‹ Précis historique sur la maison de Harnes, 963 à 1230, suivi d'une version romane, attribuée à MChapitre 1 sur 28 · TIRÉ A CENT EXEMPLAIRES · texte numérisé non relu

TIRÉ A CENT EXEMPLAIRES

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^ 0on vitesse Uo^ait le comte de iFlanbre.

Monseigneur ,

En vous priant d'agréer la dédicace de mon Précis historique sur la maison de Harnes (963 à 1230) , stiivi d'une version romane, attribuée à Michel de Harnes , de la chronique du faux Turpin , il m'est doux d'avouer une préférence aussi ancienne que le projet de cet ouvrage et de solliciter , sous le bénéfice de ce sentiment si honorable pour moi , votre protection bienveillante en faveur de mon premier essai dans la carrière historique et littéraire.

Le nom des sires de Harnes et de Boulers brillàjit parmi les plus fameux, dans les beaux âges de la chevalerie flamande ; le temps et les révolutions politiques n'ont pas effacé la popularité dont ils jouissaient. La base la plus solide (îe leur illustration fut la connétablie héréditaire dans leur famille. Cet office , ainsi que tous les autres grands fiefs de la couronne, appartient par son histoire à celle du palatinatde Flandre. D'épaisses ténèbres entourent son antiquité , son hérédité primitive , et les inféodations qu'en firent les comtes de Flandie vos prédécesseurs. J'ai supposé que le prince, à la fois héritier de leur titre et des idées et des vertus chevaleresques , était naturellement le Mécène de l'historien de sa connétablie ; que s'il daignait accor-

der sa faveur insigne à ce modeste e>sai , lëmulalion fille île sa munificence, produirait des travaux plus complets et plus érudits que le mien à 1 égard des grands offices liéréditaires de Flandre. Puisse ce double résultat me rendre heureux de votre attention et de la protection que vous accordez aux lettres ; c'est par vous que mes intentions doivent obtenir le mérite d'être profitables à l'histoire des provinces de Flandre et d'Artois.

Veuillez agréer , Monseigneur , la meilleure assurance de rentier dévouement de votre très-respectueux seniteur ,

Albert DEMARQUETTE, avocat.

Dc/Uai, le 4 4 février 4856.

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