I. Dans le premier cas, le corps étranger peut Corps ûtr.mg
A , 111, siiiiplfincnt .
être reconnu par le moyen de la sonde, a travers introd. dan«
I2 crdae.
çiHAr. II. rouvcrlure qui lui a livré passage; mais il est évl-' éirangei^""^' (àeni qu'on ue peiat se periiJieUre la moindre lenlai,Hr.>d. dans tiye d'extracllou par celle même voie , à moins de
le crâne.
pouvoir éteiidre considérableiTi^ni ^^■«we dernière , par la soustraction de plusieurs fragmens osseux ; même avec cette disposition avantageuse, il pourrait être fort imprudent de chercher à saisir le corps étranger au moyen de pinces ou de tout autre insU'ument, si la dure-mère éiait perforée , et s'il ij'éiail plus soutenu par la résistance de cette membraipe. ïl serait à craindre eu« effet, que de semblables manœuvres he servissent qu'à le pousser plus pu moins avant dans la substance pulpeuse du cerveau, accident très-facheux et sans ressource. A moifas donc, que le corps étranger ne se présente d'uue manière extrêmement commode pour être s»isi .avec des pinces à cuiller , après avoir ouvert titne voie suffisante , il est préférable de faire coucliiicr le malade sur le côté de la blessure, et d'at- Lendfe l'issue du corps introduit, par les effets de pesanteur et des mouvemens du cerveau. • y ^ijt user de la même circonspection lorsque n'ayant pas 4pns le contour de l'ouverture des es^ quijjjes étendues , dont la suppression puisse donner une ouiveriUre suffisante , on est obligé de prati-» qiiçer. cette derij,ière w moyen de la couronne de ti-.ép>an.
(:ori»s ctrau- H- Lorsqu'cu introduisant avec ménagerneut 5' ^. soude dans i'ouveruu-e du crâne, et jusqu'au
•cneau. nivçai* dç Ja surface interne des parois de celle
DES COKPS ÉTRANGERS. 5l
cavité, on ne sent pas le corps étranger , lorsqu'à- Cuir. ii.
. T 1 r ^* I^es corps
près avoir agrandi sumsamment ia perforation étrangers.
1 1 f • 1 • r . Introd. dans
osseuse on ne le découvre pas , li est mantleste qu'il a dû pénétrer à une grande profondeur. Toute recherche est alors sévèrement interdite , et le praticien n'a plus d'indication à remplir , que celle de coucher le malade sur la blessure , pour attirer à l'extérieur, s'il se peut, à la faveur de son ffoids, un corps étranger dont Oïf ignore dès lors la situation. L'expérience a prouvé que , quel que soif le temps qui pourra s'écouler sans accident, depuis l^introduction du corps étranger , ce dernier finira par causer une mort inopinée , par les déplacemcns inévitables auxquels il est soumiis ; malgré ce danger, la substance du cerveau n'est pas assez Consistante, sa texture est trop délicate, ses lésions sont trop graves, pour que la moindre entreprise puisse être tolérée.
^. II. Des corps étrangers solides, introduits dans ïœil:
Nous distinguerons entre eux les corps étrangers Diffârences. placés sous les paupières , c'est-à-dire , sous le repli ôculo-palpéhral de la conjonctive ; ceux q^ui froiît 'engagés dans l'épaisseur des membranes dé l'œil , et ceux qui ont pénétré .totalement dans la cavité -de cet organe. Les uus et les atiti'es présentent des différences essentielles et dos indications particulières.
. I. Il îî'y a des corps étrangers peu volumi- Corps ciran-
, i • 1 S^'* iulro-
oeay qui puissent s «ngager sous les paupières : duits entre
leïpaupièrcs.
Cap. II. tles sciures de Lois , de peliis éclats de pierre ott étrïugc.^'^" ^'^''^^ ' P^i^^es de métal , des barbes d'épi iniroduiu de blé OU de toute autre eraminée , des hachures de
aans l œil. *j '
chaume , de petits insectes, etc. Lorsque le corps engagé de la sorte est de nature à se laisser dissoudre par l'humidité des larmes , l'acçroissement (ju'éprouve cette sécrétion l'a bientôt fait disparaître , et les effets se réduisent à une irritation passagère , et proportidbnée aux propriétés chimiques de la substance dissoute. Ce même phénomène , l'accroissement de la sécrétion des larmes , peut entraîner au-dehors un corps étranger incapable d'être dissous , pourvu que des froilemens inconsidérés ou toute autre manœuvre , n'ajoutent pas à l'irritation et ne déterminent pas prompiement l'inflammation de la conjonctive; Dans ce dernier état , celte membrane devient inégale par l'effet de l'injection de ses vaisseaux ; ellemême perd son poli , elle se boursoufle , devient fongueuse ; sa surface se prête moins au glissement des corps étrangers j et ceux - ci, pour peu qu'ils aient de solidité , se creusent aisément une alvéole dans l'épaisseur de la conjonctive , ils y demeurent engagés, et deviennent ainsi la cause d'une inflammation qui peut être trqs intense.
La nature n'est pas sans ressources dans ces derniers cas ; .piais les procédés médicatifs qu'elle met en usage ne sont pas toujours exempts de danger. L'iuflanmialion est le plÊs vive dans le point où le corps étranger s'est logé , aux dépens
de la coniinuité des pariies : elle s'e'ieud à tout Chap. il le reste , soit par irradiation seulement, soit a cause ^i^^gj^""""* des froltemens que le corps étranger peut exercer ^/^fj'"'^sur la conjonctive des paupières à l'occasion des niouvemens de ces parties. Dans les cas les plus heureux , l'ulcération dans laquelle le corps étranger s'est logé fournit des exsudations , des végétations qui le soulèvent , le déplacent et contribuent à l'expulser. Dans d'autres circonstances , l'ulcération devient chaque jour plus étendue et l'inflammation plus intense ; cette dernière peut intéresser les parties les plus profondes et les plus importantes de l'teil ; cet organe peut en être vidé, fondu, entièrement détruit ; ainsi l'inflammation elle-même , le moyen que la nature en)ploie pour expulser le corps étranger , peut devenir la source des accidens les plus fâcheux ; mais on sent bien que des conséquences aussi graves sont surtout à craindre, lorsque le corps étranger s'est fixé de la sorte devant la cornée transparente.
Tout corps étranger insoluble , mais qui ne présente pas d'incgahtés capables d'entamer les parties et de se loger dans leur épaisseur , peut être abandonné à la nature : il suffit de s'abstenir de toute manœuvre capable d'exciter de l'irritation , et de tenir autant qu'il se peut les paupières relâchées ou enir'ouverles. Les larmes couleront en plus grande quantité ; elles entraîneront la substance interposée, et la conduiront dans le grand 11. 3
Chap. il angle de l'oeil , où elle cessera de nuire , et d'où Des rorps \{ ggra Irès-faclle de 1 extraire.
ctruugers.
^introd. dans Si le corps élran<^cr a des propriétés dififérenles, et s'il est à crahulre Cjù'il ne s'ensevelisse bientôt dans 1 épaisseur de la conjonctive , il importe d'en falve l'extraction. Le plus coramunénient il est' situé d'abord dans le fond repli supérieur de là conjonctive : la paupière supérieure est celle qui exécute les mouveniens les plus étendus ; c'est celle qui vient recouvrir le plus souvent le point du globe de l'œil sur lequel le corps étranger s'est d'abord déposé ; là forme sphérique de l'œil détermine des déplaceinens nombreux de la part du corps interposé , surtout s'il se l'approche de cette même forme ; le fond du repli de la conjonctive répond audessus de l'œil, et au vide de l'orbite. Là , les corps étrangers n'éprotiVêiit plus de frotteméns capables de leiir donner uiie direction nouvelle ; ils ne peuvent plu's êitt iqiië ballottés par les moùvemens de la paupière , ou entraînés par le flux des larmes. Il est donc utile , pour reconnaître leur situation et pour les mettre à découvert , de développer l'un et l'auti'e repli palpébral de la conjonctive, mais surtout le supériëur. On peut suspendre la paupière supérieure et l'isoler de l'œil, €n sOtilevant ses légùhièns Vers l'ai-cfid'e surcillère, et èià'jiitaçàni les cils ét porfarit, pai' leur moyen, le boï'd -libre de la pàupiérè ëri avant. Si en même temps (in fait incliner l'oeil fortement eu bas , non-
seulement on découvre le fond du repli sùpérieùr Chap. il de la conionclive, mais eiicore ce point de la merii- , corps
. . . étrangers.
tràne se trouve recouvrir la partie antérieure du irttrod. dans
• \ N r l'oeil.
globe de l'œil, et par conséquent il est très à portée. Pour obtenir le même résultat par rapport à la paupière inférieure, il suffit de la tirer en bas et de faire diriger l'œil en haut. Dans cette position, un corps étranger libre peut être saisi ou entraîné, au moyeu de pinces déliées, d'iine petite curette, et mieiix encore àvèc un pinceau à miniature, ou un morceau de papier roulé.
Si déjà le corps étranger a pénétré dans l'épaisseiir de la conjonctive, surtout devant la cornée transpdrénte , ces moyens ne suffisent plus : on peut se servir commodément, eu pareil cas, d'iiiiei aiguille à coudre dont la pointe a été recourbée. Au moyen de ce crochet exlrêiirèment délié, bii peut facilement passer derrière le corps étranger san^ intéresser les parties dans' lesquelles il est chantonné, et l'en extraire Sans cahser la moindre irritation.
11. Il est asSez commim i^'ù'é'dans la section de Corpsétrang.
I l» . . j •>>■• •'• 11. > . eniiacés dans
a cornée transparente , qui fait partie de 1 opération les .nembni-
de la cataracte par l'extraction du cristallin, la
pointe du coutejfu soit rompue derrière la cornée ,
dans l'effort nécessaire potir cofidùire l'instrument
hors de la chambre antérieure de l'œiL Tantôt là
section a pu être continuée malgré cet accident,
tantôt il â fallu changet- de couteau ; et dans cé
dernier cas, il est bien douteux que l'incision ait
56 SE CTTON V.
Chap. II. pu être reprise préciséaicul sur la première trace, Des corps ce fiuî a pii rcudre moins facile risstje du corps introd. dmns étranger. Maigre cela, il est lare que ce dernier cause des accideus. Quelques observateurs ont cru pouvoir expliquer la simplicité des suites , en supposant que le fragment métallique avait été dissous par ri)unieur aqueuse : cette explication nous paraît hasardée ; et Ton trouvera bien j)lus probable, sans doute, que les exsudations abondantes qui ont lien immédiatement, entraînent le corps étranger , dont la présence serait d'autant plus dangereuse , qu'aucune sorte de recherche ne pourrait être permise en pareil cas \ l iutlanjmalion serait inévitable , et l'on connaît tout le danger qu'elle «iitraîne daiis ces occasions.
Des grains de plouib peuvent être engages dans rép;iisseur de la cornée transparente, ou dans celle de la sclérotique; leur extraction est indispensable, et ne peut être accomplie que par le moyeu d'une irès-peiite curette, ou d'un crochet irès-déJié.
Nous avons vu un morceau de cuir, élancé avec une très-grande force, pénétrer dans la cornée transparente et y rester engagé, en formant une saillie consitlérable en dehors et en dedans; des fragniens de bois peuvent être dans les mênies conditions: dans des cas de cette espèce, la violente secousse que l'organe a éprouvée , les altérations graves que ses parties profondes doivent avoir subies, ont probablement déjà décidé de sou sort. Néanmoins, le corps étranger distend violemment les
parlirs dans losqnelles il esi enrayé ; il va donner Chap. h. lieu à une inflaniniailon des plus graves, et son Des corps exiraclion est exirêaienjent urgenie. La deJica- introU. dans
• rc r l'ail.
tesse , la scnslbilllé exquise des |>ariios aflectees , imposent la loi d'user des plus grands me'nageiuens : pour éviter l'irritation qui résulterait des efforts d'extraction, surtout s'il existe déjà de l'eugorgemont, ou ne doit pas balancer à mettre d'abord à l'aise le corps étranger, par les incisions qui seront jugées nécessaires.