‹ Précis élémentaire des maladies réputées chirurgicales [electronic resource] (volume 2)Chapitre 46 sur 49 · DES CONTRACTURES · texte numérisé non relu

DES CONTRACTURES

Nous ne traiterons pas dans ce chapitre de la roideur des articulations , par quelque affection des îigamens : ce symptôme a été considéré à propos des diverses maladies dont il peut dépendre ; nous devons nous borner ici à la gene des mouvemens produite par la rétraction des muscles et des tendons , ce qui nous fournira le sujet de deux articles.

ARTICLE PREMIER

De la rétraction des muscles.

C'est toujours à l'occasion de l'inflammation , et Cause*, à la suite des maladies longues qui ont ce caractère , que les muscles longs perdent une partie de leur étendue, leur extensibilité, et contractent une roideur singulière. Cependant dans la plupart des cas de cette espèce, on ne Voit pas que l'inflam tion ait pu s'élendre jusqu'à ces organes, et l'altération qu'ils ont éprouvée ait pu dépendre de l'influence directe de celte affection. Néanmoins la rétraction des fléchisseurs est permanente , lorsque l'accident qui lui a donné lieu a eu des suites durables, pendant que le membre gardait celte même

C11 ix. altitude ; et de même lorsque le membre a été tenu

Des contiac dans l'extension , la roideur des extenseurs est inlures* , ... .

pela rétrac- vincible. De pareils phénomènes s'accordent-ils avec

tion des mus- rr

vie*. 1 idée d'un spasme, affection essentiellement varia-

ble ? D'un autre côté des mouvemens fréquens, des topiques de diverse nature ont souvent dissipé la rétraction des muscles : de pareils faits ne repoussent-ils pas toute idée de lésion organique ? Des traite- L'observation prouve qu'il est des cas où il est

mens ernpm- ^ .

riques et cou- impossible de prévenir et de faire disparaître la

traires ont . 1

réussi. rétraction musculaire. Elle prouve aussi que, sans qu'il soit possible de rien expliquer par les faits euxmêmes, tantôt des onctions, des bains émolliens, des topiques de la même nature , tantôt des douches résolutives , des applications du même genre , ont dissipé la rétraction. Il est facile de conclure de ces observations , que cette affection est du nombre de celles qui n'ont pas été suffisamment étudiées.

ARTICLE II

De la rétraction des tendons.

Description. La maladie dont il s'agit ici , n'a guère été obser-* vae que dans les tendons des muscles fléchisseurs des doigts ou des orteils. Sans accident précédent , sans cause connue, une légère douleur se déclare dans la portion. du tendon qui répond à la paume de la main , ou à la plante du pied ; elle devient plus vive par intervalles, mais toujours pour peu de

temps, et bientôt elle reprend le caractère sourd et ChAP- ixéquivoque qu'elle avait auparavant. Cependant le tracturM."" tendon correspondant sé tend et se soulève : le doiat De la ?"

, . 1 • 1 , , traction des

s incline légèrement vers la flexion, et l'extension tendons. ne peut pas être complète. Il n'est pas rare que la douleur cesse totalement , dès que l'inclinaison du doigt est manifeste -, cependant la flexion augmente chaque jour, tantôt avec assez de rapidité , tantôt avec beaucoup de lenteur. Enfin, la courbure du doigt peut devenir complète ; et dans cet état, les efforts propres à le redresser ne causent aucune douleur, mais ils n'ont presque pas d'effet. Il est rare que plusieurs tendons soient affectés en même temps ; mais il est assez commun qu'ils se rétractent ainsi successivement.

Cette infirmité a été observée sur des goutteux , Causes, d'où l'on a inféré qu'elle dépendait de la diathèse goutteuse ; mais elle a été observée également sur des individus qui n'avaient jamais éprouvé aucun symptôme de cette affection , et qui n'en ont point éprouvé depuis : ce qui rend la conséquence au moins douteuse , et laisse encore dans l'incertitude sur la cause de cette difformité.

Elle prive successivement de leur utilité un plus Effets, ou moins grand nombre de doigts , et rend la marche pénible ou même impossible , en dirigeant l'extrémité des orteils vers le sol.

Aucun traitement général , aucun topique , n'ont Traitement, eu de succès dans les cas de cette espèce. Le seul moyen par lequel on puisse faire cesser la gêne des *• 43

6y4 SECTION IV. DES DIFFORMITÉS»

Chap. IX. parties affectées est la section du tendon, ou l'amf rnctures!* putation du doigt ou de l'orteil ; mais rien ne peut De la m- rassurer contre la crainte de voir la même affection

traction des

tendons. se reproduire dans 'd'autres tendons.

FIN DE LA SECTION IVe ET DU TOME PREMIER.

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