‹ Précis iconographique de médecine opératoire et d'anatomie chirurgicaleChapitre 136 sur 142 · OPERATION CÉSARIENNE ( FIG. 1, 2 ET · texte numérisé non relu

OPERATION CÉSARIENNE ( FIG. 1, 2 ET

Quand les voies naturelles sont assez étroites pour ne point per- ■ mettre l’application du forceps ou la symphyséotomie , il faut recourir à l’opération césarienne qui consiste dans une incision pratiquée aux parois abdominales et K celles de l’utérus pour extraire l’enfant.

■ Cette opération peut être pratiquée sur la femme morte, de cinq h vingt minutes après le dernier soupir, avec chance de sauver l’enfant, après le septième mois de la grossesse.

Sur la femme vivante , on considère l’opération césarienne comme indispensable, toutes les fois que le bassin n’offre que oinq centimètres. Le moment le plus favorable pour pratiquer l’opération est celui qui précède ou qui suit de très-près la rupture des membranes.

PROCÉDÉS OPÉRATOIRES

L’incision peut être faite latéralement , a' a', fig. 1, entre le bord externe du côté droit , suivant une ligne qui monterait de l’épine iliaque antérieure à la dernière côte. L’incision ainsi pratiquée a été conseillée par les auteurs, dans le but d’éviter les muscles droits. Mais M. Malguigne a fart observer avec raison que les auteurs ont confondu la disposition des parois abdominales dans la grossesse à terme , aveo ce qu’elles sont dans l’état de vacuité. Chez la femme à

lermo, la ligne blanche a généralement de huit à onze centimètres de large au niveau de l'ombilic, ce sont les muscles latéraux „n iourmssenUemoms àl’ampUation de l’abdomen. En conséquence o est 1 incision longitudinale de la ligne blanche qu’il faut, préférer’

Si 1 on fait une incision oblique , M. Malgaigne conseille de la faire au niveau de 1 ombilic, à cinq centimètres en dehors, en la termiliant en bas sur la ligne médiane.

l’oSr'r >a!igne. blanche d.oit comme'icer un peu au-dessous de l ombilic , et se terminer a trois ou cinq centimètres au-dessus du pubis. Avant de la pratiquer, on vide la vessie et le rectum. La ma!

^t lsTuTZ- ^ Urmr ^ aMeS ! UD aid8 fixe la"a‘™e. »'ec les deux mains appliquées sur les parties latérales du ventre

Le Chirurgien pratique alors une incision qui doit avoir au moins

SrVTrètreS de l0"SUeilr’ et qui n’intéresse La peau et le LsSa cellulaire sous-cutané; les plans aponévrotiques sont en

;;,;:id:visés cf°uche par couche p^ome; 1. péritoine e3t

d bord ouver avec précaution et de manière à pouvoir introduire le.

3 Z ?a “ai,:e duquel 0n fera Slisser ™ bistouri boutonne pour agrandir 1 incision,

JitcuZVzT Vfsé- rhe par °ouohe; ies membranes *'

incisées avec le bistouri boutonné comme le péritoine. L’aide chargé d écarter les lèvres de la plaie maintient en rapport les lèvres ‘ de la plaie abdominale avec les lèvres de la plaie de l’utérus ; puis on exilait 1 enfant par la partie quil présente (pl. 86, Be 2 et '-n avec le placenta. 6 ; ’

]es0c!iïïrUil t,e-T,qU<!S. inf°ti0nS tUnS 16 Va='n’ entraîner les caillots ; on lie les artenoles, s’il y a lieu, et on réunit les lèvres de la plaie abdominale par uno suture enchevillée.

. L’incision transversale se fait entre la ligue blanche et la colonne vu tebrale, au niveau du fond de Tutérus.

-, 0n ? proposd une secon(le méthode, dans le but d’éviter la lésion

ZL0,7'fyvCk Tr1Iait UnB in°i8i0n transversale au-dessus du pubis ; le décollement du péritoine et l’incision de l’utérus au ni- ' eau du péritoine décollé. Ce procédé a été diversement modifié.

L expérience n a point encore appris la valeur de la seconde méthode, et 1 incision de la ligne blanche est généralement préférée.

SYMPHYSEOTOMIE.

Proposée et pratiquée en 1768 par Sigault, la symphyséotomie pour résultat une augmentation de neuf à treize millimètres dans

l'étendue du diamètre antéro-postérieur du détroit supérieur, et permet un écartement de deux à trois centimètres entre les os du pubis. Cette opération pourrait donc trouver une indication dans les cas où . les diamètres du bassin n’ont pas l’étendue suffisante pour le passage de la tête du foetus. Cependant , dans l’état actuel de la science, elle no peut être considérée comme une opération régulièrement praticable ; les indications en sont vagues et incertaines ; l'o; ération est dangereuse, et l’accouchement prématuré est heureusement applicable dans les cas qui réclament la symphyséotomie. Sur quarante opérées , Baudelocque a constaté quatorze décès ; treize enfants seulement vinrent vivants; et la plupart des opérées qui ont survécu sont restées infirmes.

Bien que ces résultats soient peu encourageants , nous décrirons le procédé opératoire.

Procédé ordinaire (fig. 4). — Une incision commençant un peu au-dessus du pubis, est pratiquée au-devant de la symphyse et est prolongée jusqu’au clitoris en inclinant un peu de côté, de manière à ménager l’une des branches du clitoris. Cette première incision comprend toutes les parties molles. Le ligament inter-pubien est ensuite incisé avec précaution afin de ne point blesser la vessie; une fois que la section en est opérée, les os s’écartent immédiatement. L’accouchement'se termine alors naturellement ou avec application de forceps suivant le cas.

MM. Imbert et Stoltz ont proposé une méthode sous-cutanée; le premier avec le bistouri glissé, sous la peau au niveau du clitoris, et agissant sur la symphyse d’avant en arrière ; le second avec la scie à chaînette agissant à côté de la symphyse sur l’os même.

M. Gabbiati a aussi proposé et pratiqué la double section du pubis.

Nous n’insisterons pas davantage sur cette opération dont les indications , ainsi que nous l’avons dit , ne sont point nettement posées , et dont les résultats sont fort incertains.

TÉNOTOMIE.

PJ. 87.

TORTICOLIS . SECTION DÛ MUSCLE STERNO - CLEIDO- .

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