III. Les corps étrangers qui s'égarent le plus Corpsétrang
, - •. ' 1 1' -I .1 iniiori. dans
communément dans la cavité oe lœil, sont les l'iméiieui d» grains de plomb lancés par l'explosion de la poudre. On n'eu a point observé qui, ayant pénétré par la cornée, se soient arrêtés dans la cliambre antérieure : le plus souvent , quel qu'ait été le point de leur immersion, ils se sont portés, dans le corps vitré. Soit que leur mouvement ait été fort ralenti dans ce trajet, soit pour toute autre raison inconnue , ils ont rarement causé ime inflammation immédiate , aussi grave qu'il serait naturel de le penser ; mais souvent, aj)rès l'irritation première, qui peut être calmée avec assez de faclliié, et après tia intervalle assez long qni pouvait faire espérer que les suites de la blessure étaient entièrement terminées, on a vu, surtout à l'occasion d'un mouvement brusque, d'un cbangomenl d'attitude, une douleur des plus vives se déclarer subitement, et marquer le début d'une fluxion bien plus dangereuse, et qui ne se termine quelquefois que par la
CHAr. ir. suppuration du globç de l'œil, ou par son qiropliie. étra^gerr^' l"^^ «^iies de Cette inflammaiiou secondaire ne ^}^rod.dans sout pqs loujours aussi mcheuses : çu a réussi quelquefois , à force de soins , à réduire l'inflammalipu au seul éle'ment douloure^.ix , qui disparaît enfin , ^\ à , conserver la forme rprgane, lequel a perdu ççpendacit, toutes ses propriéte's. Il, est probable que C(3ile nouvelle seçie.de phénomènes tient à ce q% Je çQrps étranger , mal assujetti dans le lieu où il a d'abord été déposé, a été transporté plus profondément , et mis .en co.utact ayec des parties plus sensibles , la rétine , par exemple , et qu'il a produit dafls ce nouveau siège une inflammation dont les motifs ne cessent entièrement, que lorsqu'il est enfin solidement fixé par des adhérences sufE,-: santés.
11 est hianifeste que rien ne serait, plus urgent q^ue l'extraction de cette espèce de corps étrangers; mais l'incertitude de leur situation , rimpossibilité de prévoir s'ils causeront de nouveaux accideus, et, plus que tout, la délicatesse de l'organe, interdisent toute espèce d'entreprise. Cependant, en même temps que l'on doit surveiller avec soin les premiers symptômes de l'inûaipmation , et se tenir prêt à la combattre, l'observation indique clairement comme un moyeu prophylactique de la plus grande importance, le repos le plus absolu et le plus prolongé: on peut favoriser ainsi l'épaississe- . ment , la condensation des lames ambiantes du corps vitré, dans* lequel le corps élrapger est pro-
DES CORPS ÉTRA.NGERS. 5q
Lablemeut ploaf,'é :. ces préoauiions peuvent laisser chap. il à la nalure leleiri^A de le reufernier clans uae sorte Des corps de kjsie , résultat^de 1 lorlainmfiliou qu y ne man- incrod. dans que pas d'exçller dans les iiienjbraues qui l'eutou- ^' rent, et de leur adhérence muiuelle.
Si, malgré les soins que no,us venons d'indiquer, riûflaramalioû secondaire survient, si elle persiste ÎQng-ienips en causant des douleurs intenses, si surtout elle para.ît devoir se terminer par la suppuration au par ralro[)hie de l'organe, quelque désavantageujs qu'il soit de ne pouvoir conserver la forme de ce dernier , il vaut mieux ouvrir l'œil par nne perte de substance à la cornée, que de laisser la nature établir lentement une ulcération qui aura le§ tneraes résultats, ou. d'aii^endre la, tonte de l'organe par l'absorption : l'ouverture artificielle abrégera le travail, et dispensei;a; de beaucoup de, douleurs,
§. 111. Des corps étrangers solides, introduits dans
le nez,
. Jdxx doit .distinguer les corps étrangers qui ont Différences, été inl;iod.uits, dans le nez par les ouvertures nalulelles de: celte, cavité, el ceux q^i ont été portés dans .le luêfi^Ç; lieu aux dépens de la continuité j;lcs pariies- , ,
I,. L'introduction par les ouvertures naturelles Corps étranj».
', . . intiod. par
supposée; pece^sairement des rapports convenables les voies u»- ,ejQ;lre, le voji^ne de la substance introduite, et le rijamèlre clc-rouvcrtiirc. Tout changement dans
4o SECTION y.
Chap. II. ces proportions ne peut provenir que de quelque éirfnçeiT'''^ circonslance accidcnlelle et passagère. Ainsi , des ■ inirod. dans graiiies , OU louie autre substance eiralenient sus-
le nez. . . . " f
ceptible de gonflement par l'huraidilé , peuvent augmenter de volume, et se trouver gênées dans une cavité où elles étaient contenues facilement iivant ce phénomène. D'un autre côté, des corps étrangers de toute autre nature , imperméables , et par conséquent d'un volume invariable, peuvexit, eu irritant les parties, déterminer un engorgement qui altère de même les rapports. Mais dans le premier cas , la perméabilité suppose aussi la susceptibilité d'une destruction plus ou moins rapide , cl d'abord une altération prochaine dans la consistance ; ce qui promet ou une diminution dans le volume , ou, la possibilité de réduire en fragmens le corps étranger et de l'extraire facilemerjt. Dans le second cas , la sensibilité des parties s'usera; l'irrilalion inflammatoire et l'engorgement deviendront moindres ; ïes soins qu'un tel état réclame, peuvent produire nn semblable eflet, ou l'accélérer; dès-lors les proportions seront rétablies, et le corps étranger pourra s'échapper par son propre poids, ou être retiré sans peine. Ces considérations établissent comme règle de conduite, qu'il faut s'abstenir de tentatives pénibles , dans riuleution d'extraire des corps étrangers introduits dans le nez, pour peu qu'ils aient acquis de gonflement, oi;i que la membrane intérieure se soit engorgée; les difficultés doivent être grandes dans le premier cas, et l'oH
DE» CORPS ÉTRANGERS. 4l
ne peut maoquer de les aggraver daus le second. Ciip. tll
II. La disproportion peut être grande , au contraire , dans les circonstances où un corps introd.dans
' ^ le nez.
étranijer introduit par une voie accidentelle , s'est coipRétr.uifî. arrêté dans la cavilc nasale. Un coup de feu , par solution do
- - 1 coutinaité.
exemple , peut prendre la lace «n travers , et la balle s'arrêter dans le nez. Il en est de njêtne des pièces de mitraille , dont le volume et la forme peuvent varier à l'infini.
On juge toujours mal de la disproportion , peu d'instaus après l'aCcident : l'engorgement est rapide , il peut faire exagérer la difficulté , et porter le. praticien à prendre un parti peu convenable. On fera donc prudemment de s'en tenir d'abord aux soins cpie réclame l'état des parties intéressées et d'attendre l'époque où les accidens primitifs seront dissipés, pour se déterminer relativement au corps étranger. Cette conduite est d'autant plus médiodique, qu'il est impossible qu'il n'existe pas alors un grand fracas dans les' parties osseuses ; qu'il y aura ' nécessairement des' nécroses ; que toute l'étendue du désordre ne pourra être connue que dans la suite V et qu'il peut en résulter telles dispositions que l'on ne peut prévoir , à la; faveur desquelles tfn' corps étranger peut être mis en liberté et s'échapper spontanément , ou être retiré sans peine.
Si, lorsque le dégorgement ést complet, la disproporllon.est évidente, il Aiut juger, avant tout, si le séjour du corps étranger peut entraîner dâ
^^^^llh Ç''ands inconvéniens. S'il se irouvalt^assujelli et étr?ngerr^* ^ P^** P'"^s immobllc , s'il ne s'qpposait pas à la k'nezf''^""' cicairlsaiiou coniplèie de. la solution <;le coniiuuiié des parties enviroi3na.u,tes , s'il n'eplraîu£jit pas une exsudation purulente et fétide s'il A'alte'rait pas la yoix et ne gênait aucune, autre fonction , on ne çleyr^iit pas s':9G,çi,ipey <;\e sou,ex,traçlion car celle-ci sera nécessairement difficile. Dans les circonstance* opposées , on doit le soustraire. La. fprnie ou le volume du corps étranger peuvent seuls s'être opposés jusque-là à sou issue spontanée iil^st possiblç .qu'en cli,angeant sa position, ou faqiliie l'extraction. Mais dans les, cas où l'espace qui existe naturelle- Bjent entre le pl^incher de la fosse. nasç^ç,, sa paroi externe et la cloison , n'esJL pas proportionné à sou ^[Oluuie., ordinairement cette dernière pfjrtie es,t ^^rforée. Elle est aussi le seul obstacle, susceptible jd'etre déplacé les procédés de l'an; par conséquent, le seul parti praticable ço.ns.isierait dans la sectiou hpi;l:çontaie.de VQule la po^nlçu de la cloison 4t\,nG^ sKui«>û.!en^ .ayant du corps,. étranger. Une déi^yifltipftlatéral^. de cette même clois.on pourrait avoir Ji^ji/.si^n?; i^icpRyénleni ; et après l'extraction du Cp^rps; étranger -, on d.çvri^it assujettir la partie aujérfeuij-e dç .çettfi plaiç récerne. sur le. çôlé opposé ^lp,\lq;.§eçtipvi; , aii^: ï^pyei? de quelques, points de suture. La réunion immédiate de celle partie seraji;!; ,t}ne . ç<?in;diilpn i;mpprtante , et il est j)robabIe qi^'op obii,çndrait dans la suite cçUe d(i la portion psseuse çle la clpisou diyise'e.
DES CORPS ÉTRAJSTGERS.
^. IV. Des corps étrangers solides, inir'oduits dans ties corps
. ■ >■ 'i. étrnngcrs,' '
V oreille. Lurod. dans
lior&UIe.
■ Nous distlii[uerops ce.ux qui sont engagés dans, Lenr.sitna-' le couduit auditif, et ceux qui ont pénètre dans moins pio-
loade.