‹ Précis iconographique de médecine opératoire et d'anatomie chirurgicaleChapitre 135 sur 142 · ARTIFICIEL · texte numérisé non relu

ARTIFICIEL

Fig. 1. Dilatation du col utérin. •— Procédé ordinaire. — Anatomie. — A, utérus; A', col utérin dans lequel est introduit l’extrémité d’une sonde contenant un cylindre d’éponge préparée B; D, doigt de la main gauche de l’opérateur introduit dans le vagin; 6, vessie; c, cloison vésieo-vaginale; d, cloison recto-vaginale ; e, rectum.

La main droite de l’opérateur G fait glisser dans l’intérieur de la sonde C un mandrin C' F, dont l’extrémité pousse le tampon B dans le col utérin; u, méat; f, anses intestinales; r, cavité de la canule. Fig 1 bis. La sonde et le mandrin.

Fig. 2. A, utérus ; A', cloison vésieo-vaginale. Le tampon d’éponge B , en se gonilant a dilaté le col ; r, double fil servant à retirer le tampon d’éponge; f, anses intestinales; b, vessie; u, méat; c, cloison vésieo-vaginale; V, vagin.

Fig. 3. Tamponnement. — A, utérus; B, tampon de charpie introduit dans le vagin et poussé par l’opérateur jusqu’au col avec deux doigts de la main droite , D ; la main gauche , F, retient en dehors un fil double e , attaché au tampon ; f, anses intestinales ; l>, vessie; u, méat; c, cloison vésieo-vaginale ; d, cloison recto-vaginale ; e, rectum.

PROCEDES OPERATOIRES.

Perforation des membranes. — Pratiquée par Macaulay, en 1756, cette opération peut être faite avec un trocart droit ou courbe , mais d’une longueur suffisante pour pénétrer dans l’intérieur du col, et atteindre le segment inférieur des membranes. Il faut surtout diriger l’instrument de manière à ne blesser ni la mère ni le fœtus.

Après la ponction, l’écoulement rapide des eaux amniotiques est suivi de contractions et de douleurs expulsives.

Ce procédé peut être dangereux pour la mère et le fœtus. Après l’écoulement complet du liquide , le travail peut ne commencer que tardivement et marcher avec lenteur. Les parois utérines compriment alors le fœtus et déterminent sa mort.

Procédé de Met! mer, — Afin de modérer l’éeou.ement dn liquide amniotique et d’en prévenir les conséquences fâcheuses , Meissner (de Leipzig) «proposé de perforer les membranes à la partie la plus élevée de l’œuf. Pour eela , une canule d’argent de trente-deux centimètres , dont la courbure représenterait un arc de vingt centimètres de rayon , est armée de deux mandrins ; l’un , terminé par un bouton d’ivoire, facilite l’introduction de l’instrument; l'autre, terminé par un trocart, sert à faire la ponction. La canule est introduite entre la paroi postérieure de l’utérus et les membranes. Quand elle est arrivée à une hauteur de vingt-sept centimètres au-dessus du col , on remplace le mandrin olivaire par le mandrin au trocart, et on ponctionne. L’écoulement du liquide se fait alors lentement; les douleurs ont le temps de se déclarer ; la dilatation commence avant que le fœtus ait subi les compressions de l’utérus, et l’accouchement peut être terminé en trente-six ou quarante-hnit heures.

Tamponnement (pl. 85 , fig. .3). — M. Schœller de Berlin a pratiqué le tamponnement vaginal dans le but de provoquer l’aocouchement prématuré. Quel que soit le but que l’on se propose, quand on a recours nu tamponnement, le mnnnel opératoire ne varie pas.

On commence par vider le rectum et la vessie , puis on introduit dans le fond du vagin un tampon composé de plusieurs boules de charpie trempée dans l’huile ou cératées ; la première doit être garnie d’un double fil pour en faciliter l'extraction (fig. 3, B’, e). Il n’est pas nécessaire que tout le vagin soit rempli ; il y aurait même de l’inconvénient à le faire, on gênerait ainsi l’excrétion de l’urine et des matières fécales. L’effet de ce moyen se révèle bientôt par des douleurs dans le ventre et aux reins , et par une certaine tension de la matrice. Lorsque le tampon a éveillé la contractilité de l'utérus, et que l’orifice s’entr’onvre, on peut le retirer. Si le travail n’est pas définitif, si les douleurs faiblissent ou se ralentissent, il faut réappliquer le tampon. On peut aussi ranimer les douleurs eu dilatant l'orifice avec l’indicateur. On doit surtout se garder de rompre les membranes avant que la dilatation soit presque complète.

Dilatation du col. — Kluge eut le premier la pensée de prbvoquer l’accouchement prématuré, par l’introduction dans le col de l’utérus d'un corps étranger agissant à la fois comme dilatateur mécanique et comme irritant ; afin de déterminer les contractions expulsives, il se servait d’un cône d’éponge préparée qu’il introduisait dans le col avec de longues pinces , puis il appliquait un tampon pour maintenir l’éponge; celle-ci, en se dilatant , détermine des contractions.

Procédé ordinaire (pl. 85, fig. 1 et 2). — On place dans une ca-

nnle (fig. 1 bis) un petit cylindre d’éponge préparée, traversée par une anse de fil ; l’indicateur et le médius de la main gauche sont introduits ensuite dans le vagin et assurent la position du eol j on glisse alors la canule sur la face palmaire des doigts jusqu’à l’orifice du col, dans lequel on tâchera d’engager l’extrémité de l’Instrument, puis, en poussant le mandrin, on fait glisser l'éponge dans le col, et on retire la canule.

Cette première éponge détermine par sa dilatation des douleurs qui cessent bientôt ; le col déjà dilaté peut facilement recevoir un second cylindre d’éponge d’un diamètre plus fort que le premier ; de nouvelles douleurs se manifestent,' la dilatation du col augmente, et si le travail ne marche pas régulièrement, on peut introduire nue troisième éponge qui augmente encore la dilatation du col et provoque d’une manière définitive l’accouchement.

Procédé de l’injection utérine. — M. Cahen décrit ce procédé de la

Pour pratiquer l’injection, on se sert d’une petite seringue, ordinairement d’étain , contenant de soixante à quatre-vingts grammes d’eau de goudron , et dont la canule , longue de vingt à vingt-deux centimètres , offre de trois à cinq millimètres de diamètre à son extrémité, et présente une courbure semblable à celle d’une sonde de femme. On fait coucher la malade à plat sur le dos, le siège élevé • puis glissant deux doigts jusqu’à la lèvre postérieure du museau dé tanche, on s’en sert pour guider la canule que l’on introduit entre la paroi antérieure de l’utérus et de l’œuf, et on la fuit pénétrer de cinq centimètres dans l’utérus. C’est alors que l’on commence l’injection : on la pousse doucement et avec lenteur, ayant soin do relever un peu la seringue pour éviter que l’ouverture ne s’applique sur la paroi utérine , et varier au besoin la direction de l’instrument toutes les fois qu’il y a quelque obstacle à la sortie du liquide. La seringue est retirée peu à peu; dix minutes après, la femme peut se lever et marcher : si au bout de six heures il n’y a pas de signe de travail, on renouvelle l’injection.... Ce procédé si simple, ayant réussi une fois , mérite d’être signalé; l’expérienoe apprendra s’il est suivi d un succès constant et doué d’une parfaite innocuité.

OPERATION CÉSARIENNE. - SYMPHYSEOTOMIE.

Fig 1. Corps d'une femme enceinte. — a a', ligne indiquant l’incision latérale ; b lé, ligne indiquant l’inciBion médiane.

Fig. 2. Operation césarienne pratiquée sur la ligne blanche. — a, tête de l’enfant ; b b', incision! oc', mains de l’opérateur; d, lambeau

Fig. 3. Incision latérale. — Extraction de l’enfant par les pieds. — o, corps de l’enfant ; o a incision ; c, main d’un aide éoartant les lèvres de la plaie; d c\ mains de l’opérateur.

Fig. 4. Lignes ponctuées indiquant la direction des os du pubis ; o, incision pratiquée au niveau de la symphyse du pubis; b V , grandes lèvres.

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