XXXV
Il n’y a que trois puissances en Europe qni veuillent décidément la guerre; et jus-
tement ce sont celles qui y ont le moins de droit. Il y a un quatrième souverain ; mais )c ne le compte pas, parce que’cfe n’est plus une puissance. :
: > XXX vi.
C’est un bonheur pour l’Europe^èt pour la ^France que celle -ci n’ait point d’alliés ; car rien ne les sauverait d’une guerre gjénéralë. Ceux qui ont- cru nuire à la cause de 'la liberté en nous ôlant nos alliances, ou en dénouant celles qu’ils feignaient de nouer, ont servi la liberté même. La causé des
|>rinciprs se trouve pure et sans mélange.
Les opinions élémentaires, les principes sont comme l’eau , qui prend toujours son niveau : on l’arrête, on lui oppose d£s^digues, on la saigne; mais elle va toujours sei
réunir quelque part.
Les conseillers de'la^ cour l’ont mal con-
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duite , à l’ordinaire , en la faisant s’obstiner à faire des alliances 'pour le roi , ^ tandis qu’il fallait les faire |<our la nation. On lui a dit : Un tel est votre beali- frère , cet autre est votre cousin ; ils vous soutiendront. — Oui, 'mais contre qui? car je ne vois en France que la nation et le roi.
C’est le château des Tuileries qui a déchiré le pacte de famille et l’alliance de
On a cru faire une méchanceté bien fine
en ôtant à la nation ses alliances. Qu’en ré.sultera-t- il î -c’est, qu’elle sera libre de les choisir , ou qu’elle attendra sans impatience et sans fierté qu’on lui demande la sienne.