‹ Précis historique des opérations de l'armée de Lyon en 1814Chapitre 2 sur 40 · COMTE ALFRED BOULAY DE LA MEURTHB APRIL · texte numérisé non relu

COMTE ALFRED BOULAY DE LA MEURTHB APRIL

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A la mort du général baron du Cas$e , mon père^ jadis chef d'état-major général de l'armée de Lyon , je trouvai dans ses papiers des documents précieux sur la campagne qu'il tit , en 1 81 4 , sous les ordres du duc de Gastiglione. Je résolus dès lors d'étudier avec le plus grand soin cet épisode détaché du grand drame militaire dont les événements principaux; avaient eu lieu sur les bords de la Marne et de la Seine, afin d^en réd^er un jour le récit.

Bien souvent mon père m'avait raconté les faits les plus saillants de cette campagne de trois mois qu'il était mieux que personne à même de bien apprécier.

Quelques pièces, quelques ra{^rts otUciels m'étaient cependant encore nécessaires pour me permettre de coordonner Touvrage que je voulais entreprendre. Ces pièces se trouvaient aux archives du ministère. Je m'adressai pour en obtenir la commu-

VI PtlÉFACe.

nication au liculenant-général baron Pelet, directeur général du dépôt de la guerre , et Tun des débris glorieux de nos armées impériales* Le général m'accorda avec empressement Tautorisation de compulser les carions du dépôt, et après deux années de recherches et d'études , je me décide à publier le précis historique des opérations de Tarmée de Lyon.

En mettant au jour cet ouvrage, je me suis proposé deux buts: le premier, celui de fournir quelques documents véridiques à l'auteur qui ne craindra pas d'entreprendre de traiter à fond l'histoire militaire de la campagne de 1814, si intéressante pour nous autres Français ; le second , celui de prouver combien il serait facile , au moyen des magnifiques matériaux qui se trouvent au dépôt de la guerre , de faire rédiger, par les officiers du corps d'état-major, une histoire militaire vraie et complète des guerres de la révolution et de l'ômpire.

Le grand travail de la carte de France touche à sa fin, pourquoi ne chercherait-on pas à utiliser les études d'un certain nombre d'officiers d'état-raajor , en leur confiant la rédaction d'un ouvrage qui manque à nos bibliothèques ?

PRKFAf.E. VII

On a , pour cela, tout sous la main , il ne faudrait que vouloir.

A. Di CASSE.

I*aris, cv 1er (loroiTihro 1848.

DES

OPÉRATIONS DE L'ARMÉE DE LYOi^

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