effets principaux qui peuvent en résulter, sont : i°. la commotion du cer- considéraveau; 2°. l'inflammation des méninges; 5°. la com- luinci" pression de la masse cérébrale. Nous allons exposer ces trois modes de lésions, en recherchant dans celles des parties extérieures l'influence que chacune d'elles peut exercer dans leur production.

§. I. De la Commotion du cerveau.

Une percussion violente exercée sur la tête, accompagnée ou non de solution de continuité des légurnens, peut meure en jeu l'élasticité du

Mécanisme et causes.

Chap. v. crâne , et les oscillations régulières dont ses parois Des solutions sont susceptibles, comme celles de toute autre

decontinuite 1

en particu- cavité douées des mêmes propriétés physiques. Les plaies de la mouvemens rapides et fréquens de celte boîte osseuse , et les changemens brusques de forme qui en sont la conséquence , exposent le cerveau à une suite de violences ou de contusions légères , qui peuvent entraîner une suspension plus ou moins durable , ou des aberrations plus ou moins grandes de ses propriétés et de son influence sur le reste de la constitution. Cette espèce d'altération est connue sous le nom de commotion ; ses effets en sont les symptômes.

Des chutes sur les pieds , sur les genoux , sur les fesses peuvent produire le même effet ; mais alors il n'a pas pour cause immédiate les oscillations des- parois du crâne , qui n'a point souffert de percussion, mais une seule contusion du cerveau, exercée par les parois de cette cavité , lesquelles ont arrêté brusquement le mouvement que le cerveau partageait avec la masse du corps pendant la durée de la chute.

Trois La commotion du cerveau étant produite par espèces. ^ pamre de ces deux mécanismes, on

peut eu distinguer trois espèces bien différentes : dans la première, les fouctions du cerveau sont suspendues pour un temps plus ou moins long ; dans la seconde , elles, sont entièrement anéanties; dans la troisième, il y a tout à la fois suspension des propriétés et des .fonctions de la masse

encéphalique, et solution de continuité de ce même Chap. v.

OPSane Dessolutions Ulb',uc- decontinuilé

(A). Quand la commotion est pure et simple «n psrticnet qu'elle n'est pas immédiatement mortelle, on plaies de la peut concevoir que les contusions plus ou moins réitérées du cerveau le laissent dans un état de Symptômes

de la com-

faiblesse plus ou moins profonde, qui le rend, motion pa*-

1 *• ' 1 sagere.

jusqu'à un certain point , incapable d'exercer ses fonctions. Quoi qu'il en soit, les effets de cette espèce de lésion se manifestent à l'instant même ; les sens sont oblitérés ; les mouvemens volontaires deviennent impossibles , et si le malade est debout au moment de l'accident, il chancelle et tombe; la volition , et la faculté de former des idées sont suspendues; dans quelques cas, il y a de légers mouvemens convulsifs ; l'estomac, les intestins, la vessie , sont également agités par des mouvemens spasmodiques ; de là les vomissemens , les déjections de matière stercorale et d'urine ; la respiration est tantôt douce, égale, naturelle; tantôt bruyante, stertoreuse , suspirieuse , entrecoupée; le .pouls est lent, faible, irrégulier; le sang coule par le nez ou par les oreilles-, tantôt le malade est insensible à toute espèce d'excitation , et paraît plongé dans un assoupissement profoud; tantôt il marmotte quelques mots sans suite et fait des soupirs fréquens-; quelquefois une irritation quelconque, des cris, paraissent le rappeler à lui-même, mais il ne fait que des réponses incohérentes , et retombe dans l'assoupissement.

CnAr. v. Quand la comrxOtion est légère, ces symptômes

Dessqiutions Jurent peu de,ttfnps , et se'dissipent plus ou moins

de continuité A en lier.

;n paitieu- complètement Quelquefois ils sont remplacés par plaies de la des vertiges ou par une douleur de tête plus ou moins întf^se , symptômes qui se dissipent à leur Marche et tour , etflus ou moins promptement. D'autres fois ,

terminaison . .

de la com- après *ne suspension momentanée des symptômes sagèreD P S primtifs , le malade retombe dans le même état, et ce.c alternatives de bien et de mal peuvent être plus rv» moins nombreuses, et la maladie se terminer, néanmoins, de la manière la plus simple. Tantôt on voit se dissiper progressivement les symptômes qui caractérisent la commotion, et celle ci guérir après un certain temps de convalescence et de faiblesse remarquable des fonctions cérébrales ; tantôt , au contraire , on voit se développer une fièvre que l'on peut ranger parmi les éphémères prolongées, et qui amène la terminaison complète de la maladie, symptômes (B). Quand la commotion est extrême , le blessé tombe et meurt à l'instant : l'extinction des propriétés et de l'influence du cerveau paraît tellement complète , que toutes les fonctions cessent à là fois. Des cas de cette nature ne sont pas communs , et les seules remarques qu'on ait pu faire consistent dans une densité remarquable et une réduction sensible du volume du cerveau , sans la moindre lésion organique.

(C)'. Les oscillations du crâne ou les violentes secousses du cerveau , peuvent ne pas borner leurs

de la com motion ex trêrue.

effets à la contusion de cet organe; ces mêmes ÇW.V. causes peuvent aussi produire des solutions de Dessolutions

• • t j . deconliuuitê

continuité, dont J importance varie en raison du en particu-

sie'ge et de l'étendue. Le plus ordinairement, daus ^Plaies de la ce cas , et lorsque la le'sion organique a lieu

près de la base du crâne , on voit se prolonger les sympt

ornes de la com-

symptômes de la commotion; ils ne présentent point les suspensions momentanées que l'on observe G°mP,a?tlée ans la commotion pure et simple : ils ont plus Ptys"i°e du

,,. . , r " cerveau.

d intensité, et le pouls surtout, présente une mollesse et une irrégularité' remarquables.

Néanmoins , dans quelques-uns de ces cas, la Marche et guérison peut avoir lieu ; mais elle est lente , diffi- 1 cile, traversée par beaucoup d'accidens , et laisse ordinairement quelque infirmité incurable , comme la perte de la mémoire, celle -de la vue , de l'odorat , de l'ouïe , la dépravation d'un ou de plusieurs

.sens, l'idiotisme, l'épilepsie , etc. Il arrive assez communément que l'inflammation se déclare vers le huitième ou le douzième jour , et ordinairement elle est très-grave, ou mortelle. Cet accident est tout aussi dangereux, et bien plus insidieux , lorsque la solution de continuité qui accompagne la

■ commotion n'intéresse que l'un des points de la périphérie des hémisphères : les symptômes de la

«commotion se dissipent, l'état du malade paraît satisfaisant pendant les dix ou douze premiers jours ; mais l'inflammation se déclare, les symptômes de

lia compression du cerveau paraissent presque aus-

isuôt , le malade périt inévitablement, et l'on trouve

CnAr.v. un point de la superficie des hémisphères réduit Des solutions en pU]r)e et en pulrilage (i).

de contiuuile l *

en lier P

' tête

en panicu- Pour que la commotion soit produite par les osp'iaiesdeia cillalions du crâne à l'occasion de sa percussion, il faut que le développement de cette boîte osseuse Conditions soit fort avancé ; aussi l'observation prouve-t-elle «x>mmotion. que les sujets très -jeunes y sont peu exposés, et qu'ils sont bien plus susceptibles de l'inflammation des méninges à la suite des blessures de la tête. Il paraît aussi que les fractures du crâné produites par l'action immédiate de la cause , excluent, jusqu'à un certain point , la commotion du cerveau , parce que, dans ce cas, il y a peu ou point d'oscillations : cependant la secousse du cerveau a lieu également; d'un autre côté , les oscillations du crâne peuvent produire des fractures par contre-coup, c'est-à-dire dans tout autre lieu que celui de la percussion ; et dans ce cas, tous les motifs de la commotion du cerveau subsistent. On voit par-là que l'on doit mettre de grandes restrictions à cette proposition généralement admise , que les fractures du crâne excluent la commotion.

Trairement Le premier et le troisième genre de cette affec- .—ion lion sont seuls susceptibles d'un traitement , et le premier est le seul qui présente des chances favorables. Dans l'état de commotion, le cerveau peut

(i) Notre célèbre ami, le professeur Bupuytren, a recueilli sur cette dernière affection, des observations nombreuses et instructives.

être considéré comme venant de subir des contu- Cn*.p. v. sions- plus ou moins profondes , comme peu sus- Jpesc*°\"^°*J ^ceptible de résister à l'abord du sang, et par-là ^ particnraême , comme fort exposé à un engorgement san- Plaies de la. iguin passif, et consécutivement à une înflammattiçm de mauvaise nature. Les principes de la méithode de traitement consistent à réveiller au plutôt l'action vitale dans l'organe contus et débilité, prévenir l'engorgement primitif, aller au-devant de l'inflammation , et la combattre quand elle est déclarée. Les fomentations froides pratiquées sur le crâne selon la méthode de Schmucker , et l'usage des stimulans diffusibles , sont les moyens les plus [propres à remplir les premières vues. L'émétique, dont on a tiré un si grand parti , mais dont on a tant abusé en même temps , peut être très-utile dans le premier moment , si l'on s'en sert comme d'un stimulant qui peut exercer sympathiquement une action salutaire sur la masse encéphalique , et mon comme d'un évacuant qui augmenterait la jprostration , et encore moins comme d'un vomitif, idont les effets seraient extrêmement propres à fa- 'voriser la tendance aux congestions cérébrales. Lorsque les sens se rétablissent, que le pouls se ! relève , si ce dernier devient dur , vif, si la température du corps s'élève, l'inflammation est à craindre, ou tout au moins la congestion du cerveau : on doit alors faire usage de la saignée, mais' avec lia réserve que doit inspirer l'état de faiblesse d'un organe important. La dose du tartre slibié peut

et résultats.

55? s-ection nr.

Chvp. v. être portée alors jusqu'à produire des évacuations Dessolutions a]Vr.nes. Quand on a évité ou combattu avec suc-

dr continuité v

en particu- cès le danger de l'inflammation , l'état d'infirmité

îier. ™

places de la plus ou moins prolongée du cerveau , produit une

té te m

tendance marquée à la congestion sanguine, que l'on doit combattre long-temps par les applications astringentes et résolutives , et par les plus puissans diaphorétiques ou les évacuans.

§. II. De V Inflammation des méninges et du cerveau.

Différences On a observé à la.suite des blessures de la tête, l'inflammation de la surface crânienne de la duremère , celle de l'arachnoïde , celle de la propre substance du cerveau , et de la membrane qui tapisse les ventricules. La résolution peut terminer les unes et les autres ; mais quand il en est autrement, elles donnent des résultats divers : la surface crânienne de la dure- mère enflammée fournit une sécrétion albumineuse , adhérente , peu abondante , qui s'interpose entre la membrane et les os. C'est presque toujours loin de la base du crâne que ces phénomènes se passent. L'inflammation de l'arachnoïde est ordinairement fort étendue ; elle existe presque toujours dans les points parallèles = de ses deux feuillets, et celte observation porterait à croire qu'elle se communique par le contact. Celte membrane fournit une sécrétion séro-albumineuse ou purulente , liquide , et ordinairement' abondante. Les, blessures profondes du cerveau faites par des instrumeus tranchans, et les abcès:

développés dans l'épaisseur de cet organe , ont Cukf. v. fourni l'occasion d'observer l'inflammation de ses Des solutions

de continuité

deux substances : elle s'est présentée sous la forme en paptlcu-

. lier.

de végétations rougeatres, fongueuses, se reprodui- piaiesdda

• • ti'tc

saut avec une grande rapidité ; et le pus qu'elles fournissent diffère peu de celui du tissu cellulairé. L'inflammation du feuillet de la pie-mère qui tapisse les ventricules, est rarement intense. Celte membrane fournit une sécrétion séreuse , plus ou moins abondante, contenant une certaine proportion d'albumine qui la rend légèrement trouble.

L'inflammation des méninges et du cerveau peut Epoques survenir à des époques différentes et bien distinctes : dJvèîopp* i°. Dans les cinq ou six premiers jours d'une bles- flammatioaT •sure à la tête, ce qui constitue une inflammation immédiate ou primitive ; 2°. du dixième au douzième ou quinzième jour, ce qui constitue une inflammation secondaire , ainsi qu'il arrive à la suite de la commotion accompagnée de lésion organique; 5°. un ou plusieurs mois après la blessure qui en a été l'occasion, ce qui peut être appelé inflammation tardive, telle qu'elle survient ordinairement, par le séjour prolongé de quelque esquille, ou de tout autre corps étranger.

On se persuaderait aisément que les différences Dia^nosiia de structure , de propriétés et de fonctions des nwtiou. parties enflammées , devraient être une source de phénomènes différons propres à en faire distinguer le siège. L'observation a prouvé: le contraire , et l'on connaît seulement un ordre de phénomènes

tete.

mation.

354 section i«ir.

Cuir. v. propres à signaler d'une manière plus ou moins Dessolutions exacte , l'existence de l'inflammation.

decontinuilé ,

en particu- Les prodromes de 1 inflammation durent queliepiaies de la quefois plusieurs jours , ou plutôt pendant ce temps , les symptômes en sont fort équivoques : Marche et l'œil , l'oreille , l'organe de l'odorat , ne suppor-

terminaison ... 1 1 • * i •„ J

de l'iuflam. tent qu impatiemment la lumière , Je moindre bruit , les odeurs les plus familières ; les malades croient voir des étincelles , une auréole lumineuse autour des objets ; ils croient entendre des sons aigus fantastiques ; ils deviennent irascibles , inquiets ; le sommeil est troublé par des songes fâcheux ; le goût se déprave , l'appétit se perd , il survient des vomissemens ; le pouls est fréquent et serré. Il se déclare enfin une douleur plus ou moins vive , profonde , qui ne tarde pas à se répandre dans toute la tête ; le pouls devient vif et dur ; la chaleur augmente ; il survient de la soif ; les yeux sont brillans , injectés et larmoyans ; les idées deviennent confuses ; le délire se déclare , accompagné quelquefois de vociférations et d'agitation tumultueuse ; les parties supérieures sont plus chaudes que dans l'état naturel • les artères carotides et les temporales battent avec force ; la face est rouge ] injectée et comme gonflée; les paupières sont contractées , la pupille resserrée et fixe ; les perceptions des sens externes deviennent obtu'ses , le malade ne répond que rarement aux questions qu'on lui fait , et d'une manière vague et brusque ; il se plaint par intervalles, et porte les

mains à la tête ; la respiration est fréquente, chaude, Cuap. v. mais libre ; les excrétions coulem involontairement, ^JJjgJ l'urine est crue , rouge , et contient un énéorème g£. P"'"turemarquable ; le pouls devient plus fréquent et JJaieidela irrégulier ; il survient un ou plusieurs frissons plus ou moins prolongés. Dès que ce dernier phénomène s'est manifesté , les sens s'oblitèrent complètement ; l'œil devient fixe , sec , la pupille large et immobile ; les mouvemens des membres et la sensibilité animale diminuent ; le décubitus a heu sur le dos , le malade glissant vers les pieds du ht ; l'assoupissement devient de plus en plus profond , la respiration rare , stertoreuse , entrecoupée , et le pouls irrégulier , précipité et mou ; enfin il survient des convulsions , un spasme tétanique et la mort. Ces symptômes se succèdent plus ou moins rapidement : le cours entier de la maladie est ordinairement de six à neuf jours ; mais on l'a vue ne durer que deux ou trois jours , à compter du moment de .la douleur de tête. On a vu aussi les frissons et la léthargie succéder immédiatement aux symptômes équivoques qui constituent les prodromes de la maladie ; enfin ou a vu des sujets mourir avec tous les symptômes léthargiques qui terminent ordinairement l'inflammation des méninges , et dans le cerveau desquels on n'a trouvé aucun épanchement.

tfefFet le plus redoutable de l'inflammation du Effets «les 1 r épanche-

cerveau ou des méninges , est l'épanchement d'une meus qui

. . résultent de

matière purulente ou puriforme , ou de toute riAflamm*-

tiou.

556 SECTION ut.

tete

Chap. v. autre sécrétion résultant de la même cause ; le-: Dessolutions frissons, suivis de léthargie , annoncent ordinaire-

de continuité o '

m partiou- ment ce phénomène , et une mort très-prochaine.

lier. . • 1

plaies de la Kien ne prouve que la matière de ces épanchemens puisse être résorbée , et il est rare que l'on puisse y procéder avec sûreté à leur évacuation. L'expérience prouve que ces matières ont été évacuées avec avantage , quand elles avaient été fournies par la membrane arachnoïde , et que répanchement était contenu dans sa cavité ; mais le hasard a presque toujours fourni l'occasion de ces opérations heureuses : des causes bien différentes , et le plus souvent inconnues , déterminent le développement de l'inflammation , plutôt sur tel point que sur tel autre , et rien n'en peut faire connaître le siège. Il en est entièrement de même de la suppuration ou des abcès de la substance du cerveau. On ne peut point se proposer l'ouverture des ventricules , et l'évacuation de la sérosité qu'ils peuvent contenir. Quant à l'espèce de sécrétion que peut fournir la surface crânienne de la dure-même , elle , est purement albumineuse , peu abondante , adhérente , et nullement susceptible d'évacuation.; mais l'épanchement n'est pas la suite nécessaire de toute inflammation des méninges ou du cerveau i on voit des exemples de résolution pure et simple. Prédomi- L'inflammation peut être accompagnée d'une

nence (le , , . ' J v m ' „„

rétamer- prédominance marquée de 1 élément nerveux , ce qui donne quelque irrégularité à la marche des symptômes , et ce qui donne lieu surtout à des

rémissions remarquables , et qui caractérisent cet Chm>. v.

état particulier. Dessolutions *• , , de continuité

L inflammation du cerveau ou des méninges , en particuproduit souvent une affection bilieuse sympathi- PiaU-sdeia

d\ • n' . tête.

e même aussi , une anection gastrique primitive , peut, à la faveur de la même sympathie Affection bi-

, , ,,. n «il ~ • lieuse idiopa-

déterminer l inflammation de la masse encéphalique thique ou

j 1 x i • i, . sympathise

ou de ses enveloppes , a la suite d une percussion de la tête.

Les principes d'après lesquels toute fluxion Principes du

j* »i/ -il' t f i • a traitement de

formant un élément essentiel de maladie doit être rinflammatraitée , sont applicables dans toute leur étendue tlon' • au traitement de celle qui nous occupe (i), eu ayant égard à sa nature idiopathique ou sympathique , et à la commotion qui peut en avoir précédé le développement. Mais il est des causes particulières auxquelles il faut donner la plus grande attention.

1°. On ne peut pas dire que toute fracture du Fractures et

crâne doive produire l'inflammation des méninges ; gerfdonnauc ■i ' • i i „ . lieu à Hu-

mais il est évident que les fractures comminutives , flammation.

et surtout l'introduction des esquilles clans l'épaisseur des membranes et du cerveau , sont trèspropres à produire cet effet. Il en est de même' des corps étrangers qui peuvent, être restés engagés dans les parois du crâne , en pénétrant le cerveau , ou qui peuvent s'être égarés dans ce dernier. 11 s'ensuit que les fractures dont il s'agit sont sus-

(i) Voyez les beaux Mémoires de l'illustre Barthez.

Cuap. "V.

pectes , même quand elles sont sans déplacement , De^soimioBs que les suites d'un pareil accident doivent être decontinnité ^y^m^g avec soin ; que si l'inflammation surlier> ■ , ! vient il est probable qu'elle a lieu sous la fracture ,

ilaies delà **v»»*s 1 i

tête. et que i'oa doit enlever les fragmens pour examiner

l'état des méninges. Il s'ensuit encore que, malgré qu'on ait vu des esquilles déplacées et enfoncées dans l'intérieur , ne causer aucun symptôme fâcheux, on doit ne pas négliger de les enlever ou de les réduire; car de semblables cas sont très-rares, et les difficultés sont bien plus grandes quand l'inflammation se déclare tard. Enfin , quand un corps étranger est apparent , et peut être saisi , il doit être extrait; mais s'il ne peut être saisi , s'il est dangereux de le pousser dans l'intérieur du crâne en cherchant à l'extraire , comme il peut arriver d'une balle engagée jusqu'à son plus grand diamètre , il faut comprendre le corps étranger dans une grande couronne de trépan , et enlever avec lui la portion d'os qu'il traverse. *J|x BtaJi a'. Les plaies du cerveau supposent la division dunicfrVu du crâne et des méninges. Elles sont nécessairel^ntÏÏT ment suivies de l'inflammation des parties divisées ; ,ion- mais elle estbien plus facilement produite et entretenue par une circonstance particulière de la solution de continuité des os : la table externe du crâne peut être divisée assez nettement ; mais la table interne , bien plus fragile , et que rien ne soutient , s'éclate , et forme des esquilles que l'instrument pousse au dedans. Si la blessure a été faite par un

DES SOLUTIONS DE CONTINUITE. 53g

instrument tranchant , elle est ample , et l'on peut Chat. v. avoir la facilité de reconnaître et d'extraire les Dessolutions

. de continuité

fragmens; la suppuration aura également une issue en paniculibre et facile. Mais si la blessure a été faite par un ,$aici du la instrument piquant , pour les raisons contraires , Ute' on ne peut pas se dispenser de pratiquer immédiatement l'opération du trépan pour prévenir l'inflammation , ou du moins de placer ce moyen au premier rang , parmi ceux qui peuvent la combattre , quand elle sera développée.

3°. L'érysipèle du cuir chevelu est une suite Erysipèle du très-familière de la plus légère blessure à la tête ; et il ne paraît pas que l'on puisse avoir recours, dairel"!npour expliquer ce fait, ni à l'ébranlement* que la percussion peut avoir porté jusque sur les organes gastriques , ni à la sympathie que les légumens du crâne irrités peuvent avoir mis en jeu : une trèspetite incision , pratiquée à la peau de cette partie, pour extirper une loupe , est fréquemment suivie de cet accident; on voit l'érysipèle se déclarer à la suite de fort petites plaies , dont les lèvres ont été rapprochées immédiatement, où la réunion s'opérait , et sans qu'il y ait la moindre marque d'inflammation ou même d'irritation. Mais l'érysipèle peut donner lieu facilement à l'inflammation des méninges ; et quand cet accident arrive à la suite dune blessure à la tête, qui pourrait par ellemême avoir d'aussi fâcheuses conséquences, on doit s'appliquer à combattre et à terminer au plutôt l'érysipèle.

Gai-, v. 4°. Tant que dure une plaie des légumeps du Des solutions cr£ne ', elle peut devenir le siétre d'une inflamma-

ile continuité ' J °

en particu- |jon c.lu' peut se communiquer facilement aux par-

Vier. J- . ,

Plaies de la ,ies intérieures , ou devenir de toute autre manière ,

tête* 1

cause occasionelle d'un accident des plus fâcheux. Etat flegmo- Il importe donc de se hâler de terminer les plaies pUie txîé- extérieures , et l'on ne doit négliger aucun des "nt'iuodui- pièce pies que nous avons exposés ci-dessus, et matJorï^é- ^onl l^pfeW est ProPre k favoriser le succès "eu,e- de la réunion immédiate. Tout en rappelant à celle occasion que les plaies coniuses , ou 'par écrasement , ne sont pas susceptibles de réunion primitive , nous observerons qu'il est assez commun , en pareil cas, que la destruction partielle de quelque filet nerveux , compris dans la plaie , donne lieu à des accideus inflammatoires graves , que l'on fait cesser par la division complète des parties qui recouvrent encore le crâne.

§. III. De la compression du Cerveau.

Effets de la L'observation et l'expérience ont prouvé que la compression. c;ompressioïl exercée sur la périphérie des hémisphères du cerveau produit peu d'effet , à moins qu'elle ne soit considérable ; que celle qui agit sur les parties qui forment la face inférieure du cerveau , ou près de cette région dans l'épaisseur des hémisphères , produit l'oblitération des sens , la suspension des facultés intellectuelles et des mouvemens volontaires ; que la moindre compression des corps calleux , des corps cannelés , et

DÈS SOLUTIONS DE CONTINUITÉ. f)4ï

surtout de la moëlle allongée , suffit pour produire Chap. v. ces effets ; que celle des couches optiques et des Des soi m ions

* 11 de conti nmle

nerfs du même nom produit la cécité ; que la corn- en particupression générale d'un hémisphère est suivie de Plaies de la

tête*

la paralysie des muscles destinés aux monvemens quodlibetaires du côté opposé , et de convulsions de ceux du côté affecté ; enfin , que celle du cervelet se manifeste spécialement par une sensibilité extraordinaire des tégumens , lesquels sont affectés douloureusement par le moindre contact.

La compression légère de la périphérie supé- Diagnostic, rieuredu cerveau, peut ne produire que des effets passagers : il semble que l'organe soit susceptible de s'habituer à cet état de gêne , et de recouvrer néanmoins l'aptitude à ses fonctions. Dans d'autres cas , ses effets sont permanens, et se bornent à la lésion de quelque faculté , ou à la production de quelque affection nerveuse : on a observé la dépravation des sensations de l'odorat, du goût, de l'ouïe , de la vue , le strabisme , le prolapsus de la paupière supérieure , la perle de la mémoire , du jugement , de l'attention , 'l'idiotisme , la démence , l'épilepsie , etc. Les mêmes phénomènes peuvent résulter d'une compression considérable que l'on v n'a pu faire cesser totalement , ou' qui a produit quelque lésion organique.

Quand la co.mpression est forte , elle produit des effets immédiats plus ou moins graves et même mortels : le malade perd l'usagé des sens ; il est dans l'assoupissement carolique ; il s'incline du

lier h tête

54à SECTION m.

Cnvr. v. côté de l'hémiplégie, même lorsqu'il est couché Dessoudons Slir un plan. horizontal ; la pupille est fixe et dilatée ,

de continuité r .

en particu- et ]es paupières sans action ; la sauve coule învo- Tiaiesdeia Jontaîremeut ; la déglutition est difficile ou impossible ; la respiration est grande , rare et rouflante ; les urines sont retenues ou coulent par regorgement ; les évacuations alviues sont supprimées , à moins qu'il ne survienne des convulsions ; le pouls est lent , rare et très-mou. Si les. choses restent dans le même état , les fonctions deviennent de plus en plus pénibles , le pouls perd totalement sa consistance et le malade meurt.

Canses. Là compression du cerveau peut être produite par les fragmens déplacés d'une fracture comminulive du crâne , par des corps étrangers introduits , et par des épanchemens. Nous, ne traiterons ici que de la première et de la dernière de ces causes , la seconde devant être approfondie dans une section particulière de cet ouvrage.

Frères Les fractures du crâne peuvent être l'effet de ÎT^Z l'action immédiate de la cause ou celui d'un contre «on dn cer- c • ^a prenueTe espèce est la seule où les esquilles puissent être assez nombreuses et assez déplacées pour comprimer notablement le cerveau ; ce n'est pas que dans les fractures par contre-coup^ il ne puisse y avoir aussi des esquilles , surtout de la table interne du crâne , et que ces pièces isolées ne puissent être déplacées; mais leur déplacement ne peut pas les refouler suffisamment vers le cerveau pour comprimer cet organe : il ne peut en

résulter que l'irritation et l'inflammation de la Chap.Vdure -mère. L'enfoncement d'une ou de plusieurs JJEJjSJJSJ pièces osseuses, au point de comprimer le cer- ™r pait'cu" veau, ne peut donc se trouver que sous le point JJf*sdela frappé. Mais il n'y a pas toujours plaie aux tégumens , quand le crâne a été fracturé à ce point , et l'on ne peut pas toujours juger de l'état des choses à travers les parties molles : de là , le précepte de raser toute la tête quand à la suite d'une chute on d'une percussion il survient des accidens immédiats , et celui de découvrir par des incisions convenables le point qui a été le siège d'une violence quelconque.

Un fragment osseux peut avoir été poussé entièrement à l'intérieur du crâne , ou seulement incliné par un point de sa circonférence. L'un et l'autre peuvent avoir été séparés du reste du crâne par une coupe oblique anticipant sur la table interne. Dans ce dernier cas, il est probable que quelque petit fragment a été séparé delà table interne aux limites de la principale fracture , et l'on ne peut se dispenser de découvrir ce point éloigné. Tout fragment poussé en entier vers l'intérieur du crâne doit être enlevé ; on ne peut que rarement se dispenser de supprimer également les fragmens volumineux , inclinés fortement vers le cerveau : leur déplacement et la violence qui l'a. produit , a ordinairement détaché le péricrâuc et ia dure -mère, et cet isolement convertit en séquestre la pièce osseuse déplacée. Le trépan est

Chat.v. le seul moyen par le secours duquel on puisse rem- Des solutions plir ces indications ini portantes , et Ton ne doit

ne continuité 1 1 '

en purticu- pas tarder à le mettre enusaye.

lier. 1 °

F/aks de la Le sang , l'albumine , le pus , la sérosité, peu-

tête. . < 1

vent faire la matière des épanchemens que Tinté- Matière rieur du crâne peut contenir. L'albumine est four-

des épanche- . .

mens qui me le plus souvent par la surface crânienne de la

peuvent com- , .

primer le cer- dure - mere , a 1 occasion de son inflammation , et jamais cet épanchement n'est suffisant pour comprimer notablement le cerveau. Le sang', le pus , la sérosité, peuvent seuls s'épanclier en assez grande quantité pour gêner les fonctions de cet organe. Epanche- L'épavichement du sang est la conséquence , ou

ment du sang. . ,

d'une fracture comminutive avec enfoncement de quelque fragmeut considérable, et des violences que ce dernier a pu exercer sur les méninges et le cerveau , ou de la commotion de ce même organe accompagnée de solution de continuité , ou d'une plaie pénétrante faite par un instrument piquant. Dans le premier cas , le siège de l'épanchement est connu , et l'indication est commune à l'épanchement lui-même et à la fracture qui en a été l'occasion : le trépan est inévitable pour l'une et. l'autre raison. Dans le second cas, on ne peut pas avoir d'indication positive à remplir, parce qu'on ne peut savoir où réside l'épanchement : tous les points de la périphérie du cerveau et de l'épaisseur de cet organe sont également susceptibles de la lésion organique qui accompagne les commotions profondes ; et rien ne peut indiquer le siège po-

sitif de l'épanchement sanguin qui en est la con- Chai-, y. séquence , lequel d'ailleurs se trouverait hors de résolutions

1 1 de continuité

la portée des moyens de l'art , s'il ne répondait à la w» particupartie supérieure du crâne, et s'il ne résidait im-> Plaies de la

tête.

médialeraent sous la dure-mère. Dans le troisième cas , un instrument aigu ayant pénétré le cerveau jusqu'à une certaine profondeur , il est indubitable qu'il a divisé des vaisseaux ; et si après avoir opéré son extraction on voit survenir des symptômes de compression de cet organe , il est plus que probable que le sang est épanché , et que la collection a lieu sous la piqûre : le trépan est donc indiqué, et doit être pratiqué toutes les fois que la blessure est dans un lieu accessihle aux instrumens.

Un épanchement purulent peut avoir son siège Ep.inche-

J 1 -'in i .. i ' -i ment puru-

dans Ja cavité de 1 arachnoïde , ou dans 1 intimité km. du cerveau. Dans les deux cas, l'inflammation a précédé sa formation ; et de même que rien ne peut indiquer le siège précis de cette dernière , de même aussi , rien ne peut faire présumer le siège de l'épanchement. On a eu cependant l'occasion d'évacuer de semblables collections , lorsque le crâne ayant été ouvert pour tout autre motif, on a eu des raisons suffisantes pour inciser la dure -mère, ou bien lorsqu'en pareil cas, un abcès de la propre substance du cerveau s'est dirigé spontanément vers le point ouvert du crâne , où la résistance .était moindre. Si de semblables ^hasards favorisaient eucore la même conduite, il

Chap. v. ne faudrait pas négliger d'en tirer parti ; mais hors Eessoimions ces cas heureux , rien ne peut guider le praticien

de continuité 1 ' r • • -»• j i •

en panicu- et lui tournir une indication claire et positive. h Plaies de la L'épanchement de sérosité qui se rassemble tete- dans la cavité des ventricules du cerveau , à l'oc-

Epancne- .

ment séreux, casïon des blessures de la tête , particulièrement chez les jeunes sujets , peut être reconnu , surtout par la cécité qui succède la première aux symptômes de l'inflammation du cerveau , et qui est bientôt suivie des autres signes de compression. Il est impossible de donner issue à celle collection ; mais , ou nous sommes bien trompés , ou nous avons prévenu quelques-uns de ces épanchemens, par .l'usage prolongé du séton à la nuque.

ARTICLE II

Des Solutions de continuité de l'œil.

plaies des Les paupières peuvent être intéressées par un instrument tranchant , parallèlement ou perpendiculairement à leur longueur. Une division de la première espèce peut difficilement atteindre le muscle releveur de la paupière supérieure , et dans le cas où cet accident aurait lieu , on ne pourrait que tenir la paupière suspendue par des emplâtres agglutinatifs.

La division totale du cartilage tarse et des parties molles de l'une des paupières , ne devrait point être traitée par la suture, malgré l'isolement complet des deux lèvres de la plaie : les emplâtres agglulinalifs suffiraient d'autant plus, que l'exercice

paupières

DES SOLUTIONS DE CONTINUITE. îfy

des fonctions de la paupière ne tient pas à Tinté- cwv.

. . «i * \ i ' A.- mina Dessolutions

griié du cartilage , ni a la reunion exacte du mus- dt,continililë cle orbiculaire , et que l'on a vu des plaies de cette «»• Particuespèce abandonnées à la nature , guérir spontané- ^Jpl* * ment sans une grande difformité : les progrès successifs de la cicatrisation de l'angle , rapprochent secondairement les lèvres de la plaie.

Si une division intéressait l'une ou l'autre paupières dans le trajet du conduit lacrymal , le meilleur moyen d'obtenir une réunion convenable , en conservant l'utilité de ce petit canal , serait d'y passer un fil de soie à la faveur du stylet de Méjean , et de l'y maintenir jusqu'après la guérison.

On a vu succéder à certaines blessures du sour- Errent ton-

. , • r r chant les

cil des accidens qui annonçaient une lésion cere- plaies du

, J , 1 sourcil.

brale , et que l'on a cru pouvoir attribuer a la section incomplète du nerf frontal , parce que la cécité en a été la suite. Il est bien plus probable qu'il s'est agi de commotion du cerveau , ou d'épancliement

sanguin

Les piqûres qui pénètrent la cornée transparente Piqûres et sont moins à craindre en elles-mêmes, que celles ]a cornée

, . , • transparente

de la sclérotique : ces dernières sont presque in- et de la scle. séparables des blessures de la choroïde et de la rotl(iueréline, d'où peut résulter une inflammalion plus ou moins . grave. Les unes et les autres peuvent s'étendre jusqu'au cristallin , et le plus souvent sa membrane devient opaque par l'effet de l'inflammation dont elle est le siège.

Les incisions de la cornée transparente , si elles

543 SECTtON III.

CnAr.v. sont faites par un instrument bien tranchant , peu- Det solutions venl avoir Jes conséquences très simples : malgré i,articu" l'évacuation de l'humeur aqueuse , l'iris peut suffire Plaies de pour contenir le cristallin et le corps vitré; la forme, 1 épaisseur et la densité de la cornée , déterminent le rapprochement spontané des bords de la plaie , qui se touchent d'ailleurs par une grande surface ; il suffit du rapprochement permanent des paupières, et de la compression uniforme que le cartilage tarse de la supérieure peut exercer alors , pour opérer une coaptalion très-exacte, et une réunion immédiate. Les incisions de la sclérotique ne sont pas ordinairement aussi simples : la choroïde et la rétine peuvent être divisées en même temps , ou simplement mises à découvert. Dans le dernier cas , il faut s'attendre à une inflammation grave ; dans le premier , la contraction simultanée des muscles de l'oeil détermine l'issue successive de la plus grande partie du corps vitré , et la désorganisation du globe. Ce dernier , si la plaie est grande , se vide , s'enflamme , et se réduit peu à peu à un bouton plus ou moins volumineux , mobile , et capable de porter un oeil artificiel et de lui communiquer ses mouvemens.

pluies cornu- Les plaies contuses du globe de l'œil , sont le dcSriUiiSl0be plus souvent suivies de la perte de l'organe, soit par les suites de l'ébranlement de la rétine , qui en devient insensible , soit par l'inflammation dont ces plaies sont très-susceptibles. On a vu , cependant, des exemples de réunion immédiate de cette

sorte de plaies , et nous en avons observé nn très- chap. v. curieux. Lorsque cette espèce de solution de con- Des. «blutions

'. de continuité

tinuité a lieu à la sclérotique, la conjonctive peut ea particu-

. , . lier.

n être pas divisée , ainsi que nous en avons vu piaies de

i i • ' 1 ' l'ail.

plusieurs exemples : cette dernière membrane présente alors les apparences d'une échymose vis-àvis la division de la sclérotique, et peut servir à contenir les corps transparens , qui sans cela seraient évacués.

Rien n'est plus propre à produire l'ébranlement Coups de fe»

1 1 1 1 ; intéressant

de la rétine, d'où résulte sa paralvsie incurable, le globe de

• j v 1'oeil•

que les coups de feu : il suffit d'un grain de plomb

qui pénètre , ou qui frappe seulement le globe de l'œil, pour produire cet effet. Toute autre contusion violente de l'organe peut agir de la même manière. L'épanchenaent sanguin qui peut résulter d'un accident de cette nature , s'il n'est pas accompagné de l'ébranlement de la rétine , se dissipe par la résorption , et peut laisser subsister les fonctions de l'œil.

Toute plaie de l'œil présente trois indications indications

. /v» générales

fondamentales , auxquelles se réduit toute 1 eilica- applicables

, . 1 • J au traitement

cité de l'art en pareil cas : prévenir 1 expulsion du de toute plaie corps vitré et du cristallin; favoriser la réunion la delœlplus prompte de la plaie par une coaptation exacte de ses lèvres ; prévenir l'inflammation. On ne peut remplir, les deux premières qu'en tenant les paupières constamment rapprochées. La réunion, la plus prompte de la plaie est unvdes moyens propres à prévenir l'inflammation ; mais il ne faut pas nér

CnAP. v. gliger ceux qui peuvent la combattre , quand elle Dessointions s'est déclarée.

de continuité

lier parlicu" Un corPs aigu peut pénétrer dans le crâne à Plaies de travers les paupières et les parois de l'orbite1 ; et s'il est poussé avec une force suffisante , il peut Blessures du n'être arrêté que par la paroi opposée du crâne ,

cerveau à , . , ,

travers l'or- après avoir traverse la totalité de Ja masse cérébrale. Ces cas sont constamment mortels, à cause de l'épanchement qui se forme inévitablement ; mais la mort est plus ou moins prochaine selon la direction de la blessure , et la nature des parties intéressées.

ARTICLE III

Des Solutions de continuité de la bouche. Plaies des Toute incision perpendiculaire de la totalité des

lèvres. 1 1

lèvres ou de leur commissure , doit être traitée par la suture entortillée : c'est le seul moyen propre à rapprocher exactement les lèvres de la plaie et à procurer une réunion immédiate, malgré l'isolement des parties , et le défaut absolu d'un point d'appui convenable. L'opinion contraire de quelques praticiens, d'ailleurs très-recommandables , a donné lieu à une foule d'expériences qui prouvent que tous les autres moyens sont insuflisans; que par leur usage on n'obtient .qu'un rapprochement inexact, une réunion incomplète, une cicatrice faible, mince, partielle, terminée par une échancrure vers le contour de la bouche ; enfin que ces plaies, livrées à elles-mêmes, se réduisent un peu

DES SOLUTIONS DE CONTINUITÉ. 55i

par le rapprochement spontané des lèvres près de Cbap. v. l'angle de la division , et se terminent par la cica- Des solutions

° 1 de conliauile

irisation isolée des bords , d'où résulte un bec de eu particulier.

lièvre accideutel , et la perte habituelle de la salive, Plaies de la si l'accident a lieu à la lèvre inférieure.

La division verticale de la joué , sur le trajet du Plaies des

' < joues.

canal de Sienon , et comprenant ce même conduit, est accompagnée du danger d'une fistule salivaire. Le moyen le plus simple d'éviter cet accident, est celui de compléter la section, si elle ne pénètre pas dans la bouche , de réunir l'extérieur trèsexactement par la suture entortillée , et d'engager entre la partie intérieure des lèvres de la plaie , une bandelette de linge , ou tout autre corps propre à s'opposer à la réunion. On pourrait faire de ce côté une perte de substance , si l'interposition d'un corps étranger n'inspirait pas assez de confiance.

Il en est de même d'une plaie intéressant le Plaies dn

plancher de

plancher de la bouche au-dessous de la mâchoire , la bouche, et le caual salivaire de ÏVarton : nous pensons qu'il serait indispensable dans ce cas de faire une perte de substance à l'intérieur, à cause des fibres musculaires entre lesquelles il faudrait faire passer la salive.

La déchirure , l'écrasement des lèvres , des joues , Coups de feu du plancher de la bouche par des coups de feU, h broche.'* laissent des plaies irrégulières , dentelées, chargées d'escares, et dont le moindre inconvénient est d'établir des perforations incurables, qui laissent

55a section ii r.

Cmr.v. échapper la salive. L'expe'rience a prouvé que l'on* Des solutions pouvait, avec le plus grand avantage, sacrifier la

rie continuité .

en pariicu- surtace de Ja plaie contuse , et obtenir par la reshepiaies de la cision une plaie régulière et mieux disposée, qu'il est facile de réunir exactement par le moyen de la suture. On ne doit pas craindre de réduire s'il le faut, par cette opération, l'étendue de la bouche; l'expérience prouve encore que les lèvres s'étendent consécutivement , pourvu que la cicatrice n'occupe qu'un point dans leur bord libre.

Plaies de la La langue peut être coupée en travers par les

langue. .... -,

dents incisives ; elle peut être intéressée dans tout autre sens par un instrument tranchant : c'est surtout pour les sections transversales que le sachet de Pibrac a été imaginé; mais l'expérience a prouvé que l'on obtient une guérison tout aussi sûre, et accompagnée de moins d'embarras , en se bornant à tenir la bouche fermée , et en assujélissant la mâchoire inférieure au moyen d'une mentonnière ; en sorte que le sachet ne peut devenir nécessaire que chez quelques enfans indociles. Quant aux divisions de la langue parallèles à sa longueur , soit dans le sens vertical , soit dans le sens horizontal , si elles ne sont pas très-étendues , elles peuvent être contenues par le seul rapprochement des mâchoires ; mais dans le cas contraire , et surtout lorsque la division a eu lieu dans plusieurs sens à la fois , la suture entrecoupée est indispensable , quelque incommode que soit Ja disposition des parties. Nous avons vu un cas dans lequel un

sabre ayani été poussé-dans la bouche, divisa près- c.a^-.y. que toute la longueur de la langue dans le sens Bessolutions

decontiniiiié

vertieal; et 1 instrument ayant été changé de posi- en particutiou en ressortant , fit une nouvelle division dans

Îr j • i . ¥ laies de la

e sens oppose : deux points de suture purent être bouché.

faits et abrogèrent singulièrement la cure.

Les coups de feu , surtout ceux qui ont été tirés JHÏJîJ dans la bouche même, sont susceptibles de faire laire" un grand désordre dans les parties molles et dans les os. Les éclats du rebord alvéolaire renversés avec les dents, et tenant encore par les gencives , doivent être replacés , et assujélis par une ou plusieurs ligatures , qui embrassent les cfents renversées et celles qui n'ont point été ébranlées : quelque douteux que le succès puisse paraître , on ne doit jamais achever la séparation des dents, à moins qu'elles ne soieut évidemment la cause d'une inflammation opiniâtre et grave.

Si la fracture comminulive de la mâchoire infé- Fractures

.. 1 commiimti-

rieure , qui a heu le plus souvent en pareil cas , ves de la ™â-

, , 1 , , . choiie infe-

n entraîne pas Ja nécrose de quelques-uns des plus weure. grands fragmens, la réuuion de l'os brisé peut avoir lieu, quoique lentement et avec difformité; mais dans le cas contraire, et s'il y a une perte de substance, j\ est assez commun que la fracture ne se réunisse que par un tissu fibreux, et qu'il ne se fasse pas de consolidaiion. Dans, l'articulation des mâchoires, les rapports des pièces osseuses et des muscles sont tels, qu'un fragment de la mâchoire inférieure fracturée , ne pourrait pas être maintenu dans une iu -

Cbàp. v. clinaison constante , ainsi qti'il le faudrait à la suite Dessoudions t]e certaines fractures comminutives , pour tenir les

de continuité 1

cn pardon» pièces principales en contact. Ce moven ne suffirait

lier.

plaies de la même, que lorsqu'une fracture avec perte de sub-

iuitc/te. . , .

stance aurait lieu vers la partie antérieure, et il ne pourrait être d'aucune utilité si elle était placée entre le menton et l'angle. Enfin , quand bien même en déplaçant l'un des fragmens , l'on pourrait les remettre en contact et obtenir leur réunion immédiate , celte déviation devant rendre inutiles les dents dont la position se trouverait changée , on devrait s'en abstenir : un assez grand nombre de faits prouve que malgré que les fragmens principaux d'une fracture comminutive de la mâchoire inférieure n'aient pas été réunis immédiatement, la mastication a pu être exercée.

ARTICLE IV

Des Solutions - de continuité du cou.

Différences. Le meurtre, le suicide, fournissent d'assez fréquentes occasions d'observer des plaies profondes et transversales de la région antérieure du cou. Il est rare qu'elles occupent la partie inférieure ; c'est le plus souvent aux environs du larynx que la section est placée : aussi est-il commun que malgré qu'elles soient très-profondes , ces plaies n'intéressent pas les gros vaisseaux de cette région ; les muscles du larynx , le larynx lui-même , la paroi antérieure de l'œsophage, quelquefois les côtés de ce dernier conduit , telles sont les parties or-

dinairement divisées. Il est rare que les muscles Chat. \r. sterno-mastoïdiens le soient également. Des solution?

P de coiiliuiiiic

La tête se renverse en arrière, la respiration se en parUcs-' fait par la plaie, la déglutition est impossible ou Ftaiesdacou. les substances avalées s'échappent par la plaie , la Phénomènes face est décolorée et profondément altérée, le pouls est petit St précipité, les extrémités sont froides, le malade se plaint, d'une soif dévorante ; il y a des lypothimies fréquentes, la respiration devient pénible , et si la section comprend l'a plus grande partie de la circonférence de l'œsophage , le malade meurt Ordinairement vers le troisième jour. On a yu cependant de pareilles blessures guérir , même assez facilement ; mais les exemples sont rares.

Il suffit de l'inclinaison de la tête en devant, et Traitement, du rapprochement des bords de la plaie qui résulte de cette position, pour rétablir la faculté d'articuler des sons. Ce moyen ne suffit pas de même pour rétablir la déglutition : le contact des lèvres de la division n'est pas tellement exact que les liquides avalés ne puissent facilement ressortir du pharynx ou de l'œsopbage divisés , et passer dans le larynx ou la trachée artère, ce cjui cause une toux suffocante, et perpétue le tourment delà soif. Il nous paraît donc indispensable de porter une sonde œsophagienne dans le conduit alimentaire par la bouche ou par le nez, avant de fixer la tête dans l'inclinaison antérieure , par l'appareil convenable.

Ceux que la vésanic porte k se détruire, sont

CnAr. v. habiles à saisir tous les moyens d'accomplir leur

Dos solutions funeste dessein. Ils doivent être surveillés avec

, n l'anicu- soin , afin de les empêcher de déranger l'appareil ,

plaies du cou1, ou d'irriter leur plaie par de nouvelles tentatives.

ARTICLE V

Des Solutions de continuité tic la poitrine.

On peut réduire à trois circonstances principales les effets les plus remarquables des solutions de continuité du thorax , et rapporter à ces trois chefs toutes les indications particulières qu'elles peuvent, présenter. Nous examinerons donc sépa- Considéra- rément : i°- L'hémorragie provenant des parois de . tions princi- jj poilrine QU des viscères qu'elle renferme; 20. la compression du poumon et du cœur ; 5°. l'inflammation des parties contenues dans le thorax. Ces trois ordres d'accidens supposent la pénétration de 1'inslrument vulnéraut dans la cavité de la plèvre , circonstance qui a été regardée par un grand nombre d'auteurs comme très-importante à reconnaître d'abord; mais la pénétration de la plaie dans la cavité du thorax, n'entraîne pas la nécessité d'une lésion intérieure, et par conséquent elle n'est nullement intéressante à constater, lorsque d'ailleurs rien n'annonce l'une des conséquences graves Hes^ange-q-ae ces plaiès peuvent avoir. De plus, les recherreuxdecber- , nécessaires pour acquérir la connaissance de

cher à con- 1 ' . .

noitre iapé- ja profondeur d'une plaie de la poitrine peuvent k jET 6 être, accompagnées de danger : un vaisseau sanguin

DES SOLUTIONS DE CONTINUITÉ. Sfôy

peut, avoir été ouvert, et un caillot heureusement Chap,v. dispose peut suspendre l'hémorragie , que l'intro- gjgjft duction du doigt ou de la sonde petit renouveler, « r»11"" Ainsi, dans une large blessure , l'ouverture de la ïMesdela

° • • poitrine.

poitrine étant évidenre, et dans une blessure étroite, comme celle que peuvent fajre une bayonnette ou une épée , les recherches étant dangereuses , il faut s'en abstenir dans l'un et . dans l'autre cas , et former le diagnostic à cet égard , d'après les symptômes consécutifs propres à chaque espèce de lésion intérieure.

§. Ier. De l'Hémorragie.

Elle peut provenir de l'artère mammaire in- Sources, terne, de l'une des artères intercostales, ou bien du cœur , du poumon ou de l'un des gros vaisseaux contenus dans le thorax. Dans tous les cas elle peut être apparente ou cachée.

Une large blessure faite par un sabre ou toute Hérooii-sgie arme analogue, peut permettre au sang de s'é- aPl)arenlecouler au dehors à mesure qu'ij s'échappe du vaisseau ouvert. Dans ce cas, l'hémorragie peut s'ar-, i èler d'elle-même en peu de temps , si le vaisseau qui la fournit est peu considérable , comme il arrive quand elle provient de l'extrémité antérieure de l'une des intercostales , ou de la blessure superficielle du poumon, ou de celle de la partie inféi ici ire de cet organe. Si la source de l'hémorragie est plus abondante, le malade ne tarde pas à tomber en syncope; l'effusion du sang est suspendue

CnAr. v. pendant un certain temps, pour se renouveler dès Des solutions que la circulation est rétablie , on dès que les foren particu- ces sont réparées par quelque nourriture. L nemor- ^yiaiesdeia ragie est d'autant plus prompte à s'arrêter, que la potome. perie (Ju satlg fl été pius abondante et plus rapide;

elle se renouvelle aussi d'autant plus fréquemment que l'on prend plus de soin de rétablir le libre exercice des fonctions , ou de réparer les forces. i!.-niorragie Une plaie éfïoile , oblique , tortueuse , peut pénétrer dans la cavité de la plèvre , et l'instrument peut avoir blessé quelque vaisseau , dont le sang ne se montre pas au dehors à mesure qu'il s' extravase. Dans ce cas, la quantité de sang perdue est en raison de l'espace qu'il peut occuper , du diamètre du vaisseau ouvert , et de l'étendue de son ouverture. Un coup d'épée qui aurait pénétré près la partie inférieure et gauche du sternum dans l'épaisseur du médiastin , eût -il déchiré l'artère mammaire , ne pourrait être suivi que d'une extravasalion médiocre, à cause de l'exiguité de l'espace , et de la médiocrité du vaisseau. Il peut en être de même de certaines blessures du poumon, si elles sont peu profondes , et si elles tombent sur un point de cet organe où quelque inflammation antérieure ait confondu la plèvre qui le recouvre , avec le point parallèle de la plèvre costale : dans

Avantages 1 ■ ,

des adhéien- ce c][s }a cavité de cette membrane n est point P0U" accessible au sang, et ce liquide ne peut occuper que l'espace pratiqué dans le poumon par l'instrument vulnéraut, et les cellules pulmonaires voi-

mou.

DES SOLUTIONS DE CONTINUITÉ. 55g

sines de la blessure, dans lesquelles il peut s'iu- Chxp.v.

„, D- • ' "' J„„ Des solutions

filtrer. Mais lorsque 1 instrument qui a pénètre dans deconlinnité la cavité thorachique a blessé profondément le jjj^ pa'licupoumon, surtout vers le point par où pénètrent dans ^JJgJJ de 1,1 cçt organe les vaisseaux pulmonaires , lorsque de Effets de

.,, , t r vi l'hémorragie,

pareilles blessures intéressent un poumon libre, quand il n'y lorsque l'instrument a ouvert l'artère aorte , l'artère . ££^"1»! ad" pulmonaire , l'une ou l'autre veines caves, la veine azigos près de son origine , .la partie postérieure de Tune des" artères intercostales, ou le tronc commun des trois ou quatre supérieures de ces dernières, ou bien enfin les parois des cavités du cœur , le sang peut s'échapper en grande quantité, parce qu'il peut être logé dans des espaces considérables , et parce qu'il, est fourni par des sources abondantes. Lorsque le cœur est atteint la cavité du péricarde peut en être remplie et même distendue; et si l'ouverture de ce sac membraneux est suffisante, il peut eu passer une certaine quantité dans la cavité de l'une des plèvres; dans tout autre cas que celui de la blessure du cœur, c'est cette dernière cavité qui peut en . être occupée. Dans les uns et les autres, c'est aux dépens de l'étendue des organes voisins que le sang est logé , puisque clans l'ordre naturel il n'existe pas, de cavité dans i'inlérieur de la poitrine : ainsi, c'est en affaissant le Le sang ne

. peut être logé'

cœur , que Je s^ng trouve a abord un espace a dîns la poi-

, , liine qu'aux

occuper clans le péricarde ; c est en s opposant a (i,:.pKns dos la dilatation complète du poumon, qu'il peut se ol^"uyloger entre le feuillet pulmonaire elle feuillet cosial

56o SECTION III.

Ghap. v. de la plèvre. Quelle que soit la source de Phémor-

ïecontiS ra^ie' el,e Peul ^re raPi(le ou lenle> continue ou j£ Particu: intermitiente , selon Pe'iendue de l'ouverture par plaies de la laquelle le sang est extravasé : ainsi, on voit dans

poitrine. ■>

ces cas des hémorragies prompienient dangereuses et même njorlelles , taudis que quelquefois un caillot fermant une ouverture étroite , suspend à plusieurs reprises l'effusion du sang, lors même qu'il est fourni par Je cœur , ou par les plus gros vaisseaux; en sorte que la mort ne survient qu'au bout d'un certain nombre de jours , et lorsqu'il était raisonnable de concevoir des espérances flatteuses. Un effort imprudent a souvent été suivi, en pareil cas , d'une mort soudaine et imprévue , qui, sans doute, était inévitable, mais qui, sans celte occ»sion , serait probablement arrivée plus lard , et peut-être pins difficilement.

Hémorragie 11 faut rappeler ici ; que les contusions violentes

cachée , pro- . - ,

duitepardes de la poitrine peuvent rompre quelque gros vais-

coatusionsde • 1 i • 1 i

Lipoiîriue. seau , sou dans Je poumon, soit hors de cet organe, oujpien le cœur lui-même ; et que les coups de feu qui pénètrent dans le thorax, peuvent n'être suivis d'hémorragie que quelque temps après la blessure. Dans le premier cas, les symptômes d'une hémorragie cachée se manifestent de suite " et la contusion du thorax peut être suivie de la mort Hémorragie la plus prompte. Dans le second«cas, l'hémorragie

conséciil ive à ' , , i ■. r

la suite des peut ne paraître qu au bout du temps nécessaire coups é-eu. p0nr ]a st:paral;on dune escare , que la balle a pu faire à l'un des gros vaisseaux du thorax ; ordiuai-

renient alors l'hémorragie esl apparente, mais il a Chap. v. pu survenir des changemens dans les rapports des ^ontinuiil parties extérieures , qui peuvent empêcher le sang ^ particu-, de se montrer au dehors. plaies de la

poitrine.

Tandis que le sang s'épanche dans les cavités de symptômes la poitrine sans paraître au dehors, la face pâlit, ^agie cachée" le pouls devient faible , petit et lent , les extrémités se refroidissent , la vue devient trouble , le malade ' éprouve des tinlemeus d'oreille , des bâillemens , le corps se couvre d'une sueur froide , il survient des lypothimies. Lorsque les sens sont rétablis et la syncope dissipée , le malade éprouve de l'oppression , une dyspnée plus ou moins pressante , et plusieurs autres symptômes qui annoncent la compression du poumon ou du cœur , et que nous exposerons plus bas. Si l'hémorragie se renouvelle plusieurs fois , celte série de phénomènes se reproduit à divers intervalles , et chaque fois on voit augmenter les symptômes qui résultent de la gêne des viscères du thorax.

Le tableau que nous venons de présenter suffit Signes de la

d. , ,., i / source de

onnerla certitude qu il existe une hemorra- rhémomigie.

gie cachée ; mais îl ne peut en indiquer la source ,

et cette partie du diagnostic est bien plus difficile.,

Il est un cas de blessure du poumon qui peut être

reconnu : l'instrument qui a ouvert quelque vais- Hémorragie

d*. „ du poumon,

e cet organe , peut intéresser en même temps

les bronches , et donner au sang la facilité de passer dans ces conduits et d'être cxpe«loré-. Il n'y a point de doute alors que le poumon est blessé ,

Chap. v. et qu'il est au moi us, l'une des sources du sang qui decontinnké s'épanche. Mais dans tout autre cas , quelle que ^e,. !'articu" soit l'origine de l'hémorragie, les symptômes sont

plaies delà ]es mêmes , et l'on peut seulement parvenir à sa-

poitnne. ,m 1 't . 1

voir que le vaisseau qui fournit le sang est médiocre , ou qu'il est percé d'une petite ouverture , si les symptômes, de l'hémorragie sont peu mar- . q.ués , et s'ils ne sont suivis que lentement de ceux de la compression , et vice versa.

^Hén orragie Lorsque l'hémorragie provient de l'artère mammammaireou maire ou de l'une des intercostales , on peut re-

des inlercos- i

taies'. connaître son origine si la plaie est assez grande

pour permettre quelque recherche : \e doigt introduit et placé sous le hord inférieur de la côte voisine , peut distinguer uu jet d-e sang chaud que fournit le vaisseau ouvert j en comprimaut cç point avec le bout du doigt , on peut suspendre l'effusion du sang , qui reparaît dès que la compression cesse ; en introduisant une carte à jouer , disposée en forme de gouttière , de sorte que la concavité regarde le bord inférieur de la côte , et que le bout extérieur de la carte soit dirigé en bas , on ramène en dehors l'écoulement du sang , et la température , la consistance de ce dernier, suffisent pour faire reconnaître qu'il s'échappe à l'instant même du vaisseau qui le donue. Tiaiteroent L'hémorragie qui est fournie par l'une des ar-

de l'hémor- . |

ragie de Par- téres intercostales ou par la mammaire , est la maire eT des seule , quand elle peut être reconnue, que Fou kuereostaks. ^ ^ procédés chirurgicaux :

parmi tous ceux que l'on a proposés, celui qui CnAr- v-

r , . , i, Des solution»

nous paraît le plus simple , et qui a obtenu l assen-

de continuité

liment du plus grand nombre des praticiens distin- ™r parUca" gue's , est celui de Desault. j5£i Dans tout autre cas d'hémorragie apparente ou Traitement

. . de toute au-

cachée , à la suite des blessures de la poitrine , tre hémorra on ne peut employer que deux moyens , tous deux vax, fort indirects , et sujets à de grands inconve'niens : le premier consiste à réduire tellement les forces par la saignée et le régime , qu'il puisse se former un caillot à l'ouverture du vaisseau intéressé , et que l'acte de la circulation ne puisse le détacher , jusqu'à ce que l'inflammation oblitère ce même vaisseau plus solidement ; le second consiste dans une compression éloignée que l'on cherche à exercer sur l'artère ouverte , en retenant clans l'intérieur de la, poitrine le sang épanché. Le premier Traitement

, débilitant.

de ces deux procèdes , qui a souvent réussi , a tous les inconvéniens attachés à un affaiblissement outré , et toute l'infidélité d'un moyen qui n'agit pas directement , et qui s'oppose même au développement de l'inflammation , seul moyen d'oblitération solide des vaisseaux sanguins. Le second Compression

, , -, ■. du vaisseau

est accompagne nécessairement de tous les mcon- par ie sang véniens attachés au séjour d'un corps étranger dans la cavité des plèvres , et à la compression du poumon et du cœur. Nous comptons pour bien peu de choie , les secours que l'on peut attendre de l'usage intérieur des médicamens appelés cistrin- Çais. On sent , d'après cet exposé , que quand

extravase.

Chat. V. le vaisseau ouvert est d'un grand diamètre , le cas Dessoudions est mortel de sa nature. 11 Tant en dire autant des

de continuité

en paitica- blessures du cœur, auxquelles il est évidemment plaies de la impossible d'opposer ni l'un ni l'autre moyen ,

poitrine. '■. . ., ,

admissibles en toute autre circonstance, utilité de h» La saignée doit être mise- en usage sur le champ ,

saignée , du u ° 1

repo» et du lorsqu'il paraît des situes d'hémorragie , à la suite

régime. >, ...

des blessures de la poitrine ; et l'on doit faire en sorte de produire de suite , à la faveur de ce moyen t l'affaiblissement convenable pour mettre -un terme prompt à l'effusion sanguine. La saignée doit être réitérée du moment que le pouls se relève, sans attendre que le sang circule avec assez de force pour détacher le caillot qui a pu se former , et pour s'extravaser de nouveau. Le malade doit être soumis en même temps au repos le plus absolu et au régime le plus sévère ; car on ne doit pas s^empresser de réparer le sang, dont on cherche à diminuer la quantité.

Utilité de k Pour se servir du sang qui s exlravase comme d'un moyen propre à comprimer le vaisseau qui le fournit, ou tout au moins à soutenir , pour quelque temps , le caillot qui doit se former à son ouverture , il suffît de s'opposer à l'effusion extérieure de îiénnionim- ce liquide C'est pour celle raison que l'on a praJ pTa£aedela tiqué le rapprochement exact des lèvres de la plaie , dans les cas où celte dernière en riait susceptible. Dans ies plaies étroites, comme celles qui sont faites par une çpée , la chose n'est pas nécessaire ; et la disposition la [dus heureuse, en pareil cas.

rétention du sang extra vasé.

est celle d'une adhérence ancienne des plèvres pul- Chai-, v.

n.onaire et costale, dans le lieu même de la Lies- ^ffiSé

lare : le sang ne peut cjue, s'e'paucher alors dans «g pârtibu-

iesnace pratiqué par l'instRument vulnérant , et -phm4e:la

I I 1 1 • . . il!- poitrine.

if'iufiltrer plus ou moins dans le tissu înlerlobulaire lu poumon. La (('union immédiate est impraticable Condition^ Sans les blessures profondes de la poitrine faites despiaiespar

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