‹ Précis élémentaire des maladies réputées chirurgicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 32 sur 49 · L . l'abdomen · texte numérisé non relu

L . l'abdomen

de sa longueur, avec celui de Ja plaie, est sujette ià de grandes erreurs, etc. ; mais l'important, en pareil cas , n'est pas de savoir positivement d'où provient le sang qui s'épanche , puisqu'on n'a aucun moyen direct à opposer à l'hémorragie ; il suffit de bien constater l'hémorragie elle-même, au moins pour former le pronostic. Or, le tableau que nous Acddens

. ' nerveux qui

venons de tracer ne peut permettre qu une seule ressemblent

. » » • « i i r • i i a aux signes de

équivoque : la lésion de quelque nert, surtout au l'hémorragie, mésentère, peut causer, à l'instant même, des symptômes nerveux qui ont quelque ressemblance avec ceux que nous avons indiqués ; mais leur caractère les rend intermittens , et dans les intervalles de calme , le pouls a le même développement que dans l'état naturel. Dans les cas où ces mêmes symptômes ^dépendent de l'hémorragie , on observe au contraire un affaiblissement subit ; et si l'effusion du ssang est suspendue , les phénomènes qu'elle avait produit ne se dissipent que lentement , en laissant au pouls une faiblesse qui ne disparaît à son tour , qu'après un temps que Ton peut raisonnablement r regarder comme suffisant pour la réparation des forces.

Toute hémorragie cachée de l'abdomen est un Pronostic a« I accident grave : elle peut devenir 'mortelle par ses 1 hemomS,c' fiéquenles récidives , même quand elle n'est pas

gg8 SECTION III.

Chju?.v. fournie par un vaisseau principal; nous n'avons Dessolutions que (]es moyens indirects et irès-déléclueux à lui

decoutinuité n J , .

eu partie»- opposer; le moindre de ses inconveniens , quand

lier. , ,. , « ,

plaies de elle est médiocre , et qu on est parvenu a s en

l'abdomen. . i i • i i ' • ■ •

rendre maître , est 4e laisser dans le péritoine un corps étranger sur lequel il est très-douteux que l'absorption puisse s'exercer, et qui ne manque guère de produire l'inflammation de cette membrane.

Traitement £a résistance des parois de l'abdomen n'étant

de l'iiéinoria- > a» i

sie- que d'un bien faible secours , et n o tirant rien de

comparable à celle des parois de la poitrine, quant au parti qu'on en peut tirer sous le rapport de l'hémorragie, il serait prudent, de laisser couler librement le sang au dehors , s'il s'échappait entre les lèvres d'une plaie du bas ventre. La syncope étant le seul moyen par lequel l'effusion du sang puisse être suspendue , il faut chercher à la produire , et entretenir un élat de débilité qui ne laisse presque pas à la circulation la force nécessaire pour détacher un caillot,, dont on peut obr tenir ainsi la formation. La saignée prompte et fréquemment réitérée , est donc le seul parti praticable , le seul moyen par lequel on puisse remplir une indication raisonnable. Elle peut être secondée : par l'abstinence plus ou moins complète, des; boissons froides , des fomentations de la même nature , le repos le plus absolu , etc. Mais on sent: que ces moyens sout absolument inutiles, et ne ■ peuvent produire tout au plus que des effets pas--

Chat. V.

sagers , lorsqu'il s'agit de la lésion d'un vaisseau

" , , •■ 1 "J'IlTl- Des solutions

majeur , ou de quelque brandie considérable., us

de continuité

ne "peuvent avoir d'heureux résultats , que dans ^ i>aitlcQ" les cas où l'hémorragie provient d'un vaisseau nié- ^JgQ* diocre, et lorsque ce dernier est d'ailleurs disposé favorablement pour l'oblitération , effet que sa propre inflammation ou celle des parties environnantes sont seules capables de produire.

On n'est jamais en sûreté contre l'hémorragie Liiémorragî»

' 0 peut se re-

Cachée , provenant de la lésion d'un gros vaisseau, nouveier, et

' L 0 devenir mor-

même lorsqu'on a été assez heureux pour la sus- telle ; -après 1 \ avoir été sus-

pendre et que l'inflammation s'est manifestée : on peuduc.

ne peut se rendre maître du sang , en pareil cas , qu'autant que le vaisseau qui le fournit a été seulement piqué , et qu'on a pu réussir à favoriser la formation d'un caillot. Or, on connaît toute l'infidélité de ce moyen de suspendre les hémorragies ; un effort suffit pour renouveller Te (fusion du sang, et produire une hémorragie mortelle. Comme d'ailleurs, il est impossible de savoir de quel vaisseau provenait le sang qui s'exlravasait immédiatement après la blessure, il est impossible également de prévoir les accidens dont il s'agit.

§. II. De l'Inflammation à la suite des solutions de continuité de t abdomen.

L'inflammation du péritoine et des viscères que Effets de nn-

, , i • 1 1 .> flaiiiuiatkm.

cette membrane enveloppe , est la suite Ja plus familière, et tout à la fois la plus redoutable des solutions de continuité qui intéressent l'abdomen.

4oO SECTION III.

Cojlp.v. Les effets qui en résultent sont les uns locaux, les Des solutions autres généraux. Les premiers consistent dans l'al-

decontimnte ° , . , /

en partie^- teration des propriétés de la membrane eUe-meme ,

lier. - •

plaies de et*des fonctions des organes avec lesquels elle a

l'abdomen. . - ,

des rapports. On sait que les membranes séreuses, Effets locaux qui dans l'état naturel ont la propriété d'exhaler

de l'inflam- ^ ..• r .

matioa légè- la sérosité , acquièrent à l'occasion du plus léger degré d'inflammation, celle de sécréter l'albumine presque pure. Ce produit accidentel se dépose à leur surface , en y formant une couche plus ou moins étendue , qui a quelque ressemblance avec un organe membraneux ; il adhère de part et d'autre aux parties circonvoisines , qu'il unit ainsi d'une manière d'autant plus solide , que cette substance nouvelle s'organise , s'identifie avec les parties environnantes, et ne peut plus en être distinguée. Il paraît, cependant, que les produits albumineux de l'exhalation altérée des membranes séreuses , ne s'unissent qu'avec des surfaces enflammées , et qu'il faut même un mode , ou un degré particulier d'inflammation pour que cette union ait lieu : de là est venue la pensée que l'inflammation des membranes séreuses était contagieuse pour elles-mêmes. Il est certain que , quand l'inflammation a les caractères dont il s'agit ici, le -point du péritoine qui se trouve en contact avec celui qui passe à l'état inflammatoire , ne tarde pas à s'enflammer également : ne pourrait-on pas attribuer ce phénomène aux nouvelles propriétés de l'exhalation , déjà altérée dans le point de la membrane qui s'enflamme le premier ?

des solutions de continuité. 4oi "Tes produits de l'inflammation ne sont pas les Cà\t. V. mêmes lorsqu'elle est intense : la sécrétion de l'ai- Dessolutions

b, . . . , m '■ • decontinuité

unuue en est bien le premier résultat; elle est en pirtiçu-

même fournie du grandes masses ou en flocons Plaies de

* .. 1 1 i • ■ î > * • • , l'abdomen.

tres-auondnns; mais îl sy joint une quantité vafiable et quelquefois énorme de sérosité sanguinolente, et de madère puriforme. On sent que dans Effets locaux ce cas , il ne peut y avoir de coni^t entre les parties maiion graenflatiîmées : les matières sécrétées s'épanchent, et >e" pratiquent une cavité proportionnée à leur masse. On sent aussi que , si d'un côté l'inflammation » du être intense et étendue pour produire de semblables résultats , d'un autre côté, ces* derniers eii se répandant, propagent l'inflammation, et l'élendent bien davantage : aussi, est-il rare que, lorsqu'on trouve des épanchemens de cette nature daus le péritoine, l'inflammation ne soit pas générale. On trouve cependant des cas qui semblent présenter l'intermédiaire de ces deux extrêmes : l'iu- .flammation occupe sur deux surfaces parallèles une étendue assez considérable , mais limitée ; une masse volumineuse d'albumine est déposée entre ' les surfaces enflammées et leur est unie de part et d'autre ; celle substance ne forme point une masse solide et concrète , mais un tisssu aréolaire dont les mailles sont infiltrées de sérosité* où même de matière puriforme. Dans cet état, si l'inflammation vient à cesser , le liquide infiltré peut disparaître , probablement par l'absorption ; l'albumine peut se resserrer, occuper un espace moindre, et meure i- 26

4o2 4ECTION II ï.

& f ainsi en contact les surfaces écartées, lesquelles ï Jsl,iouS uq tardent pas à se confondre par des adhérences

Uo continuité »

pavticw- solides.

ïierW*/« de Les liaisons du péritoine et def viscères de l'ablubdoinea. ^Qmen sont tellement intimes , qu'il est impossible Lésions des que le premier soit enflammé dans une certaine Î^Sïï?£ étendue , sans que les fonctions des derniers en, Sttioï sôient troublées ^tablement. Cette conséquence est d'autant plus inévitable , qu'il est évidemment impossible que la coutinuité ne propage pas rapidement l'inflammation du péritoine au tissu propre des organes qu'il recouvre : de là , la soif, les vomissemens, les tranchées , la constipation , la suppression des urines , etc.

FffHs gêné- Les effets généraux de l'inflammation du péri-.

toine consistent , en outre de la fièvre , dans une altératiou singulière des. forces vitales , qu'a" faut peut-être attribuer à l'affection spéciale des nerfs de l'abdomen, et qui a fourni la première idée de considérer ces derniers comme un système particulier. C'est à celte circonstance remarquable qu'il faut rapporter la décomposition rapide et profonde des traits de la face , le froid des extrémités , la petitesse extrême du pouls; phénomènes qui sont eu rapport avec l'intensité de l'inflammation , et ce-, pendant propres à en imposer à des praticiens inexpériraentés.

. Lorsqu'à la suite d'une violence exercée sur Je i?$3lSZ bas vcnlre , lmuammation des parties renfermées dans cette cavité se déclare , il survient autour du

DES SOLUTIONS DE CONTINUITÉ. 4o3

point lésé une douleur fixe, d'abord légère, puis -Chai. v. plus intense, qui augmente par les pressions ou Des solutions

. , . . de continuité

par les niouvemens de la respiration , et qui se ré- en panicupanel peu à peu dans un espace plus ou moins dp grand de l'abdomen, ou dans la totalité ; la chaleur labdomen' augmente, le pouls devient fréquent, la fièvre s'allume, quelquefois par un frisson plus ou moins prolongé; si quelque cause générale concourt avec la blessure à produire l'inflammation, la fièvre peut; Survenir dans un ordre inverse , et précéder le premier sentiment de la douleur; du moment que la lièvre s'est associée au travail fluxionnaire , et que l'inflammation a pris une certaine intensité, le pouls devient petit, précipité, irrégulier, les extrémités deviennent froides, la face pale et décomposée , et la fièvre et -la violence de l'inflammation ne peuvent plus être appréciées que par la fréquence du pouls, la sensibilité du ventre, l'in^ lensiié de la douleur et celle de la soif; le ventre reste obstinément fermé, et se balonne; il survient, des horborigmes et des vomissemens qui renouvellent la douleur ; toute ingestion, même des liquides , produit le même effet; les urines sout d'abord, rares, hautes en couleur, puis supprimées ou retenues; la douleur devient intolérable, puis, se calme, soit peu à peu, tandis que le ventre se distend de plus en plus et devient fluctuant, soit tout à coup , et sans motif légitime : on voit alors le froid des extrémités devenir glacial, une sueur froide se répandre sur le corps. , pouls devenir

4o4 Section tii.

CHAr v. intermittent , insensible ; ces symptômes, un déliré Dissolutions fugace et l'assurance que le malade donne qu'il A portica- est Lien, sont les signes de la gangrené des parties h%îaies de qui ont. été enflammées , et les présages d'une mort l'abdomen. très-prochaîne . Lorsque le ventre se distend et présente les phénomènes de la fluctuation, à mesure que la douleur diminue, on peut être assuré que l'inflammation a déterminé un épanebement séroalbumineux ou purulent, terminaison tout aussi funeste. Enfin , la seule violence de l'inflammation et de la douleur qui l'accompagne , suffit pour faire périr promptement le malade, sans» que la maladie ait suffisamment duré pour amener l'une ou l'autre terminaison.

L'inflammation du péritoine et des viscères du

Traitement I . : •» , .

général de bas-ventre doit être combattue selon les principes

l'inflamina- . -in- „ ,

lion. connus du traitement des fluxions, principes qu il

nlest pas de notre sujet d'exposer ici, et dans l'application desquels il importe de faire une juste appréciation de la part que l'accident , ou des causes générales , peuvent avoir eu dans la production de la maladie. Mais combattre l'inflammation à la * suite des lésions violentes de l'abdomen , est bien Can^esparti-nioins avantageux que de la prévenir. Plusieurs <miières de cu.couslances SOnt particulièrement aptes a la pro-

1 inflainiua- L

tion- duire 5 d'où découlent autant d indications propres

qu'il importe de saisir et de remplir avec soin , pour* prévenir cet accident funeste. Nous rangerons ce que l'expérience a appris à cet égard , sous cinq chefs principaux , et uous traiterons succès-,

DES SOLUTIONS DE CONTINUITÉ, 4o5

slvement : i°. de la division du péritoine; 2°. de c*kp- yl'issue des viscères; 3°. des blessures de ces der- ?f?-sol"tio-!!

continuité

niers: A0, des épanchemens ; 5°. des corps e'tran- ,CI1 Salîticu-

1 l . ■ Jier.

gers. Plaies de

l'abdomen.

(A) La division du péritoine est la véritable cause inflammades accidens inflammatoires que l'on voit, survenir ^,a°J^ à Ja suite des plaies pénétrantes de l'abdomen sans ,3ivi.sio'1 dil lésions iqtériÇQres. On a attribué, sans démonstration suffisante, les accidens dont il s'agit à l'action de 0n a sau?

,,. .: ; " -' raison accnsô#

1 air atmosphérique, que l'on supposait gratuitement la pénétra,

r j , i - , . , tion de l'air,

pénétrer dans la cavité du péritoine, du moment que cette membrane est ouverte : on n'avait point fajt attention que les parois de l'abdomen ne sont pas solides ; qu'elles suivent tous les degrés de réduction dont les viscères sont susceptibles ; que l'air épauché en très-grande quantité dans la plèvre , n'y produit point d'inflammation, malgré les analogies bien connues descelle membrane avec le. péritoine ; enfin , qu'il n'y a aucune comparaison à établir entre l'action de l'air sur une membrane séreuse malade , et surtgut enflammée , et l'action de la même cause sur une de ces membranes dans, l'état sain. L'observation démontre que la divisiou du péritoine suffit pour y déterminer J'in-flammalion ; d'où il résulte que la plaie pénétrante la plus, simple peut être suivie de cet accident , et que l'on doit s'en méfier jusques au-delà des dix ou douzo. premiers jours. Le rapprochement et le contact immédiat des parties enflammées peut mettre des borjies à l'inflammation cyn favorisant l'adhérence des

Cha.i\ V.

Ces solutions de continuité en particulier.'

Plaies de l'abdomen.

importance de la réunion immédiate.

Ganses fie l'issue des viscères.

Inflammation et étranglement dos •viscères , a l'occasion de ïçuv issue.

4o6 SECTION HT.

parues qui en sont entreprises , dès le moment que

l'exhalation albumineuse a lieu : il est donc im-

portant de réunir de suite les lèvres d'une plaie de l'abdomen , lorsqu'elle en est d'ailleurs susceptible , de comprimer le bas-ventre et de faire observer au malade le repos le plus parfait. L'raflamnïalion est inévitable à la suite de toute division; mais avec le secours du régime elle peut être légère , et au moyen des mesures que nous venons d'indiqué* elle peut être bornée tout aussitôt , par l'adhésion mutuelle des parties.

(B) L'issue de certains viscères contenus dans l'abdomen , est Une conséquence assez commune de leurs conditions, de l'élasticité des 'parois du bas ventre , et de la division de ces dernières : l'intestin grêle, et sur-tout les épiploons , jouissent d'une liberté proportionnée à l'étendue de ces derniers , et à celle du mésentère ; l'élasticité des gaz intestinaux et celle des pavois de l'abdomen sont perpétuellement en opposition réciproque , d'où résultent les rapports les plus exacts entre la masse contenue et la capacité contenante , et même un certain degré de compression des viscères. D'après ces dispositions , une ouverture directe et suffisante , ne saurait exister aux parois de l'abdomen , sans être suivie de l'issue des- épiploons ou de l'intestin grêle.

L'acte de la circulation , les progrès des matières contenues clans l'intestin , l'expansibililé des gaz intestinaux , peuvent augmenter le volume des

DES SOLUTIONS DE CONTINUITÉ. 4c>7

parties échappées, altérer leurs proportions "rela- Chaï.V.

. x i> ^ • î . t ' „ , Des solutions

Uvement a louveriiire qui leur a livre passage, et t,econli,mitc:

rendre leur rédaction diflicile : de là, leur expo- !" ra,1,t"-

1 lier.

sition au» contact de l'air, leur irritation et le dé- , ,PJmes do veloppemeut d'uue inflammation, qui peut se propager plus ou moins sur le reste du péritoine. L'inflammation peut être développée depuis quelque temps sur les parties échappées du ventre , et elle peut avoir déjà produit deux effets : i°. l ad- Suites dei'é-

î r i a • i *j tiauglement

herence de ces mêmes parties avec le contour de des viscères

1i „ -, . n , , :n •, 'r déplacés,

ouverture ; -2°. la mortification des parties situées

hors de l'abdomen.

Il est évident que l'indication la plus pressante con- indication*

. , ,,. j , .du deph,r!<-

siste a réduire Jes parties, daus 1 intention de prévenir ment des visl'inflammation , quand elle n'est pas encore déve- ccies' loppée. La disproportion peut être déjà telle, que l'ouverture se trouve insuffisante : il faut bien se garder alors de faire aucune vidlence aux parties à réduire ; c'est le diamètre de l'ouverture qu'il s'agit d'augmenter , par le moyen de l'instrument tranchant. Mais si déjà l'inflammation avait produit des adhérences entre les parties et'le contour de l'ouverture , il faudrait s'assurer par la dilatation de la plaie , s'il serait prudent de les détruire pour réduire les parties échappées. Si l'adhérence était toute récente, et facile à détruire sans violence, on pourrait procéder à la réduction; mais si la réunion avait une certaine solidité, il faudrait se garder de l'altérer. En effet, l'adhérence termine l'inflammation , et il n'y a plus rien à craindre de

4o8 • SECTION III.

CuAr.v. sa part, quand elle a produit ce phénomène; ce Dessolutions seraxt remettre en question .un douie de la plus

de continuité ' m 1 . 1

en particu- grande importance , que de renouveler l'inflara-

lier. P

plaies de mation par la destruction des adhérences^ l'obser-

l' abdomen. . r ■ ■ A '

valion a prouve qu une portion , même tres-consi- Lesfouctions dérable d'intestin grêle , peut exercer ses fonctions

> peuvent se .

faire.quoique sans inconvénient , engagée de la sorte dans une

la réduction ,

«ait pas eu ouverture accidentelle et placée hors du bas-ventre , et qu'une cicatrice dont les viscères eux-mêmes forment la base, ne tarde point à les recouvrir; l'observation a prouvé pareillement, que quand Tépiploon est du nombre des parties sorties , il s'engorge, se boursouffle, se flétrit, tombe en mortification , et laisse un bouchon qui se confond avec la cicatrice extérieure , et 'en augmente ainsi la Conduite à solidité. Il serait donc préférable, en pareil cas,

tcuiraen cas • . v j

de gangrène de laisser les parties au dehors, et d attendre et

des parties . . - . „ 1

échappées.; favoriser la formation dune cicatrice. Dans le cas où déjà les parties échappées sont tombées en mortification, il est iudubitable que ,.là où cesse l'extrême construction des viscères déplacés, il doit y avoir une inflammation qui déterminera , ou qui a déjà déterminé l'adhésion, à moius que la gangrène ne continue ses progrès daus le yentre , auquel cas l'accident est. absolument mortel. Dans le cas contraire on peut attendre avec confiance la chute des escares ; il est impossible de-prévenir la formation d'un anus accidentel , ou bien d'une? fistule slercorale ; mais.on peut être presque assuré que les matières ne séjourneront pas dans la cavito

DES SOLUTIONS DE CONTINUITE. 4of)

du péritoine, et qu'elles seront expulsées au de- Chat. y. hors , conduites par l'espèce de voie que les adhé- J^uS renées ont formée. ™ Par,icu-

lier.,

(O La blessure des viscères- peut être l'effet de , Pla!es de

K \ • ' 1 , l'abdomen.

l'action d'un instrument piquant , d'un instrument tranchant, d'une balle, ou d'un corps contondant Deux cames

d'infla m mu- VolumineUX qui n'a point divisé en même temps tiou résultent

, de la blessure

les parois de 1 abdomen. Dans tous les cas, cet desvisçè^es, accident fournit de nouveaux motifs d'inflammation : l'irritation qui doit résulter de la blessure ellemême, et l'épaucbement des matières contenues dans ceux de ces viscères qui renferment une cavité. Mais ces nouvelles circonstances ont plus ou moins de valeur , selon l'étendue et le mode de solution de continuité des parties intérieures , et selon la nature des matières qui peuvent s'épanclier.

La piqûre faite par une épée , par exemple , in- La piqûre

, , . , , , . n'est pas fort

teresse une ires-petite étendue de parties; la divi- grave, si ce

■.. „ -, , n'est au roé-

sion proprement dite est extrêmement bornée , et sentèrc. l'instrument ne s'engage dans les parties qu'il a d'abord pénétrées , qu'en les distendant et en .profitant de leur élasticité, C'est pour cette raison , que des blessures de ce genre , intéressant évidemment quelque, viscère , guérissent néanmoins assez fréquemment, à moins que le mésentère n'ait été aneint ; espèce de lésion à la suite de laquelle on croit avoir observé des accidëns très-graves , que

1, .i / v 1 il 1 r ' i" ^es divisionst

on a attribues a la blessure des nerfs que ce repli sont plus à

bn craindre, raneux remerme.

4lO SECTION III.

Chap.v. La division faite par un instrument tranchant

Ees solutions peut intéresser les parties contenues dans l'abdo-

de continuité 1 A

""a pa"'cu- men JanS une bien plus grande étendue, et l'in-

plaies de flammation en est bien plus fréquemment la suite.

l'abdomen. . . 1 ■ *

La balle contond , déchire, écrase, et ces lé- Les pi.iies sions peuvent avoir lieu dans plusieurs points, à la

contusessout iit • • î • s*- j

1rs pins dan- fois, a cause de la disposition des parties. Cé mode

*gerenses. , . , T, . . , ,

de blessure , et 1 engorgement toujours considérable qui lui succède , sont extrêmement favorables au développement de l'inflammation.

Les décima- Les corps très-volumineux peuvent, par leur choc

res des viscè- t 1 .• i v i ' i ,■ ' '1

r<s sans plaie perpendiculaire ou oblique, déchirer, écraser les

extérieure , i i* i i

sont presque organes contenus dans 1 abdomen , sans entamer leUes!"51"0" ïes parois de cette cavité : on a vu les intestins, l'estomac, le fqie, la rate, etc. , lésés de la sorte par cette espèce de causes. Dans ces cas, l'irritation est énorme ; et , abstraction faite des dangers qui peuvent provenir de l'hémorragie ou d'épanchemens de toute autre nature , il suffirait de cette circonstance ponr rendre la blessure mortelle. On sent que , si l'irritation primitive , la commotion , qui peuvent résulter d'un pareil accident ne sont pas suffisantes pour faire périr le malade , l'inflammation doit être terrible, et promptement mortelle. Danger cons- Plusieurs viscères creux peuvent être blessés, et ce

tant, mais va- , 1 • , j , •

né des épan- qu'ils renferment peut passer dans la cavité du péritoine. La matière de ces épanchemens est un corps, étranger toujours fort à craindre , par l'irritation qu'il peut exercer sur la membrane avec laquelle il est mis en contact ; mais ce danger est plus

DES SOLUTIONS DE CONTINUITÉ. îlï

ou moins pressant , selou la nature des matières Chap. v. lépàfrchées. Puisqu'on a des exemples, même assez Ses solutions

1 1 t de continuité

nombreux , de blessures qui n'ont atteint l'esto- eu particu-

, , - - «« lier-

mac qu après un ceriain trajet parcouru oblique- pkàes de

• i - i t • ; ■ l'abdomen.

ment au milieu des autres organes, et qm ont gneri, quoique pendant plusieurs jours les boissons soient 'Sorties par la plaie , on peut conclure que , dans certains cas , lès matières contenues dans l'estomac peuvent, sans un très-grand danger, être mises en contact avec le péritoine. Le sang accumulé , surtout en grande quantité , ne manque point, de produire nue inflammation ; mais elle est consécutive ët ne se manifeste que du sixième au douzième jour après l'hémorragie dont il provient. Les matières stereorales liquides ou solides, paraissent être bien plus propres à exciter l'inflammation : elle s'est [Constamment manifestée , toutes les fois que ces icorps étrangers ont pu séjourner librement dans la cavité du péritoine. Les épancbemens qui paraissent avoir le plus d'activité , sont ceux de bile et d'urine : ils n'ont jamais manqué de produire lrès-% promptemenl une inflammation terrible et inévitablement mortelle.

L'épanchement n'est pas la suite nécessaire de L'épancneîtoute blessure d'un viscère creux : en premier lieu JJ*"^0^ 'l'exactitude des rapports delà masse contenue dans l'abdomen, avec la capacité contenante, établit un contact immédiat, et une résistance qui peut être suffisante; en second lieu, ceux de ces viscères qui sont contractiles et dont la cori formation permet

4l* SECTION III,'

Chxt. y. une prompte évacuation , peuvent se dégager par [l Dessoudons les voies naturelles des matières qu'ils contiennent , '

•le continuité -1 ' . ,

lier particu" et '"éduire beaucoup l'étendue de la plaie , en ré-< pimes de duisant leur propre capacité ; en -troisième lieu % l'écrasement qui accompagne certaines solutions de continuité , feutre pour ainsi dire Jes parties divisées , prépare et détermine Lienlôt un engorgement considérable qui augmente l'exactitude du contact naturel , provoque une inflammation dont; lè prompt développement peut favoriser une adhéf rance presque immédiate des parties environnai tes ; en sorte qu'il n'est pas rare que de pareilles blessures laissent un trajet comme coutinu , une espèce de canal qui conduit au dehors les matières qui s'échappent des organes blessés , sans leur permettre de séjourner sur le péritoine. Ainsi , un coup d'épée a pu être suivi de vomissement de sang , de selles sanglantes , on a pu acquérir par ces symptômes la certitude que l'estomac ou un in-? lestiu avaient été blessés , et cependant aucun accU •dent n'â pu faire présumer qu'il se fût . formé le moindre épanchement. Ainsi des blessures de l'es^ tomac faites par un sabre, ont été suivies à l'instant; même de vomissemçns et de l'issue des matières; alimentaires par la plaie , et ont guéri néanmoins, sans aucun symptôme d'épanchement. C'est ainsi, enfin, "qu'une balle a pu ouvrir une ou plusieurs cii> convolulions d'intestin, la vessie urinaire, faire une, plaie qui traversait le ventre d'outre en outre et: par les deux orifices de laquelle les matières stcr

DES SOLUTIONS DE CONTINUITÉ. 4l3

Orales , l'urine , se sont écoulées pendant quelque Chxt. y. lemps , et qui cependant s'est cicatrisée sans in- Destituions

I 1 ' 1 1 de continuité

lammation du péritoine. eQ panku-

D'un autre côté, les blessures faites par un corps Plaies de

, . i ii l'abdomen.

éminemment contondant, comme une balle, peuvent être accompagnées de lésions graves qui ne Lésions inté-

• r • a T -, ii n rieures qui

e manilestent pas tout aussitôt. La balle frappant ne se mani-

rès-obliquemenl une anse d'inlé*stin , ne la déchire fard."1 qU*

jas, mais y fait une contusion assez profonde pour

létruiré son organisation : de là , une escare qui

ie se détache que quelques jours après , et qui per-

nettrait alors l'épanchemeut des matières slerco-

ales , si l'iuflammation des parties environnantes

îe les avait confondues par des adhérences mu-

uelles , et n'avait fermé de la sorte la cavité du pé-

itoine. Si la séparation de l'escare est très-tardive,

e trajet tout entier de la balle, depuis son inlroduc-

ion et son issue jusqu'au lieu de la lésion dont Conséquen-

■ ? i"/*v ■ i f i ces diverses.

I s agit , peut se trouver déjà oblitère : alors, Tinestin ne se trouve pas^ percé par la' chute de la >orlion mortifiée de ses parois ; cette dernière se )récipite dans la cavité intestinale , et les parties oisines adhérentes, peuvent tenir lieu de la coninuité du canal alimentaire. Sa circonférence tout sntière, et dans une certaine étendue, peut être réiarée par un semblable mécanisme, comme Tobser- 'ation le prouve. Mais si la chute de l'escare arrive )lns pronjptemeht, l'événément sera différent, seon que les adhérences seront plus ou moins Corn- )lètes ou solides, autour de la perle.de substance :

4l£ SECTION III.

Chap.v. si e]les régnent sans interruption dans tout le con«v

Dessolntions i v • 1 / ■ » • 1 '

fiecoiumuito tour de 1 ouverture intestinale, excepte vis-a-vis le: îi'èr. pjUlLa trajet d'immersion ou celui d'émersion de la balle s; r abdomen f° ce même trajet tient lieu d'un canal , qui éconduitt les matières sans les laisser séjourner, et ordinairement sans de grands inconvéniens ; il en résulte? seulement une fistule slereorale , qui s'oblitère am bout d'un temps plus ou moins long. Mais si. verstout autre point que le trajet de la balle , les ad hérences sont interrompues ou susceptibles d'être, détruites par un léger effort, les manières peuvent s'épancher en totalité , ou se partager entre la voie extérieure et la cavité du péritoine.

Blessure des Enfin, il est des cas daus lesquels un viscère

■viscères pla- ai. i i> l'

ces hors du creux peut être largement ouvert a 1 occasion a une pentome. , blessure , sans qu'il puisse survenir aucun épan chement : les portions droite et gauche de l'intestin colon , une partie de la vessie urinaire , les reins tout entiers , sont situés hors du péritoine ou ne reçoivent pas une j;aîue complète de cette membrane; ces viscères peuvent être atteints daus le lieu où cette enveloppe leur manque ; dès-lors, point de communication entre leur perforation et la cavité du péritoine , dès-lors aussi , point d'épanchôment.

Diagnostic D'après ce qui a été dit jusqu'à présent, il est

des lésions . , 111

intérieures, évident que dans un grand nombre de cas , on ne peut parvenir à savoir positivement si quelque vis Sonventim- cère a été blessé; il est même démontré que dans

possible. , • . . j

certaines circonstances, on n'a pas la moindre rau

DES SOLUTIONS DtE CONTINÛITÉé 4l5

son de le soupçonner , soit clans le premier mo- Cnf p- vinent, soit clans toute la durée du traitement. Cette Dess°lutl°™

de continuité

difficulté n'est nullement dangereuse , s'il ne sur- f.n rarlIca-

* lier-

wient aucun accident ; dans le cas contraire , elle p/aies d°

™ l'abdomen.

ne peut laisser aucun regret au praticien prudent : il doit s'attendre à l'inflammation du péritoine , daus toute blessure profonde du bas-ventre ; il ne doit pas cesser d'être en garde contre ce formidable accident , pendant toute la période1 durant laquelle il peut survenir; à moins d'avoir la partie blessée sous les yeux , il ne pourrait mieux faire , quand bien même il connaîtrait la blessure , que de prévenir ou combattre l'inflammation qui peut en résulter. Dans d'autres circonstances on peut Qneiqnefoit

1 1 r J ' l houleux.

avoir des soupçons plus ou moins iondes sur la blessure de tel ou tel viscère : ainsi , on regarde la, douleur de l'bypocondre droit , celle de l'épaule correspondante , les frissons», l'ictère , comme des symptômes de la lésion du foie ; des douleurs extrêmement vives , des symptômes nerveux alarmans immédiatement après la blessure , comme des signes de» la lésion du mésentère et des nerfs du grand ■symphatique. Les probabilités acquièrent plus de Iforce, lorsque les signes ordinaires d'un épançheiment dangereux viennent se joiudre aux donnée,? que privent fournir la situation et la profondeur de la blessure : ainsi, une douleur brûlante , inloîlérable, qui se répand clans tout l'abdomen , qui [•s'est d'abord fait sentir vers l'hypocondre droit , iqui s'est manifestée peu d'instans après uuc bles-

Cukt. v. sure de celte même région ,• et qui ne tarde pas à' { Bessoimions £lre Snivie d'une constipation invincible, d'une

<lc continuité < 1 ' ." <

en particu- tympànite quelquefois énorme, sont de fortes rai- Plaies de 0ns de croire que la vésicule du fiel a été ouverte.

l'abdomen. , a î î w • i

Il est des cas ou Ion peut être sur de la lésion de Casoùiedia- quelques organes intérieurs: ainsi, l'émission du

Roostic des i, i î • j

ksionsinté- sang ou donnes sanglantes, atteste que Jes reins certaîn. ou la vessie urinaire ont été blessés ; et l'on peut présumer l'épanchement de l'urine , si des signes d'irritation grave et générale se manifestent promplement ; les vomissemens de sang , les selles de la même nature , l'issue par la plaie des alimeus ou des boissons avec*peu ou point d'altération*, sont des signes suffisans de la lésion de l'estomac ; les selles sanglantes, l'issue des' matières stercorales liquides par la plaie extérieure , démontrent la blessure de l'intestin grêle. Enfin le diagnostic est de la plus grande évidlnce , lorsque la partie blessée s'est en même temps échappée parla plaie extérieure : cette dernière circonstance ne concerne guère que la partie inférieure et flottante de l'intestin grêle.

indications Pour prévenir les dangereux effets de l'infTam- Î^&JS.- mmem , ou l'inflammation elle-même qui peut résulter de la lésion des viscères du bas-ventre , il faut se proposer deux indications principale^ combattre les effets de ^irritation provenant de la blessure ; empêcber tout épanebement.

La première de ces deux vues thérapeutiques ne peut être remplie que par le régime le "plus se-

térieures.

DES SOLUTIONS DE CONTINUITÉ. 4 i 7

vèrc , le repos le plus absolu, dos boissons rafraî- CW. v. classâmes , émollieules , sédatives , dos applications D(,ss°i"ti°ns

1 1 decrmtinnrié

relâchantes et opiacées , et des saignées générales en ptaàtfà ou loeales , selon l'exigence du cas. ' 'plaies de

^ , , . : l'abdomen.

Quant aux epanchenieus , il est rarement en notre pouvoir de les prévenir. Nous avons fait voir Moyens de

t 'il v , 5-i • ' 1. . prévenir cer-

precedemment, qu il en est qui ont heu à 1 instant tains épanmême et qui sont contaminent mortels; tels sont ceux de bile et d'urine. Nous avons indiqué pareillement l'inflammation adhésive , comme le moyen que la nature emploie pour prévenir l'effusion des matières slercorales dans quelques circonstances heureuses : une manière de seconder indirectement les efforts de la nature est donc de s'attacher à modérer l'inflammation \ et la réduire à cet heureux terme, à la faveur duquel la nature peut réparer ou prévenir de si grands désordres. On a songé à tirer parti de la cohtraclilité de certains organes , et de la facullé qu'ils ont par-là k\ë réduire l'étendue de leurs blessures : ainsi, des pra- Vl'ûité d«

• 1 vomitifs dans

ticiens hardis n'ont pas craint de faire avaler une les blessures !

... ,, , , . ' ' de l'estomac.

dissolution demétique dans le cas de blessure évidente du ventricule. Quelque avantageux que puissent' être les effets d'une prompte évacuation de l'estomac en pareille circonstance , il faut convenir que rien ne peut rassurer sur le danger du passage d'un médicament aussi actif dans la cavité du péritoine; mais il faut avouer en même temps que la grandeur du danger peut autoriser un procédé moins périlleux , quoique hardi de sa na- 1. 27

4 iS SECTION III.

v. ture : il nous paraîtrait fort convenable d'exciter

Dessolutions des vomissernens , en titillant l'arrière-bouche ou

tle continuité .

eu parùcu- l'œsophage avec les barbes dune plume, etc. Du llcl>/«/« A reste , c'est uue indication que la nature manque

l'abdomen. , • ,. -i

rarement de remplir en pareil cas.

conduite à H est une seule circonstance dans laquelle l'art KSEsm peut employer des moyens plus efficaces : c'est bWs se i j u une anse d'intestin blesse'e s'est échappée

présentent a v

l'extérieur. en même temps par la plaie extérieure. Sans nous arrêter ici .à une foule de procédés opératoires aussi barbares que ridicules , également réprouvés par la nature et par la saine chirurgie , nous nous contenterons d'observer que l'anus contre nature n'est nullement inévitable en pareil cas ; que les lèvres d'une division intestinale ne se réunissent point mutuellement, mais qu'elles peuvent être assujéties à une plus ou moins grande distance entre elles, au moyeu de l'adhérence de leur enveloppe péritonéale avec le péritoine des parties environnantes ; que d'après cela il suffit de placer une pareille division , eu rapport avec k plaie extérieure et avec le péritoine qui tapisse les parois du bas-ventre ; et par conséquent qu'il suffit de suspendre , au moyen d'une ou de plusieurs anses de fil , les lèvres do la plaie intestinale derrière celle des parois de l'abdomen. Traitement (D) Tout épanchement est un accident grave , dénoue- ^ ^ rinflammation du péritoine , qu'il ne

peut manquer d'exciter. Nous avons vu précédemment qu'ils ne sont pas tous également dangereux , mais que le plus grand nombre produit une m-

Quelquesuns sont mortels.

fiammation qui se termine par la gangrène , ou Cal*, v. par l'exhalation purulente du péritoine. Le produit Dissolutions

di 1 • -il A . , decoutinuilé

e cette exhalation elle-même constitue un épan- en pamcu-

chement de la plus mauvaise nature , à cause de "'mà de 1 état dans lequel se trouvent en même temps les Tahdomensurfaces qui l'ont fourni* Il est impossible d'appliquer une méthode de traitement curatif aux épanchemens de bile , d'urine, de matières stercorales : ils entraînent une mort prompte et inévitable. Les seuls épanchemens de sang , peut-être aussi ceux de matière séro-albumineuse ou puriforme , sont susceptibles des secours chirurgicaux.

Nous avons vu que les épanchemens sanguins Traitement qui résultent des hémorragies cachées de l'abdo- m^nT^aï-" mert, se rassemblent en une seule masse, entre SUlnS" les circonvolutions réunies de l'intestin grêle, et l'un ou l'autre côté du bas de la ligné blanche. Là, ils ne tardent pas à être resserrés dans des limites fixes , en sorte que l'intestin et les parois de l'abdomen forment une enceinte proportionnée à la quantité du liquide épanché. Pour expliquer ce phénomène , on a eu recours à ceux de la décomposition spontanée du sang extravasé, à une sorte de sublimation de son albumine qui la porterait à la périphérie de l'épanchement , même contre les lois de la physique , etc. Mais les circonstances de ce fait mieux étudiées, démontrent que le sang épanché et rassemblé dans un même lieu , ajnt à Ja manière d'un corps étranger sur le péritoine, enflamme cette membrane, provoque de sa part

420 SECTION ITT.

Chap. V. l'exhalation de l'albumine , et des adhérences tout Désolations autour de l'épanchement , qui forment l'enceinte

,1e continuité ,

en particu- complète dans laquelle il se trouve renierme. Ces heT'p/aies de premiers résultats de l'épanchement sanguin sont bientôt suivis d'un nouveau degré d'inflammation, Effets natn- d'Gù peut résulter d<*rx Wels : i°. l'ulcération des

rets des ep.ni- . ,

chèmenssan- parois du bas-yentre ; 2°. la destruction des adhérences récemment établies entre les viscères, et la péritonite générale. Le premier de ces deux effets n'a jamais été observé , du moins à notre connaissance, à l'occasion des épanchemens sanguins; mais l'analogie nous porte à croire que la chose serait possible : on a vu souvent des grossesses extrautérines produire des effets semblables sur les viscères , et se terminer par l'ulcération des parois du bas-ventre et par l'évacuation du produit de la conception putréfié , et d'une plus ou moins grande quautité de pus. La destruction des adhérences des viscères par un nouveau degré d'inflammation , et le développement d'une péritonite générale , est le résultat commun des épanchemens sauguins et en même temps leur conséquence la plus redoutable. Phénomènes Du sixième au douzième jour d'une blessure à la ^J'r't;': suite de laquelle on a observé les symptômes orditttZT* Daires d'une hémorragie cachée , on voit survenir une tuméfaction plus ou moins remarquable de l'un des côtés de la région hypogas trique ; une douleur , d'abord légère, puis plus intense, se. développe dans ce point et se répand ensuite dans le reste du ventre; Ja fièvre s'allume, le pouls prend le ca-

DES SOLUTIONS DE CONTINUlTi';. 4i>l

ractère abdominal , la face subit l'altération qui ac- Chap.v;

Des solutioi:

le couliui.i'é

compague les affections aiguës de l'abdomen , la |£?Sf

tumeur devient fluctuente, plus étendue, moins jlF PaiUcu" circonscrite, puis vague , et se Iranforriiè en une , ,p!aîes de tuméfaction générale du ventre la respiration devient difficile , gênée , le pouls se perd , les extrémités se refroidissent , et le malade meurt. On trouve alors, ordinairement, les traces de la cavité dans laquelle l'épanehement sanguin a d'abord été renfermé, des restes de l'épanehement dans le lieu qu'il a occupé , une inflammation générale du péritoine , et un épanchement plus ou moins copieux de matière séro-albumineuse puriforme et mêlée de sang décomposé.

C'est pour éviter des suites aussi "funestes de Le diagnostic l'hémorragie cachée de l'abdomen, que l'on doit ^cHan!* apporter la plus grande attention dans l'examen êi?econfiX> du bas-ventre, afin de reconnaître de bonne heure Çar, le tlebut

' de la pen tô-

le point dans lequel le sang extravasé s'est ras- nite Pdltielle-

semblé. Si le défaut d'habitude rendait le jugement doufeux, toute incertitude devrait disparaître du moment que l'inflammation consécutive s*e développe ; il est même prudent d'attendre ce moment pour prendre un parti : les exsudations que fournissent les parties qui s'enflamment les premières, ajoutent à la masse de l'épanehement, augmentent le" relief du point du bas-ventre auquel il correspond , rendent la tuméfaction et la fluctuation plus évidentes; quoiqu'il soit bien dtmteux que des épanchemens de cette nature soient suscepti-

Cmkt.v. Lies d'être absorbés, rien ne démontre jusqu'ici Dessoudons qlie la chose est impossible: les symptômes de

de contmni le >■ ' J 1

™ particu- l'inflammation consécutive annoncent que l'absorppiaics de tion n'aura point lieu , et tous les dangers auxquels

I abdomen. - 1 7 & U

le malade est exposé.

Traitement II est évident que l'évacuation du sang épanché

de l'épanché- ,. '

ment san- est 1 indication naturelle que présente le cas dont

gain- -1 > • rr n r r • r

il s agit ; et, en etiet, elle a ele pratiquée avec succès , au moyen de la section des parois de l'abdomen sur le point le plus saillant de la tuméfaction. Une circonstance très -importante pour le succès de cette opération , c'est de ne pas tarder à la faire , du moment que les premiers symptômes de l'iqjÉammation consécutive ont paru : l'expérienc^pronve que l'inflammation commençante des parois de la cavité qui renferme l'épanchement , ne nuit pas sensiblement au succès de l'opération par laquelle on l'évacué ; mais si la péritonite s'est manifestée, il n'est pas douteux que l'accès de l'air doit avoir les plus fâcheuses conséquences, et que l'affection du péritoine ne puisse d'ailleurs être déjà mortelle par elle-même.

Doutes sur Les &iones et les conséquences de l 'épanchement

les épanche- o . i i

mens puni- puriforme, à la suite de la péritonite , ont été suffisamment développés précédemment. Quelques praticiens pensent que ces épanchemens ne sont pas au-dessus des ressources de l'art, et que l'on pourrait entreprendre leur évacuation. Nous sommes loin de partager une telle opinion ; mais en pareille matière , rien ne doit être préjugé , pas

DES SOLUTIONS DE CONTINUITÉ. 4s5

même à l'aide de l'analogie : c'est à l'expérience cuap. t.

, j-i . i Des solutions

seule quil appartient de prononcer. de continuité

(E) Nous n'avons dû qu'indiquer ici les corps «jji ^tienétrangers, comme cause particulière de l'inflamma- tJ^n dà lion du péritoine et des viscères du bâs~ventre , à la suite des solutions de continuité de celte région : les considérations spéciales relatives à cet objet feront la matière d'une Section particulière de cet Ouvrage.

ARTICLE VII

Des Solutions de continuité des parties sexuelles.

Nous traiterons dans deux paragraphes séparés , des particularités que présentent les solutions de continuité des parties génitales des deux sexes.

5- 1er. Des Solutions de continuité des parties génitales, du sexe masculin.

■verge.

encei.

L'un des corps caverneux peut être divisé plus piaies de la oit moins perpendiculairement ; la section peut Di'ftër s'étendre à l'un et à l'autre , comprendre le canal de l'urètre , et faire une mutilation plus ou. moins complète. La circonstance la plus importante de cette sorte d'accidens est l'hémorragie , qui peut avoir lieu par toutes et chacune des cellulles du tissu érectile de ces organes. La section du canal de l'urètre mérite bien aussi l'attention du praticien , à cause du passage qu'elle peurlivrer à l'urine ; niais cette circonstance est bien moins importante : louie division de ce conduit, fut elle complète, quand elle n'est pas accompagnée de perle de substance >

i'2rt SE6TION III.

CHAr.v. ou de rétrécissement , est susceptible de guérison Dessolutions spontanée, quand bien même la plaie serait livrée

de continuité L

en partidur au travail de la suppuration.

piaiesdespar- Si la division des corps caverneux est incombe* sexuelles. -, , •., ' . , .

plele , pour peu que 1 ou puisse espérer la conserindications Valion de la portion de verçe située au-delà de la

dans les sec- 1 0

lions mcoui- division , on doit tenter la réunion immédiate : la

pietés de la

^ei-ge. conservation de ce membre est de la plus grande importance. La Compression que les deux côtés de la division peuvent'exercer réciproquement l'un sur lauire, est un des meilleurs moyens de se rendre maître du sang; mais tout en remettant dans le contact le plus intime les deux côtés de la division, et en exerçant une compression circulaire autour de la verge , il importe d'assurer l'émission de l'urine par l'introduction d*une sonde de gomme élastique, que l'on doit porter jusque dans la vessie , et que l'on doit renouvelle!- assez fréquemment pour éviter les incrustations, indications ]a niuiilalion est complète , ou tellement avan-

dans les sec- 1

tions com- ce*e qU'eUe soit évidemment inévitable, laconjpres-

plétes. • . .

sion perpendiculaire exercée sur la surface de la section peut ne pas réussir , surtout à cause des, difficultés que présentent la forme el le peu de volume de la partie. Il est quelquefois possible de distinguer et' de lier les vaisseaux principaux; mais dans les cas contraires on ne peut se dispenser d'employer le cautère actuel.

Rupture vio- jjqq inflexion violente de la verge dans l'état

lente des <->

corps caver. d'érection, a produit quelquefois une rupture de

DKS SOLUTIONS TiK CONTINUITÉ. 425

j'un des corps caverneux , ou plutôt d'un point Chap. v. plus ou moins étendu de leur enveloppe fibreuse. Dcssoimion*

I; i i , , deconlinnité

.e sang verse dans leur lissu erectile passe dans le en particu-

tissu cellulaire environnant, qu'il soulève, et qu'il ppesdespardispo.se à l'instar d'un sac anévrismal. La cavité de 5exue,les' celle espace de kisle n'est remplie que pendant l'érection ; li ais alors aussi ses parois sont distendues, la tumeur s'accroît, sans que l'on puisse espérer une diminution proportionnée pendant les intervalles de repos de la verge. Les fonctions de 1 organe sou! d'autant plus gênées par les suites de l'accident dont il s'agit, que la verge en devient piffprnie , arquée du côté opposé , et douloureuse. Enfin la, tumeur peut s'accroître au point, qu'une parue du sang qui passe dans la cavité cellnleuse ne rentre pas dans le corps, caverneux, se coagule, irrite les parjies dans lesq elles elle séjourne et qu'elle distend , et qu'il en résulte l'inflammation et l'ulcération de la peau et des parois du kyste: de là , des hémorragies l rès-fréquentes et la mort.

]\i la compression , ni aucune espèce de topi- indication*, que ne peuvem réussir contre l'affection dont nous parlons : les difficultés sonl les mêmes que celles qui s'opposent à h réunion des plaies des artères; le sang ne cesse de s'interposer entre les côtés de la division , et s'oppose par là au contact népessaiçe. Le seul moyen par lequel on puisse s'opposu aux fâcheuses couséquenes de cet accident, est l'amputation de la verge.

Des chutes sur le périnc ont souvent produit la TeTdVS

nal du l'arè-

426 section nr.

Chap. v. déchirure du canal de l'urètre. Tantôt la peau et nesjolutions ]e tissu cellulaire se trouvent divisés par l'action «u panicu- c]e ]a même cause, tantôt au contraire le canal

lier.

ïioiesdespar- esi ]a seule partie qui ait souffert. Dans le dernier

des sexuelles „

cas , il y a une échymose plus ou moius profonde, qui ne permet pas d'apprécier toute l'étendue du? désordre que l'on peut cependant soupçonner par l'hémorragie qui a lieu sur-le-champ par la verge. Bientôt il n'est plus possible de douter de toute l'importance de la lésion : le besoin d'uriner se déclare, et le malade ne peut le satisfaire qu'avec peine , incomplètement, et avec des douleurs trèsvives ; ces dernières se font sentir dans le lieu de la contusion , et se répandent bientôt dans" le scrotum ,' le fourreau de la verge , les aines , l'hypogastre , les fesses ; ces mêmes parties sont prises, subitement d'un engorgement qui s'accroît avec une rapidité inouie; elles sont d'abord d'uu rouge très-vif, puis elles palissent, paraissent infiltrées quoique très-tendues', enfin elles deviennent violettes , brunes, et la mortification est manifeste. On peut reconnaître à ces symptqmcs J'infihratîon de l'urine qui, en s' échappant par l'ouverture que l'écrasement a fait au canal de l'urètre, passe dans le tissu cellulaire environnant ; les parties dont il s'agit se laisseut pénétrer d'autant plus facilement, que le tissu cellulaire y est extrêmement lâche, et qu'il se trouve déjà entamé parla contusion. Ce même tissu et la peau , pour lesquels l'urine est un poison des plus actifs ; périssent d'àu-

taut plus promplemcnt. par l'action de ce liquide Chkv.v. cxcrémcntiiiel , que la contusion, si elle a été fort Des solution»

3 1 decontinnite

étendue , les a .frappés d'une débilité profonde. ™ particu-

. , . . lier-

Ces accidens peuvent n'avoir pas lieu , si la peau piaiesdcspar

. , \ ' . lies sexuelles.

se trouve déchirée eu même temps que le canal, si les deux ouvertures sont parallèles , et assez amples pour permettre l'issue de l'urine sans aucune difficulté. Dans l'un et dans l'autre cas , l'action de la cause peut avoir été assez violente pour que l'écrasement ait désorganisé les parois du canal dans une plus ou moins grande étendue, et qu'il en résulte une perle de substance.

L'indication la plus pressante consiste à prévenir indication*

a i i i ii • Ai • î -a, • des solutions

ou arrêter les progrès de 1 infiltration de 1 unue. decontinuiié

O, , ,, , . ' de l'urètre

n peut se proposer plus tard d en assurer 1 émis- par> l'écrase-

sion par les voies naturelles, et de rétablir ces meat" dernières, si la chose est possible. La première indication est extrêmement importante dans les cas toù la peau n'a point éprouvé de solution de continuité : du moment que les symptômes donnent lieu de craindre la déchirure du canal de l'urè.tre tet l'infiltration de l'urine , on ne doit pas balancer •à inciser sur le siège même de la contusion, et ssur le lieu probable de la solution de continuité tdu canal, afin d'assurer l'émission de l'urine par lia voie la plus, courte. Si déjà l'infiltration avait teu lieu , non-seulement il faudrait se bâter de remplir l'indication importante dont, nous venons (de parler, mais encore il faudrait, par d'autres ^ i incisions pratiquées sur toute l'étendue de l'infii-

Cni.p. v. tration, donner l'issue la plus prompte à l'urine qui il

Dcssolutions }a constitue, «le continuité

eu jjaiiicu- Dans tous les cas , aussitôt que les accidens in—

plaies des par- flammatoires sont dissipés , il ne faut pas manquer!

lies sexuelles. . . , ,

d essayer Je catlieterisme , et, de rétablir Ja liberté du canal par l'usage assidu des sondes de gomme Ti^effe^s' élastique '■> mais cette opération peut préseuler de consécutifs erandes difficultés ou être absolument inutile : le

de l'écrase- °

Micnt. moindre inconvénient des accidens dont nous par-

lons est un épaississement des parois du canal et une coarctation plus ou moins considérable de sa cavité ; d'un autre côté , les parois du conduit peuvent avoir éprouvé une perte de substance, d'où doit résulter une fistule urinaire incurable.

Dans le premier cas , on est obligé d'user dej bougies , du catliétérisme de vive force , de la cautérisation , etc. , moyens que nous exposerons ailleurs , et qui sont bien loin d'avoir toujours le succès que Ton se promet. Nous exposerons aussi dans son lieu ; ce qui concerne le second cas , en traitant des difformités.

Soldions de Le testicule peut être piqué , divisé plus ou moins £ toSe. profondément , éprouver une contusion violente j ou même être le sujet d'une plaie par écrasement , et par exemple :êlre traversé par une balle. Toute solution de continuité de cet organe est à craindre à cause de la délicatesse dé sa structure : l'accideni . lui-même peut avoir détruit son organisation et le # 0 rendre incapable des fonctions qui lui sont propres ou bien le faire tomber en mortification -: l'inflam-.

nation qui succède à la blessure peut produire les Cum'. v. Tiémes effets. Les mêmes conséquences peuvent Dissolutions

lw 1 ( de continuité

•'ésulter d'une blessure du cordon spermatique : les «n paxtioaâîsseaux et les nerfs destinés au testicule, le canal piaiesdespartarèrent peuvent être divises. Dans Je premier' cas e testicule périt; dans le second, ses fonctions ne leuvent plus avoir de résultat utile.

Quelque désordre qui paraisse avoir été produit indications

1 1 L des plaies du

lans tous ces cas , il ne faut pourtant pas se hâter testicule, le sacrifier l'organe; il est plus prudent d'attendre que la mortification ait démontré l'impossibilité de e conserver : l'expérience a prouvé souvent en ?ffet, que des blessures très graves n'ont pas entraîné a perle de cette partie. Nous observerons ici que les contusions les plus simples laissent fréquemment !îans cet organe un engorgement qui persiste et ••'accroît d'autant plus, que l'on a plus négligé l'effacer l'irritation que l'accident a provoquée. Quelque légère qu'elle paraisse , elle suffit pour léterminer une tuméfaction considérable , et un '•pancliement de sérosité dans la tunique vaginale; en sorte qu'au bout d'un temps plus ou moins long, kcet état des choses pourrait en imposer , et faire croire à l'existence d'un hydro-sarcocèle. La situation horizontale , le repos prolongé , des applications émollientes , le régime', sont des moyens sûrs d'éviter les conséquences dont il s'agit , à moins de complication , surtout de celle du virus vénérien. [Les mêmes moyens peuvent encore réussir quand la tuméfaction existe, déjà , même depuis quelque

4^0 SECTION Ht

Cuir m temps > à moins qu'il n'y ait épauchement clans la Dos solutions tunique vaginarle.

do continuité

"£'r partJCI1" §. II. Des Solutions de conlinuilê des organes génipimesdespar- taux du sexe féminin.

des sexuelles. "

Décliirnreda ^es derniers efforts de l'accouchement sont exiienne et de trêmement pressans : la distension que la tête de

la cloison I ' 1

rectorvagina- perjfant exerce sur la vulve et le périné , est ce qui

le , a l oeca- 1 l

sTon de l'ac- paraît déterminer des contractions réitérées et sou-

| coucliement. *

tenues de la matrice, lesquelles ne laissent pas* toujours aux parties distendues le temps de s'allonger. Cependant les efforts involontaires de lai mère sont énormes ; et si l'accoucheur ne résistait pas à la force qui tend à chasser précipitamment la tête , celle-ci romprait le périné dans une plus ou moins grande étendue. Cet accident arrive effectivement, et quelquefois même malgré tousles soins préservatifs. Selon la disproportion de l'étendue de la vulve et des diamètres de la têle de l'enfant, la déchirure peut s'étendre plus ou moins en arrière : tantôt elle entame légèrement la fourchette, et il y a peu d'accouchemens où ce. petil accident n'ait lieu ; quelquefois elle comprend la plus grande partie du périné , et ne s'arrête qu'a i? marge de l'anus, en suivant plus ou moins régulièrement la ligne médiane ; d'autres fois, enfin, elle divise le périné et la cloison recto-vaginale , corn: posée de la paroi postérieure du vagin et de l'an térieure de l'intestin rectum. Selon quelques ob servateurs , on aurait vu la rupture de la cloisoi

DES SOLUTIONS DE CONTINUITE. 4<)l

et celle du périné , le sphynctér anal 'restant intact ; Cu^- ItL mais 1 étude approfondie des laits , nous porte a dcl,outuluhè croire que le périné avait seul été rompu , et que ™, PaiUcula solution de continuité de la cloison dépendait, dans les cas dont il s'agit , de sa mortification et d'une perte de substance.

La déchirure de la fourchette ou d'une, partie indications

de la déebi-

du périné, est un accident de peu d importance : nue de la

. , i j 1 fourchette

quelquefois le repos que 1 accouchée garde dans le ht , et la rapprochement constant des cuisses , a déterminé une réunion primitive , ou une cicatrisation secondaire d'une partie de la rupture ; d'autres fois , la réunion ne se fait pas , la vulve reste plus grande , mais aucune fonction n'est lésée.

La rupture du périné et de la cloison recto-vagi- indications

ri " de la dechi-

nale est un accident plus grave , à cause des infir- rure du péri-

' , né et de la

miles qu'elle entraîne: les lochies , les excremens, clouon recto-

3 i < il i vagiuale.

souillent perpétuellement les lèvres de la solution de continuité ; les fonctions du rectum les écartent assez fréquemment pour nuire à la réunion, pour

rendre même impossible une cicatrisation secon-

■ il *

daire; les lèvres de la plaie se couvrent chacune

d'une cicatrice isolée , laquelle laisse subsister la

divisiou ; de là l'incontinence des matières sterco-

rales , si le sphyncter est compris tout entier dans

la rupture, et leur passage dans le vagin qu'elles

tiennent dans un état d'inflammation habituelle. Ou

a quelques exemptes rares de guérison spontanée,

secondée par des soins de propreté : nous pensons

que dans ces cas, une partie du sphyncter avait

Cai.. kl échappé à la déchirure ; circonstance extrêmement avantageuse-; quoiqu'elle n'ait pas toujours cfcmssî ea^ particu- heureux effets , en ce qu'elle borne à des époques SS^«E Pe'rlo(U(ïues les dérangemèns de la plaie par les fonctions du rectum, et-qufeïle défend les lèvres de la divifion du contact perpétuel des matières stercorales. Aussitôt que chaque côté do la solution de continuité s'est recouvert d'une cicatrice particulière , tout espoir de guérison spontanée est détruit : la réunion n'est- plus possible qu'autant que par une rescision convenable on a fait une plaie récente de chaque lèvre de la division , et que l'on parvient à mettre et maintenir ces dernières dans un contact immédiat pendant le temps nécessaire. Ces deux conditions sont extrêmement difficiles à remplir; cependant il y a des exemples autheniîques de succès, et nous pensons que l'opération""* qui a été faite en pareil cas devrait être tentée , dans ceux au moins où la -totalité du .sphwicter ayant été rompue, les matières stercorales passent .Condition sans interruption dans la vuJve. Une remarque im- SSion Portante qui résulte de l'observation , c'est que le -par la sutme. succès de l'opération tient autant à un léger dévouement artificiel qu'il importe d'entretenir, qu'au soin avec lequel l'opération elle-même est exécutée. ♦ Espècesingn- -Les mêmes motifs qui peuvent entraîner la rup-

lière et rare

do rupture ture de la cloison recto-vaginaTe , peuvent aussi v S déterminer la déchirure de l'une^des parois du vagin , de l'un des côtés du périné* , et de la peau

3« la face interne de la cuisse correspondante. c"Ar' v- IS'ous avons vu uu cas de celte espèce : la vulve était L)essol",i"""»

t A , 1 1 ilecontiniiiié

extrêmement étroite , et peu extensible ; l'accou- en P""1™-

- i > ». lier.

ciiement s accomplit assez promptement , et près- Pàiieùj&pàr,

' ., n lies sexuelles.

que sans secours ; il se fit une rupture de la paroi gauche et postérieure du vagin , et du coté gauche du périnée. Cette dernière s'étendit le long de la base de la grande lèvre gauche , qui se trouva ainsi séparée de l'arcade pubienne. La vulve fut rejetée a droite , et l'accouchement eut lieu par l'ouverture accidentelle. Cet événement n'eut pas des suites très-fâcheuses : «l'inflammation fut grande , Djais passagère ; les parties se rétablirent , soit par la réuuion immédiate , soit après avoir suppuré. JVous avons' vu la cicatrice complète et très-solide, et les fonctions des organes bien rétablies.

Dans les mêmes circonstances, et surtout si les Rnptnre da dimensions du bassin ne sont pas naturelles , on peSeUe sait que le vagin peut éprouver une déchirure à travers laquelle l'enfant peut passer dans la cavité le i,éritoine' abdominaje. Ce cas ayant de grands rapports avec celui de la rupture de l'utérus , nous traiterons de l'une et de l'autre collectivement.

Enfin , le vagin peut être rompu à l'occasion des Aapt?» An accouchemens que l'on ne peut terminer qu'après ÏÏSrï avoir changé la position de l'enfant { si l'on s'obs- routine à faire rentrer des parties qui ont déjà franchi cW' l'orifice de la matrice , ou si l'on ne fait pas assujetti cet organe pendant les efforts que l'on peut être obligé do faire pour porter la main dans sa

fessie

454 section iiî.

Chap. v. cavité. Le cas dont il s'agit n'a d'autre importance Des solutions e ce]le Je l'inflammation qui doit succéder à la

de continuité J ^

en parùcu- déchirure du vagin : elle peut être grave , et même plaies des par- mortelle , à cause du voisinage du péritoine. Du reste , aucun procédé chirurgical n'est admissible ; mais l'engorgement peut remettre les parties en contact; et si l'inflammation n'est pas trop violente , le recollement peut avoir lieu.

Gangrène de Le long séjour de la tête de l'enfant dans l'excarecto-vâgina- vation du bassin, son enclavement dans l'un ou fond Vu l'autre détroit de ce canal osseux , quand ses dimensions sont insuffisante» , exposent le bas fond de la vessie d'une part , la paroi antérieure du rectum de l'autre , à une compression prolongée , et plus ou moins violente, d'où peut résulter la mortification des parties comprimées , et la perforation de la vessie , du rectum , après la chute des escares. Dans ce même cas l'accouchement peut enfin s'accomplir , après un retard plus ou moins' long, et le périnée être rompu - c'est dans des cas de cette nature , que l'on a vu la perfor^ion de la cloison recto-vaginale (et la déchirure du périnée), le sphincter de l'anus restant intact entre les deux solutions de continuité.

Ces lésions de la vessie et du rectum sont bien plus fâcheuses que les ruptures de la cloison rectovaginale : elles sont accompagnées de perte de substance , et le plus souvent on ne peut éviter de voir l'une et l'autre se transformer en fistule incurable. Nous ne devons pas traiter ici des fistules

stercorales et urinaires qui succèdent à l'accident Chap. v. dont il s'agit ; mais nous nous contenterons de ^solutions

" ue commune

rappeler que le seul moyen par lequel on puisse jj* P-^uéviter ces dégoûtantes infirmités, est de terminer Pjw&fotpm I accouchement a propos , conformément a la nature des cas , et aux préceptes connus touchant la pratique des accouchemens.

La matrice peut être rompue pendant l'acte de Knptnrede

»» i ■ , , R> matrice.

J accouchement , et permettre le passage de l'enf;int dans la cavité du péritoine. C'est rarement vers son fond , et le plus souvent vers son col , et sur l'un ou sur l'autre côté , que survient cette déchirure. Un vice de conformation absolu du bassin , une inclinaison considérable de la matrice, une position vicieuse de l'enfant , le volume excessif de sa tête , l'évacuation prématurée des eaux de l'aftinios , une résistance extrême de l'orifice de la matrice par quelque tumeur dont il peut être le siège , les suites d'une ou de plusieurs contusions de l'utérus, sont autant de causes capables de produire ou de déterminer la rupture de la matrice, violemment contractée sur le corps de l'enfant.

La connaissance des circonstances que nous Diagnostivenons d'exposer, peut faire appréhender la rupture de la matrice. Tantôt elle se fait tout à coup par la seule violence des contractions de l'organe , indépendamment des causes que nous venons d'énumérer , et pour lors rien ne peut la faire prévoir immédiatement auparavant ; quelquefois, au contraire, avec les raisons que l'on peut avoir de craindre

Csap.vi. l'accident dont il s'agit , on voit une douleur très-

Dessointions aiguë , fixe dans un point déterminé , suspendre les

contractions de la matrice dans le moment où elles

Itietdespà. sont le plus énergiques , et sans autre cause appati*5 sexuelles, Qn çn teraps la face pâlir et

s'altérer , le pouls devenir faible , et la matrice perdre la consistance qu'on lui trouve constamment pendant le travail de l'accouchement. Si,. malgré ces symptômes ; la poche formée par les membranes remplies de la liqueur de l'amnios , est encore rénittenle ; si la tête de l'enfant jusque-là appuyée ou engagée dans le détroit supérieur du bassin , ne cesse de presser avec une certaine force sur les parties qui lui servent de point d'appui , la rupture est instante , mais non pas consommée. Elle peut eifbpre être prévenue par l'évacuation des eaux de l'amnios , et par la prompte terminaison de l'accouchement au moyen du forceps. Si , au contraire , les contractions de la matrice ont cessé tout à coup depuis qu'une vive douleur de l'abdomen les a interrompues ; si la tuméfaction du bas-ventre et la tumeur particulière de la mat rice ont cessé d être aussi distinctes; si la partie que l'enfant présentait à l'orifice a cessé d'y appuyer , ou a même entièrement disparu, A* manière qu'il ne soit plus possible de la toucher , ou qu'avec la plus grande peine ; si enfin , depuis la douleur qui a suppruué le travail de l'accouchement , le pouls est devenu très-faible , la face décomposée , et si la malade éprouve des syncopes fréquentes, la rupture de la matrice est

accomplie , et l'enfant est passé en tout ou en partie Chap. v. dans la cavité du péritoine. Dissolution*

1 de continuité

Cet accident est le plus grave de^ous ceux qui e,Q panicupeuvent arriver pendant le travail de l'accouche- Plaies des par*

, , , , , : des sexuelles.

ment : Je pins souvent , une hémorragie cachée , ou la péritonite , emportent la malade , et l'enfant *indications, court les plus grands dangers. L'extraction de ce dernier est la chose la plus pressante ; car il est possible qu'on sauve encore ses jours , si l'on s'empresse de le préserver des effets de l'hémorragie que la mère éprouve. On a pu réussir quelquefois à saisir les pieds d'un enfant qui n'était passé qu'en partie par la rupture de la matrice , et à terminer des accouchemens de celte espèce par les voies naturelles. Dans les cas où la chose n'est pas possible , on ne doit pas balancer , si l'on a des raisons de croire que l'enfant est encore vivant , de faire l'opération de la gastrotomie.

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