‹ Précis historique de la Révolution française. Assemblée législativeChapitre 24 sur 25 · DE LA RÉVOLUTION FRANC. 44I · texte numérisé non relu

DE LA RÉVOLUTION FRANC. 44I

Brunswick , n'est qu'une calomnio grossière et délirante.

On 'a donné un motif moins injurieux à la retraite du roi de Prusse , . en avançant qu'il ne l'avait ordonnée qu'à la sollicitation du malheureux Louis XYI; que celui-ci lui avait e'crit de sa prison pour lui représenter qu'une mort certaine le menaçait lui et toute sa famille , si 1 armée prussienne s'approchait davantage de la capitale. Cette anecdote a été appuyée d'abord par nombre de témoignages qui se trouvent aujourd'hui démentis.

Louis XVI a constamment nié \ tous ceux qui eurent sa confiance , dans ses derniers moments , qu'il eût écrit cette lettre. Cependant il n'était pas éloigné de croire qu'on avait pu imiter son écriture: il se rappelait, ou prétend tenir ce fait de deux amis de

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Malesherbes , que le duc d*Orleaiis seyait imiter son caractère , et cçpeadant Louis ^ par Tindulgeace naturelle à soo ame , répugnait à penser que son parent y dans de telles circom^ stances , eût fait usage de ce dange^» veux talent» Quoi qu'il en soit , celle lettre même , en supposant qu'elle eût existe' , n'eût été que le prétexte y et non le motif principal de la retraite du roi de Prusse.

La convention faite entre ce mo* XI arque et Dumouriez, n*eut au cane disposition publique; mais il est hoi9 de doute que le général français promit au roi de n^ point inquiéter sa retraite , et que celui-ci s'engagea ^ rendre Longwy et Verdun. Les Autrichiens ne f]urent point consulléi dans cette négociation : Dumouriez fi^'eatendre qu'il allait tourner toutef

J>E LA HérotuTiow ïRAïîç. 443 8<s forces contre eux , et s*assurer la couquéte de» Pays-Bas. Le roi do Prusse parut voir y sans peine , le sacrifice 4*un allié qui l'avait excité à cette fatale expédition , sans en partager également les dépenses et Ict dangers.

Ou sait comment le roi de Prusse exécuta cette retraite qui eut présen-" té les plus grands embarras, s*il avait eu affaire à un ennemi opiniâtre et à une armée un peu expérimentée* Dumouriez tenait- constamment set troupes à une même distance desPrus* tiens y sans les attaquer , sans les harceler jamais; il semblait plutôt les reconduire que les poursuivre. Les vain* eus et les vainqueurs s*accordaient également pour faire tomber leur colère sur les malheureux émigrés. On les laissait aux derniers postes de Tar*

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rière-garde. Les Fieiliards, les iaîir- XDCS qui ne pouvaient suivre la marche de larméc^ tombaient aux maius des français, et étaient fusillés sur le champ. Les hussards prussiens les pillaient avec une indignité révoltante.

De tels désordres répugnaient à Famé sensible du duc de Brunswick , il ne put cependant parvenir à les empêcher. Les Prussiens laissaient la route couverte des cadavres de leurs compagnons ; une expédition qui n'avait été honorée d'aucun combat y coûta à Frédéric-Guillaume une grande partie des t 'X)rs que le grand Frédéric avait laissés à son successeur , pour de plus heureuses et de plus sages poursuites. Ce fut avec des transports do joie que cette armée , réduite presqu'h. la moitié de ses combattants , $e vit hors d un territoire frappe' pour

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elle de maiëdictiou ; mais de nouveaux combats Fattendaient encore.

Le général Custiaes venait de faire une invasion dans le Palatinat , il sVtait emparé de Spire et de Womis ; la ville de Mayence ]|iéme ne lui avait opposé aucune résistance. Le roi de Prusse marcha pour arrêter ses progrès.

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