‹ Précis historique et administratif de la campagne d'AfriqueChapitre 25 sur 31 · CAMPEMENT · texte numérisé non relu

CAMPEMENT

Avant l’embarquement, les sous -officiers te soldats recevront à Toulon :

i". Une gamelle pour huit hommes;

2". Une marmite pour huit hommes;

3®. Un grand bidon pour huit hommes;

4°. Un petit bidon en fer-blanc, de la capacité d’un litre par homme ;

5®. Un tonnelet par homme , de la capacité d’un litre. (Par dérogation à la lettre ministérielle du i83o, l’imputation de la

valeur du tonnelet sera seulement faite au compte de chaque sous-officier et soldat) ;

6°. Un sac de campement.

L’ordre du jour, qui fera connaître le nombre et la nature des effets de campement qui seront distribués avant l’embarquement, indiquera également ceux qui devront être donnés à la côte d’Afrique, soit aux corps, soit aux officiers d’étatmajor et autres.

Pour apporter dans ces distributions autant d^ordre et de méthode que le comportent les circonstances , MM. les sous-intendans auront soin de ne les faire opérer que sur des états d’ellectif, par corps, visés par eux, et sur des bons spéciaux pour les parties prenantes isolées.

Toutefois, les corps et parties prenantes isolées devant être responsables des pertes et dégradations qui proviendraient de leur fait, il sera nécessaire de constater l’état des effets de campement qui seront distribués, afin que, le cas échéant , les imputations puissent avoir lieu à l’époque où la remise en sera faite , observant néanmoins qu’en raison de la position dans la-

quelle l’armée va se trouver, il sera juste de faire la part des circonstances.

HÔPITAU X.

C’est ici particulièrement que l’intendance militaire est appelée à rendre des services essentiels, non-seulement en exerçant une surveillance assidue sur le service des hôpitaux stationnaires , mais surtout en donnant une direction bien entendue au service des hôpitaux sur les champs de bataille.

A cet égard, MM. les sous-intendans militaires devront avoir soin de prendre directement les ordres de MM. les généraux -commandans , ou d’exécuter ceux qui leur seraient transmis , en leur nom, par MM. les chefs d’état-major, pour la désignation des points sur lesquels les ambulances légères devront être établies pendant le combat.

Ils ne devront pas perdre de vue combien leur présence sur ces différens points doit concourir à la précision du service et à accélérer Fenlèvement des blessés , en réglant eux-mémes les moyens de transport que comporteront les circonstances et les localités.

Il ne sera pas moins essentiel de veiller à ce que les caissons d’ambulances divisionnaires et les cantines des corps soient toujours tenus au complet, ce qui sera facile à obtenir en adressant, au fur et à mesure des besoins, des demandes motivées à l’intendant en chef ;

De tenir la main à ce que le personnel du service de santé demeure constamment à son poste , soit dans les cantonnemens , soit en marche ;

D’adresser chaque jour à l’intendant en chef les états de mouvement des ambulances , en mettant à l’appui de ces états et nominativement un relevé des pertes éprouvées, avec les indications portées au registre de l’état civil ;

Enfin, MM. les sous-intendans militaires et adjoints trouveront dans l’instruction ci-jointe sur le service des hôpitaux en campagne , faisant suite au règlement du 20 décembre 1824, tous les documens propres à servir de règle à leur conduite.

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